Archive de Tag pour ‘Au fil des jours’.
Un très beau texte sur Samain et sur l’approche de la nouvelle année : “Je suis le blé d’hiver“… et le fait que ce soit “ma” Béa qui l’ait écrit, n’entre en rien dans cette appréciation:
Cette nuit, on change d’heure, on passe à ce qu’ils appellent « l’heure d’hiver »… l’heure d’hiver instituée en fonction de « l’heure d’ été »,consistant à ajuster l’heure locale officielle, généralement d’une heure par rapport au fuseau horaire standard pour les périodes du printemps, de l’été et du début de l’automne … vous n’avez pas compris grand chose ? Ben moi non plus mais il faut savoir qu’en principe l’intérêt de l’heure d’été réside, selon ses promoteurs, dans les économies d’énergie qu’elle est censée permettre, sur la base d’une meilleure utilisation de la lumière solaire naturelle pendant la période estivale : cette approche est très critiquée.
Tout ça montre bien qu’un abîme nous sépare du monde des celtes antiques et de leur rapport au temps.
« Ils ne connaissaient pas le calendrier romain, cette fatalité qui rend triste à la tombée de la nuit. Chez les Celtes, le jour commence avec le coucher du soleil !
– on est décalé …
– non, les cycles ne changent pas. Les gens continuent à dormir la nuit et les coqs à chanter à l’aube. C’est la perception des choses qui n’est pas la même. Vous par exemple, si vous attendiez le crépuscule comme la promesse d’un autre jour, vous ne vous sentiriez pas dans la peau de l’enfant qu’on envoie se coucher malgré lui. Vous passeriez la soirée à savourer le jour qui commence, et vous le couperiez d’une nuit de sommeil pour mieux le continuer. Vous échapperiez au zénith, cette apothéose de midi qui ne laisse pas d’autre choix que le déclin. Dans une journée celte, il n’y a pas cette notion de première et de deuxième partie de la journée. On commence avec le crépuscule, on entre dans la nuit, on retrouve la lumière et on termine au crépuscule. Les plages d’obscurité et de lumière sont mieux réparties. »
Florence Lautréadou : « Ouest » (ed. Jean Picollec)
ERIN GO BRAGH !!!!!
Avec 53,4% de «non», les Irlandais ont largement rejeté le Traité de Lisbonne dans le référendum organisé jeudi… Une belle baffe dans la tronche de tous ces politicardos-financiers… Sarkozy, lui, le mari de la chanteuse, n’avait pas tenu compte du “non” français (dans un silence quasi général …) pour aller ratifier le traité en douce … putain, c’est ça la démocratie ? tu dis “non” et celui qui est justement sensé te représenter dit “oui”, en prétendant, qui plus est, parler pour toi ?… comment peut-on se laisser abuser par une telle mascarade ?…..
La pensée du jour :
« Être de gauche ou de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale. » Ortega y Gasset
… ce qui me rappelle cette autre maxime issue des milieux libertaires, que j’adore : “le fascisme et l’antifascisme ne sont que les deux fesses d’un même cul, lequel ne produira jamais que de la merde“. (jolie, non ???)
Je ne voudrais pas paraitre trop prétentieux, mais à l’orée de ces “chroniques du balcon”, qui menacent d’atteindre un summum d’inintérêt, j’avais envie de mettre en exergue ces lignes de Xavier de Maistre qui préludent à son “Voyage autour de ma Chambre”:
“J‘ai entrepris et exécuté un voyage de quarante−deux jours autour de ma chambre. Les observations intéressantes que j’ai faites, et le plaisir
continuel que j’ai éprouvé le long du chemin, me faisaient désirer de le rendre public ; la certitude d’être utile m’y a décidé.”
