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Après Histoire et tradition des Européens, 30.000 ans d’identité et Le siècle de 1914, Utopie, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle, Dominique Venner publie un nouveau livre majeur : Le choc de l’histoire : religion, mémoire, identité. « Français d’Europe, Européen de langue française d’ascendance celtique et germanique », Dominique Venner y fait preuve « d’optimisme historique ». Aujourd’hui en « dormition », les nations de civilisation européenne se réveilleront. Fruit d’une profonde méditation en forme de testament intellectuel, Le choc de l’histoire est un livre lumineux que Jean-Yves Le Gallou présente ici aux lecteurs de Polémia :

1- L’Europe en dormition

A la suite de la catastrophe européenne des deux grandes guerres, l’Europe est entrée en dormition en 1945. Elle recule sur tous les plans. Elle est soumise à la puissance américaine. Elle est culpabilisée sous les prétextes de la « Shoah », de la colonisation et de l’esclavage. « Le monde blanc est en recul général ». Les nations européennes se sont vues imposées « la domination sans partage de puissances et d’idéologies étrangères, dont la pseudo-Union européenne est le produit. » Sous couvert de libéralisme le pouvoir est aux mains « d’oligarchies prédatrices associées aux médias ». De plus – et à la différence de l’Inde, du Japon ou de la Chine – « l’Europe n’a pas de religion identitaire ». Car pour l’auteur, si le christianisme porte une part de l’héritage européen, il est universel : et l’universalisme qui fut un atout de l’Europe au temps de sa puissance se retourne contre elle au moment où notre continent subit une immigration de masse.

2- Le cycle historique commencé en 1914 touche à son terme

Comment dans ces conditions être optimiste ? D’abord parce que le cycle historique commencé en 1914 arrive à son terme. En 1917, sur les ruines de l’ordre ancien aristocratique, quatre idéologies sont nées et ont prospéré : le fascisme, le national-socialisme, le communisme et le mondialisme anglo-saxon. Le fascisme et le national socialisme ont disparu en 1945. Le communisme en 1989. Dans Le siècle de 1914 paru en 2006, Dominique Venner prédisait la chute du mondialisme anglo-saxon. Les crises financières à répétition et le désastre budgétaire américain ont confirmé depuis ce point de vue. On peut d’ailleurs se demander si Dominique Venner n’a pas eu tort de dater de 1989 (la chute du communisme) la fin du XXe siècle ; la date à retenir ne serait-ce pas plutôt 2007, le début de la fin de l’empire américain ?

3- La chute de l’Amérique va libérer les nations européennes

Quoiqu’il en soit, la chute de la domination américaine va libérer les nations européennes. Elle va affaiblir leurs oligarchies dominantes (économiques, médiatiques, politiques, culturelles) qui ne sont que le reflet des intérêts de Wall street, du Pentagone et de leurs alliés. Comme les dépêches de Wikileaks le révèlent, elle va permettre de s’affranchir d’un modèle économique technomorphe et marchand, trop réducteur pour être conforme à la mentalité européenne.

4- Face à l’immigration de masse, un réveil civilisationnel

Face à l’immigration de masse les réactions se font aussi jour : « des signes de réveil populaires apparaissent dans toute l’Europe occidentale montrant que les Européens commencent à retrouver une conscience de soi ». La vitalité des partis populistes, partout en Europe, en témoigne. Mais au-delà de cette analyse politique, Dominique Venner souligne à juste titre que l’opposition entre l’Europe et les masses musulmanes présentes sur son sol se cristallise sur le statut et l’image de la femme : pour une raison majeure, ce sont deux civilisations, deux représentations du monde qui s’affrontent. Or « Les grandes civilisations ne sont pas des régions sur une planète, ce sont des planètes différentes » (René Marchand, cité par l’auteur). La réaction à l’immigration ne relève pas d’une vulgaire xénophobie mais d’un réveil civilisationnel.

5-La mémoire identitaire : Homère et les humanités

Cet exemple aide à percevoir le rôle de la mémoire identitaire. La mémoire identitaire qui vient du fond des âges. Dominique Venner donne ici une très belle définition de la tradition. Ce n’est pas la nostalgie, « c’est tout le contraire, ce n’est pas le passé, c’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer » (…) « L’histoire européenne des comportements pourrait être décrite comme le cours d’une rivière souterraine invisible et pourtant réelle. La rivière souterraine de la tradition ». Et Dominique Venner de revenir sur un de ses sujets de préoccupation : « l’Europe n’a pas de religion identitaire » [puisque le christianisme est universel] mais elle possède une « riche mémoire identitaire ». Pour Dominique Venner la cité grecque et Homère en sont le cœur : Homère qui « nous a légués nos principes de vie : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Sans doute certains pourront-ils être tentés d’élargir ce point de vue à ce que furent les humanités classiques, modèle de l’honnête homme européen de 1500 à 1960.

6- Revisiter l’héritage : monde prométhéen, monde apollinien

Dominique Venner ne nie pas la part de responsabilité de l’Occident dans la domination arrogante du machinisme, de la technique, du commerce ; dans le triomphe de ce que Heidegger appelle le « Gestell », la raison utilitaire. Ce qu’un autre philosophe de l’histoire Spengler appelait la part prométhéenne, la part faustienne de la civilisation européenne. Dominique Venner appelle lui à réhabiliter la part apollinienne de la civilisation européenne qui est caractérisée par l’ordre, la mesure, la maîtrise de soi. Il est aussi permis de penser à Orphée à qui précisément Apollon donna des dons de communion avec la nature. Communion avec la nature que l’auteur évoque en se définissant ainsi : « Je suis du pays de l’arbre et de la Forêt, du chêne et des sangliers, de la vigne et des toits pentus, des chansons de geste et des contes de fée, du solstice d’hiver et de la Saint Jean d’été ».

