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Ephéméride

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On situe au 27 septembre de l’an 52 avant notre ère la capitulation de Vercingétorix à Alésia.

Jour de grand deuil…

« On a trop souvent répété et l’on répète encore que les Romains apportèrent la civilisation aux Gaulois barbares. C’est peut être le plus grand mensonge historique qui ait jamais été répandu. Car la Gaule indépendante avait su développer une civilisation remarquable que les Grecs eux mêmes admiraient et que les Romains exploitèrent » (4ème de couv d’ « Alésia. Un choc de civilisations », par Pierre Lance, aux éditions Presses de Valmy)

L’auteur « démontre qu’à travers un conflit qui prit souvent l’aspect d’un duel entre deux hommes, Vercingetorix et César, ce fut un choc terrible entre deux formes de civilisations inconciliables qui se déroula au coeur de l’Europe, au cours du dernier siècle avant Jésus-Christ, et que toutes les maladies socio-politiques de l’Europe d’aujourd’hui en découlent ».

« A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l’a dans le cul !« .

L-F Céline

Parce qu’il faut bien savoir de quoi l’on parle, j’ai lu sous la plume de Pierre Vial que l’identité était la volonté d’accepter, d’assumer et de revendiquer l’héritage qui nous est fourni par la nature et la culture.

Tout est dit en peu de mots.

La culture c’est en gros la façon de se nourrir, de s’habiller, les distractions et les occupations qu’on choisit, les gens qu’on choisit de fréquenter et d’apprécier, avec lesquels on se sent une communion de pensée. C’est en fait l’expression d’une vision du monde, c’est l’expression de l’âme d’un peuple. Ce savoir et cette vision des choses sont le fruit de l’enseignement et de l’éducation et tributaires de l’environnement (famille, habitat, profession, appartenance à une région, une province, un pays, un peuple, la culture européenne). La nature est le potentiel de départ. C’est cette réalité biologique, naturelle, qu’étudie l’anthropologie physique. C’est le fait qu’on appartient, biologiquement, au sein de cette nébuleuse qu’on appelle l’humanité, à tel ou tel groupe de population, tel ou tel type de population.

Le désert est monothéiste

Lors de la venue du pape et des concomitantes pâmoisons de groupies-cathos-plus ou moins tradis sur certains sites natios, j’avais posté sous mon second pseudo Omios (bonjour la schizophrénie…) que « Comme l’Islam et le Judaïsme, le Christianisme est né dans le désert, donc n’a rien à voir avec notre identité ni nos valeurs d’européens »

pour obtenir cette réponse d’une rare intelligence:

« D’une logique stupéfiante : tout ce qui a été “inventé dans le désert” n’a donc rien à voir avec l’identité française…

J’espère pour vous que l’agriculture a été inventée en climat océanique, façade Ouest, présence du Gulf Stream, végétation climatique constituée par la chênaie-hêtraie, latitude d’environ 45 degrés Nord, présence de quatre saisons distinctes etc.

De même pour la roue : à n’en point doutée, elle a été mise au point sur l’autoroute A6 !

La vigne est une plante typiquement française que l’on trouve à l’état naturel un peu partout en France…

L’anti-christianisme climatique, même les gauchistes et les Verts n’y avaient pas encore pensé, vous êtes épatant ! »

D’abord, je considère que classer l’agriculture, la roue et la vigne, en eux mêmes, sous la bannière « valeurs d’européens » laisse bien mal augurer de l’échelle des valeurs de l’auteur de ces lignes même s’il a le mérite de tenter pesamment la carte de l’humour avec son « antichristianisme climatique ». Mais secondement ça montre bien qu’on vit dans des mondes totalement différents, complètement irréductibles , avec des visions du monde radicalement opposées tellement me paraît évident que cette lutte que nous païens menons contre les monothéistes du Livre est celle des peuples de la forêt contre les tribus du désert, alors que ça ne semble en rien pouvoir effleurer mon correspondant qui n’en a jamais même entendu parler puisqu’il va jusqu’à prétendre que je suis le premier à y penser…. Il ne sait pas que même Renan disait « le désert est monothéiste »…

en cherchant la référence de cette citation de Renan, je tombe d’ailleurs sur ce texte de Robert Dun que je ne peux pas m’empêcher de reproduire in extenso tant il est éclairant et définitif

« Le Monothéisme et ses avatars :

Il est difficile de situer les origines premières du monothéisme. Il est certain que les trois religions les plus monothéistes sont issues de la Bible juive. Mais celle-ci n’est pas monothéiste dès ses débuts. Elle ne l’est clairement devenue qu’avec le décalogue de Moïse.