Orienté plein nord, mon balcon mesure 1m28 sur 2m86, . Une porte fenêtre, de la pièce principale, y donne ainsi qu’ une autre porte fenêtre, de la cuisine, et qui forment angle droit. Quand on y (rentre ? pénètre ? je ne sais pas trop quel terme employer s’agissant d’un balcon …) sur la droite, un grand fauteuil paillé que j’ai du acheter quand j’avais une vingtaine d’années. Assurément ce détail ne me rajeunit pas, mais le fauteuil, lui, est encore en bon état même s’il faudrait que je m’en occupe … la paille semble toujours impec mais le montant du côté droit, l’extrémité donc est en train de s’effriter … je l’avais déjà traité : bonne dose de cette saloperie de xylophène et tartines de pâte à bois après avoir enlevé tout ce qui voulait bien partir … mais là, depuis un ou deux ans, ça recommence … je ne sais pas s’il y a, à nouveau, une bestiole, mais ça se barre en couilles de poudre de bois dès qu’on y aventure un ongle … si j’enlève tout ce qui veut bien partir, ça va faire vraiment un gros gros trou … je me demande si le mieux ne serait pas finalement de scier le bout et de le remplacer par un autre morceau de bois parce que, que ça ne soit pas fait dans les règles, je n’en ai pas grand chose à faire après tout, je ne participe pas à un concours de restauration de fauteuil paillé (comme quoi, on peut changer, parce qu’il y a quelques années, jamais je n’aurais raisonné de cette manière…). Je ne me suis pas acheté beaucoup de meubles qui “comptent” dans ma vie … ce fauteuil et puis une petite table de ferme … c’est d’ailleurs sur elle que je suis présentement installé. Je les ai achetés à peu près en même temps quand j’avais une vingtaine d’années … besoin de m’ancrer ? avec ces meubles régionaux ? besoin de m’installer ? quoi de moins “nomade” qu’un “meuble” ? autrement dit, le meuble: symbole d’embourgeoisement ?… l’outil d’initiation qui fait passer le seuil, passer de l’ado à l’adulte ? adulte ? moi ? ça ce saurait … enfin quoi qu’il en soit, les seuls autres meubles que j’ai achetés par la suite étaient des étagères, et puis des étagères, et puis … des étagères … ah si ! il y avait aussi ce fauteuil Voltaire que j’aimais et que j’ai préféré abandonner plutôt que de discuter pour le récupérer, il y a de ça maintenant 7 ans (!!!), parce que j’abandonnais aussi tout ce qui était allé avec pendant plus de vingt ans, c’est comme ça que j’ai laissé une bonne partie de mes “beaux” livres (les Encyclopédies de Pierre Dubois notamment), pas mal de BD (dont les séries “Tintin”, “Spirou et Fantasio”, et les Corto Maltese), les Pléiade (Montherlant, Giono, Céline, Hemingway) (entre parenthèse, j’aimais bien lire dans ce Voltaire, il était beaucoup mieux adapté à ça que les autres sièges … )
Gros coup de coeur pour ce site sur lequel on est tombé par hasard en tapant “Beltaine”… gros coup de coeur pour son contenu, photos multiples et très belles de Beltane et de Samhuinn fêtés à Edimbourgh … gros coup de coeur pour cette “Beltane Fire Society” qui fait (re) vivre les mythes celtes et païens de la roue des Saisons d’une manière exemplaire … tout ça montre à l’évidence que le paganisme n’est pas mort, qu’il est présent dans nos inconscients individuels et dans l’inconscient collectif mais aussi qu’il est présent dans la rue, et s’y montre, juste et beau, pour le plus grand plaisir de tous …
… gros coups de coeur, mais cette question, agaçante : pourquoi le lien de ce site ne figure-t-il pas sur tous les sites païens qui se respectent … pourquoi ne le croiser que par hasard alors que, je me répète, il est la parfaite illustration de ce que le paganisme n’est pas mort, qu’il peut être vécu dans ses rituels par tout le monde devant tout le monde …. à Edimbourgh …. et pourquoi seulement à Edimbourgh ?…..
Olivier Besancenot chez Drucker, à “Vivement Dimanche”, précisément ce dimanche 11 mai… Le jeune leader (mais politique chevronné) se défend de céder à la “starisation”. “La représentation médiatique, j’y ai toujours pas pris goût”, répond-il, assis sur les canapés rouges de “Vivement dimanche”. Ah Ah Ah … c’est vrai que la LCR a renoncé à la révolution et à la dictature du prolétariat … ahahahah ….. quand on n’entendra plus parler de ce mec là, c’est à ce moment qu’il sera dangereux pour le système … en attendant, le capitalisme et les coquins de la République n’ont pas de grands soucis à se faire … ahahahahah (décidément, j’ai bien fait de tomber sur cette nouvelle, c’est idéal pour se détendre les zygomatiques…)
J’ai appris à la radio la mort de Frédéric Fajardie …. il était né le 28 août 1947 à Paris d’un père qui possédait alors une grosse entreprise de Travaux Publics qui périclitait sérieusement, avant de devenir bouquiniste, et d’une mère qui avait travaillé en usine, avant de faire partie de l’équipe de France de Basket-ball.