7- Le cœur rebelle et la bataille des mots

Loin de ces perspectives bucoliques, Dominique Venner n’oublie pas ses engagements de jeunesse dans le combat français sur l’Algérie ; engagement qui lui coûta dix-huit mois de prison en échange… d’une formation historique vécue. Cela vaut au lecteur de beaux passages sur Le cœur rebelle, titre d’un ouvrage paru en 1994. Car le cœur doit être « aventureux » pour se libérer du conformisme du politiquement correct et de la persuasion clandestine de la pub : « Le cœur aventureux se reconnaît à ce qu’il tire son plaisir de ce qui pour les autres serait un enfer ». Comment ne pas penser à la diabolisation et à son parfum capiteux. Autre définition, celle qu’on trouve dans Le Hussard sur le toit de Giono ; « Sois toujours très imprudent, mon petit, c’est la seule façon d’avoir un peu de plaisir à vivre dans notre époque de manufacture. » Dominique Venner souligne ici l’importance du courage moral (très différent du courage physique comme le comportement des militaires en est souvent l’illustration). Un courage moral qui doit être utilisé pour « se libérer de la peur ou de la fascination des mots ». Car le retour sur le devant de l’histoire des nations européennes passe aussi par la bataille du vocabulaire.

8- Le réveil européen : l’inattendu qui vient

Il n’y a pas de nécessité ni de déterminisme historiques. Les uchronies auraient pu survenir. L’effet papillon existe aussi en histoire. Celle-ci est le domaine de « l’inattendu ».Telle est la conviction de Dominique Venner : « Le monde est entré dans une nouvelle histoire où l’imprévu historique retrouve ses droits. Ce qui bouge ne peut-être que favorable à un réveil européen par ébranlement de la puissance suzeraine que sont les Etats-Unis. (…) « Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dimension. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas. » N’oublions pas que « les réveils historiques sont toujours très lents, mais une fois commencés, on ne les arête plus ».

9-Le sang et l’esprit

Et en attendant que faut-il faire ? Transmette ! Transmette la vie, transmettre la culture. Génétique et mémétique. Le sang et l’esprit. L’avenir appartient à ceux qui ont la mémoire la plus longue !

Jean-Yves Le Gallou

Source : http://www.polemia.com/index.php

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Henri Fenet : Ancien capitaine SS-Haupsturmführer et porteur du ruban de Chevalier de la croix de fer, commandant le bataillon d’attaque de la 33ème Division des Waffen-Grenadier de la “Charlemagne” à Berlin entre le 23 Mars 1945 et le 2 Mai 1945. Sur 300 combattants de cette unité sortant des combats meurtriers de Poméranie , derniers défenseurs de Berlin, 30 environ ont survécu à cette apocalypse.

Henri Fenet a rejoint le Walhalla le 14 septembre 2002


Allocution officielle de  Henri-Josef Fenet, tenue en langue allemande en 1998 :

Chères Mesdames,
Chers Invités et Amis,
Mes chers Camarades,

En tant que représentant de mes camarades français je désire tout d’abord vous transmettre leur salut fraternel.

Il y a 2 semaines lors de la rencontre annuelle avec nos camarades des Divisions “Horst Wessel” et “Das Reich” nous avons déjà fêté notre vieille camaraderie de combat.

Le Français que je suis se doit aujourd’hui de rappeler à votre souvenir le sacrifice des soldats allemands tombés en Été 1944 sur la presqu’ile du Cotentin.

Nous ne devons pas oublier la fleur de cette jeunesse, en particulier les soldats des divisions L.A.H. et H.J en Normandie, dont le sol français est gorgé de leur sang, et qui sont tombés pour la défense du continent européen.

Est-ce que ce sacrifice a été pour rien ?

Mes camarades, pourquoi et contre qui avons nous combattu ?

Nous avons combattu pour l’Europe, pour une communauté européenne et contre le bolchevisme.

Après un demi siècle, l’histoire vient justifier notre choix. L’empire russe, qui fit trembler le monde entier pendant plus de cinquante ans, est tombé sans intervention étrangère sous le poids de sa faiblesse et de ses erreurs. En comparaison je rappelle qu’ il a fallu mobiliser la planète entière pour venir à bout de la puissance allemande.

Nous avons aussi combattu pour une Europe unie et communautaire et depuis plusieurs années les peuples européens attendent la naissance de cette Europe unie en espérant que cela ne soit pas une fausse couche.

Nous avons jadis tracé le chemin de l’indépendance, pour notre auto-détermination, qu’empruntent maintenant les Européens . Au lieu de gratitude nous n’avons récolté que la persécution. Mais nous n’avons pas de mauvaise conscience. Si la question nous était posée de savoir si nous ne regrettons pas la voie que nous avons suivi, il nous suffirait de répondre: “Churchill a regretté, pourquoi devrions nous, nous aussi regretter ?”.

En effet dans ses Mémoires, Churchill a avoué: “ Le jour de la victoire (Victory Day) j’ai reçu de nombreux messages de félicitations, télégrammes, lettres, appels téléphoniques. Mon cœur était pourtant empli de noirs pressentiments puisque cette victoire dévoilait un danger encore plus grand pour ceux qui avaient désiré l’éviter”.

Ces paroles sont un aveu.

Les vainqueurs alliées se sont comportés comme cet ivrogne qui lorsqu’il pleut saute dans l’eau pour ne pas être trempé.

50 Millions de victimes dans le monde entier pour remplacer Hitler par Staline et pour établir un empire communiste sur la moitié du monde ! Quelle bêtise !

En ce qui concerne les persécutions et la haine qui ont été notre lot dans l’après guerre, Churchill a également prononcé devant le parlement britannique le 28 Octobre 1948 des mots sans ambiguïté: “ Pour ce qui est des ressentiments qui nous viennent du passé, à quelques exceptions près, il nous faut passer l’éponge, aussi difficile que ce soit. Nous devons tirer les conséquences pour l’avenir et penser à notre survie.”

Le même Churchill avait déjà en 1942 écrit a son ministre des affaires étrangères Anthony Eden: « Cela serait une catastrophe incroyable si la barbarie russe envahissait l’Europe » et quand on demanda au Capitaine Liddle Hart, l’ancien conseiller militaire britannique, : “ Comment pourrions-nous à l’avenir empêcher l’Union Soviétique de régner sur toute l’Europe ? Ce dernier répondit : “ Le seul pays qui est en mesure de nous protéger contre la menace russe est justement celui que nous voulons détruire”.

Pour en finir avec les citations de Churchill, je désire encore rappeler son aveu explicite : “Nous avons abattu le mauvais cochon !”

Je le dis encore une fois : les aveux de Churchill nous permettent d’avoir une conscience sereine .

