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Parfois je me demande si je ne suis pas un tantinet infirme car, en règle générale, sauf exceptions, la poésie m’emmerde un peu… Je la trouve parfois vaine, souvent superfétatoire et donc limite inutile.
Mais comme il semble de bon ton de se fendre parfois d’une page poésie, j’ai bien voulu essayer de me plier au jeu… mais j’ai du me rendre à l’évidence, je ne suis pas capable de trousser un joli petit poème genre « chanson à texte » lisible/écoutable/acceptable par tous…
Car la poésie que j’aimerais savoir écrire serait une poésie d’amour… mais de cet amour lourd de senteurs de couches, lourd d’odeurs fortes de sueur, de sexe, de salive et de sperme, de sang aussi parfois… Comment chanter la mémoire des draps en bouchon, tachés, déchirés par des ongles crispés ?… comment chanter la moiteur, la touffeur, la langueur comment chanter la matéria primae dont est fait l’amour auquel je crois, à mille lieues de la recherche du sexe incertain des anges mais bien dans la roideur humide, dans le creux humide, dans l’opposition et la complémentarité… dans le clair et l’obscur (car je crois qu’elle est là la fonction sacrée de la sexualité…)… donc il a fallu que je me rende à l’évidence, je n’en suis pas capable… mais d’autres le sont, heureusement:

« Brune encore non eue,
Je te veux presque nue
Sur un canapé noir
Dans un jaune boudoir,
Comme en mil huit cent trente.

Presque nue et non nue
A travers une nue
De dentelles montrant
Ta chair où va courant
Ma bouche délirante.

Je te veux trop rieuse
Et très impérieuse,
Méchante et mauvaise et
Pire s’il te plaisait,
Mais si luxurieuse !

Ah, ton corps noir et rose
Et clair de lune ! Ah, pose
Ton coude sur mon coeur,
Et tout ton corps vainqueur,
Tout ton corps que j’adore !

Ah, ton corps qu’il repose
Sur mon âme morose
Et l’étouffe s’il peut,
Si ton caprice veut,
Encore, encore, encore !

Splendides, glorieuses,
Bellement furieuses
Dans leurs jeunes ébats,
Fous mon orgueil en bas
Sous tes fesses joyeuses ! »

et puis…:

« Rustique beauté
Qu’on a dans les coins,
Tu sens bon les foins,
La chair et l’été.

Tes trente deux dents
De jeune animal
Ne vont point trop mal
A tes yeux ardents.

Ton corps dépravant
Sous tes habits courts,
-Retroussés et lourds,
Tes seins en avant.

Tes mollets farauds,
Ton buste tentant,
-Gai, comme impudent,
Ton cul ferme et gros.

Nous boutent au sang
Un feu bête et doux,
Qui nous rend tous fous,
Croupe, rein et flanc.

Le petit vacher
Tout fier de son cas,
Le maitre et ses gas,
Les gas du berger.

Je meurs si je mens,
Je les trouve heureux,
Tous ces cul-terreux,
D’être tes amants. »

(les deux sont signés Verlaine…)

____________________________________________________________

J’ai quand même retrouvé ces quelques rimes que j’ai écrites je ne sais plus trop dans quelles circonstances mais qui, pour une raison ou une autre, ne me déplaisent pas : Celles ci, d’abord, qui font peut être « joli » mais qui, en fait, ne veulent rien dire :

Comme une belle hulotte,
sur les traces du Père Huc,
Un jour dans ma culotte,
j’avais perdu un truc.
Qu’était-ce? je ne sais,
pressé de dégraffer
j’arrachai ma ceinture
pour tout laisser tomber.
J’avais perdu une rime
qui sur la pointe des pieds
s’en fut la bel’mutine
vers un pot de peinture
pour rattraper ce lai…
qui lui n’en pouvait mais.
**********************

Celles ci (avec une morale s’il vous plait … ) :

La ronce s’est refermée sur le pied de l’enfant
qui crie haut, maintenant, tout en se débattant.
« Tu m’as marché dessus en me volant mes mûres,
m’a plus fait mal que le cerf avec ses ramures.
Le renard, le blaireau et puis le sanglier
ne me dérangent pas plus que le pigeon ramier…
Toi, tout entier possédé par la gourmandise
ne vois dans la nature qu’une grosse friandise ».
******************************************

et celles ci, qui se veulent minimalistes, sans doute provoquées par mon agacement devant la logorrhée de certains (certaines) :
Toum toum
tambour
la nuit
les feux

