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L’adaptation du « Gorille » de Brassens par Cabrel est superbe, aussi bonne et originale que celle des « Bancs Publics » par Jonasz est nulle et convenue …

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(Mercredi 6 février 2002-2008)

Ce matin je me lève tôt, à 6 h.30 et je vais faire une grande balade d’une heure dans le quartier… l’animation qui y règne est déja intense … des femmes balaient les trottoirs (je crois qu’il y a une convention passée avec l’Etat pour que des gens qui autrement seraient des mendiants puissent gagner un peu quelque chose tout en rendant plus propres les rues et les trottoirs…) . Les voitures sont déjà innombrables et elles ont déja leurs klaxons bloqués … l’odeur est particulière, la poussière mais aussi les fruits, les gaz d’échappement et l’encens … l’encens que font brûler tous les petits commerçants installés sur les trottoirs, cet encens qui ressemble à une pâte et qu’il faut malaxer avant d’enflammer … en fait, en France, on m’avait dit « tu verras, en Inde, ça sent la merde partout » et bien cette merde là je trouve qu’elle sent bon … c’est l’encens qui est l’odeur principale des rues des villes indiennes …inde-rue-2-2002-046.jpgDes commerçants, il y en a plein parce qu’en fait, tout le quartier est un gigantesque marché qui doit être ouvert pas loin de 24 h sur 24 … à se demander si les gens ne dorment pas sous leur étal parfois … on m’avait dit aussi que les indiens étaient des fainéants et des voleurs -les bonnes vieilles images post coloniales ?- ce qui est complètement faux, ils triment comme des dingues, même, je trouve, commencent à pas d’heure, terminent à pas d’heure et s’ils n’hésitent pas à vous arnaquer le cas échéant (c’est presque un sport national), je n’ai jamais en 15 jours été la cible (ni entendu parler par quiconque) d’un vol …inde-rue-2002-047.jpg

Pas loin de l’hôtel, une échoppe genre long couloir avec, à l’entrée comme une grosse barrique ouverte en haut et des chaises par ci par là … dans la « grosse barrique », on fait du thé, du thé indien, le tchay … délicieux (verser de l’eau et autant de lait dans une casserole: porter à ébullition. Ajouter des brisures de thé noir indien et baisser à feu doux. Laisser frémir 5 minutes en remuant de temps en temps. Sucrer à volonté, filtrer et boire …) jamais bu un aussi bon thé que dans ses petits « bistrots » qui n’ont pourtant jamais entendu parler des « normes européennes » d’hygiène et de tout ce qui s’ensuit qui voudraient que le monde entier soit carrelé de neuf aseptisé…
A mon retour, les filles sont en pleine méditation qu’elles terminent par leurs exercices respiratoires. France fait toujours la gueule, c’est agréable … et Anne est vite prête à partir : elle s’en va pour le Tibetan Camp, le quartier tibétain et je la vois partir avec tristesse même s’il n’y a qu’à peine une semaine que je la connais… l’idée, l’envie aussi, subite, de partir aussi me prend mais je crois que je m’en voudrais de laisser France seule, pas plus solide qu’elle ne l’est …
J’ai vite fait de me demander si j’ai vraiment pris la bonne décision parce qu’elle reste toujours de marbre et ne décide à se dérider un peu que quand j’accepte d’aller avec elle à une grande « pûjâ » (cérémonie d’offrandes et de prière) qui est prévue à midi à l’Agence. Les participants sont les mêmes qu’ hier auxquels se sont joints trois ou quatre autres hommes. Ils ont fermé l’agence et nous sommes assis par terre, dans le bureau, sur des feuilles de papier journal; au centre dans une cuvette entourée de fleurs fraiches, de denrées et d’encens, brûle du camphre. Le pandit pour appeler la divinité, fait tinter une clochette et nous faisons des offrandes de fleurs et de nourriture tandis que des mantras sont récités… une fois encore je prends conscience de ce que le spectacle peut avoir d’étrange… une telle cérémonie dans le bureau d’une agence de tourisme … Pour terminer, le pandit noue un lien rouge autour du poignet de chacun et je dois avouer que je ne suis pas peu fier d’arborer ce signe extérieur, surtout que tous ont l’air de me considérer comme faisant naturellement partie du groupe …
Nous passons ensuite l’après midi à faire du shopping au milieu d’une foule bigarrée et bruyante en passant même par le premier Emporium où nous étions allés avant hier avec Anne … nous tombons sur le même vendeur de bijoux, qui nous offre aussi du thé et se met à draguer France avec autant de rentre-dedans qu’il l’avait fait pour Anne avant de lui vendre un certain nombre de choses, dont une topaze … et quand elle me dit qu’il s’est passé quelque chose entre eux, entre leurs deux regards et commence à parler de langage du coeur, je me retiens pour pas me marrer franchement …
Puis Bablu nous emmène chez lui où nos mangeons assez frugalement je dois dire avant de rentrer à l’hôtel… et ça nous fait une drôle d’impression de rouler en voiture dans ces rues encombrées comme si on en avait déjà perdu l’habitude …

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