1945 correspond à la plus grande victoire mondiale qui fut. Après la guerre totale, la victoire totale, la puissance totale sur le monde. Les vainqueurs disposaient en même temps, moralement et politiquement des valeurs et des principes, les meilleurs à leur sens pour ériger un nouveau monde, Roosevelt voulait avec Staline un monde où régneraient la paix et la justice. C’était la plus grosse erreur dans toute l’histoire politique. Et cette prétendue grande victoire ne fut qu’une fausse victoire. Ceci a été confirmé par le célèbre historien militaire anglais, le Général Fuller qui affirme: “ La guerre a été gagnée sur les champs de batailles et perdue sur les tables des négociations”

On subit encore les résultat de cette fausse victoire avec le monopole du monde communiste sur la moité de la planète et les guerres civiles et coloniales avec des millions et des millions de sacrifiés.

Juste après la fin de la guerre Eisenhower s’exprima: “ Si durant le temps qu’il me reste à vivre un seul soldat américain tombe encore au combat, alors je serai un Général vaincu”. Et c’est ce qu’il ait advenu. De nombreux soldats sont encore tombés.

Lorsque je n’étais encore qu’un gamin , j’ai appris que les chemins de l’enfer étaient pavés de bonnes intentions. C’est sous cet éclairage qu’il convient de regarder les « valeurs » que nous ont apportées les Alliés : la drogue, le sida, le chômage, la baisse de la fécondité en Occident, la surpopulation en Asie et en Afrique avec, comme conséquence, une transhumance géante de ces populations vers l’Europe. Il y a déjà 35 ans Karl Gustav Jung avait prédit:” Le plus grand danger à l’heure actuelle n’est pas la bombe atomique mais la surpopulation” . Chers Camarades, je vous laisse le soin de conclure vous-mêmes sur ce sujet.

Je désire parler d’autres dangers, et non des moindres, à savoir le déclin des qualités humaines et la perte de notre identité.

Le prix nobel français Alexis Carrel écrivait déjà avant la guerre: “ Le plus important n’est pas la vie, mais la qualité de la vie”

La sagesse vieille comme le monde nous a appris qu’un esprit sain vit toujours dans un corps sain. Dans notre civilisation, la santé des esprits et des corps est depuis des années malade et menacée.

Comme déjà annoncé, le déclin des qualités humaines, le laisser-faire et la destruction des réseaux sociaux, en particulier la famille, le changement des valeurs premières sont des symptômes des maladies dont souffrent les pays de l’Occident. Il faut que nous soyons clair à ce sujet, et sachions que dans les siècles prochains ces maladies seront mortelles. Il manque dans les livres de médecine un chapitre “Pathologie de l’identité”

Encore quelques exemples: Voici une dizaine d’années, plusieurs officiers français de la marine marchande faisant escale à Alexandrie en Égypte. Dans un restaurant des jeunes Égyptiens étaient assis à une table voisine et après quelques minutes une discussion amicale s’était engagée au cours de laquelle un des Égyptiens prévint : “ Vous, les Européens, vous êtes des peuples en déclin….Vous devez laisser la place maintenant à des peuples jeunes, montants et dynamiques“

Un deuxième exemple: l’ancien dictateur algérien Boumedienne déclara il y a quelques années: “ Nous allons conquérir la France, pas avec des armes mais par le ventre de nos femmes”. Emmanuel Kant avait déjà tout compris lorsqu’il écrivit : “ Nous pouvons avec une grande probabilité être sûr que le mélange des ethnies, qui mène tout doucement au nivellement des caractères, sans qu’il soit question de considération philanthropique , sera vraiment nuisible pour l’humanité”

Une dernière question. Que deviendrait l’Europe sans européens ?

De la même manière que les anciens Grecs et les anciens Romains ont disparus, ainsi l’identité européenne est en danger. Celui qui perd son identité n’est plus en mesure de défendre son territoire ni sa sécurité.

Après la guerre les Allemands, en particulier les jeunes ont été obligés de haïr leur identité. Ainsi se développa cette haine, ce complexe de culpabilité suivant une technique qui fut utilisée au moyen âge contre les juifs. Le résultat vous le connaissez tous.

Pour terminer encore un exemple: Déjà il y a 30 ans une jeune fille allemande qui était “au pair” chez-nous souhaitait coucher avec un coloré pour racheter ces remords allemands et cette mauvaise conscience.

Depuis de nombreuses années un complexe de culpabilité européen se développe vis à vis des peuples du tiers monde et avec des résultats identiques. La mort des esprits des peuples est le meilleur moyen pour les obliger à retourner à la servitude ou l’esclavage.

Nous sommes témoins aujourd’hui d’une criminelle entreprise géante de l’histoire mondiale.

C’est ainsi que les sociétés humaines deviendront sous développées. Partout on essayera de supplanter la qualité par la quantité et les anciens peuples seront remplacés par des masses ruminantes et indifférentiables.

L’Europe a toujours eu ses parasites, qu’ils soient riches ou pauvres. De plus l’immigration galopante des peuples a renforcé ce problème. Voilà la parasitisme qui est devenu un nouveau fléau en Europe. Déjà, au 19ème siècle Marx et Engels prêchaient : “Prolétaires de tous les pays unissez-vous pour traire la vache européenne”.

Comme hier, nous sommes porteurs d’ une nouvelle pensée européenne et d’espérances pour une véritable qualité humaine. On a déjà fait beaucoup pour l’environnement mais trop peu pour améliorer la qualité des hommes et guérir les maladies de l’Europe. Nous ne devons pas nous résigner. Malgré toutes les mises en garde pessimistes la réunification de l’Allemagne a eu lieu. Seule cette Europe en laquelle nous croyons sera dans la situation de résoudre ses problèmes, ce que ne seront plus capables de faire des nations indépendantes.

Nous sommes Européens

En tant que français nous avons combattu hier pour l’Europe. Souvent on nous a posé la question: “ Pourquoi avez-vous combattu du côté des allemands ?” Après le tournant de la guerre fin 1942/début 1943 il était clair que toute l’Europe était menacée par l’armée soviétique avec les Alliés aux côtés de Staline : cette menace était un extrême danger pour le destin de notre continent et tout dépendait de l’issue des combats à l’Est. En été 1943, avec l’accord du gouvernement de l’époque, il fut donné aux français la possibilité de s’enrôler comme volontaire dans cette troupe d’élite en Allemagne. La défaite de 1940 a été pour de nombreux jeunes français un découragement terrible, il faut se replacer à cette époque et aller combattre à l’Est dans cette troupe d’élite était une occasion pour oublier ce découragement. Notre amour pour la patrie nous ordonna de coopérer avec les troupes allemandes pour l’avenir de notre pays et la sauvegarde de notre continent européen.

