You are currently browsing the daily archive for octobre 13, 2008.

Lucien Rebatet: « les Deux Etendards ». Gallimard

Dans son « Histoire de la Littérature Française », Kléber Haedens estime que « les Deux Etendards » de Lucien Rebatet, est beaucoup trop long, « alourdi par des discussions théologiques entre deux jeunes provinciaux un peu niais ». personnellement je trouve Haedens un peu dur, car les deux personnages ne sont pas si niais que ça et s’entretiennent de sujets dont, à l’époque de la lecture, je me délectais, avide de me repaître de tout ce qui pouvait conforter mon anti-christianisme. Car à mon sens, les Deux Etendards sont conçus comme une violente et terrifiante entreprise de démolition du christianisme … si tant est qu’on puisse résumer ce bouquin de 1300 pages, écrit en prison, voilà ce qu’on peut lire en 4ème de couverture :

« Michel est un garçon de vingt ans, ancien élève des Pères, ardent, intelligent et pauvre qui débarque à Paris dans les années vingt pour y terminer ses études. Il découvre Paris : musique, peinture, théâtre, littérature, et le plaisir. Il y a de quoi l’enivrer quand intervient un événement qui le fait changer de direction. Son ami Régis, demeuré à Lyon, lui apprend qu’il veut devenir prêtre, et même jésuite, et en même temps qu’il aime une jeune fille nommée Anne-Marie. Quand Régis entrera au Séminaire, Anne-Marie commencera son noviciat dans un ordre féminin. L’évocation de l’amour mystique et pur, mais brûlant qui les unit bouleverse si bien Michel qu’il tombe à son tour amoureux d’Anne-Marie sitôt qu’il la rencontre. Le seul moyen de rejoindre Anne-Marie lui paraît être de rejoindre à la fois Régis et Anne-Marie dans leur aventure spirituelle. Michel essaie donc de se convertir mais vainement. Il n’ose pourtant avouer la vérité et son amour à Anne-Marie que le jour où Anne-Marie et Régis se séparent. La soumission de Régis à un ordre purement extérieur paraît à Anne-Marie une trahison. Elle se rejette vers Michel, et se laisse finalement enlever par lui. Mais Michel est un être à qui la terre suffit, Anne-Marie une de ces créatures qui sont perdues lorsqu’elles ont perdu leur Dieu . Après un étonnant voyage en Italie et en Turquie , où des lettres de Régis disputent Anne-Marie pourtant amoureuse à l’amour de Michel, tout semble sur le point de s’arranger. Les familles sont prêtes à marier les jeunes gens. Mais Anne-Marie refuse et rompt avec Michel. Elle ne retrouvera pas la foi, cependant elle en garde la nostalgie, et la marque profonde. Elle dit elle-même que le christianisme est une « drogue », mais qu’elle en a pris « une trop forte dose » et « qu’elle ne s’en remettra jamais ». Régis et son Dieu triomphent, mais sur les ruines de tout bonheur humain ».

dans ces conditions, non, je ne crois pas que les discussions théologiques soient superflues, mais au contraire servent à rendre compréhensibles les démarches des différents personnages, qui ont pour habitude de siffloter les premières mesures du Sigfried de Wagner pour se reconnaître (la musique est aussi l’un des thèmes importants du livre) et pour ainsi dire éclairent leurs respectives visions du monde tout en les préservant, justement, de cette niaiserie dont Kléber Haedens les accuse… Je n’ai, en revanche, rien à objecter à la suite de la critique :

« ce livre raconte avec une fougue splendide l’aventure d’un esprit, la création d’un être qui se heurte à toutes les tentations de la pensée et de la vie. La peinture de la vie lyonnaise, la satire terriblement efficace des milieux catholiques et bourgeois, certaine poursuite d’une jeune fille sur les pavés nocturnes couronnés par des scènes d’un érotisme prodigieux, les allées et venues frénétiques de l’auteur, ses emportements, ses éclats de rire furieux, tout cela s’installe dans la mémoire et y subsiste avec une extraordinaire netteté ».

Personnellement, je classe ce livre fabuleux parmi les chef-d’oeuvres de la littérature du XXè siècle.

Publicités

Je suis tombé sur l’info un peu par hasard et j’ai voulu en savoir plus en cherchant sur Google, mais en tapant les noms des généticiens, j’ai bien eu 1510 réponses mais seulement 2 en français. Alors je me pose la question : est-ce que tout le monde s’en fout ? Ou on ne veut pas que ça se sache, à une époque où le maître mot est « métissage » ? de manière tellement compulsive d’ailleurs qu’on en arrive à des aberrations du genre que pour saluer le prix Nobel attribué à Le Clézio, on loue son cosmopolitisme et son goût du métissage dans le même temps qu’on encense son combat pour la reconnaissance et la préservation des peuples premiers… et personne ne s’aperçoit que c’est complètement incohérent ? En fait je crois qu’on se fout de la cohérence ou de l’incohérence des choses du moment qu’elles aillent dans le sens du poil…

Quoiqu’il en soit, cette info confirme ce dont j’ai toujours été intimement persuadé, à savoir que je n’ai pas grand chemin à faire pour répondre à la question « à quoi pouvait bien ressembler mon ancêtre, celui qui marchait dans l’armée de Vercingetorix ? », tout simplement, à moi, il ME ressemblait…

elle est à rapprocher de l’article « une vieille histoire de famille » (voir supra) avec le même avertissement : pour répondre à tous ceux qui nous dénient le droit et la fierté de prétendre à une identité européenne sous prétexte qu’un métissage tous azimuths aurait depuis longtemps effacé toute trace de nos origines …

Il y a 28000 ans, l’Européen avait un ADN similaire au notre.

Un groupe de généticiens, coordonné par Guido Barbujani et David Caramelli de l’université de Ferrare et de Florence, a montré qu’un individu Cromagnoïde qui vivait dans le sud de l’Italie il y a 28000 ans était un européen moderne, et partageait non seulement les caractéristiques anatomiques de l’homme moderne mais également ses traits génétiques.

Toutefois, l’obtention d’une séquence d’ADN fiable d’une Cromagnoïde était techniquement difficile.

«Le risque dans l’étude des anciens hommes est d’attribuer à un fossile l’ADN laissé là par les archéologues ou les biologistes qui l’ont manipulé», explique Barbujani. « Pour éviter cela, nous avons suivi toutes les étapes depuis l’extraction des os fossiles et saisi les séquences d’ADN de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec eux. »

Les hommes Cromagnoïdes coexistaient en Europe avec d’autres hommes, les Néanderthaliens, dont l’anatomie aussi bien que l’ADN sont clairement différents des nôtres. Les résultats démontrent donc, pour la première fois, qu’aux différences anatomiques entre Néanderthaliens et Cromagnoïdes s’ajoutent des différences génétiques. Ce qui laisserait à penser que l’homme de Cro-Magnon et l’homme de Néanderthal ont coexisté en Europe sans qu’il y ait métissage, et que les hommes de Néanderthal qui ont vécu en Europe près de 300000 ans, ne sont pas les ancêtres des Européens…

pour me contacter

octobre 2008
L M M J V S D
« Sep   Nov »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 280 549 hits
Publicités