Archive mensuelle pour octobre 2009.

” Lorsque la vie arrive à son terme, chacun des éléments qui composent l’être vivant redevient matière première pour former d’autres êtres. Les cellules du corps physique se mêlent au terreau qui va nourrir des plantes, des animaux, d’autres hommes. Les éléments du corps subtil se dissolvent dans l’intellect universel, la conscience universelle pour servir à nouveau. Ce qu’il y a de divin dans l’homme se fond dans le divin dont il n’est séparé qu’en apparence “comme l’espace contenu dans l’urne se fond dans l’immensité de l’espace quand l’urne est brisée”.
Il est évident que l’ensemble des êtres vivants, des bactéries, des plantes, des animaux, survivent comme espèce non comme individus. A quel moment de leur évolution les hominidés auraient-ils acquis une individualité éternelle ? Il semble que déjà les sages du paléolithique considéraient que les êtres vivants ont deux âmes, l’une qui retourne à l’âme universelle, l’autre qui est individuelle et se désagrège, bien qu’elle puisse parfois survivre après la mort pour un temps limité, donnant les fantômes. Les hindous appellent “corps transmigrant” l’ensemble des facultés subtiles qui peuvent éventuellement rester quelques temps assemblées -surtout en cas de mort soudaine- avant d’être réutilisées, comme les autres éléments du corps, dans la formation d’autres êtres. d’où l’importance des rites funèbres.
On peut comprendre comment des esprits enfantins ont pu, partant de ces données, parler d’union avec Dieu ou de transmigration. Ce qu’ils oublient, c’est que le lien entre les différents éléments qui constituent le “moi”, l’individualité, cesse totalement d’exister sauf dans ce que l’homme a su créer durant sa brève existence, ses fils et son œuvre.
L’homme ne survit que dans ce qu’il crée et en particulier dans la continuation de “son” espèce -d’où l’importance attachée à la race- ou dans son œuvre, les objets qu’il a façonnés, ses écrits, ses enseignements.
Les vendeurs d’enfer et de paradis ont soigneusement entretenu la croyance illusoire des hommes en une survie personnelle, si absurde qu’elle soit, car aucune des “facultés internes” -la mémoire, la pensée, l’intelligence, la notion du moi- n’existe en dehors du corps physique. Seule la mémoire génétique, dont nous sommes inconscients, se transmet, survit dans d’autres êtres.
C’est la terrifiante idée d’une éternelle survie dans un au-delà mal défini -comme si ce qui a un commencement pouvait n’avoir pas de fin- qui crée dans le monde chrétien une telle angoisse de la mort. Les hommes se cramponnent à la vie par peur de l’au-delà. La mort est pourtant une chose toute simple, un dernier sommeil dans lequel l’être tout entier se dissout, retourne, matière inerte, au chantier divin dans lequel il fut façonné comme le vase brisé redevient terre de potier.
La mort apparait alors comme la fin d’un merveilleux voyage au bout duquel on s’endort sans crainte pour se dissoudre dans d’autres êtres qui continueront le voyage.”
Alain Daniélou : “Le chemin du labyrinthe”.
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…caché au fond du jardin, sous le noisetier, notre vieux banc, tout verdâtre de mousse …
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Quand je feuillète l’édition ancienne en livre de poche de “Mort à crédit”, je ne peux pas m’empêcher, quasiment à chaque fois, d’être encore surpris par les coupes sombres (d’après l’appellation paradoxale et contrôlée) qui y avait effectuées la censure. Toujours un peu surpris qu’on ait pu connaitre une époque où ce genre de pratiques pouvaient être courantes… Aujourd’hui, la censure n’est prétendue exister que, essentiellement, dans deux domaines : le cinéma (avec la Commission de classification des œuvres cinématographiques), et les publications pour la jeunesse.
Toutefois, à côté de la forme la plus courante qui est l’auto-censure, on trouve encore des cas ponctuels de censure directe ou indirecte dont l’une des plus dégueulasses est encore celle ci :