Le Christianisme se pose comme la religion du Messie attendu par Israël. Au début du Coran, Mouhammad conseille à ses disciples de ne pas perdre trop de temps avec les païens et de tenter d’agir plutôt sur les Juifs et les Chrétiens qu’il appelle « les hommes du Livre ». On peut donc considérer le Judaïsme à partir de Moïse comme source des trois grandes religions monothéistes.


Une constatation s’impose : ces trois religions, ont pris naissance dans des zones de climat tropical à dominante désertique. Ernest Renan constatait déjà : « Le désert est monothéiste ».


Intrigué par la remarque d’Ernest Renan et le lien apparent entre climat et religion, nous avons approfondi sur ce point la recherche et la réflexion. Notre instrument de discernement a été la psychanalyse des quatre éléments de C.G Jung.


Notre premier point d’interrogation a été celui du pourquoi des genres grammaticaux du soleil et de la lune, le soleil semblant bien être la source concrète du monothéisme. Chez les peuples du Nord, le soleil est de genre féminin et la lune, de genre masculin, ceci contrairement aux langues des peuples méditerranéens, nord-africains et proche-orientaux. La chose est aisément explicable : dans les pays froids, le soleil est ressenti comme doux, donc féminisé. Inversement, la lune est l’astre des longues nuits hivernales, par là ressentie comme dure et masculinisée.


Inversement, dans les pays tropicaux, surtout si, en outre, ils sont à dominante désertique, le soleil est ressenti comme dur, desséchant, comme un feu contre lequel il faut se protéger. Il est un dominateur masculin. La nuit par contre est douce et la majorité des animaux du désert sont des nocturnes. L’astre de la nuit, la lune, s’en trouve féminisé et les femmes ressentent la lune comme l’astre de leur fécondité.


Le reflet politique du monothéisme solaire est la monarchie absolue de droit divin, monarchie imposée à l’Europe par le Christianisme, alors que nos rois antiques, malgré la sacralité reconnue de leur sang ( voir le mythe d’Arthur) n’avaient d’autre pouvoir que de veiller au respect du droit coutumier.


Ces faits suffiraient à réfuter l’assertion d’Hippolyte Simon selon laquelle l’esclavage serait impossible dans une société d’inspiration biblique, tandis que ce dernier serait un fait Païen. Mais il est bien d’autres faits également significatifs.


Le reflet social du monothéisme est la dévalorisation de la femme. Exclue du divin, celle-ci sera objet de méfiance, accusée d’être la tentatrice responsable de la perte du paradis terrestre.


Dans les sociétés où la femme est dévalorisée, il y a un contrepoids à cette injustice : soumis à l’influence puissante de son archétype mâle, le feu solaire, l’homme du désert est sexuellement survolté. La femme, au contraire, manquant d’eau soumise elle aussi à la puissance solaire, incline à la masculinisation et à la frigidité. Dans ces civilisations monothéistes, la circoncision vise à combattre l’excessive sensualité des hommes et l’excision du clitoris vise à combattre la masculinisation des femmes.


L’homme étant plus demandeur que la femme, celle-ci est la plus forte dans la vie intime et elle ne se gêne pas pour exploiter la situation. La prostitution conjugale est encore de nos jours une pratique courante dans certaines sociétés musulmanes, la femme exigeant un cadeau à chaque accouplement.


Tout sentiment de faiblesse engendre un complexe de culpabilité. Le Sémite a bien tenté de rejeter la faute sur Eve, la tentatrice. Malheureusement pour lui, on peut mentir à tout le monde, mais non à son propre inconscient. Il a donc éprouvé le besoin de se libérer de son mensonge et a créé pour cela le rite du bouc émissaire, chassé chaque année au désert, chargé de tous les péchés d’Israël. Or le bouc est l’archétype de la sexualité mâle.


Tel est le terrain bourré de pathologie d’où est sorti le monothéisme. Religion d’un Dieu d’amour ? La bonne blague ! Lisez les consignes données aux Juifs pour la conquête du pays de Chanaan. Ce sont de consignes de génocide total qui culminent contre les Amalécites : « …et chez les Amalécites vous tuerez même les vaches ». Non seulement le décalogue ne dit rien des devoirs envers les enfants, mais il n’interdit pas le mensonge ; il interdit seulement le faux témoignage devant les tribunaux. Si vous en doutez, prenez une Bible et donnez-vous la peine de vérifier.