Son père ayant des difficultés à marcher à la suite d’un accident, le jeune Frédéric doit quitter le lycée, en classe de seconde, pour aller travailler dans sa librairie et le seconder . Dès l’âge de seize ans, la colère et la haine de la mentalité bourgeoise deviennent les repères de sa vie. En 1968, acquis aux idées gauchistes, il milite à la Gauche prolétarienne et dès le mois de mai 1968 il veut devenir le premier militant “engagé” à écrire des romans noirs et si possible à en pervertir le style.A l’origine d’un nouveau genre littéraire, le néo-polar, il publie son premier roman noir, “Tueurs de flics”, en août 1979, il s’agit d’une adaptation très libre de l’Orestie, un mythe de la Grèce antique. Le livre remporte un succès immédiat. Les lecteurs adoptent tout de suite Padovani, ce flic qui ne mâche pas ses mots, sorte d’ Inspecteur Harry importé chez nous. On salue aussi salue l’écriture rythmée et l’art de la formule qui fait mouche.
Pour Fajardie, le polar et le roman noir sont le meilleur moyen d’explorer l’envers de la société contemporaine. Dans son œuvre, où l’esprit chevaleresque de ses personnages s’oppose à la médiocrité contemporaine, son gauchisme politique de façade se conjugue avec des valeurs plutôt aristocratique, telles : l’honneur, la fidélité et souvent la fraternisation par-delà les oppositions idéologiques ou historiques.
Ses œuvres, dans leur versions publiées aux éditions NéO (reprises ensuite par La Table ronde), sont illustrées par des couvertures dessinées par Jean-Claude Claeys. Elles restituent à merveille la sombre atmosphère urbaine, la violence et la désillusion qui se mêlent dans l’œuvre de Fajardie. Il est l’ auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, dont certains adaptés au cinéma, romans historiques, romans noirs, romans pour enfants, essais, etc . et plusieurs prix récompenseront son oeuvre, dont le Prix Charles-Péguy en 2001 pour son autobiographie, et le Prix du Roman populaire en 2003 pour son roman historique, Le Voleur de Vent.
Curieusement, Wikipédia annonce déja sa disparition qui serait survenue le 1er mai (il y a 4 jours) alors que la radio en fait l’annonce aujourd’hui sans préciser de date . Echo qui résonne entre sa mort et sa naissance puisque son père, distrait, ne le déclara que le lendemain de sa naissance à l’Etat Civil… “Ce genre d’histoire de fou n’arrive qu’à moi” aurait-il ri …
C’est amusant, tous ces discours sur Mai 68, tous ces articles, tous ces bouquins … je ne sais pas trop ce qu’en auraient pensé ces mecs et ces filles des barricades … sais pas non plus ce qu’ils auraient pensé, à l’époque, de ce qu’ils sont devenus aujourd’hui … De toutes les analyses que j’ai pu parcourir (oui, pour certaines, seulement parcourir parce qu’il faut bien dire que beaucoup d’entre elles sont particulièrement chiantes et prétentieuses), c’est encore celle ci, de “droite” (signée Alain de Benoist), que je trouve la plus pertinente même si l’auteur oublie, à mon sens, une des composantes intéressantes du mouvement de contestation, celle qui a donné le mouvement hippie et dont la démarche était de retrouver de très anciennes racines, traditions, états de conscience (la nôtre, quoi …):
“La commémoration de Mai 68 revient tous les dix ans, avec la même marée de livres et d’articles. Nous en sommes au quatrième épisode, et les barricadiers du « joli mois de mai » ont aujourd’hui l’âge d’être grands-pères. Quarante après, on discute toujours pour savoir ce qui s’est exactement passé durant ces journées-là – et même s’il s’est passé quelque chose. Mai 68 a-t-il été un catalyseur, une cause ou une conséquence ? A-t-il inauguré ou simplement accéléré une évolution de la société qui se serait produite de toute façon ? Psychodrame ou « mutation » ?
La France a le secret des révolutions courtes. Mai 68 n’a pas échappé à la règle. La première « nuit des barricades » eut lieu le 10 mai. La grève générale se déclencha le 13 mai. Le 30 mai, le général de Gaulle prononçait la dissolution de l’Assemblée nationale, tandis qu’un million de ses partisans défilaient sur les Champs-Elysées. Dès le 5 juin, le travail reprenait dans les entreprises, et quelques semaines plus tard, aux élections législatives, les partis de droite remportaient une victoire en forme de soulagement.