Toum toum
tambour
les pieds
la danse

Toum toum
tambour
le coeur
les tripes

Toum toum
tambour
le sang
la sève

Toum toum
tambour
la sueur
le sexe

Toum toum
tambour
l’orgasme
la Vie

Le temps est tristoune et le courage pas vraiment au rendez vous, alors c’est vrai que trainasser sur Internet est une occupation qui peut prendre du temps… j’y suis aussi retombé sur ce truc peu ragoutant qu’était l’extrait de l’émission de France 3 « Ce soir (ou jamais !) » ou Houria Bouteldja porte-parole du mouvement des Indigènes de la République stigmatisait tous ceux qui ne sont pas ses amis par cette phrase exemplaire : » »Il faut rééduquer le reste de la société, la société occidentale. Nous, on les appelle les sous-chiens, puisqu’il faut bien leur donner un nom : les Blancs ! » . Phrase qui, à part un article dans Marianne, n’avait pratiquement suscité aucune réaction dans le monde politique français, pourtant d’habitude prompt à condamner le « racisme » et les « provocations à la haine raciale »en tous genres … (on n’oublie pas que pour les musulmans, le chien est juste un peu au dessus du porc dans l’échelle des valeurs …)
Vraiment, déja, j’adore le « rééduquer » d’accueil … et ne parlons pas du « souschien » (présenté quelques jours après par son auteur comme un trait d’humour … hahaha, j’en meurs de rire …)… Houria truc chose justifie à elle seule toutes les exactions islamophobes…et ce qui est encore plus grave c’est qu’elle le fait certainement en toute conscience … beeeeeeeeerk
(en plus, à parler comme ça, à toute vitesse, beaucoup, sans boire une seule goutte d’eau , en proie à une véritable chiasse verbale, elle devait avoir la gorge sèche comme un flaque croupie sous le soleil et une haleine épouvantable …re-beeeeeeeerk……)
houria1a.jpeg poubelle2.jpg

pile et ……………………… face ( Houria la poubelle … juste parce que j’avais pas envie de mettre la photo d’une merde sur « Le Chemin »même si c’était plus approprié…)

Bon et bien je triche un peu en fait parce que Jordi Magraner n’est pas mort récemment … ce n’est même pas l’anniversaire de sa mort, c’est simplement que je suis retombé par hasard sur cette histoire en fouinant sur le Net et que je ne voudrais pas l’oublier jusqu’à la prochaine fois …et donc, je la consigne ici …
kalash-spring-festival-jpg.jpg Alors d’un coté , il y a les Kalash un peuple d’environ 4000 personnes implanté loin à l’intérieur du terrain montagneux et accidenté aux confins de l’Afghanistan et du Pakistan dans la région de Chitral et qu’on dit descendre des soldats d’Alexandre le Grand ou des colons grecs de l’époque. Leur langue natale, d’origine distinctement indo-européenne, comporte de forts éléments grecs et sanscrits et la peau pâle, les yeux bleus et les cheveux clairs ne sont pas rares chez eux . Leur culture diffère radicalement de celles de la majorité musulmane et de l’importante minorité hindoue qui les entourent . Les Kalash sont païens et leurs croyances partagent de fortes similarités avec le polythéisme de la Grèce antique. En effet, diverses déités locales ayant une forte ressemblance avec Zeus, Dionysos, Apollon et Aphrodite sont encore vénérés dans leurs rites et coutumes aujourd’hui ressortant d’une vision du monde religieuse indo-européenne. On dit d’ailleurs que de nombreux Grecs modernes cherchant à retrouver le contact avec leur héritage préchrétien se sentent attirés par cette région et son peuple. Ils sont polythéistes et la nature joue un rôle très important dans leur vie quotidienne et leurs rites saisonniers et leurs sacrifices viennent remercier les dieux de leurs bienfaits… Les Kalash sont pourtant un peuple menacé d’ethnocide culturel, du fait même de leur fidélité à un paganisme indo-européen hérité de ses origines, ce que l’Islam fanatique ne peut évidemment pas supporter…
jordimagranerec3.jpg De l’autre côté, il y a donc, Jordi Magraner, un zoologue espagnol, qui a passé 12 ans de sa vie à rechercher le Barmanu, « l’homme poilu » en Afganistan et au Pakistan, et qui fut lâchement assassiné pendant son sommeil au Nord-Pakistan le vendredi 2 août 2002,à l’âge de 43 ans. En cherchant sur le Net, on ne trouve guère que des renseignements sur le Jordi Magraner zoologue et la technique qu’il avait mise au point pour recueillir les témoignages au sujet du fameux « homme poilu » avec une simple interrogation en regard de son assassinat … il faut un peu plus d’opiniatreté et de chance pour apprendre enfin qu’il était non seulement un scientifique de haut niveau mais aussi un homme courageux et qu’il avait choisi de vivre chez les Kalashs, en partageant leur vie quotidienne face à l’intolérance musulmane. Peu avant son assassinat il était venu en France animer une série de conférences expliquant le sens de son combat (plutôt politiquement incorrect si on en juge par le silence fait autour des causes réelles de l’assassinat) – la survie de l’identité kalash . Il avait écrit en défense de ceux qui sont appelés là bas les « kafirs » – un mot arabe signifiant « non-croyants » : « Tous les moyens sont bons pour amener l’infidèle à la vraie religion : promesse d’un meilleur statut social, menaces… ». Pour lui, les menaces auront été jusqu’à l’assassinat…