Autrefois ce fût un devoir, aujourd’hui notre fierté.

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(Enlèvement d’Europe d’après Véronèse © Palais des Doges)

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Relayée par Rivarol, lancée par la Nouvelle Droite Populaire ( http://ndp-infos.over-blog.com/ )et Synthèse Nationale, une pétition circule contre l’Europe de Bruxelles : appel national à la sécession

Partisans de l’Europe de la puissance ou partisans de l’Europe des Nations, il ne nous est plus possible d’accepter ce qu’est devenue aujourd’hui l’Europe.

Les récents propos d’une arrogance inouïe de la commissaire poli­tique luxembourgeoise quant à l’affaire des Roms sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

■ Sur le plan économique, l’Europe n’est rien d’autre qu’une zone de libre-échange sur le modèle anglo-saxon, incapable de défen­dre les intérêts  de ses peuples face à la mondialisation, incapable d’ériger les nécessaires frontières commerciales qui permettraient de protéger les industries et les emplois européens.

■ Sur le plan financier et bancaire, l’Europe a abandonné toute indépendance face aux intérêts de la finance internationale et s’est placée sous le contrôle d’une Banque centrale qui ne tire sa légiti­mité que d’elle-même.

■ Sur le plan militaire, l’Europe, dont la plupart des membres ap­partiennent à l’OTAN, est une vassale des Etats-Unis.

■ Sur le plan identitaire, l’Europe se révèle incapable de protéger la substance de ses peuples et accepte, voire encourage l’invasion de notre terre.

■ Sur le plan culturel, l’Europe subit la pire des déculturations au profit d’une sous-culture cosmopolite et américanisée.

■ Sur le plan diplomatique, l’Europe, à la remorque des Etats-Unis, ne pèse rien.

■ Sur le plan institutionnel, des nains bruxellois hautains préten­dent dicter leurs décisions aux peuples, relayés par des politiciens complices qui méprisent souverainement la volonté populaire, comme nous l’avons constaté en France avec le traité de Lis­bonne.

Dans le même registre anti-démocratique, Bruxelles prétend dres­ser les peuples européens en imposant une “charte des droits de l’homme européen” parfaitement liberticide.

Cette situation ne peut perdurer. L’Europe de Bruxelles trahit les peuples et les Nations qui la composent. Pour paraphraser Caton l’Ancien, Europa Brusselis delenda est, l’Europe de Bruxelles doit être détruite. La raison, l’honneur et la survie de nos peuples exi­gent que nous entrions en sécession.

Nous voulons que la France fasse sécession et se retire de l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui et souhaitons qu’elle entreprenne aux côtés des forces saines des nations européennes la reconstruction d’une nouvelle Europe respectueuse de ses iden­tités et des intérêts de ses peuples.

Pour signer : http://faisonssecession.hautetfort.com/

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“L’Empire, ou fédération impériale, est l’unification politique de peuples divers sous une autorité souveraine commune, laissant à chaque entité interne son autonomie et sa liberté ultime.

L’Empire fédère, assemble et agrège, mais n’homogénéise pas aveuglément, au contraire de l’État-nation égalitaire. L’ Empire unifie autour de la fonction de souveraineté, tout en préservant la diversité de toutes les autres fonctions. Son existence se justifie par la recherche de la puissance et de la pérennité des peuples qu’il rassemble de façon fédérale en une communauté politique et historique. L’ Empire n’a pas non plus vocation (car c’est une de ses dérives possibles) à devenir un « État mondial », comme c’est le rêve, par exemple, de l’ »islam ou du système de domination occidentalo-américain. Selon notre conception, l’ Empire n’inclut et ne prend en charge le destin que des seuls peuples qui peuvent historiquement, culturellement et ethniquement, se dire et se sentir parties de la même communauté globale.

Il existe pourtant une conception négative -disons suicidaire- de l’Empire : c’est le modèle de l’Empire romain finissant, celui d’après les édits de Caracalla (qui accordèrent la citoyenneté romaine à tous les sujets impériaux, quelle que fût leur origine), c’est le modèle de l’Empire d’Alexandre qui voulait fondre en un seul ensemble Grecs et Orientaux, c’est aussi celui des Empires coloniaux européens qui aboutissent aujourd’hui à la colonisation de l’Europe. Bref, cette forme d’Empire doit être rejetée parce qu’elle est ethnopluraliste et multiraciale, et aboutit toujours à la destruction du peuple-souche et aux conflits intérieurs.

La seule conception positive de l’Empire est celle qui ne l’oppose pas à l’idée de Nation au sens romain de « natifs d’un même grand-peuple ». L’Empire est alors une fédération de nations ethniquement apparentées, une Grande Nation Fédérale, en quelque sorte. Tel est le véritable modèle impérial. L’Empire n’est donc nullement l’ « État-nation » à la fois cosmopolite et centralisé, mais un ensemble de nations libres et fédérées, ethniquement, culturellement et historiquement parentes. L’idée d’Empire n’est donc admissible que si elle échappe à l’universalisme et à son inéluctable dérive vers l’idée d’ « État mondial ».

Bref, sous cette acception, l’Empire est une Fédération décentralisée dotée d’un pouvoir central fort mais limité aux domaines capitaux d’intervention selon le principe de subsidiarité : politique étrangère, protection des frontières, grandes règles économiques et écologiques, etc. Le principe impérial n’est pas uniformisant : ses composantes sont autonomes et peuvent être organisées de manière différente, tout en menant des politiques intérieures propres (justice, institutions, autonomie fiscale, éducation, langue, culture, etc.). Il maintient une unité d’ensemble et un projet de civilisation global. Mais l’Empire ne doit pas se concevoir comme une sorte d’association confédérale floue, totalement hétérogène, ouverte comme un moulin à vent : une discipline d’ensemble est nécessaire, comme une direction politique centrale ferme et claire. En ce sens, l’Union européenne actuelle, simple agrégat administratif sans volonté, est bien loin de représenter l’idée d’Empire.

