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Adolf Galland (né le 19 mars 1912 à Westerholt, Allemagne) : pilote de chasse allemand, puis commandant de la chasse allemande à partir de 1942. Il est titulaire de 104 victoires homologuées . Il est le descendant d’huguenots français qui ont fui la France lors de la révocation de l’Édit de Nantes. Il est mort le 9 février 1996 à Remagen-Oberwinter.

"Le Reich s’effondrait, dans la boue, le sang, les larmes. cependant il ne s’effondrait pas assez vite au gré des Alliés. Il fallait hâter son agonie afin de donner un gage d’amitié à l’ami Staline. L’aviation allait faire le nécessaire.

Le 3 février 1945, mille quadrimoteurs attaquèrent la capitale. Il y eut vingt cinq mille morts…

Le 13 février, mille appareils de la R.A.F. bombardèrent Dresde, plaque tournante du secteur tenu par l’armée Schörner qui s’obstinait à résister à l’armée rouge. Le lendemain et le surlendemain, les Forteresses Volantes relevèrent la R.A.F. La ville entière fut la proie des flammes. Aujourd’hui encore, on ignore le nombre exact de victimes.

Deux mois plus tard, la rencontre des soldats russes et américains, à Torgau sur l’Elbe, scella le destin de l’Allemagne. L’armée soviétique perça les dernières défenses de Berlin. A Vienne, le drapeau rouge flottait sur le Palais du Gouvernement. C’était la fin.

Le 26 avril, je décollai pour ma dernière mission de combat. Mon escadre était installée à Riehm, petite localité de la banlieue de Salzbourg, dans un paysage où planait encore le charme délicat de Mozart. Je conduisais plusieurs appareils à l’attaque d’une petite formation de Marauder. J’eus la chance d’en abattre un premier, et d’en endommager un second. Comme je virais afin de revenir dans son sillage, une rafale traversa mon cockpit, réduisant en miettes le tableau de bord et pulvérisant au passage la turbine de droite. Un Mustang qui devait rôder dans les nuages avait réussi un joli carton sur moi.

L’appareil titubait, mais enfin il tenait encore l’air. Je me dépêchai de rentrer. Juste au moment où j’amorçai ma prise de terrain, une averse de bombes dégringola sur les pistes. Je parvins -je ne saurai comment- à me poser. Sans attendre l’arrêt complet de mon zinc, je sautai et me jetai dans un des innombrables entonnoirs. Il y en avait partout. A mesure que le bombardement se poursuivait, mes nerfs se crispaient. Tout à coup j’entendis tout près de moi une pétarade. Une motocyclette freina au bord de mon entonnoir. C’était un de mes mécaniciens qui risquait sa vie pour sauver la mienne. Je bondis sur le siège arrière. Comme nous sortions du périmètre dangereux, je lui donnai une tape amicale sur l’épaule. Il tourna la tête et me sourit. Il avait compris tout ce que je n’étais pas encore capable de lui dire.

Quinze jours plus tard, le 3 mai 1945, nos derniers appareils étaient alignés, sans aucun camouflage, sur l’aérodrome de Salzbourg. Dans le ciel tournoyaient des chasseurs américains. Ils ne songeaient pas à nous mitrailler. Probablement ils espéraient piloter bientôt ces chasseurs à réaction qu’ils avaient tant redoutés. la ville s’apprêtait à recevoir les pointes avancées de l’armée Devers. Quand nous entendîmes le fracas des premiers chars, nos Messerschmitt s’embrasèrent."

Général Galland, Jusqu’au bout sur nos Messerschmitt.

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