(Samedi 16 février 2002-2008)

Notre dernier jour ici. Après une douche de mise en forme … tiens je m’aperçois que dans les choses dont je n’ai pas parlé figure la douche indienne que j’affectionne tout particulièrement …il faut d’abord parler de la salle de bains qui est entièrement carrelée avec un trou au milieu par terre … le but du jeu est donc de se savonner si on en a envie et de se rincer ensuite avec une sorte de broc, un récipient qu’on remplit d’eau au robinet… c’est curieusement très agréable et particulièrement économique … Donc, après une douche de mise en forme, je passe une bonne partie de la matinée à me balader dans le quartier, à naviguer entre les tranchées qui, par ci par là, éventrent les rues, les animaux en nombre, les véhicules vociférants, les passants affairés … dans un état de bonheur sans taches … j’achète des couverts, je me doute bien que les fourchettes surtout ne résisteront pas à un morceau de viande même pas coriace mais ils sont plutôt jolis, et encore une ou deux statuettes de Shiva.
inde-20-2002-2008-052.jpg Avec France, nous restons un bon moment à prendre le soleil dans le petit jardin public au pied de l’hôtel, puis nous mangeons très copieusement dans un restaurant végétarien. Je n’arrête pas de m’émerveiller devant les couleurs des légumes et leur diversité, et leur goût !!! enfin une cuisine végétarienne qui donne faim … inde-22-2002-2008-055.jpg celle que j’ai pu « essayer » en France est tellement triste … et d’une fadeur …Nous retournons ensuite dans le jardin où je somnole tranquillement pendant plus d’une heure, les pieds nus sur la terre fraîche. En fait, on attend Sharad qui devait passer nous prendre en voiture pour un dernier tour dans le centre de New Delhi … je voudrais notamment y changer mon pendjabi acheté chez le Sikh qui, sans doute parce qu’il n’en avait plus en stock, m’avait soutenu qu’on ne faisait pas de pendjabi en coton pour pouvoir m’en vendre un en synthétique … Pas de Sharad, alors nous partons une nouvelle fois à pied … Je cherche une édition de Sherlock Holmes en Hindi pour Patrick, mais en vain, en revanche j’achète encore quelques objets et France des vêtements … nous sommes un peu perdus et un môme se propose pour nous piloter… l’élémentaire bon sens voudrait qu’on se méfie mais nous sommes toujours en état de grâce et on se laisse faire … bon, c’est vrai qu’il nous conduit où il veut, mais après tout comme on n’a pas de but bien précis, ce n’est pas vraiment un problème …Et finalement on l’emmène dans un petit resto pour lui offrir un repas qu’il avale goulument …et avec ce qui ressemble bien à de la reconnaissance … Avant de rentrer à l’hôtel, une question que je me pose depuis sans doute notre arrivée et que je n’ai pas pensé à poser à qui aurait pu me répondre, c’est de savoir ce que les indiens peuvent bien faire sur les toits des maisons et des immeubles … il y en a partout, à côté d’espèces de gros réservoirs … de l’eau ? pour la lessive ?…inde-21-2002-2008-049.jpg
Sur la petite place rond-point juste à côté de l’hôtel, sur les barres d’acier qui l’entourent, du linge avait été étendu pour sécher et France, au moment de partir, y avait ajouté son pantalon qu’elle venait de laver : il est encore là à notre retour, ce qui franchement m’épate beaucoup et j’imagine juste en vitesse le même truc en France : rigoureusement impossible à mon avis … dans le petit jardin, c’était pareil, France avait déjà mis son pantalon et un châle à sécher sur les petites haies ce qui avait sans doute semblé tout à fait normal aux gens qui passaient qui n’y avaient absolument pas prêté attention …
J’ai nettement l’impression que depuis notre arrivée, nous avons passé un certain nombre d’initiations avec succès et franchi quelques murs …
Il est 19 h45 et nous n’avons toujours pas de nouvelles de Sharad alors que nous devons quitter l’hôtel à 2 h du matin, mais comme France ne semble pas du tout inquiète, je décide qu’elle a raison et d’en faire autant … On tente bien de dormir un peu mais on dirait que l’Inde en a décidé autrement, qu’elle a décidé de nous dire au revoir à sa façon, en nous empêchant de dormir : beaucoup de bruit dans l’hôtel lui même et beaucoup de musique dehors, un autre mariage sans doute parce qu’il semble que ce soit la période …

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