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J’aime bien Freyja (http://racines.traditions.free.fr/freyfrig/index.htm) , j’aime bien aussi la représentation que j’en ai sur mon balcon… d’autant qu’elle a une histoire, cette représentation, elle ne sort pas de la réserve d’un fabricant en gros ni de Taïwan ou de Corée… elle a été faite en plâtre à la main par Markus Wolff, un percussioniste du groupe Waldteufel , quand il jouait avec Blood Axis (musique industrielle) et que ce dernier groupe était venu en France il y a quelques années, pour deux ou trois concerts… J’avais commandé la représentation de Freyja et Stephane avait choisi Freyr … Markus Wolff les avait apportées des Etats Unis, dans ses bagages, et c’est Stéphane qui était allé les voir jouer qui les avait rapportées, encore toute fraiches, le plâtre même pas encore complètement sec…

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roue-de-lannee.gif En tournant dans le Cercle, je pense à la course du soleil: au Nord d’abord, invisible, caché au coeur de la nuit, comme la petite lueur au coeur de l’obscurité, puis rouge à l’Est, grosse boule incandescente, quand il se lève, annonçant déja, dans quelques semaines, le début de la saison claire. Au Sud, il est un disque jaune, aveuglant, au zénith dans un ciel estival, et grosse boule rouge à nouveau, à l’Ouest, quand il tombe sur l’horizon, à quelques semaines cette fois de la saison sombre et de la nouvelle année. Pour aller ensuite s’enfouir au coeur de la nuit du Nord.

Le Nord correspond à la terre, froide et sèche, sombre, stable, dense, forte et matérielle. Cette terre dont nous sommes nous mêmes faits, fertile et nourricière, lourde de toutes les potentialités en germe. Donneuse de vie mais aussi donneuse de mort puisqu’elle peut nous engloutir, et que nous retournerons en elle.
A l’ Est l’air humide et chaud, partout présent, qui est force et légèreté du vent. Il nous rafraichit et nous donne la vie mais peut aussi se montrer impitoyable en nous balayant comme fétus de paille.
Le feu du Sud, sec et chaud, est la lumière et la chaleur du soleil dans le ciel, ou du feu dans la cheminée, mais ses flammes peuvent aussi tout consumer sur leur passage, et il est aussi la fulgurance de la foudre qui tue et le magma du centre de la terre qui peut se répandre au dehors en larges fleuves brulants.
L’Ouest enfin, avec l’eau humide et froide, qui lave et désaltère, qui nous purifie et nous nourrit avec ses poissons mais qui érode les rochers les plus solides et peut aussi nous engloutir. L’eau qu’il faut traverser pour atteindre les Iles Bienheureuses.

houx1.jpg Au Nord, paysage nocturne avec des collines dont les sommets sont recouverts de neige, où les arbres, sauf les toujours verts comme le houx et l’if, ont leurs branches nues et noires, givrées, seulement égayées ça et là de grosses boules de gui. Le vent est glacial. Le serpent est lové dans un trou, sous une souche ou sous une pierre, et l’ours attend des jours meilleurs, profondément endormi dans le fond de sa grotte.
A l’Est le soleil se lève sur un matin de printemps, l’air est frais et parfumé. Les arbres sont couverts de borgeons, qui donnent l’impression que les branches sont ombrées de velours vert, et les pousses surgissent de la terre : tout semble régénéré, avoir été comme lavé et purifié par les rigueurs de l’hiver. C’est le temps des semailles. Le vent pousse les nuages blancs et là haut, l’oiseau cherche les courants qui lui permettront de s’élever toujours plus haut, dans un air qui lui file entre les plumes, il est ivre de voler, ivre d’altitude, ivre de liberté.
champ-blelignes-courbes.jpg Au Sud il est midi, et là c’est la Vie qui éclate, les champs sont lourds des moissons à venir et les couleurs qu’arbore la nature, toute de profusion végétale, éclatent sous un soleil d’été, la sève des végétaux, ancrés profond dans la terre et dressés vers le ciel, est lourde comme est lourd le sang qui coule dans les veines des êtres vivants. Avec la vie c’est la passion qui éclate, le cerf dont les bois seront repoussés dans deux mois, court dans la forêt, pressentant son désir.
A l’Ouest le soleil couchant s’enfonce dans les eaux sombres et déjà ce n’est plus le jour. Les arbres perdent leurs feuilles d’automne, rouges et brunes qui jonchent le sol et la température de l’air commence à chuter. On termine les récoltes et les vendanges. saumon.jpg Le saumon, en surmontant de nombreux obstacles, remonte la rivière qui traverse des champs à présent nus, vers son lieu de naissance, pour s’y reproduire. Il remonte à la Source.

Derrière la course du soleil et le déroulement des cycles de l’année, se dessine celui de la vie humaine avec la naissance au Nord, l’adolescence à l’Est, l’âge adulte au Sud et la vieillesse à l’Ouest qui glisse jusqu’au Nord et à la mort.
En parallèle, le Nord représente l’époque de réceptivité aux forces de l’inspiration (imagination, intuition, sensation) et au commencement de mise en oeuvre de certains projets.
L’Est est le temps de l’ouverture aux forces de la lucidité (pensée, intelligence, esprit, logique).
Le Sud est l’époque de l’expression, de la réalisation de nos rêves et du travail dans le monde extérieur.
L’Ouest enfin, est le temps d’une énergie qui favorise l’évocation, la réflexion qui opére la synthèse des expériences

Au Nord, on fête le passage de la nuit la plus courte à la renaissance du soleil: Mabon, le fils de la Déesse est né: jeune Roi Soleil dont le rôle sera de distribuer sur la Terre tous les dons de la Déesse, répartir les nourritures matérielles et spirituelles.
A l’Est, les nuits et les jours s’équilibrent. La Nature s’éveille à travers le réveil de ses forces puissantes dont Kernunnos est la divinité.
Au Sud, on fête le jour le plus long, l’énergie vivifiante, le feu, et l’on honore les divinités solaires : Bel et Belisama, Brigitt et Lugh.
hecate_2.jpg A l’Ouest, les jours et les nuits à nouveau s’équilibrent et la Vieille (Kerridwen, Morrigan, Nantosuelta) vient chercher ce qui doit mourir, partir, ce sur quoi on doit lâcher prise, pour en remplir son chaudron.

En parcourant ces divers cycles tout autour du Cercle, chacune de ces stations est un point d’arrêt, mais l’ensemble doit être vu comme étant dynamique, un peu comme si on était dans un manège … allez, tournez ….

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