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31 décembre 2007

Nous sommes donc le dernier jour de l’année civile 2007… demain, bonjour 2008 … en fait ça me plait bien de commencer ce blog alors que l’année s’achève et que l’autre n’est pas commencée … comme pour les anciens Celtes, la journée commençait au coucher du soleil, et les saisons, un mois et demi avant la date « officielle » … et comme aussi, dans notre Cercle, plutôt que de l’Est où se lève le Soleil, on préfère partir du Nord pour les cérémonies parce que c’est la Terre et l’Obscurité qui renferment toutes les potentialités et que c’est en leur sein que nait la Lumière…
C’est aussi le moment des « bonnes résolutions ». Je ne pratique pas le Reiki mais si je pouvais faire que ses cinq préceptes ne restent pas complètement lettre morte, ce serait déja vraiment très bien :
Juste pour aujourd’hui
ne te mets pas en colère
ne te fais pas de souci
montre de la gratitude
travaille dur (sur toi même, précisent certains)
sois bon envers les autres et toi même.

sous-le-gui.jpg Mais avant, il faudra s’embrasser sous le Gui…

A la Face du Monde

Nous ne dormons pas dans des draps de soie. Nous dormons sur la paille des écuries ou dans la forêt sous un chêne, auprès de nos chevaux. Nous allons, vêtus de cuir, de grosse toile et de laine grossière. Nous avons les ongles noirs et les cheveux tressés, des traits burinés par trop de soleil, par trop de vents et trop de pluies. De lourds bijoux d’or, de cuivre, d’argent et de bronze ornent nos doigts, nos poignets, nos bras et nos cous. Tous nous allons, dressés entre Terre et Ciel, femmes sauvages mêlées aux guerriers, peints de bleu et le front haut. Et triskèles, entrelacs et spirales, nous portons avec fierté les tatouages de notre Clan.

Nous chevauchons côte à côte, la même lueur au fond des yeux, et le soir autour du feu qui allume des reflets dans nos cheveux, épaule contre épaule nous nous tenons pour sentir notre chaleur et notre force. Nous n’avons point besoin de mots pour nous comprendre, un regard, une main qui étreint, une bourrade, des lèvres qui s’étirent en un sourire, une épaule haussée, un oeil qui se plisse, une chaleur qui émane de l’autre, et sa forte présence: tout est dit.

Nous sommes légers comme l’air, souples comme la flamme, libres comme l’eau et solides comme le roc. Nous sommes forts, nous sommes puissants comme l’ours, et comme le serpent, nous savons être silencieux. Nous volons avec l’aigle, nous chassons avec le loup, nous aimons avec le cerf. Et notre Connaissance est celle du saumon.

C’est l’horizon qui est nôtre, devant nous grand ouvert. Quatre murs nous pèsent, nous écrasent et nous tuent. C’est la forêt qui est nôtre, ses chênes, ses bouleaux et ses houx, ses frênes, ses érables et ses buis. C’est le torrent qui est nôtre, c’est la rivière et c’est le fleuve qui serpentent entre les saules, les aulnes et les peupliers. C’est le tertre enchanté qui est nôtre et la montagne qui s’élance vers le ciel. C’est la mer qui est nôtre et les Iles qui sont nos rêves.

Quand après avoir longtemps galopé, nous parvenons à la rivière, nous sautons à terre et nos vêtements arrachés volent de tous côtés. Sous la morsure du froid quand nous nous plongeons, et nos blessures, dans l’eau, nous frissonnons mais c’est délice, et de nos mains redevenues d’enfant jaillissent des gerbes d’eau que le soleil transforme en autant d’arc-en ciel. Et nous rions ! Ruisselants, nous rions à la face du monde ! et tendons nos bras vers le ciel pour honorer nos Dieux.

Le soir, autour du feu, dans les ombres qui dansent, alors que tout prêt, la rivière murmure dans sa courbe, nous vibrons à l’écoute des exploits, des amours de chacun. Et nos silences, et nos mots, et nos chants et nos rires montent dans le noir, se mêlent aux flammes qui s’élancent vers le ciel, se mêlent et s’accordent aux cris des bêtes magiques qui peuplent la nuit.

L’aboiement du renard, le sifflement de la loutre, le cri perçant de la jeune hulotte, le grognement du sanglier et parfois même le brâme du cerf sont la musique qui berce nos nuits sous le ciel étoilé. Mais nous aimons aussi notre propre musique quand, la guède ayant peint de bleus motifs nos visages farouches, nous frappons ensemble l’umbo de nos boucliers, et que retentissent les carnyx.

