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(Mardi 12 février 2002-2008)

La nuit a été glaciale et je me lève à 7 h … personne ne bouge alors je bois un thé pour essayer de me réchauffer et je descends dans le village inde-6-2002-2008-022.jpg après une photo du petit temple en bas de l’hôtel. Il pleut un peu et la boue s’insinue partout, les nuages s’accrochent aux sommets des montagnes. Je croise quelques moines tibétains qui, pour la plupart, ont le sourire aux lèvres… ils ont le crâne rasé, portent indiféremment des grosses chaussures de montagne ou des tennis et leurs robes semblent bien crasseuses …Les Tibétains, fuyant l’invasion de leur pays par les Chinois, se sont installés là il y a plus de quarante ans, suivant leur chef spirituel, le quatorzième Dalaï Lama. Près de 10 000 Tibétains vivent aujourd’hui à Dharamsala ou plus exactement quelques kilomètres plus haut, à Mc Leod Ganj. Chassées des temples et des monastères du Tibet, les autorités religieuses ont fait de Mc Leod Ganj un sanctuaire où leur culture serait préservée. Tout comme Lhassa, Mc Leod Ganj concentre sur son territoire le pouvoir religieux et le pouvoir politique.Quand je rentre à l’hôtel, le ciel est en train de se dégager et la promenade m’a donné faim : je prends beaucoup de plaisir à boire un autre thé en mangeant une omelette … c’est carrément divin, d’ailleurs ici, je prends en général beaucoup de plaisir à manger… c’est d’autant plus agréable que je suis seul dans la salle à manger maintenant baignée de soleil, à côté d’une grande fenêtre qui donne sur les montagnes et la vallée…
Nous déménageons pour rallier Mc Leod Ganj par une route de montagne qui grimpe dur. Arrivés là bas, France et moi nous promenons pour prendre contact dans le Tibetan Market. Elle sent là, une autre énergie, plus pure, plus forte … en ce qui me concerne, au contraire, moi je trouve que les bandes de jeunes tibétains que nous croisons semblent moins rassurantes que les bandes d’indiens que nous avons pu croiser à Delhi … en fait j’apprendrai qu’une grande occupation des jeunes exilés est de draguer les occidentales seules pour qu’elles les entretiennent le temps de leur séjour …et la drogue est parait-il de circulation courante dans leur milieu…
inde-7-2002-2008-035.jpg Le ciel s’obscurcit pour devenir vite noir et il commence à tomber de la grêle un peu fondue. A moitié pour nous mettre à l’abri et à moitié parce que ça nous intéresse l’un et l’autre, nous entrons chez un marchand de pierres. Il est très sympa et ne pousse pas à la consommation même s’il ne perd pas de vue son intérêt… nous discutons un peu, parlons de son gourou dont la photo est accrochée dans un cadre au mur, comme ça se fait dans de nombreuses boutiques, et nous achetons quelques pierres. Quand nous sortons, nous sommes surpris parce qu’ à présent, il neige, carrément et nous nous réfugions dans un café pour y boire du thé, noyés au milieu des européens qui sont nombreux ici. Puis un rickshaw nous remonte vers la voiture en nous révélant de somptueux paysages de montagnes et de rochers, enrobés de neige et de lumière.
C’est curieux, l’hôtel où nous descendons ne semble pas ouvert, il ne semble pas terminé non plus d’ailleurs, il est glacial, et nous sommes apparemment les seuls clients. La première chambre où on nous installe est vraiment trop froide et une vitre de la salle de bains est cassée. Je demande une cuvette et de l’alcool pour y faire du feu mais on me regarde comme si j’étais fou … ce qui est peut être le cas, je ne peux pas leur jeter la pierre…la seconde est un peu plus acceptable mais pour manger nous sommes obligés de rester emmitouflés tout habillés, dans nos duvets, ne sortant que le bout des doigts pour porter la bouffe à nos bouches… et on en fout partout naturellement … qu’importe, à la guerre comme à la guerre, d’ailleurs on se croirait un peu pendant la campagne de Russie … et nous nous installons pour dormir sans nous déshabiller, dans nos duvets avec par dessus, toutes les couvertures qu’on peut trouver …

ben, décidément, y a pas grand monde qui trouve grâce à mes yeux en ce moment … Céline Dion qui pouvait être, à une époque, une pas mauvaise chanteuse (j’aimais bien la chanson du Titanic …), maintenant se contente de hurler … c’est moche comme tout… c’est pathétique
bon, pendant qu’on y est, on va flinguer en vitesse ce pauvre Christophe Mahé… qui braie et grince, de manière discordante en plus … y en a beaucoup que j’aime pas, mais lui est peut être le seul à me propulser vers la radio pour lui couper le sifflet dès que je reconnais sa laide petite musique … même les premières notes, sans la voix, me font grincer des dents … il a pourtant l’air d’afficher une grande conscience de sa valeur… il a tort
puisqu’on parle de nouvelles variétés, Da Silva et Ridan sont à cent coudées (et même bien plus) au dessus de ce produit fabriqué …

L’inspecteur John Rebus est un héros récurrent extrêmement sympathique qu’on a plaisir à retrouver à chaque épisode de la série qui le met en scène. Il est inspecteur détective dans la police d’Edimbourg et la ville, qu’il connait par coeur, tient elle aussi un rôle de premier plan dans les intrigues souvent compliquées que sait concocter avec maitrise Ian Rankin. Rebus ne se démarque pas fondamentalement de l’archétype du héros de roman policier … il est divorcé, quitté par sa femme, dont il a une fille, parce qu’elle ne pouvait plus supporter qu’il donne tant de son temps à son métier et sa nouvelle compagne prendre plus tard la même décision. Il a des problèmes d’alcool mais sait parfois les maitriser et il passe son temps à se culpabiliser. Il ponctue ses pensées et ses actions par l’évocation, en situation, de morceaux de rock des années 1970-1990 et entretient un rêve : faire tomber le chef de la pègre locale, son ennemi intime, le Gros Roger avec lequel il entretient pourtant des rapports ambigus, allant même jusqu’à passer des pactes objectifs avec lui… Le personnage est profondément humain, dans tous les sens du terme, l’auteur a beaucoup d’humour, les intrigues sont complexes et bien ficelées et les personnages secondaires très attachants, je pense surtout à Siobhan Clarke (sergent dans la police) et aux rapports qu’elle entretient avec Rebus, et à Sammy, sa fille qui a perdu l’usage de ses jambes après avoir été renversée par un chauffard. Sans oublier la ville d’Edimbourg qui est présente à chaque page. Exactement le genre de personnages qu’on aime voir évoluer au fil des livres et des années dont les archétypes sont, à mon sens, les protagonistes de la série du 87e District d’Ed Mc Bain … malheureusement, et il semble que ce soit là une maladie spécifique à l’édition française, les livres traduits de Rankin sortent n’importe comment chez nous, sans aucune considération pour la chronologie et dans n’importe quelle collection (Livre de Poche, Folio, etc…), c’est aussi un manque de considération pour l’auteur et par ricochet pour le lecteur …

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