Par rapport à ce qui se déroula à la même époque ailleurs en Europe, on note tout de suite deux différences. La première, c’est qu’en France Mai 68 ne fut pas seulement une révolte étudiante. Ce fut aussi un mouvement social, à l’occasion duquel la France fut paralysée par près de 10 millions de grévistes. Déclenchée le 13 mai par les syndicats, on assista même à la plus grande grève générale jamais enregistrée en Europe.
L’autre différence, c’est l’absence de prolongement terroriste du mouvement. La France n’a pas connu de phénomènes comparables à ce qu’ont été en Allemagne la Fraction armée rouge (RAF) ou en Italie les Brigades rouges. Les causes de cette « modération » ont fait l’objet de nombreux débats. Lucidité ou lâcheté ? Réalisme ou humanisme ? L’esprit petit-bourgeois qui dominait déjà la société est sans doute l’une des raisons pour lesquelles l’extrême gauche française n’a pas versé dans le « communisme combattant ».
Mais en fait, on ne peut rien comprendre à ce qui s’est passé en Mai 68 si l’on ne réalise pas qu’à l’occasion de ces journées deux types d’aspirations totalement différentes se sont exprimés. A l’origine mouvement de révolte contre l’autoritarisme politique, Mai 68 fut d’abord, indéniablement, une protestation contre la politique-spectacle et le règne de la marchandise, un retour à l’esprit de la Commune, une mise en accusation radicale des valeurs bourgeoises. Cet aspect n’était pas antipathique, même s’il s’y mêlait beaucoup de références obsolètes et de naïveté juvénile.
La grande erreur a été de croire que c’est en s’attaquant aux valeurs traditionnelles qu’on pourrait le mieux lutter contre la logique du capital. C’était ne pas voir que ces valeurs, de même que ce qu’il restait encore de structures sociales organiques, constituaient le dernier obstacle à l’épanouissement planétaire de cette logique. Le sociologue Jacques Julliard a fait à ce propos une observation très juste lorsqu’il a écrit que les militants de Mai 68, quand ils dénonçaient les valeurs traditionnelles, « ne se sont pas avisés que ces valeurs (honneur, solidarité, héroïsme) étaient, aux étiquettes près, les mêmes que celles du socialisme, et qu’en les supprimant, ils ouvraient la voie au triomphe des valeurs bourgeoises : individualisme, calcul rationnel, efficacité ».
Mais il y eut aussi un autre Mai 68, d’inspiration strictement hédoniste et individualiste. Loin d’exalter une discipline révolutionnaire, ses partisans voulaient avant tout « interdire d’interdire » et « jouir sans entraves ». Or, ils ont très vite réalisé que ce n’est pas en faisant la révolution ni en se mettant « au service du peuple » qu’ils allaient satisfaire ces désirs. Ils ont au contraire rapidement compris que ceux-ci seraient plus sûrement satisfaits dans une société libérale permissive. Ils se sont donc tout naturellement rallié au capitalisme libéral, ce qui n’est pas allé, pour nombre d’entre eux, sans avantages matériels et financiers.
Installés aujourd’hui dans les états-majors politiques, les grandes entreprises, les grands groupes éditoriaux et médiatiques, ils ont pratiquement tout renié, ne gardant de leur engagement de jeunesse qu’un sectarisme inaltéré. Ceux qui voulaient entamer une « longue marche à travers les institutions » ont fini par s’y installer confortablement. Ralliés à l’idéologie des droits de l’homme et à la société de marché, ce sont ces rénégats qui se déclarent aujourd’hui « antiracistes » pour mieux faire oublier qu’ils n’ont plus rien à dire contre le capitalisme. C’est aussi grâce à eux que l’esprit « bo-bo » (« bourgeois-bohême », c’est-à-dire libéral-libertaire) triomphe désormais partout, tandis que la pensée critique est plus que jamais marginalisée. En ce sens, il n’est pas exagéré de dire que c’est finalement la droite libérale qui a banalisé l’esprit « hédoniste » et « anti-autoritaire » de Mai 68. Par son style de vie, Nicolas Sarkozy apparaît d’ailleurs, le tout premier, comme un parfait soixante-huitard.
Simultanément, le monde a changé. Dans les années 1960, l’économie était florissante et le prolétariat découvrait la consommation de masse. Les étudiants ne connaissaient ni le sida ni la peur du chômage, et la question de l’immigration ne se posait pas. Tout semblait possible. Aujourd’hui, c’est l’avenir qui paraît fermé. Les jeunes ne rêvent plus de révolution. Ils veulent un travail, un logement et une famille comme tout le monde. Mais en même temps, ils vivent dans la précarité et se demandent surtout s’ils trouveront un emploi après leurs études.