Un sang riche, et lourd, et chaud, comme la sève des arbres, bat dans nos veines, sauvage comme un tambour qui battrait depuis un autre monde. Les morts de notre Clan chevauchent à nos côtés. Les sabots des chevaux projettent des mottes de terre jusqu’à la hauteur de nos épaules et le vent emporte nos cris sauvages et nos chants sur ses ailes. La brûme fait de nous des fantômes, formes sombres galopant dans la nuit. Et devant cette vision nos ennemis sont glacés d’épouvante.

Quand, dans sa robe d’un or étrangement vert et terne, de la même nuance que les vagues qui déferlent, et toute remplie d’amour, lui décrivant les plaisirs et merveilles de son Ile, une belle habitante d’ Avalon vient chercher l’un des nôtres , tous nous allons, le front haut en chantant, pour les accompagner là bas jusqu’au rivage, et quand ils disparaissent tout au loin sur la mer, dans leur barque de verre, le coeur étreint, nous rêvons nous aussi à celle qui viendra bien nous chercher un jour.

Setanta

D’une certaine manière, c’est amusant parce que je me suis souvent demandé ce qui pouvait bien pousser les gens à ouvrir un blog et puis voilà donc qu’aujourd’hui je me retrouve en train de taper un texte de présentation pour ce qui sera probablement MON blog si j’arrive à maîtriser les mystères de l’informatique et que je ne me plante pas en tentant de l’installer tout à l’heure….Un effet de mode ? Est-ce que je me plierais à un effet de mode alors que j’ai toujours vomi le réflexe grégaire ?…
En fait j’ai l’impression que ce qui pousse les gens à avoir leur blog, c’est la même chose qui les pousse à tenir un journal intime .. le besoin de se situer dans le temps et dans l’espace, conjugué peut être à la peur de manquer de mémoire, et pour ce qui est du blog, à un certain gout pour l’exhibitionnisme peut être même si ça n’a pas besoin d’être complètement conscient. . C’est peut être aussi parce qu’on a envie de pouvoir quantifier (bouh le vilain terme) son évolution personnelle… Et c’est donc en définitive, surtout une manière de se prouver qu’on existe…
J’ai souvent entamé la tenue d’un journal intime. Une fois, c’était dans le cadre d’un programme de « développement personnel » pour développer son intuition et sa créativité: il fallait, chaque jour, écrire d’une traite je ne sais plus combien de pages pour désamorcer le mauvais esprit vachard et l’omnipotence du « juge intérieur » … je l’ai fait régulièrement pendant plusieurs mois et c’était effectivement une expérience intéressante … et le dernier journal intime que j’ai tenu assidument s’est étalé, lui aussi, sur plusieurs mois … ces mois décisifs et douloureux où, à presque cinquante ans, j’ai tout quitté pour commencer une nouvelle vie…
En fait, j’ai toujours aimé les carnets et j’ai toujours eu le fantasme… ou j’ai toujours eu l’ envie, au moins, d’avoir un gros carnet fermé par un élastique, boursouflé, aux pages cornées et tachées, plein de bouts de papier, de photos, de fleurs séchées qui dépassent, un gros carnet de cuir fatigué, boursouflé, débordant de citations, de notes de lectures, de références de films, de coups de gueule et de coups de coeur… Et d’ailleurs, j’ai toujours aimé lire les journeaux littéraires: j’ai aimé ceux de Giono, de Gabriel Matzneff, de Galtier Boissière, de Paul Léautaud, d’ Ernst Junger et de bien d’autres … j’ai aimé les correspondances aussi (c’est le moment de rajouter Augiéras dans ma liste d’auteurs…), ce qui revient, dans la démarche, de toute manière au même…
Un blog, on en conviendra, c’est beaucoup plus personnel qu’un forum où on est quand même plus ou moins obligé de se soumettre à un certain nombre de règles « intérieures »… parce que sur un forum, on est chez « les autres ». Sur un blog règne un parfum de liberté à la fragrance plus prononcée parce qu’on est chez soi et qu’on se sent toujours plus libre chez soi que chez les autres. On est plus à l’aise aussi parce qu’on sait où sont les choses, on sait qu’il ne faut pas tirer la chasse d’eau trop fort sinon on risque d’en foutre partout, combien de temps après avoir ouvert le robinet il faut attendre pour avoir de l’eau chaude, que la troisième marche de l’escalier grince plus que les autres, que ce fauteuil est plus confortable que celui là qui est pourtant plus joli … et que la bouteille de pur Malt est là-bas, sous le lavabo… Le blog est un espace dans lequel on imprime la marque de sa personnalité. Et je préfère qu’on me dise « on se sent bien chez toi », plutôt qu’on me loue pour ma bonne tenue chez les autres…

Alors, allons-y …

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