Et vous voudriez nous faire considérer cette Bible comme un progrès spirituel de l’humanité ? Non, Messieurs ! Pour avaler de nombreux mythes de la Bible, par exemple la fécondité de Sarah à 80 ans, Samson tuant 3000 Philistins avec une mâchoire d’âne, il ne faut pas avoir plus de 12 ans d’âge mental. A côté de l’absurde, que de vilenies telles l’histoire du plat de lentilles, de Joseph vendu par ses frères, que l’explosions de haine jalouse, de calomnies !


Nous voyons dans la Bible des engrenages mégalomaniaques : Moïse présentant comme message divin ce qu’il extrait de son buisson ardent intérieur, de sa fièvre du Sinaï, de cette montagne de « l’homme de la lune », du grand vieillard à la lanterne de la psychanalyse jungienne. Le mythe de peuple élu est la parque évidente d’un complexe d’infériorité. La haine des Philistins ne venait-elle pas du fait que les Hébreux avaient dû solliciter ces derniers de leur enseigner la métallurgie ? Le fait est en toutes lettres dans la Bible.


Et quand Salomon voulut faire construire son célèbre temple, il dut recourir aux Tyriens et à leur meilleur architecte, Hiram, lequel fut d’ailleurs assassiné par ses ouvriers (Autre indice du fait que le niveau technique des Hébreux devait être plutôt bas et qu’autour de Salomon ont dû naître pas mal d’affabulations.)


Bien des intellectuels catholiques ont dû se sentir gênés par le parrainage biblique et ont professé que toutes les religions antiques, en particulier les religions solaires, étaient pour eux l’Ancien Testament. Quant à nous, païens d’hier et d’aujourd’hui, nous ne pouvons que constater notre totale étrangeté à tout ce que relate l’Ancien Testament. Nous ne descendons des Chaldéens ni par le sang et les instincts, ni par la culture. Que leurs partiels descendants se prétendent le peuple élu si cela les conforte, mais qu’ils ne nous demandent pas de les suivre dans cette affirmation et ses conséquences.

[«Vers l’Europe Retrouvée ou la Mort ! » Edité par Crève-Tabous] »

Quand le soleil se couche au soir de l’Equinoxe d’Automne, et que son disque rouge embrase à l’horizon les somptueuses couleurs des feuilles qui se dessèchent dans toutes leurs riches et précieuses nuances de cuivre, il est bon de se poser, de s’asseoir un moment pour réfléchir à l’année qui vient de passer.

Chez les druidisants, Alban Elved signifie « la Lumière de l’Eau » et se situe à l’Ouest sur la Roue de la Vie. Il correspond donc à l’année qui s’achève mais aussi à la fin toute proche de la saison claire. Par extension il illustre aussi la fin de la journée, ou le soir de la vie, ou l’issue proche de n’importe quel autre cycle.

Les feux de ce soleil couchant évoquent ceux d’une forge divine et je lui associe le dieu forgeron Gobnios mais aussi les deux grands Pourvoyeurs d’Abondance que sont Dagodevos et Rosmerta (selon la dualité des principes divins), car, dans le calendrier agraire, c’est la fin des moissons et il convient de remercier ceux qui nous ont permis d’engranger nos réserves.

Mais il est d’autres moissons, celles que nous pouvons faire de nos propres tâches car est également venu, en ce temps coincé entre la Vierge (récolte, engrangement) et la Balance (chute des feuilles), le moment où l’énergie permet après la conceptualisation et l’élaboration, de passer au stade de l’évocation et de la réflexion.

Sagesse rimait naguère avec Vieillesse. Les Dieux savent pourquoi, il ne semble plus en aller ainsi aujourd’hui. Les vieux cons sont légion et parmi les autres, on attendrait en vain, le plus souvent, la moindre leçon de sagesse … que n’écouterait pas grand monde d’ailleurs … autant faire avec et reconnaître franchement que de toute manière l’expérience de l’autre ne saurait suffire car elle nous est inassimilable, et si l’on peut accepter des conseils d’ordre général, c’est à nous qu’il incombe de tirer des leçons de Sagesse de nos expériences et de nos actions.

Le temps des veillées qui débute avec Samain pour aller jusqu’à l’équinoxe de Printemps pourrait être un de ces moments privilégiés pour obtenir des autres ces apports extérieurs mais qui doivent alors venir, à mon avis, se greffer sur un processus interne et individuel de réflexion déjà commencé, et non pas le précéder. Notre réflexion, ainsi renforcée devrait nous permettre, au solstice d’Hiver de nous ouvrir aux forces de l’inspiration, puis, plus tard, aux pouvoirs porteurs de lucidité de l’équinoxe de Printemps (tout cela correspondant peut être aux armes forgées par Gobnios).

