Je parlais l’autre jour du Salon du Livre et de Léo Malet… j’y ai aussi rencontré Gabriel Matzneff, pétillant de séduction, entouré d’une petite cour de minaudantes minettes boutonneuses, adolescentes bourgeoises aux joues rouges et aux pieds plats… on avait échangé quelques phrases : avait eu l’air intéressé par ma librairie et m’avait promis de passer me voir s’il passait par Poitiers …

J’ai appris tout récemment, après la publication du dixième volume de son journal, qu’il allait cesser de publier de son vivant ses fameux « Carnets Noirs », « vu les conditions atmosphériques ». Merde, les cagots ont donc eu sa peau (j’ai cru comprendre que ces connards de Field et Polac , maîtres es terrorisme intellectuel, y étaient pour quelque chose …) … bien dommage … et ça donne une autre dimension aux citations que j’avais relevées :

« Ils croient que je suis comme eux parce que, comme eux, j’ai une tête, un corps, deux bras, deux jambes. Mais la ressemblance s’arrête là, pauvres pommes ! »

« Donnez la moindre parcelle d’autorité à un médiocre, il se transforme incontinent en tyranneau« .

« Tant que j’inquiéterai les cons et exaspérerai les larves, je saurai que je suis dans la voie juste. Leur hargne me conforte dans ce que je suis« .

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