Les composantes nationales (ou régionales) sont mises en « liberté surveillée ». Elles doivent se plier à la grande politique de l’ensemble et accepter la supériorité du pouvoir central qui, en échange, leur concède leur identité; en sachant que toute nation, conservant sa liberté, peut sortir à tout moment de la fédération impériale. La notion d’Empire suppose celle de projet collectif et de pérennité dans l’histoire. L’Europe serait le cadre idéal pour la constitution d’un Empire, comme regroupement de tous les Européens, dans leur diversité et leur unité. En sachant qu’un futur « Empire eurosibérien », incluant la Russie, devra répondre à cette question cruciale : faut-il fédérer les États-nations actuels ou plutôt de grandes régions ? Quelle que soit la réponse à cette question, l’idée de Fédération impériale semble être, à terme, la seule planche de salut pour les peuples européens menacés”.

Guillaume Faye : « Pourquoi nous combattons »

voir aussi : http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2008/12/01/visages-de-larcheofuturisme/

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eire

Eurosceptiques irlandais au Parlement européen après le résultat du premier référendum de juin 2008.

Et pourtant, pas plus que le vote des français n’avait été respecté, puisque  nos dirigeants démocrates élus démocratiquement ont ratifié le traité de Lisbonne en complète opposition au « non » qui était sorti vainqueur des urnes, le vote des irlandais ne le sera pas non plus puisqu’un second référendum est organisé demain , 2 octobre pour tenter de revenir sur leur premier « non » et leur faire accepter l’Europe des marchands…

dans le temps, un dirigeant qui avait failli était mis à mort (en Irlande parfois même noyé dans un chaudron pour Samain…)

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Alors que j’attends avec une certaine fébrilité une ou deux petites choses que j’ai commandées et que le facteur tarde à me délivrer, ma boite aux lettres commence à se remplir de professions de foi en vue des élections européennes du 7 juin… aujourd’hui c’était le PS avec un texte d’une affligeante nullité, hier c’était le Front de gauche : pas mieux .. penser que ce sont ces gens là qui président à nos destinées … j’ai jamais pu comprendre …Élections, pièges à cons, ça n’a jamais été aussi vrai que pour ces européennes. Car on ne sait même pas de quelle Europe il s’agit… celle du fric assurément, celle des marchands qui veulent tout uniformiser, car il ne faut pas se leurrer, la droite et la gauche sont objectivement complices, les uns et les autres acharnés à gommer les identités, à promouvoir un gouvernement mondial … et pourtant, l’Europe à laquelle je crois, l’Europe que je rêve, d’autres l’ont rêvée avant moi : l’Europe des Patries charnelles …

Europe des ethnies

“Des idées qui nous sont aujourd’hui familières – enfin et heureusement ! – n’ont pas toujours la longue histoire que certains imaginent. Ainsi en est-il de ce qu’on nomme tantôt l’Europe des régions, tantôt l’Europe des Ethnies, tantôt l’Europe des Peuples, tantôt l’Europe des Patries charnelles, toutes notions assez synonymes surgies d’un combat guère plus ancien, celui de l’Europe des Minorités.

Parce que le XIXe siècle avait vu la naissance de l’unité italienne et de l’unité allemande, certains le nommèrent un peu hâtivement le siècle des Nations. C’était aller vite en besogne et y voir un prélude à cette Europe des Nations qui fut le grand échec du XX ème siècle. C’était oublier une des grandes lois de la nature, donc de la politique : les réalités vivantes ne sont jamais semblables et on ne peut appeler – comme aujourd’hui – du même nom de “nation” des entités aussi diverses que l’Espagne ou le Luxembourg, pourtant membres l’une et l’autre à part entière de cette communauté Européenne, qui a décidé de se construire sur les États existants, un peu comme en Afrique qui tient encore compte des frontières coloniales et non des réalités tribales.

Dans ce mariage de la carpe et du lapin, le fameux slogan de l’unité dans la diversité – belle formule par elle même – se réduit à un voeu pieux. Comment inclure dans un ensemble une Allemagne fédérale, bien vivante en ses Länder et une France centralisée, prise dans le corset d’un bi-séculaire jacobinisme ? Pour un observateur attentif, la “nation” en Europe se confond rarement avec “l’Etat”.

L’idée européenne

Il ne faut pas croire que l’idée d’Europe, au cours d’une très longue histoire, se soit confondue avec celle des patries qui la composent. Héritier d’une vieille tradtion “européenne” (où s’étaient déja illustrés ses compatriotes normands Pierre Dubois, le légiste coutançais, Philippe le Bel et l’abée de Saint-Pierre, l’adversaire du Roi-Soleil), Pierre Drieu La Rochelle écrivit en 1931 un essai très justement intitulé l’Europe contre les patries. C’était l’époque du rêve Européen de certains combattants de 14-18, qui mesuraient, avec un Aristide Briand, toutes les folies d’un traité de Versailles ayant crée de nouvelles “patries” aussi monstrueuses que la Tchécoslovaquie ou la Yougoslavie, héritières non du fédéralisme instinctif de l’empire des Hasbourg mais d’une conception “républicaine” et centralisée d’inspiration jacobine.

La plupart des partisans d’une Europe politique ne voyaient pas cette contradiction interne, car ils ne songeaient qu’à l’unification totale du continent, prêts à accepter une hégémonie qui n’était plus espagnole ou autrichienne comme au temps de l’Ancien Régime, ni française comme au Siècle des Lumières et surtout de l’Empire napoléonien mais fatalement, par sa position centrale et son dynamisme. Prussienne, allemande, germanique, cette Europe conduisait, sans le dire, à l’emprise d’une nouvelle hégémonie, celle de la première puissance continentale. On retrouvait finalement le rêve jacobin et bonapartiste. A l’Europe de Genève d’entre les deux guerres et à son échec, succédait inévitablement en 1940 la réalité de l’Europe de Berlin. C’est pourquoi il devait séduire tout à la fois des hommes de gauche et des technocrates. Voir à ce sujet le remarquable essai de L’Europe nouvelle de Hitler de Bernard Bruneteau (Le Rocher, 2003).

L’Europe unie des Européens démocrates comme celle des Européens “fascistes” (les guillemets s’imposent) était fatalement une Europe uniforme avant d’être une Europe en uniforme. L’idée européenne que prônaient les nationaux-socialistes au moment de la Croisade contre le Bolchevisme prétendait respecter les anciennes nations. Il ne pouvait rien en être, surtout en pleine guerre totale et le général Vlassov, par exemple, devait connaître bien des malheurs. Il ne fut jamais question d’une Europe fédérale et il fallut attendre 1945 pour que le fédéralisme devînt un peu à la mode.