J’aime bien cette définition :

« Spiritualité non révélée, immanente, et marquée par une forte sacralité, la religion des Indo-Européens est païenne (paganus, paysan) en ce sens qu’elle est particulière à un terroir donné, donc non universelle, et reflet de la diversité des peuples ».

(Bernard Marillier: « B.A.BA Indo-Européens » (Pardès)

L’association Agir pour les Religions de la Terre a pour but de rassembler les païens autour d’une thématique commune : la connaissance des religions païennes de la Terre et le respect des Lieux sacrés.Pour cela, nous avons modifié une association de loi 1901 (numéro : 0913004483) et nous mettrons en place diverses actions (pétitions, courriers aux instances locales, nationales et européennes).Nous fonctionnons sur le principe de Table Ronde. Les personnalités importent peu, nous sommes dans une mouvance collective.Certes, nos initiatives ne sont pas nouvelles, d’autres groupes désirent agir dans le même sens. Cependant, nous tenons à être complètement indépendants afin d’avoir voix au chapitre.

Si vous souhaitez vous associer à nos actions, vous pouvez adhérer à l’association pour la modique somme de 1 €uro !

L’essentiel n’étant pas d’amasser des fonds mais d’être nombreux pour avoir du poids.
Vous pouvez adhérer en remplissant le formulaire que vous trouverez sur notre site.
Un grand grand merci à tous ceux qui nous rejoint, aidé, écrit, soutenu, les pétitions sont utiles ! Faites passer le mot ;o).

Vous pouvez entrer en contact avec nous par cette adresse mail :
a.r.t@live.fr

Nous sommes entrés dans l’âge de faire ! Agissons ensemble !

Etre adhérent … pourquoi faire ?

Etre adhérent à l’association est utile pour former un “organe” que l’on prend en compte, pour que le paganisme ait une voix que l’on écoute. Il n’y a que le nombre qui puisse nous permettre d’exister. En effet, la cause en soi, si noble soit-elle, doit rassembler des voix électorales…Etre adhérent c’est aussi AGIR avec nous ! Nous avons besoin de vos yeux ! Les menhirs de Plouhinec ont été sauvés grâce à celle qui a découvert le terrain en vente, comme elle, nous devons regarder autour de nous ! Ainsi, en visitant des lieux anciens, sacrés, fontaines, dolmens, menhirs etc., il nous faudra réfléchir à ce qui peut être fait pour les préserver. Nous comptons sur vous, et vous pouvez compter sur nous également !Merci d’avance pour vos idées et votre temps !

(samedi 8 mars 2008)

Dans son livre sur Mélusine, Philippe Walter écrit que pour le monde moderne, c’est la poésie qui est devenu le refuge du mythe. Mais dans la mesure où les mythes expriment les vérités fondamentales et concrètes de la société et de l’homme, je crois qu’il serait préférable puisque le mythe, et donc son expression, ont une valeur de démonstration et d’enseignement, que n’importe quel(le) plumitif ne se sente pas autorisé à écrire le genre de merde que j’ai pu lire à maintes reprises sur certains fora en confondant logorrhée débile et talent … en mettant de l’ordre dans mes notes, j’ai d’ailleurs retrouvé quelques vers perso que m’avaient inspiré certains « mohèmes » rencontrés ça et là … (ah oui, j’allais oublier de parler de l’orthographe la plupart du temps déplorable de ces pouèts qui semblent mesurer l’étendue de leur talent à l’aune de la densité de fautes au centimètre carré …)