censure qui, pourtant, n’atteint pas forcément son but puisque la découverte de ce placard m’a au contraire poussé à “ignorer cet avertissement”, à visiter le site concerné et à me donner l’ envie de commander quelques numéros de la revue …
liens intéressants : http://www.revue-acropolis.com/ et http://www.nouvelle-acropole.fr/
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A verser au dossier « Gargantua » cette hypothèse avancée par Gwenc’hlan Le Scouëzec (« Les Druides », ed. Beltan) qui est tout à fait séduisante:
« La planète Mercure porte le vocable d’un dieu totalement hellénisé. Ce serait un tort de croire qu’elle porte une appellation latine : la réalité est grecque, c’est Hermès. Il convient donc de chercher quel personnage celtique se cache sous le nom d’Hermès. Ce Mercure est important, c’est le principal dieu des Celtes nous dit César. Maître des chemins, commerçant, artisan et inventeur des arts, grand trésorier de l’argent, il est figuré sous la forme d’une statue ou une stèle aux différents carrefours.
Nous connaissons en Gaule un dieu des rochers sacrés, des mégalithes et des stèles. Cette figure qui est restée en dehors de l’écriture, mais a très largement survécu dans le folklore et la topographie s’appelle Gargan et Gargantua. Son nom vient peut-être de Karregan, « Celui du Rocher », d’un terme qui existait déjà en celtique. Gargantua viendrait alors d’un Gargan-Teutatès ou Gargan-Tuath, d’après l’irlandais, « le peuple de celui du rocher ».
Il correspond bien à l’Hermès des Grecs, l’être des monuments de pierre aux carrefours. Il a parsemé la terre de palets, de gravois et de gravelles, de menhirs et de pierres de toute sorte. Peut-être n’est-il pas sans rapport avec l’argent, dont le nom gaulois « argentos », pourrait venir de Gargantua.
Il règne notamment sur le Mont rocheux de Gargan au dessus de la ville de Rouen, sur le Mont Gargan du Limousin, sur celui de Moutiers, sur le Mont St Michel, ancien Gargan, sur le Grand Rocher, Roc’h Hir Laz, à St Michel en Grève, enfin sur les hauteurs du Monte Gargano en Italie. Il est manifestement la divinité des montagnes. Aussi le grand temple de Mercure qui se dressait sur le Puy de Dôme est-il sans doute le sanctuaire de Gargantua.
Il boit les rivières, il pisse les lacs, il règne sur les gués et cette dernière faculté ainsi que celle de construire des ponts, le rapproche des chemins et des voies de communication.
Le peuple n’a jamais oublié son grand dieu et partout les traditions se sont conservées qui le mettent en scène, jusqu’à nos jours. Rabelais a fait sa fortune au XVIe siècle, mais il n’a fait que reprendre un nom et des hauts-faits qui existaient avant lui ».
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Terre et Peuple n° 41

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… dans les mains d’un pédophile violeur, à la mode et friqué…
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un des meilleurs articles sur “l’affaire Polanski”, sur ce site que j’aime beaucoup : http://police.etc.over-blog.net/article-36799629.html
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et comme il n’y a pas grand chose de plus à dire de ces raclures qui ont signé la pétition honteuse, que leurs noms, et de les placer au banc d’infâmie, voilà:
http://www.sacd.fr/Tous-les-signataires-de-la-petition-All-signing-parties.1341.0.html
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Eurosceptiques irlandais au Parlement européen après le résultat du premier référendum de juin 2008.
Et pourtant, pas plus que le vote des français n’avait été respecté, puisque nos dirigeants démocrates élus démocratiquement ont ratifié le traité de Lisbonne en complète opposition au « non » qui était sorti vainqueur des urnes, le vote des irlandais ne le sera pas non plus puisqu’un second référendum est organisé demain , 2 octobre pour tenter de revenir sur leur premier « non » et leur faire accepter l’Europe des marchands…
dans le temps, un dirigeant qui avait failli était mis à mort (en Irlande parfois même noyé dans un chaudron pour Samain…)
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