Le génie de Fouéré

yann-fouere-copie-1 Mais alors d’où vient l’idée de cette Europe des régions dont nous nous réclamons aujourd’hui ? Absolument pas des partisans de l’unité Européenne de l’Entre-Deux-Guerres, à commencer par le fameux comte Goudenhove-Kalergi, né en 1894 à Tokyo de père Autrichien et de mère Japonaise, et pour qui les États-Unis d’Europe de son mouvement paneuropéen, fondé à Vienne en 1922, n’étaient que les États alors existants.

La réaction viendra de la base, c’est à dire des militants des “minorités”. C’est au début de l’année 1937 que paraît le premier numéro de la revue Peuples et Frontières, consacré, déjà, au Pays Basque péninsulaire, alors que la Guerre d’Espagne faisait rage et que le franquisme, férocement unitaire, était en train de triompher. Qui était l’animateur de Peuples et Frontières (qui portait le sous-titre de “revue d’information sur les peuples opprimés d’Europe occidentale”) ? Tout simplement le Breton Yann Foueré, né en 1910, qui devait par la suite écrire un superbe livre-manifeste L’Europe aux cent drapeaux (1968) et qui vit toujours à Saint-Brieuc, portant allègrement et combativement ses 94 printemps.

Alors que s’affrontaient démocraties et fascismes, nationalismes et internationalismes, droites et gauches, naquit un mouvement précurseur que la Seconde Guerre Mondiale ne pourra que totalement fracasser. Mais les 25 numéros de Peuples et frontières n’avaient pas semé en vain.

Le plus européen des penseurs politiques européens, Drieu La Rochelle, avait accueilli, il faut le dire, le mouvement Breton de Breiz Atao par des sarcasmes de Normand (vieille querelle gauloise du Couesnon) dont on trouve un triste témoignage dans un articulet fielleux de la Nouvelle Revue Française. Pendant la guerre, cependant, Drieu fut le seul à entrevoir l’idée d’une Europe fédérale. Il faut lire à ce sujet deux textes essentiels dans Le Français d’Europe. Le premier fut écrit en 1942 et parut en 1943 dans la revue Deutschland-Frankreich. Il s’intitule “France, Angleterre, Allemagne”. Le second, encore plus significatif, fut publié dans la NRF, en mars 1943, sous le titre “Notes sur la Suisse”. On y voit évoqué le mythe d’une Europe en quelques sorte helvétique qui serait celle des peuples et non des nations. Drieu se suicida. Le Français d’Europe fut pilonné et on n’en parla plus.

Cependant l’esprit de Peuples et Frontières, tel qu’il avait été développé jusqu’à la mi-juin 1939, ne pouvait disparaître. On va le retrouver au lendemain de la guerre, dans le cadre de la revue Fédération et surtout du Mouvement Européen des Régions et Minorités, animé par Joseph Martray, l’ancien bras droit de Yann Foueré, alors “empêché” et exilé en Irlande. Curieux mouvement qui enchanta mes vingt ans. Pour la première fois, on y était intégralement Européen sans renier sa communauté d’origine. On était Européen parce que Breton ou Flamand, Ecossais ou Catalan. Je me souviens d’un magnifique congrès à Versailles, ce devait être en 1947 ou 1948. L’amphithéâtre était décoré des blasons de tous les peuples alors “interdits”. De chacun d’eux partait un ruban écarlate rejoignant une vaste couronne de feuillage dominant l’assemblée. Cela avait une allure de solstice des peuples et j’avais passé quelques nuits avec des copains à assurer cette multicolore décoration d’une salle frémissante d’enthousiasme. Un second congrès eut lieue à Leeuwarden, capitale de la Frise occidentale, aux Pays-Bas. j’y étais aussi…

Idée née à la base

Il faut savoir qu’il régnait alors une ambiguïté qui n’a pas totalement disparu : le ton était donné par les “minorités”, souvent à la base linguistique et les “régions” étaient mal reconnues.

On n’avait pas trop su où mettre les Normands, puisqu’ils prêchent un dialecte d’oïl ou parlent plus simplement la langue de Malherbe et de Corneille. Étaient donc absents de ces réunions “européennes” les Français, les Allemands, les Anglais, les Italiens, les Espagnols… L’Europe des minorités l’emportait sur l’Europe des peuples ! On devait par la suite retrouver les mêmes dérives dans les ouvrages du professeur Guy Héraud, qui vient de disparaître en janvier 2004, et dont le beau livre L’Europe des ethnies (1963) souffre de reposer exclusivement sur des critères linguistiques, qui ne devraient pas être les seuls. C’était bien l’avis de mon vieil ami Paul Sérant. L’auteur de La France des minorités (1965) avait pourtant compris que l’Europe devait arborer cent drapeaux (et j’en dénombrais pour ma part trois fois plus, si l’on voulait que toutes les “régions” de la future Euro-Sibérie soient présentes.

Cette idée de l’Europe des Régions n’est pas venu de quelque sommet bruxellois ou strasbourgeois mais de la base. Elle est née de militants enracinés dans leur terroir et non pas de fonctionnaires internationaux pris de l’envie de transformer l’Europe technocratique en un gigantesque puzzle.

L’Europe des minoritaires ou des régionalistes, peu importe leur étiquette, a plus d’un demi-siècle d’existence. C’est le serpent de mer qui ressurgit périodiquement. On l’a vue, il y a une vingtaine d’année, s’exprimer à Copenhague par l’organe puissant et rural de Pierre Godefroy, député-maire de Valognes et ancien collaborateur de la revue Viking, un de mes plus vieux compagnons de combat identitaire. C’est à lui que je dois d’avoir connu l’œuvre du grand réformateur Danois Nicolas Grundtvig (1783-1872) et de ses hautes écoles populaires.

Ne nous y trompons pas. Tous les “régionalistes” ne sont pas Européens, pas plus que tous les “Européens” ne sont régionalistes. On l’a bien vu avec le livre de Jean Thiriart, Un Empire de 400 millions d’hommes : l’Europe (1964). Nationaliste Européen de l’espèce jacobine et ennemi farouche des mouvements identitaires qui étaient à ses yeux séparatistes, il se voulut chef autoritaire mais, avant même sa mort, il avait sclérosé son propre mouvement par les outrances du caporalisme le plus sectaire. Il est peu d’exemple qu’une aussi grande idée laisse aussi peu de traces dans l’aventure d’une génération malgré quelques admirables militants.