Tu voulais un poème
mais tu n’en auras pas
à moins que si tu aimes
tu veuilles celui là.
Moi je ne comprends pas
qu’on puisse gagner sa croute
en pondant pas à pas
tout au long de la route
des cacas mis en rimes
qui parfois me dégoutent.
Tant, que devant mes pas
bientôt s’ouvre un abîme
que je ne puis combler
que par un tas de prouts.
(noms censurés…)
tous autant de poètes
qui soulèvent leur casquette,
et leurs seins raplapla
qui se gonflent d’émoi
d’avoir osé faire ça…
_______________________

chaaaaarie, je vous vite un soir au craipuscule,
traversé l’aurée des sous bois sous la lune
et mon choeur en un hinstant shambala
car il été heureux de vous voir là.
Il sut sans que le doute fu pairmis
que vous aitiez celle qui lui été promi
et rendit grasse à tout les dieux
sachant que jamais ils ne pourraient fer mieux.

(une précision importante quand même : je ne considère pas que mes « mohèmes » valent mieux que ceux qu’ils sont sensés critiquer/imiter/parodier/relativiser… quoi que …)

(Vendredi 7 mars 2008)

melusine.jpg J’ai craqué hier au soir, j’ai acheté « la Fée Mélusine » de Philippe Walter, aux éditions Imago. J’avais bien aimé ses travaux sur Merlin et Mélusine, c’est quand même une déesse/fée tutélaire du Poitou… Le but est de le lire assez vite pour pouvoir en faire un résumé pour « la Main Rouge » qui serait une introduction à un travail plus complet et plus important (mythe, symbolisme, Mélusine en Poitou, etc…)
En tout cas, il a l’air super intéressant, qu’on en juge par la 4ème de couverture:

« Grande figure de notre imaginaire, la fée Mélusine promet richesse et prospérité à Raymondin, son époux, à condition qu’il ne la regarde pas dans son bain le samedi.
Le mariage est heureux jusqu’au jour où, poussé par la curiosité, Raymondin perce un trou dans la paroi et découvre sa femme munie d’une énorme queue de serpent. Il ne dit rien mais, lors d’une querelle, la traite de « serpente ». L’interdit est transgressé et, dans un cri déchirant, Mélusine disparaît en s’envolant dans les airs. Tout en reprenant la célèbre histoire telle que nous l’ont contée Jean d’Arras, Coudrette et les légendes de nos terroirs, le présent ouvrage dévoile des horizons méconnus et, en interrogeant notamment la mythologie de l’anguille et du sel, renouvelle de manière décisive la compréhension du récit mélusinien.
Alors Mélusine est-elle femme poisson, femme serpent ou femme oiseau ? Philippe Walter la surprend dans ses différentes métamorphoses, en saisit l’écho dans diverses traditions, entre autres celtiques, et retrouve sa trace sur plusieurs continents, offrant ainsi une ampleur originale à l’interprétation de ce mythe clé du Moyen Âge ».

… et par les têtes de chapitres : Mélusine entre mythe et littérature. Mélusine et les Géants. L’Anguille Mélusine. Mélusine et les Monstres Marins. Mélusine et l’Esprit du Sel. Mélusine, fille des Vagues. Mélusine, la Sirène et la Canicule. Trois Soeurs. L’Envol de Mélusine. Le Sabbat de Mélusine.

Je m’en régale à l’avance …

Le mouvement Wandervögel (oiseaux migrateurs) est une organisation apolitique de jeunesse allemande fondée en 1896, à Berlin-Steglitz, et qui visait à affranchir la jeunesse d’une société bourgeoise, répressive et autoritaire.
Ce mouvement s’adresse en priorité à la jeunesse à laquelle il permet d’acquérir des clefs et des repères pour l’avenir par la connaissance de son identité, de son passé et de l’histoire régionale. Deux axes distincts mais non séparés y sont cultivés: la vie de groupe, le sport, et la randonnée comme activité prédominante d’une part, et l’activité culturelle d’autre part.

