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(Vendredi 8 février 2002-2008)

France est revenue plutôt déçue de sa soirée et si j’ai bien compris, c’est parce qu’elle a senti comme un parfum de dérive sectaire … bon, d’un autre côté je me demande un peu à quoi elle s’attendait, en Inde, où les choses sont quand même plutôt démesurées et où il y a une culture de la secte -entendue comme un grand mouvement religieux- et du gourou -entendu comme maître spirituel ou précepteur religieux.
Quoi qu’il en soit, elle et moi nous parlons avec Bablu jusqu’à une heure avancée de la nuit et il décide de rester dormir …qu’à cela ne tienne, plus ou moins mis devant le fait accompli je ne peux faire autrement que de le laisser partager mon lit et il me ronfle dans les oreilles jusqu’à ce qu’il soit temps de se lever…
Nous levons le camp dans la matinée, direction Haridwar dans le Nord. Nous y sommes accueillis quelques heures plus tard par un formidable orage qui, j’en suis sur est un signe des Dieux. Car Haridwar signifie « la porte du domaine des Dieux » : c’est la porte du chemin qui mène aux sources du Gange qui sort, à cet endroit, des contreforts himalayens et débouche dans la plaine qu’il va féconder sur près de 2000 km. Elle est une des sept villes saintes de l’Inde.
On fait connaissance avec l’hôtel et la chambre où il n’y a pas d’eau chaude: il faudra aller la chercher avec un seau et on va se promener dans les rues. inde-g-2002-022.jpg Je me fais couper les cheveux dans une de ces petites boutiques ouvertes qui jalonnent les côté de la rue … curieux … d’abord le coiffeur refuse d’en couper autant que je le voudrais sur le dessus … bon après tout je suis pas là pour lui apprendre son boulot, mais quand il a terminé il se met à me masser le crâne énergiquement ce qui équivaut à me flanquer des grandes taloches sur la tête … ce qui fait bien rigoler Bablu qui m’a servi de … « traducteur » (bon, il ne me comprend pas bien alors je sais pas trop comment il peut traduire ce que je dis, m’enfin …)… J’ai vraiment une drôle de tronche, avec ma moustache (exit depuis …) , mes cheveux courts sur la nuque et les oreilles et encore assez longs dessus et mon bonnet mais tout le monde me dit que je ressemble à un « vrai » indien … et j’ai même pas l’impression qu’ils se fichent de moi … On monte dans un rickshaw kamikaze qui se faufile à toute allure entre les autres rickshaws, les voitures qui ont à peine la place de passer, les pélerins (parce qu’il y en a beaucoup), les promeneurs, les animaux … et la nuit tombe rapidement avec le ciel toujours obscurci par les orages …inde-a-2002-024.jpgNotre destination : le bord du Gange. Je vais être à court de qualificatifs si je continue dans cette voie là, mais une fois de plus le spectacle est étonnant, bouleversant, renversant : bruits, foule, odeurs, lumières parce que plein de lumières s’allument partout autour et dans les temples… la foule des pélerins est énorme … nous sommes à touche touche … des sortes de terrasses s’étendent des temples nombreux jusqu’aux eaux du Gange qui roulent, noires dans l’obscurité qui tombe, et s’y enfoncent même, par quelques marches . J’enlève mes chaussures et j’en descends une: j’ai les pieds dans l’eau, dans le Gange sacré comme beaucoup d’autres autour de moi… Un homme se précipite vers moi et m’entretient d’un discours rapide … je comprends qu’il me propose de dire des prières pour moi … après tout pourquoi pas, j’accepte et le voilà lancé à toute allure dans des phrases que je ne comprends pas mais qu’il me demande de répéter après lui, ce dont je m’acquitte de manière tout à fait phonétique. Naturellement ça n’est pas sans contrepartie et il s’arrête assez vite pour me demander de l’argent que je lui donne … il me propose alors de faire une seconde série de prières, plus « sacrée » celles là et le scénario se répète : diction très rapide, arrêt pour me demander de l’argent (plus que la première fois), proposition de continuer, et puis encore une fois… mais quand je m’aperçois que je lui ai déja donné 500 roupies (une petite fortune pour les indiens) je comprends la technique, je le fais cesser … Je suis vexé de m’être fait avoir ainsi mais je me souviens que tous les écrivains voyageurs l’ont dit : il faut payer un tribut à l’Inde et j’arrive à me persuader que c’est ce que je viens de faire …inde-c-2002-027.jpg