Le prophète

Saint-Loup_portrait-copie-1Le vrai prophète de l’Europe des peuples ne fut pas un chef de bande mais un authentique écrivain. Il s’agit de Saint-Loup. On n’a pas assez insisté sur la rupture qu’il peut y avoir entre les idées qui furent les siennes au temps des auberges de jeunesse du Front Populaire ou des Jeunes de L’Europe Nouvelle (JEN) de l’occupation et des idées qu’un tout nouveau public devait découvrir dans quelques-uns des romans du chantre des “patries charnelles”.

Ancien volontaire du Front de l’Est, il avait rompu avec l’idée d’une Europe une-et-indivisible à la mode jacobine, telle que le voyait les dirigeants du Reich national-socialiste. Magnifique romancier à l’imagination fertile, Marc Augier avait de la vérité historique une vision qui rejoignait celle d’un Alexandre Dumas : il inventa littéralement une Europe des “patries charnelles”, dont il attribua la paternité aux éléments oppositionnels de la SS et dont il publia la carte dans son récit historique Les SS de la Toison d’or (1975).

Sous le titre de “l’Europe des Ethnies” figure ainsi un projet dont il prétendait qu’il était tiré “des cartes ébauchées par le clan non pangermaniste de la Waffen SS”, dans lequel chaque province d’Europe “recevait son autonomie culturelle totale et restait dépendante de la fédération pour l’économie, la politique étrangère et la défense”.

En attribuant à la SS un découpage en contradiction formelle avec le vieux projet pangermaniste d’une seul empire de la Norvège à la Flandre et au Tyrol à l’Estonie, l’écrivain fondait un mythe gigantesque, encore présent au XXIème siècle. Mais il l’enfermait dans une dangereuse nostalgie en l’accouplant à une incapacitante diabolisation. Lier l’Europe des peuples au combat crépusculaire du IIIe Reich ne sert pas cette cause qui repose sur un évident contre-sens historique. Sous cet aspect, un homme comme Jean Thiriart, qui fut dans sa prime jeunesse membre de l’association culturelle wallonne AGRA (Amis du Grand Reich Allemand) était plus “dans la ligne” hitlérienne que le sergent Marc Augier de la LVF !

Il n’est pas besoin de chercher de tels parrainages enfouis dans les cendres de l’Histoire. Transformer en fédéral un vieux rêve unitaire n’en est pas moins une belle trouvaille.

Saint-Loup aura beaucoup fait pour que l’idée de l’Europe des Ethnies (ou des Régions ou des Peuples) ait abouti à remplacer chez beaucoup de jeunes, le mot nationaliste par le terme identitaire. Les romans du Cycle des Patries charnelles, comme Nouveaux Cathares pour Montségur ou Plus de pardons pour les Bretons, sont l’œuvre d’un prodigieux éveilleur. Ces récits, où l’imagination transfigure la réalité historique, ne sont pas les témoignages d’une nostalgie du passé mais le fondements d’une vision de l’avenir.

Et pourquoi n’existerait-il pas contre l’Europe jacobine, une Europe romanesque ? “

Jean Mabire

source : http://dhdc2917.over-blog.com/article-31295104.html
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interdiction

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Bon, je n’ai pas une sympathie exagérée pour Jean Marie Le Pen mais d’apprendre qu’il ne présidera pas la séance inaugurale du Parlement Européen en tant que doyen d’âge uniquement parce que, même s’il a été démocratiquement élu par une partie de la population, ça ne plait pas à l’establishment politique en place, et que le Parlement a donc modifié son règlement pour donner la présidence à quelqu’un d’autre me fout positivement en rogne..

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Beaucoup plus pour ce que ça traduit sur la vie et les mœurs politiques actuels que sur ce « point de détail » précis…(« détail = élément non essentiel d’un ensemble; circonstance particulière ». Le Robert 2009)

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On nous rabâche à longueur de temps qu’on vit dans un pays de libertés, un pays de démocratie et on voit pourtant se profiler un nouveau code mis à la disposition des hommes politiques « qui comptent » , en d’autres termes qui sont fréquentables et naviguent dans un système de pensée « correcte » qui se conjugue au singulier, pour ne pas dire « à l’unique »

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Un de ces articles a été écrit quand le vote populaire s’étant opposé à la ratification du traité de l’Europe, les petits marquis qui nous dirigent ont usé d’un subterfuge pour aller le ratifier à Lisbonne…

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Premier article : le vote populaire te dérange = ignore le…

(nouvelle illustration quand on revotera en Irlande …)

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Nouvel article quand le ministre de l’Immigration Eric Besson a réaffirmé que “tous ceux qui aident de bonne foi un étranger en situation irrégulière doivent savoir qu’ils ne risquent rien“.

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alors que l’ article L622-1 -du Code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile stipule que « Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 Euros. »

(je précise ici que je n’émets pas de jugement de valeur, je m’interroge seulement sur la validité du principe « la loi est la même pour tous » …)

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Deuxième article : la loi que tu es chargé de faire appliquer te dérange = ignore la …

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Nouvel article qu’on vient de voir avec l’abus de pouvoir du Parlement Européen

Troisième article : un règlement te dérange = ignore le …(mieux, change le…)

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Le dernier exemple un peu atypique mais qui pourrait bien faire très rapidement force de loi ne concerne à priori que Dieudonné … vous savez, l’humoriste qui est prêt à tout pour faire parler de lui …Lui non plus ne m’inspire pas une sympathie exagérée… mais je ne vois pas ce qui pourrait, alors qu’on vit dans un régime de démocratie, l’empêcher de présenter des listes aux élections européennes. Or, lors d’un entretien sur une radio communautariste, Radio J, en entretenant volontairement l’amalgame antisémitisme/antisionisme , le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a évoqué une possible interdiction des listes Dieudonné…ouvrant ainsi la porte à pas mal de dérives possibles…

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Quatrième article : des candidatures à des élections te dérangent = interdis les…

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(en fait ça pourrait être un jeu … toi aussi, trouve de nouveaux articles d’un nouveau comportement d’une nouvelle démocrassie, tu gagneras peut être le droit de donner ton avis … dont on ne tiendra pas compte …)

Alors que la racine chrétienne semble être de plus en plus tendance : revendiquée tout à la fois par le mari de la chanteuse (pas bien pourtant le divorce …), le Front National (ou ce qu’il en reste), Alain Soral (gazaoui déçu, rival évincé de Marine), Christian Bouchet (compère du précédent), Carl Lang (sécessionniste groupusculaire du Front), la Nouvelle Droite Populaire de Robert Spieler et sa soeur hérétique, elle aussi sécessionniste, Nouvelle Droite Républicaine de Jean François Touzé .. tous mouillent pour les racines chrétiennes de la France ou de l’Europe… et j’en oublie sans doute.