Ce mouvement réunit donc ses membres autour de la nature, la vie en plein air, des activités sportives et culturelles, de fraternité, d’aventure, de musique folk et de chants traditionnels. Un peu comme le Scoutisme, dont il se distingue sur les points suivants: par son rejet du monde des adultes, son organisation étant prise en charge par la jeunesse elle-même sans encadrement; le fait qu’elle n’est pas basée sur un modèle militaire et son goût pour la mixité, un scandale pour l’époque. De plus, la formation y intègre une dimension culturelle plus étendue et enracinée. Par exemple en remettant au goût du jour des fêtes traditionnelles qui, depuis la nuit des temps, ont rythmé la vie des peuples, et que les aléas du monde moderne ont pu faire tomber en désuétude, comme la célébration des solstices ou des équinoxes. À noter que des « écoles populaires » dispensent une formation couvrant un grand nombre de domaines: histoire, littérature, mythologie, écologie, secourisme, etc. Le mouvement peut être amené, de manière ponctuelle, à participer à la restauration d’édifices du patrimoine régional ou, dans un esprit de maintient de liens étroits avec le monde rural, à des travaux des champs. Le tout dans un esprit d’évasion du monde citadin.

Dans les années 80, la résurgence du mouvement Wandervogel en France, les « Oiseaux Migrateurs », mêle tout à la fois esprit völkisch (notion complexe signifiant en même temps « régionaliste », « traditionnel », « populaire » et « rural »), esprit de camaraderie, de liberté et de « révolte contre l’esprit bourgeois ». Il s’agit ici de la liberté de la jeunesse dirigée par la jeunesse, libérée de toute emprise — voire prise d’otage — politique, philosophique ou religieuse par la société, celle des adultes. Ils y retrouvent aussi une certaine conception écologique du monde, l’aspiration à une vie simple, saine et proche de la nature, le rejet du monde des villes et de ses valeurs artificielles qui aliènent la jeunesse, et qui ont fait oublier aux hommes l’essence des choses et de la nature. Enfin, et surtout, ils font leur l’exaltation des grandes randonnées de la jeunesse wandervogel dans une nature retrouvée, à la découverte de leurs régions, mais aussi de l’Europe, sillonnant bocages, landes, forêts et montagnes. Là est d’ailleurs la première devise que prit leur groupe : « Normands et Européens », à savoir enracinés et affirmés dans leur culture propre (esprit völkisch), et partageant les valeurs universelles, européennes des Wandervogels, ainsi qu’un héritage et un patrimoine culturel communs aux peuples européens.(…) On y remet notamment au goût du jour les fêtes traditionnelles régionales qui, depuis la nuit des temps, ont rythmé la vie de nos peuples, et que les aléas du monde moderne ont pu faire tomber en désuétude : feux de solstice d’été (Saint Jean), fêtes de solstice d’hiver (Jul, Noël), et autres Champs de Mai (1er mai).
Face aux problèmes de fond qui, dans la société française, affectent la jeunesse, les Oiseaux Migrateurs opposent une « école de vie », celle des Wandervögels et de N.F.S. Grundtvig (*) et une « éducation totale », telle que définie par Pierre de Coubertin. Il y opposent aussi un culte de la « grande santé », promue par l’écrivain normand Jean Prevost. Il y opposent enfin l’esprit du peuple, l’esprit völkisch wandervogel ou folkelig des grands réformateurs scandinaves.

(*) N.F.S. Grundtvig : fondateur, au XIXe des « Hautes Ecoles Populaires » dont il voulait faire une alternative à l’éducation académique d’état (universités, etc.), qu’il qualifiait d’« école de mort », opposant à cette dernière une « école de vie », celle qu’il prônait. Par des cours qui vont de l’histoire régionale et européenne à la mythologie et légendes populaires, en passant par les traditions, les danses, les chants, les langues, la faune et la flore régionales, on y apprend la « culture populaire » (dans le sens du Folke-Dannelse de Grundtvig), une « culture de la vie », visant à insuffler, à éveiller « l’esprit du peuple » (l’esprit folkelig des Norvégiens) et à transmettre le « souffle vital », à forger des esprits enracinés. Grundtvig mettait un accent particulier sur la mythologie, qu’il considérait comme fondamentale, car porteur selon lui de l’essence d’un peuple, de son univers mental et spirituel.