Une fois rentrés à l’hôtel j’aimerais autant y rester, ne pas avoir tout de suite à traverser à nouveau cette petite entrée où il y a un canapé toujours plein (le canapé comme l’entrée) de tout un tas de types venus de je ne sais trop où .. et qu’est-ce qu’ils font là, tous, à longueur de temps … certains travaillent à l’hôtel mais pas tous, loin de là… enfin c’est pas mon problème et je suis quand même Bablu et Viki (?) le chauffeur et nous nous enfonçons en voiture dans la montagne… Les routes sont étroites et sinueuses et je ne suis pas plus rassuré que ça, d’autant qu’il fait bien noir maintenant… en tout cas ça grimpe sec …Le voyage dure une vingtaine de kilomètres et nous arrivons finalement à une sorte de palier dans la montagne, comme une petite place où il y a déja pas mal de voitures groupées autour d’une boutique cellule. J’appelle ça une « boutique cellule » parce qu’en dur il n’y a que le toit et une façade, les trois autres sont faites de grosses grilles et à l’intérieur, sous l’éclairage violent on voit des tas de bouteilles d’alcool … Il faut dire que l’alcool est complètement interdit dans les Holly Places, c’est à dire les villes saintes et j’imagine qu’autour des 6 autres villes indiennes, il doit y avoir comme ça des petites boutiques pleines de gnôle…Ici, on demande ce qu’on veut et le type à l’intérieur tend les bouteilles à travers les barreaux et prend l’argent de même…Bablu et Viki achètent de la bière et du whisky.
Quand on arrive à l’hôtel il faut encore traverser cette entrée et Bablu prend le chemin des chambres… j’ai beau me dire que non, il ne va pas oser … et bien si, mais là, un employé de l’hôtel est avec nous et on rentre directement dans une chambre qui est pourtant manifestement occupée … alors, par un employé ? ou bien par quelqu’un qu’on n’attend pas avant un bon moment ? le mystère ne sera pas levé pour moi … Quand on n’est plus que tous les trois, Bablu sort une petite flasque de whisky et prend un verre et une bouteille d’eau, il en verse la moitié dans le verre, remplit ce dernier avec de l’eau et, une deux trois, sans prendre sa respiration il le vide d’un coup et puis il recommence: le reste de le petite bouteille dans le verre qu’il remplit d’eau et il avale le tout comme s’il s’agissait d’un verre de lait … je suis soufflé … comment fait-il ça sans tomber par terre ? je n’en reviens pas … et il ne semble pas ébranlé plus que ça, allume la télé et se met même tout de suite à recouvrir le lit de feuilles de papier journal sur lesquelles nous prenons place alors qu’un employé entre avec un plateau dans les mains… tout ça me permet de vérifier que je suis devenu vraiment accro à la cuisine indienne et je me surprends même à regarder la télé d’un oeil attendri, qui diffuse une série télé à la guimauve à laquelle je ne comprends rien …

Moi … (nom et prénom civil) enfant de la grande forêt celtique,
devant ces témoins de mon serment
devant les déesses et les dieux qui m’écoutent,
je jure sur l’honneur dès maintenant et pour toujours,
de renoncer aux religions du désert,
Judaïsme, Islam, Protestantisme, Christianisme,
même s’il se prétend celtique.
Au Christianisme je renonce,
au Jéhovah du Talmud et de la Torah je renonce,
au Mahomet du Coran je renonce.
Je ne me reconnais dans aucune forme du monothéisme
qui sépare le divin du monde
et impose le dogme du dieu unique.
Je répudie librement le baptême
qui m’a été imposé contre ma volonté.
Mon hommage ira désormais
aux seules divinités de mon sol.
Vous ici, prenez acte de mon serment.

Ainsi parlaient les divinités des Celtes païens et polythéistes
par la bouche du poète Amorgen :
Je suis un vent de la mer,
je suis une vague de l’océan,
je suis une voix de la mer,
je suis le taureau aux sept combats,
je suis un faucon sur une falaise,
je suis un sanglier de valeur,
je suis une larme du soleil,
je suis une fée parmi les fleurs,
je suis un saumon dans un lac,
je suis un lac dans une plaine,
je suis une colline de poésie,
je suis une flèche décochée pour la bataille,
je suis un dieu qui met le feu à la tête.
Qui, si ce n’est moi
peut pénétrer les secrets des phases de la lune
et l’endroit où se couche le soleil ?

(samedi 9 février 2008)

ça me laisse pantois de voir que la présidente de confession libertaire (donc qui privilégie la responsabilité personnelle  à l’autorité) d’une association dont le principal moyen de communication est un forum, puisse dire :

 » j’ai pris une fichue habitude, quand je suis enervée, de venir me défouler ici. Ca m’est arrivé de penser explicitement « Tiens, je vais aller sur [forum] voir si untel ou untel n’auraient pas posté un truc qui me donnerait une ouverture pour les faire ch*er ». Genre le forum c’est un terrain de chasse ou les gens contre qui j’ai une dent sont mon gibier.  »

et que ça n’a pas l’air de lui poser plus de problèmes que ça alors que l’asso vient de connaitre une succession de règlements de comptes sanglants qui ont largement décimé ses rangs et ressemble maintenant plus ou moins à un champ de ruines …

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