(Dimanche 17 février 2002-2008)

On n’est pas encore dimanche et on n’est plus samedi … en fait il est minuit et comme je ne peux pas dormir je descends fumer une cigarette dans le hall où je trouve installé … Sharad qui est là depuis une heure … il n’avait pas osé monter, craignant de nous réveiller… Il a des cadeaux pour nous, une statuette de ……. Shiva pour moi et pour France un plant de Tulsi dont le blog « l’Inde où je vis » (dont j’ai donné le lien au début de ce voyage) dit :
« Le Tulsi (basilic) est regardé comme l’épouse de Vishnu. Cette plante sacrée que les hindous cultivent en pot dans les temples et à leur domicile apporte le bonheur. Il lui font des Puja chaque matin, et y mettent une emphase particulière lors du mois de kartik, (oct-nov) consacré à Vishnu, avec le mariage du Tulsi. Une lampe à huile brûle devant elle. On considère que mettre des feuilles de Tulsi dans l’Eau la rend aussi pure que l’Eau du Gange (Ganga jal). On met une feuille de Tulsi dans la bouche d’un mort pour le purifier. »
Un joli cadeau en vérité, mais « mon » Shiva est aussi très beau, sans doute ancien …à Mc Leod Ganj, moi, je lui avais donné mon harmonica…
Jusqu’à 2 h dans la chambre, il parle sans arrêt et France et moi en arrivons vite à une complète saturation … je comprends quand même qu’à mon sujet il dit que je dois avoir trop de pensées en tête -sur les gens, sur les choses, etc.- et qu’il faudrait que je les écrive pour débarrasser mon esprit et en même temps y voir plus clair … il a bien su lire en moi le bougre et su discerner mon agitation mentale …
Quand nous voulons partir, les employés de l’hôtel qui ne sont toujours pas couchés (mais bon c’est vrai que s’ils dorment dans le hall on doit les déranger pas mal …) insistent pour qu’on paye les trois dernières nuits. Il n’a jamais été question de ça et on est persuadé qu’on a déjà payé l’Agence pour ça précisément, alors on les renvoie à Bablu. Et c’est ce qu’on fait aussi pour le chauffeur de la voiture qui vient nous chercher : pas question de le payer directement comme il le réclame, qu’il s’adresse à Bablu. D’ailleurs, on s’offre une petite peur quand il nous demande s’il doit nous emmener à l’aéroport international ou l’aéroport domestique … pas la peine de se fier à leur dénomination, il nous précise que l’un comme l’autre présentent des vols internationaux … Alors plutôt que répondre au hasard, France demande à son pendule qui penche pour le premier: bingo ! gagné ! ouffff………….
Nous y retrouvons Anne qui est allée à Haridwar (quand nous y étions aussi), Agra et Jaïpur et nous commençons à échanger ce qu’on appelle désormais nos « souvenirs » …
A l’aéroport, je suis « aux oiseaux », je perds mon billet, je ne retrouve plus ni ceci ni celà alors que je l’ai sous le nez … y a de la fatigue dans l’air … et puis des anecdotes bizarroïdes : à la Sécurité par exemple on me confisque la boite d’allumettes que j’ai dans la poche de pantalon mais pas celle dans mon coupe-vent …
Nous arrivons à Paris vers 15 h, heure locale, où France s’aperçoit qu’elle a perdu son plant de Tulsi, récupérés par le frère de France presque une heure et demi plus tard, parvenus à Poitiers dans la nuit où j’éprouve une certaine excitation à me retrouver bientôt tout seul et (curieux, non ?) impatient de me mettre aux « Fragments d’un enseignement inconnu » d’Ouspensky dès demain …

ben voilà, c’est fini …..

Namasté.

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