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..trouvé cet article dans le n°8 de la revue Druvidia:

La terre, un être vivant

Un être vivant se caractérise par diverses fonctions dont les principales sont: la digestion, la repiration, la circulation.
Chez l’homme, le coeur est l’organe qui manifeste les mouvements les plus rapides en ne considérant que la vie organique. Il bat soixante fois par minute, en deux temps, avec une contraction et une dilatation et préside à la circulation du sang;
Le poumon fonctionne à raison de vingt fois par minute avec son temps d’inspir et d’expir, il préside aux fonctions de respiration ou digestion de l’air atmosphérique. La digestion dont la durée est variable selon les repas plus ou moins abondants et les individus, doit s’accomplir quatre fois en vingt quatre heures.
L’innervation ou fonction du système nerveux est, en gros, caractérisée par la veille (16 heures) et le sommeil (8 heures), ainsi que par les cinq sens objectifs.
Il faut ajouter que pour l’homme la durée de sa vie physique sur cette planète, est d’environ soixante quinze ans.
Les mouvements de la terre sont plus lents que ceux de l’être humain. Une minute de l’homme correspond à un jour de la terre.
Circulation: en une journée de 24 h. la terre tourne sur elle même, une moitié est dans l’obscurité, l’autre baigne dans la lumière solaire, en même temps, l’océan présente un gonflement (marée haute) et une contraction (marée basse). L’eau est aspirée de l’océan dans l’atmosphère, elle circule comme un courant artériel au dessus des terres sur lesquelles elle tombe en pluie ou rosée. Elle se condense dans les glaciers qui constituent les réserves vitales de la planète. Et cette eau retourne par les rivières et les fleuves à l’Océan, ce qui constitue le courant veineux.
Respiration: la terre absorbe et fixe les rayons solaires, à chaque période de rayonnement solaire et de rayonnement lunaire correspond un inspir et un expir. Mais la période du cycle respiratoire complet est de quatre semaines dont chacune est caractérisée par l’influence lunaire.
De la nouvelle lune à la pleine lune se fait la fixation dans les filons (1) métalliques de l’inspir des rayons solaires. De la pleine lune à la nouvelle lune, c’est l’expir de tout ce que la terre renvoie de forces hors de son domaine.
Digestion: la digestion terrestre est caractérisée par:
1) ingestion des aliments par l’humus terrestre,
2) séparation des parties absorbables et des parties inutiles,
3) fixation dans l’organisme terrestre et transformation en produits nouveaux des parties digérées, ou assimilation et utilisation,
4) transformation ultérieure en substances inertes des produits digérés, ou excrétions.
A certains moments, la terre a faim plus qu’à d’autres. Elle s’arrangera toujours pour augmenter son alimentation en provoquant des épidémies, des cataclysmes ou des guerres entre animaux ou êtres humains. L’ agriculture est basée sur la digestion terrestre:
1) ingestion des germes (septembre à décembre),
2) assimilation par l’humus des germes ingérés (décembre à mars),
3) production et sortie des germes transformés, union des sucs terrestres et des rayons solaires constituant la sève (mars à juin),
4) le Fruit ou la Graine, produit vivant, en même temps que les sous produits, retournent à la terre sous la forme de cadavres végétaux (juin à septembre).
Pour les animaux et les minéraux, il y a des périodes analogues. Innervation, les forces que la terre tire du soleil et qui n’ont pas été employées sont concentrées dans les filons métalliques qui forment un véritable système nerveux ganglionnaire. Le temps attribué au cycle de l’innervation terrestre est assez difficile à déterminer. La période de vie et de mort des continents terrestres se fait en 25920 ans (la grande année de Platon) dont 12860 d’absorption des forces cosmiques et 12860 d’expir de ces forces avec transformations continentales et déluges.

(1) Filon: suite ininterrompue d’une même matière recoupant des couches de nature différente.