En 1968, aucun étudiant ne portait de jeans et les slogans « révolutionnaires » qui fleurissaient sur les murs ne comportaient aucune faute d’orthographe ! Sur les barricades, on se réclamait de modèles vieillis (la Commune de 1871, les conseils ouvriers de 1917, la révolution espagnole de 1936) ou exotiques (la « révolution culturelle » maoïste), mais au moins militait-on pour autre chose que pour son confort personnel. Aujourd’hui, les revendications sociales ont un caractère purement sectoriel : chaque catégorie se borne à réclamer de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. « Deux, trois, plusieurs Vietnam ! », « Mettre le feu à la plaine », « Hasta la libertad, sempre ! » : cela ne fait évidemment plus battre les cœurs. Plus personne ne se bat plus pour la classe ouvrière dans son ensemble.
Le sociologue Albert O. Hirschman disait que l’histoire voit alterner les périodes où dominent les passions et celles où dominent les intérêts. L’histoire de Mai 68 fut celle d’une passion qui s’est dissoute dans le jeu des intérêts.”
j’ai un peu marre de pas mal de trucs en ce moment … il y a des périodes comme ça …
j’ai un peu marre de toutes celles et de tous ceux, avec des grands airs qui font “confiance à leur ressenti” comme si c’était parole d’évangile … qui balancent aux orties la réflexion, le sens critique, le savoir et le simple bon sens comme si c’étaient oeuvres du Diable … (il va sans dire que je n’ai rien à foutre des évangiles ni du Diable…)
j’ai marre de toutes celles et tous ceux qui se gargarisent de leur “sensibilité de gauche” … et qui se posent en seuls détenteurs de la lucidité, de l’amour et de la générosité …
j’ai marre de toutes celles et tous ceux qui ne peuvent aborder un sujet sans gloser sur la “psychologie” ou la “spiritualité” … (psychologie de bistrot et spiritualité de comptoir il va sans dire …)
… Attention, toutes ces expressions “confiance en mon ressenti-sensibilité de gauche-psychologie-spiritualité” ne sont pas à déclamer, mais à susurrer entre deux tons, les lèvres avancées en cul de poule pour rendre l’effet souhaité …
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Par ailleurs, j’ai vraiment l’impression que nos nouveaux dirigeants (enfin, quand je dis “nouveaux” …) ont décidé de faire chier les chomeurs comme si ça ne les faisait pas assez chier de ne pas avoir ou pas trouver de boulot … dans notre bienheureuse démocratie, c’est le député élu qui représente le citoyen, et donc aussi le chômeur …Or, Le 6 mai dernier, quand il a été élu président de la république, Nicolas Sarkozy a déclaré “Je vais mettre fin aux dépenses somptuaires et à la gabegie ! ” La gabegie ? examinons le salaire octroyé à l’un des 577 députés (payé, je le rappelle, pour représenter le citoyen et faire entendre sa voix…). Salaire : 6952,91 €, + secrétariat = 1525 €, + collaborateurs = 8949 €, + train= gratuit en 1ère classe, + avion = 40 vols gratuits, + taxi parisien= gratuit, + auto= à disposition, + hôtels haut de gamme= tarifs préférentiels, + restaurant de l’Assemblée= environ 7 € le repas, + prêt à taux réduit= 2 à 3 %. Soit une enveloppe mensuelle officielle de plus de 17400 €. On pourrait s’arrêter là mais l’histoire n’est pas finie puisque Jean Louis Debré est arrivé … et avant de repartir, il a fait voter une loi sur le “régime spécial des retraites des députés”. C’est ainsi que les députés non réélus percevront “à vie” 20 % de leur traitement , soit 1390 € par mois. Non content de ça, Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet (pas de querelle quand il s’agit de fric et d’avantages perso, pas de considération de gauche, pas de considérations de droite …), une loi pour que désormais un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour -selon info sur site Assemblée Nationale- de 5178 € soit 6952 € brut. Chaque député non réélu coûte donc aux français 417 180 € sur 5 ans ! sans parler de ce qu’il leur coutera “à vie” … Et bien entendu, cette généreuse “indemnité chômage” est totalement inconditionnelle: l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE ou d’une activité justifiant cette “aide sociale”… bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires…
(on rappellera que dans la nuit du 4 aout 1789 les députés de l’Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d’unanimité, avaient proclamé l’abolition des droits féodaux et des privilèges de toutes sortes sans aucune indemnité … piquant, non ?….)





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