(source: Wikipédia)

Dans les années 60, on a découvert en Grande Bretagne dans le Comté de Cumbria, à Brougham (Brocavum), parmi 180 autres sépultures, les restes de deux femmes guerrières qui avaient été précédemment brulées sur des buchers avec leur équipement militaire et leurs chevaux.
L’une d’entre elles, probablement âgée de 20 à 40 ans, était accompagnée d’autres restes brûlés d’animaux, de placages d’os, employés pour décorer des boites, d’un fourreau d’épée et d’une poterie rouge, tous objets qui suggèrent qu’elle était d’un statut élevé.
L’autre, qui avait entre 21 et 45 ans, était enterrée avec une cuvette argentée, un fourreau d’épée, des placages d’os et de l’ivoire.
On pense que ces guerrières sont mortes entre 220 et 300, et peut être ont-elles été enterrées selon leurs rites à elles. On a déterminé qu’ elles appartenaient à la légion Numerii, une unité irrégulière attachée à une légion romaine cantonnée en Grande Bretagne et étaient originaires de la région du Danube en Europe centrale/de l’Est où les anciens grecs affirmaient se trouver les fameuses « Amazones ». . D’autres découvertes sur les lieux suggèrent que l’unité était composée de guerriers venant des provinces danubiennes de la Norique (région très liée à la civilisation celtique), la Pannonie et l’Illyrie qui appartiennent maintenant à l’Autriche, la Hongrie et l’ancienne Yougoslavie. Jusqu’à maintenant, on ignorait qu’il y eut des femmes dans les rangs de l’armée romaine ce qui oblige à s’interroger sur leur rôle dans la société du 3ème siècle .
C’est passionnant cette histoire … En plus, de l' »unité irrégulière » (appellation qui évoque coups de main audacieux et guerilleros) aux Amazones (un nom tellemment chargé d’images et d’archétypes), tout ça est très fantasmatique et complètement propice au rêve et à l’imaginaire héroïque…

Pour résoudre le problème tibétain, le Dalaï Lama persiste à croire possible un compromis politique avec un Tibet démocratique et autonome au sein d’une union avec la Chine … mais je me demande vraiment, malgré le respect que j’ai pour lui, ce que vaut la voie de la non violence face à ces points indiscutables:

-Le Tibet a été envahi de manière violente par la Chine en 1949. Depuis, 1,2 millions de Tibétains sont morts des suites directes de l’invasion.

-La Chine a lancé sa  » solution finale « , la relocalisation de colons chinois au Tibet. Il y a aujourd’hui plus de Chinois que de Tibétains au Tibet !

-Les femmes tibétaines sont sujettes à la stérilisation et à des avortements forcés, façon d’exterminer la population tibétaine. Les femmes souffrent des formes les plus dégradantes de torture. Bastonnades impitoyables, viols et agressions sexuelles : lacération des bouts de seins, matraques électriques enfoncées dans le vagin et l’anus, enveloppement du corps par des fils électriques sous tension… sont parmi les atrocités décrites.

-Aujourd’hui, on compte 250 prisonniers politiques dont le Panchen Lama qui n’a que 14 ans et a passé la moitié de sa vie en prison. Les prisonniers politiques sont régulièrement soumis à des extractions de sang, à des exercices intensifs et aux travaux forcés. Ils subissent des lavages de cerveau, des tortures physiques et psychiques et des classes de rééducation.

-Depuis que la Chine a signé la Convention contre la torture en 1988 (cf Art.12), 84 Tibétains sont morts conséquemment à des tortures.

-Dans la capitale du Tibet, Lhassa, il y a maintenant plus de prisons que de monastères. Cette ville est devenue un lieu de tourisme sexuel comparé à Bangkok.

-Environ 80% des forêts au Tibet ont été rasées par les Chinois. On trouve dans certaines zones un taux de radioactivité bien trop élevé. Les ressources naturelles sont consommées sans souci de leur renouvellement. 10 barrages sont en train d’être construits.

-La liberté de religion est sévèrement réprimée et souvent punie plus sévèrement qu’un meurtre. Aujourd’hui, plus de 100 moines et nonnes bouddhistes seraient toujours détenus. La répression, la volonté d’intimidation et l’étouffement de l’identité et de la culture tibétaines se poursuivent.

(les chiffres datent de 2003 et n’ont pu qu’augmenter depuis, tandis que d’après tous les témoignages, se radicalisait encore la répression chinoise …)
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Ce qui me fait penser aux louanges qu’on entend habituellement au sujet de Gandhi alors qu’il fut quand même, peu ou prou, à l’origine de la partition de l’Inde avec la création du Pakistan musulman et du massacre de milliers de nos frères hindous.

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