Dans le dernier numéro de Terre et Peuple nous vient un autre air, pur, tout droit d’en haut des cimes sous la plume de Jean Patrick Arteault qui insiste sur la nécessité de faire le choix de l’Europe contre l’Occident et détaille les grands thèmes d’un socle sur lequel pourrait s’édifier une démarche globale de libération de l’Europe.

serment_antique

Premier d’entre eux : « le choix du recours aux valeurs de la tradition indo-européenne ou boréenne selon la belle appellation de Dominique Venner et le refus symétrique des valeurs bibliques qui en sont, point par point, l’opposé. Ce qui implique bel et bien, il faut oser le dire, la rupture avec le christianisme sous toutes ses formes. Celui ci, héritier direct du judaïsme, est inconcevable sans lui, même s’il l’a trahi d’une certaine manière, et a pu sembler s’opposer à lui à certaines périodes de l’histoire. Mais il ne s’agissait, pourrait-on dire, que d’un défaut de jeunesse : pour s’imposer à l’Europe, le christianisme a du composer (inconsciemment ou consciemment, peu importe) avec la tradition indo-européenne au point de donner l’illusion de lui être lié. Aujourd’hui, les choses sont plus claires: le protestantisme dès le XVIe siècle, a renoué avec les origines juives du christianisme; le catholicisme romain a suivi au XXe siècle (…). Sur le fond, bien des analystes d’horizons différents ont souligné la parenté matricielle entre le christianisme et l’Occident. L’Occident, c’est le christianisme laïcisé. Il appartient maintenant aux européens chrétiens qui se veulent identitaires, de faire leur examen de conscience et leur choix : on ne peut à la fois assumer un état et son contraire sans mentir à l’un ou à l’autre comme à soi même ».

Le 15 octobre 1844 naissait Friedrich Nietzsche.

« Je pense que la solution à la crise culturelle contemporaine nous est donnée par Nietzsche: en parlant de solution j’entends bien ce terme dans son sens le plus positif, le plus actif; Nietzsche ne nous apporte pas seulement des explications sur tous les problèmes culturels, sur le mal de vivre contemporain, il nous offre aussi des remèdes individuels et collectifs (…) Pour tous ceux qui aspirent à une vérité sans équivoque, à une cohérence des valeurs, cette lecture sera un lavage de cerveau et d’âme suivi d’un fleurissement de potentialités souvent insoupçonnées. S’ils sont assez nombreux, Nietzsche aura déblayé pour l’Europe la voie royale révolutionnaire, jeté les tisons ardents de la plus puissante révolution culturelle dans l’histoire connue de la planète ».

Robert Dun

« Une fête implique la fierté, l’exubérance, la gaieté, la raillerie à l’égard de tout ce qui est grave, bourgeois, une divine affirmation de soi, née d’un sentiment de plénitude et de perfection animales -autant d’états que le chrétien ne peut pas approuver sincèrement. Toute fête est païenne par essence … »

Je suis tombé sur l’info un peu par hasard et j’ai voulu en savoir plus en cherchant sur Google, mais en tapant les noms des généticiens, j’ai bien eu 1510 réponses mais seulement 2 en français. Alors je me pose la question : est-ce que tout le monde s’en fout ? Ou on ne veut pas que ça se sache, à une époque où le maître mot est « métissage » ? de manière tellement compulsive d’ailleurs qu’on en arrive à des aberrations du genre que pour saluer le prix Nobel attribué à Le Clézio, on loue son cosmopolitisme et son goût du métissage dans le même temps qu’on encense son combat pour la reconnaissance et la préservation des peuples premiers… et personne ne s’aperçoit que c’est complètement incohérent ? En fait je crois qu’on se fout de la cohérence ou de l’incohérence des choses du moment qu’elles aillent dans le sens du poil…

Quoiqu’il en soit, cette info confirme ce dont j’ai toujours été intimement persuadé, à savoir que je n’ai pas grand chemin à faire pour répondre à la question « à quoi pouvait bien ressembler mon ancêtre, celui qui marchait dans l’armée de Vercingetorix ? », tout simplement, à moi, il ME ressemblait…

elle est à rapprocher de l’article « une vieille histoire de famille » (voir supra) avec le même avertissement : pour répondre à tous ceux qui nous dénient le droit et la fierté de prétendre à une identité européenne sous prétexte qu’un métissage tous azimuths aurait depuis longtemps effacé toute trace de nos origines …

Il y a 28000 ans, l’Européen avait un ADN similaire au notre.

Un groupe de généticiens, coordonné par Guido Barbujani et David Caramelli de l’université de Ferrare et de Florence, a montré qu’un individu Cromagnoïde qui vivait dans le sud de l’Italie il y a 28000 ans était un européen moderne, et partageait non seulement les caractéristiques anatomiques de l’homme moderne mais également ses traits génétiques.

Toutefois, l’obtention d’une séquence d’ADN fiable d’une Cromagnoïde était techniquement difficile.

«Le risque dans l’étude des anciens hommes est d’attribuer à un fossile l’ADN laissé là par les archéologues ou les biologistes qui l’ont manipulé», explique Barbujani. “Pour éviter cela, nous avons suivi toutes les étapes depuis l’extraction des os fossiles et saisi les séquences d’ADN de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec eux.”

Les hommes Cromagnoïdes coexistaient en Europe avec d’autres hommes, les Néanderthaliens, dont l’anatomie aussi bien que l’ADN sont clairement différents des nôtres. Les résultats démontrent donc, pour la première fois, qu’aux différences anatomiques entre Néanderthaliens et Cromagnoïdes s’ajoutent des différences génétiques. Ce qui laisserait à penser que l’homme de Cro-Magnon et l’homme de Néanderthal ont coexisté en Europe sans qu’il y ait métissage, et que les hommes de Néanderthal qui ont vécu en Europe près de 300000 ans, ne sont pas les ancêtres des Européens…

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