
Quand on réfléchit un peu sur la Connaissance, il est quasiment inévitable de tomber dans le vieux débat antagoniste entre l’inné et l’acquis qui m’a, à plusieurs reprises, passionné au long des années… Il fut un temps où l’ on trouvait sans problème les bouquins des éthologistes Konrad Lorenz, Robert Ardrey, Irenaüs Eibl-Eibesfeldt traitant des lois naturelles qui régissent notre comportement individuel ou collectif. Mais tous ces auteurs de par leurs réflexions sur les notions d’agressivité notamment, et de territoire, avaient subi les foudres de la bien pensance de l’époque (sensiblement la même qu’aujourd’hui d’ailleurs), qui, dans son constant souci de cataloguer les choses et d’imposer sa pensée unique, les avait classés de manière complètement arbitraire dans le camp des fascistes, et donc du Mal…ils ont du gagner le combat car les livres, à part ceux de Lorenz sont aujourd’hui introuvables …
Il n’empêche, les années ont passé et pourtant je ne fais pas amende honorable : je crois toujours que l’inné a la prédominance sur l’acquis, que la Nature a la prédominance sur la Culture ! Et pour ce qui est, donc, de la Connaissance par rapport à mon paganisme, je crois que nous avons un héritage génétique -qui participe de notre immortalité-, héritage païen dont des bribes ressortent au gré des circonstances : je suis toujours frappé par le fait que de nombreux païens, en retrouvant leurs dieux, disent « rentrer à la maison »… Ressortent donc des tas de choses que nous connaissons de toute éternité, même sans le savoir, mais dont certaines ont été masquées par la Culture (conditionnement familial, éducatif, social, religieux qui a modelé notre « ressenti »). Il ne s’agirait pas d’engranger une Connaissance mais il faudrait donc apprendre à la retrouver : et la Connaissance serait donc apprendre à retrouver la Nature ? À « dé-tailler » la pierre, faire sauter les angles bien polis mais artificiels de la pierre taillée pour retrouver la pierre brute ? Parce que quand on taille une pierre, on ne la voit plus telle qu’elle est (Nature) mais telle qu’elle est taillée (Culture)…



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avril 19, 2009 à 9:41
aumilieudesruines
« – C’est la trahison de la race. Nous sommes bien toujours des Celtes, mais des Celtes physiquement et moralement dégénérés par rapport aux fondateurs de la lignée. Si nous avons perdu les pouvoirs qu’ils détenaient, c’est parce que, dans nos corps affaiblis, nos cerveaux assoupis, nous ne possédons plus un capital de puissance cosmique égal au leur. S’il n’en était pas ainsi, il me serait plus facile de déchaîner un vent druidique que de tirer un coup de fusil. »
Saint-Loup
Plus de pardons pour les Bretons. 1971
avril 20, 2009 à 9:52
BranDubh
C’est sûr que je me sens celte dans toutes les fibres de mon corps ! Arrivant sur le tarmac de l’aéroport de Belfast, à peine posé le pied par terre, je me sentais chez moi. Et bien sûr, dès que je vais dans les collines, les montagnes, forêts, et plus particulièrement en Bretagne, je me sens bien mieux qu’entre quatre murs… Et j’ai renoncé à domestiquer la nature en jardin, je me contente de flâner au gré des chemins !
Quand à savoir la part de génétique et de morphogénétique là-dedans, bien malin celui qui saura la dénouer !