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Mardi 8 janvier 2008

De la brume ce matin…
Le brouillard est Mystère (pour certains le « myste » est celui qui est voilé, pour d’autres celui qui garde les lèvres fermées, mais dans un cas comme dans l’autre , myste et brouillard restent liés). Mystère parce que tout concourt à en faire un Seuil et le Seuil est Mystère parce qu’il peut être ouverture sur l’Inconnu.
Le brouillard estompe ou transforme les formes mais aussi les couleurs et les sons, ainsi que les odeurs, et on ne sait pas trop ce qu’il cache: le paysage qu’on avait auparavant devant les yeux ou des créatures monstrueuses comme dans la nouvelle de Stepehen King ? De cette « purée de poix », dans un « silence ouaté », sort parfois une forme sombre qui peut être n’importe quoi, mais bien souvent ce qu’on ne croyait pas que c’était et qui se présente « voilé ». D’ailleurs , on se souvient d’Héraclite qui prétendait déjà que la nature « aime à se voiler »…Et ce brouillard, en se levant, s’il découvrait un nouveau paysage qu’on ne connait pas ? un ailleurs ?… c’est bien aussi effrayant que de craindre que le soleil ne se lève plus …
Le brouillard estompe, transforme, mais aussi il trompe et il égare : même avec une corne de brume, rien de plus facile que de se perdre dans le brouillard qui, parfois, semble jouer avec nous, ne dévoilant que ce qu’il veut, quand il veut, sous la forme qu’il veut.
Il est le cinquième Elément mais en même temps le produit d’une danse entre trous les autres éléments, et il est lié aux trois Mondes : le monde d’en dessus, avec les nuages, notre Monde, quand il nous environne et emplit la surface de notre perception, et le Monde d’en dessous quand il flotte au dessus d’une étendue d’eau, tel un gros serpent paresseux qui émanerait directement d’elle, telle une Vouivre. Le brouillard est lieur.
brouillard-monet.jpg Le brouillard aime jouer, un peu à la manière de ces lutins facétieux: il s’enroule, s’accroche, glisse sur vous, et quand vous croyez le saisir, il vous file entre les doigts. Il est désir, il est invitation: invitation à le pénétrer, à pénétrer en lui, à passer le seuil pour accéder à un autre monde, et quand on est « dans le brouillard », on est dans l’inconnu, ou entre rêve et réalité. Mais s’il invite il ne se laisse pourtant pas pénétrer facilement: on peut s’enfoncer, s’immerger en lui pendant des mètres et des mètres sans avoir pour autant l’impression de bouger de place, des heures et des heures sans avoir l’impression que le temps passe. Le brouillard distord l’espace, comme le temps …
Dans le même ordre d’idées, le brouillard/seuil me fait penser à la buée qui peut se déposer sur un miroir: le miroir qui est une porte à franchir sur un autre monde ou sur soi même (comme Alice de Lewis Carroll ou le miroir magique de Blanche Neige) où la buée déposée sur sa surface peut faire office de sas… D’ailleurs, la buée empêche de se voir quand on se regarde dans le miroir … ou alors on se voit tout flou, comme effacé …Certains ésotéristes disent que le miroir ne fait que révéler le « juge suprême » : il faudrait donc effacer/traverser la buée pour le découvrir ? pour se découvrir ?
Enfin, je trouve que le brouillard présente une certaine analogie avec les boules de gui, avec cette même couleur laiteuse assimilable au sperme et donc à la fertilité : comme lui, comme le gui qui s’accroche tout pareil aux branches des arbres, et donc comme le sperme, le brouillard serait riche de toutes les potentialités ?
… et j’aime bien quand cette couleur laiteuse est lumineuse, lumineuse du soleil qui, caché derrière, est sur le point de se dévoiler … quand le soleil se devine ainsi derrière le brouillard, on a l’impression que quelque chose va s’ouvrir …

(Monet: Bras de la Seine près de Giverny – Brouillard)

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