Je me demandais, comme ça, s’il y avait des écrivains -romanciers ou philosophes- catholiques “militants” qui trouvaient grâce à mes yeux et trois noms me sont venus :
Gustave Thibon, le philosophe-paysan avec son éternelle cigarette entre les lèvres, celui là même qui a dit : “« Economiser, au sens vrai et sain du mot, cela signifie surtout : réserver pour mieux donner. ».
Jean de la Varende, dont les personnages historico-romantiques ont pour une part été les guides de mes pas adolescents. J’ai même été membre plusieurs années des “Amis de La Varende” (lire absolument “Man d’Arc”, “Les Manants du Roi” et “Nez de Cuir”).
Michel de Saint Pierre qui m’a appris qu’”en tout il y a la manière” et que le mot “aristocrate” venait du grec “aristos”: “excellent”. A lire “Les Aristocrates”, “Les Nouveaux Aristocrates”, “La Mer à Boire”.
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Gustave Thibon (2 septembre 1903 à Saint-Marcel-d’Ardèche, France – 19 janvier 2001) est un philosophe français. En tant que philosophe-paysan, il a passé une grande partie de sa vie à Saint-Marcel-d’Ardèche.
Très tôt féru de littérature malgré sa sortie de l’école à l’âge de treize ans, il fut marqué par les horreurs de la Première Guerre mondiale, d’où lui vint son rejet du patriotisme revanchard et de la démocratie. Sa jeunesse aventurière le mène à Londres, puis en Italie. Il effectue son service militaire en Afrique du Nord, mais revint définitivement dans son village à 23 ans.
« Philosophe-paysan », catholique, monarchiste et autodidacte, il fut l’ami de la philosophe d’origine juive Simone Weil, qu’il recueille dans sa ferme pendant la Seconde Guerre mondiale et dont il publie en 1947 La Pesanteur et la grâce.
Il a reçu en 2000 le Grand prix de philosophie de l’Académie française.
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Jean Balthazar Marie Mallard de La Varende Agis de Saint-Denis, baron Agis de Saint-Denis, « vicomte » de La Varende, connu sous le nom de Jean de La Varende, né le 24 mai 1887 au château de Bonneville à Chamblac (Eure), mort le 8 juin 1959 à Paris, est un écrivain français.
Parmi les centaines de nouvelles que compte son œuvre, le terroir normand (notamment le pays d’Ouche) constitue le cadre principal. S’y ajoutent des contes et des romans dont les éditions numérotées sont aujourd’hui recherchées.
Mais l’attrait de la mer, sa passion pour la navigation, mais aussi la Bretagne et l’Espagne, la mise en scène de curés de campagne, de paysans mais également de hobereaux normands, milieu auquel il appartient et la nostalgie de l’Ancien Régime forment la trame essentielle de son œuvre. Son écriture à la fois sentimentale et romantique est très attachée au sol, au sens de la terre labourée, aimée, transmise intacte. Elle cherche à décrire la pureté tout en sachant exprimer l’homme dans ses travers et ses erreurs. Les récits ont souvent pour fond une sorte de transmission idéale des traditions rurales du passé, tant dans les chaumières que dans les châteaux, qu’il décrit dans quelques beaux livres.
Ce traditionaliste catholique à la foi tourmentée était en outre monarchiste, proche du journal l’Action française. Cette position politique est probablement la cause d’une sorte de “mise sous scellés” de ses écrits, aujourd’hui méconnus, à l’instar d’autres Henry Bordeaux, Paul Bourget ou Michel de Saint-Pierre, aussi prolixes et lus de leur vivant.
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Michel de Saint-Pierre, de son vrai nom Michel de Grosourdy, marquis de Saint-Pierre (né le 12 février 1916 à Blois, mort le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l’Eure) était un écrivain et journaliste français.
Faisant ses études à Paris, il passe, après son baccalauréat de philosophie, une licence de lettres classiques mais manifeste peu d’interêt pour ses études. A l’âge de dix-huit ans, il décide de partir pour Saint-Nazaire où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s’engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot de pont et combat pendant la seconde guerre mondiale dans les forces navales, puis devient résistant. Il sera décoré de la Croix de guerre, de la médaille de la résistance avec rosette, de la Croix du combattant volontaire et de la Médaille militaire. Il sera également Chevalier d’honneur et de dévotion de l’Ordre souverain de Malte.
Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation. En 1964, en pleine crise conciliaire, son roman Les Nouveaux prêtres, met ainsi en scène, avec une grande profondeur d’analyse, la détresse intérieure de beaucoup de catholiques devant la vague des réformes liturgiques et pastorales de Vatican II1. Un autre de ses romans à succès, Les Aristocrates, peint avec finesse la vie d’une certaine noblesse française, tiraillée entre tradition et modernité, sens du devoir et aspiration à la liberté.
Romancier très prolifique, Michel de Saint-Pierre fut aussi un ami fidèle d’Henry de Montherlant et Jean de La Varende avec lesquels il a échangé une riche correspondance. Ses œuvres, écrites dans un style vigoureux, empreint d’une vaste culture et de douce ironie, touchent aussi par la foi de leurs personnages, aux prises avec un monde qui semble perdre le sens de ses racines et de Dieu.
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en fait, je les aime parce qu’ils sont païens sans le savoir … qu’ils sont des hommes libres et parce qu’ils écrivent 100, 1000 fois mieux que tous les plumitifs d’aujourd’hui …



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août 12, 2008 à 7:33
uneilebienheureuse
J’ajouterai à cette (courte !) liste les noms de Bernanos pour « La France contre les robots » et le fougueux, l’enflammé, l’inclassable Léon Bloy ! Honte sur moi mais ce catholique (dont la tombe est paraît-il ornée d’une magnifique roue solaire) reste à jamais l’auteur admiré de « Cochon sur marne », « L’invendable », « Sueur de sang », etc… Aujourd’hui complètement oublié, il reste le contre-portrait absolument exact d’Ernst Jünger. De polarités opposées, ces deux monstres s’attirent irrésistiblement !