Pour en revenir au stade de l’évocation et de la réflexion, il y a donc un moment parfaitement adapté et qui correspond à l’époque où l’on ramasse les noisettes, fruits de la sagesse : l’équinoxe d’Automne sonne la fin des moissons en même temps que la fin de l’expression et de la réalisation de nos rêves et du travail dans le monde extérieur menés depuis le solstice d’Eté. Comme la Terre, dont les épis viennent d’être fauchés, nous sommes pour ainsi dire redevenus vierges et pouvons nous ouvrir, en ces temps où les jours équivalent aux nuits mais où l’on sent la remontée irrésistible du monde nocturne, à une ère de repos, de détente et de  paix, où les formes extérieures s’effacent progressivement devant la vie intérieure.

C’est enfoncer des portes ouvertes mais si l’on ne tire pas les leçons de ses expériences ou de ses initiatives, on risque fort de se planter et de voir la Terre de notre vie, redevenue vierge après les moissons, devenir définitivement aride et stérile, c’est à dire une terre gâstée dont nous serions, pour nous même, le Roi Pêcheur incapable d’ exprimer tout ce qui dort en lui.

Alors, oui, quand sonne l’heure de l’équinoxe d’automne, on peut se poser un peu pour souffler et profiter des fruits de notre quotidien. Et tout en dégustant les premières noisettes, s’interroger sur la Sagesse que nous avons recueillie jusqu’à présent en regardant en arrière pour peser nos actions et nos expériences. Pas pour nous y complaire mais bien au contraire pour vivre pleinement le moment présent et préparer l’avenir, préparer la Terre de notre vie qui redeviendra fécondable quand viendra Imbolc, après la longue période improductive de l’hiver.

« L’issue de la crise du monde moderne passe par une reprise du cours naturel des choses, une fusion entre l’esprit de Sparte- où les qualités viriles chapeautent la hiérarchie des valeurs -et l’esprit sudiste – ceux qui « s’efforcent de vivre selon « la nature des choses » qu’ils ne prétendent corriger qu’en y ajoutant de la politesse et de la générosité. » (…)

Bardèche propose cette définition: « Je désigne donc sous le nom de sudistes tous ceux qui, à quelque moment, ont ressenti une contradiction profonde entre le mode de vie et de détermination qu’une idéologie prétendait leur imposer et leur tempérament, leur instinct, leur attachement à une certaine manière d’être qu’ils estimaient conforme à la nature des choses » (…)

La morale sudiste est une morale de l’épanouissement sous l’égide de l’abbaye de Thélème avec le sel de l’humour, l ‘humour sur soi comme il se révèle dans la littérature du bonheur des Blondin, Nimier, Aymé ou Anouilh. Un bonheur inscrit dans un lieu et une chair non dans l’universel (…)

Le spartiate et le sudiste ont une définition biologique de l’homme, reconnaissent une loi naturelle dont le respect est le principe du bonheur. (…)

La fusion de Sparte et du sudisme au sein de l’homme et de sa cité n’implique pas l’absence de conflit :si le spartiate défend, le sudiste lui, gère ,le spartiate est sûr de lui, le sudiste « ne l’est pas et ne peut pas l’être » (…)

En résumé Bardéche propose une issue à la crise de l’Europe axée sur une rupture avec l’ère des masses et la mise en place de centres de combat et de rénovation spirituelle puisant aux sources les plus profondes de notre être aussi bien historique qu’anthropologique. (…) »

Nestor Santalune, à propos de « Sparte et les Sudistes » de Maurice Bardèche

Chaque jour un peu plus Je m’aperçois  que je ne pourrai jamais m’entendre avec des chrétiens dans un projet global de société tout simplement parce que ça va bien plus loin que le monothéisme ou le polythéisme, nous n’avons pas du tout la même vision du monde et ces visions différentes sont complètement antagonistes … on m’a dit l’autre jour que je regretterai le christianisme quand l’islam se sera imposé en France … c’est faux … je ne vois pas pourquoi je serais amené, en présence de la peste, à regretter le choléra … les deux me rendent malades et me font gerber…

Après avoir il y a quelques temps reçu à Vivement Dimanche le facteur du mari de la chanteuse à Neuilly, Olivier Besancenot, Michel Drucker va consacrer ce mois ci sur Antenne 2 une après midi entière précisément à la chanteuse elle même, Carla Sarko-Bruni pour essayer de doper les ventes du CD de la dame qui stagnent malgré le plan-médiat stupéfiant qui avait été mis en place et les faux chiffres des ventes avancés, largement surestimés … on a quand même un peu l’impression de toujours tourner autour des mêmes, non ? Prochain invité, Bernard Tapie ? Christian Clavier ?

un peu affligeant tout ça …

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