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“Parlant de l’ancien président Giscard d’Estaing, Raymond Aron eut ce mot cruel et juste : « Il ne sait pas que l’histoire est tragique ». Nous qui le savons, nous avons retenu le thème des crimes d’État associés parfois à des scandales politiques. Il y a toujours eu des crimes d’État et pas seulement à l’époque mérovingienne. Ce sont des moments de paroxysme qui révèlent l’ampleur d’une crise politique et historique, cristallisée par une lutte mortelle que seule la mort peut trancher. Sous prétexte que l’Europe occidentale vit actuellement hors de l’histoire, il ne faut pas imaginer qu’il en sera toujours ainsi. Cette parenthèse historique se refermera. Autour de nous, dans le reste du monde, les drames mortels ne manquent pas, au Proche-Orient, par exemple, dans le sillage d’un illusoire « printemps arabe ». Retenons que, le 30 septembre 2011, le président américain Barack Obama a officiellement autorisé des assassinats ciblés visant des adversaires supposés des États-Unis. Cette décision (révélée par le New-York Times du 8 octobre 2011 et reprise par Le Monde du 14 octobre 2011) s’inscrit en principe dans la logique de « la guerre globale contre le terrorisme » justifiée par l’attentat du World Trade Center à New-York, le 11 septembre 2001. Cependant, le « terrorisme » n’est pas un adversaire défini, mais une méthode de lutte ou de guerre. Les États-Unis et leurs satellites en ont fait une entité abstraite justifiant par avance l’usage d’homicides. La raison d’État légitime par définition les crimes d’État.” (La NRH)
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Robert Edward Lee, bien qu’opposé à la sécession et hostile à l’esclavagisme fut le général en chef des armées des Etats confédérés au cours de la guerre de Sécession.
Il est mort le 12 octobre 1870
On profitera de l’occasion pour saluer le n° 3 Hors Série de la Nouvelle Revue d’Histoire qui vient de sortir. Il est précisément consacré à la Guerre de Sécession.
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« Une histoire sans bons ni méchants.
Avec ce Hors-Série consacré à L’Afrique, de la colonisation aux indépendances, La Nouvelle Revue d’Histoire inaugure une nouvelle formule. Notre intention est de publier périodiquement des dossiers hors-série qui s’ajouteront à nos six numéros habituels.
Si nous avons choisi ce sujet « colonial », c’est qu’il coïncide avec la commémoration des cinquante années écoulées depuis l’indépendance accordée en 1960 par la France à ses anciennes possessions africaines.
Ce sera pour nous l’occasion d’un vaste bilan, mais aussi d’une réflexion sur le passé. Je vais l’inaugurer par un souvenir personnel, celui de l’écolier que j’étais à une époque où l’on célébrait sans complexe l’Empire colonial français. C’est un atout pour l’historien d’avoir connu l’avant et l’après.
Donc, vers l’âge de dix ans, mon livre de lectures scolaires me faisait découvrir ce que la République considérait alors comme son œuvre la plus glorieuse et la plus estimable. »
Dominique Venner, premières lignes de l’Éditorial.
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