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J’ai découvert les « patries charnelles » quand j’avais une douzaine d’années en lisant « les Lions d’Aquitaine » de Michel Peyramaure. Un simple roman d’aventures qui met en scène Waïffre, le futur duc d’Aquitaine. Il a quinze ans quand Charles Martel pénètre à Bordeaux, après sa victoire de Poitiers, et considère avec inquiétude les hordes franques qui envahissent son pays. Pour lui, héritier d’une tradition du sud, ces guerriers brutaux, assoiffés de meurtres et de rapines, ne sont que des Barbares. Il sent confusément que ces Francs, tout autant que les Arabes, sont d’implacables ennemis et d’ailleurs, très vite, entre Waïffre et Pépin le Bref la guerre commence: elle durera trente ans … C’est aussi une épopée où le nord impose sa loi au sud malgré des combats désespérés, où la Saintonge, l’Auvergne et la Gascogne, Limoges, Clermont et Toulouse, où l’Aquitaine entière passe, dans des flambées de violence, de l’indépendance à la soumission.

C’est peut être ce livre qui a décidé de mon avenir, de mes croyances, de mes idéaux, de mes amours et de mes espoirs car beaucoup de choses en ont découlé. Je n’ai pas attendu la dernière page pour me passionner pour l’histoire de l’Aquitaine et j’ai beaucoup ragé de ce que Poitiers n’en soit que l’extrême pointe, à la limite des provinces du Nord et qu’elle ne soit pas avec plus d’évidence ce que je voulais qu’elle soit : la capitale d’une Aquitaine indépendante et souveraine c’est à dire ce qu’elle fut quand même effectivement à quelques reprises…

Pour être en contact plus intime avec ce « pays » auquel j’avais la grande conscience d’appartenir, je me suis aussi passionné pour les « traditions populaires », arrachant à mes parents un abonnement à la revue d’une société d’études folkloriques, et brandissant le micro d’un magnétophone devant le nez de mes grands parents auxquels je demandais de chanter les ritournelles de leur jeunesse… car je savais, d’après ce que j’en avais lu, que c’était là que se cachaient les antiques traditions…

Ma famille était d’origine paysanne… j’avais donc de qui tenir, et, comme mon père, j’adorais lire des bouquins du terroir, romans ou documents … mon terroir, le Poitou (René Bazin, Ernest Pérochon) mais aussi les autres : la Provence (Marie Mauron, Giono déjà qui m’éveillait aussi au paganisme), la Bretagne (Hélias, le Barzaz Breizh), la Normandie (ce cher La Varende), je m’intéressais en outre aux guerres de Vendée parce que j’y voyais, à travers de belles leçons de courage et d’héroïsme, une volonté des provinces de l’Ouest de s’affermir et de s’affirmer… je profitais de ce que mon père, représentant de commerce, visitait aussi la Vendée pour lui demander parfois de m’emmener quand il devait passer par un des hauts lieux cités par les bouquins que j’avalais, rien que pour une ou deux photos et le salut à l’esprit du lieu, ça suffisait à mon bonheur…

Je ne mettais pas encore de mots dessus et il a fallu attendre le grand éveilleur, Saint Loup avec ses romans du Cycle des Patries charnelles : Nouveaux Cathares pour Montségur ou Plus de pardons pour les Bretons…Patries charnelles, c’était bien évidemment la révélation, ou plutôt la confirmation exemplaire de ce que je croyais confusément, de ce à quoi je croyais confusément …l’appellation à elle seule m’a ravi quand je l’ai découverte … et tout ça m’a précipité dans les belles pages d’Otto Rhan, la Cour de Lucifer d’abord, et les livres sur l’identité occitane et sur les cathares, dont l’austérité mortifère ne me séduisit guère : sudistes pour sudistes, je préférais encore les « vrais » , ceux de la Guerre de Sécession, les gentlemen en gris, avec leur élégance et leur style (encore une cause perdue)… La Bretagne m’attendait au virage, avec surtout « la Prison Maritime », un magnifique roman initiatique de Michel Mohrt et, en plus historique,  l’ « Histoire du Nationalisme Breton/ Breiz Atao » d’Olier Mordrel avant que je ne me laisse séduire par l’Irlande, son Armée Républicaine et ses héros de Pâques 1916…

C’est sans doute cette notion de territoire, qui se dégageait irrésistiblement de mes centres d’intérêt, qui me ferait me passionner pour la féodalité et j’en fus à cette paradoxale situation de préférer la matière historique (« des institutions et des faits sociaux ») aux matières juridiques quand je m’efforçais de décrocher un diplôme en droit…Il faut dire aussi que les dés étaient un peu pipés puisque le seul enseignant que j’appréciais était précisément l’assistant en Histoire du Droit qui partageait mon goût littéraire, romantico-romanesque pour Jean de la Varende (toujours le style et l’élégance…).

Cette matière historique m’a fait adorer la longue série des « Rois Maudits » (celle avec le fabuleux Jean Piat !…) et quand j’ai lu l’étonnant et jubilatoire « Caporal Epinglé » de Jacques Perret , je me suis immergé avec délice dans les longues intrusions dans l’intrigue, des cohortes de héros de l’Histoire de France dépeints sous la plume élégante et stylée (et oui, encore …) de l’auteur.

Je parlais tout à l’heure de la notion de territoire: très vite j’ai ressenti le besoin d’en savoir plus sur les lois naturelles qui régissent notre comportement individuel et collectif et j’ai plongé dans l’éthologie: Konrad Lorenz, Robert Ardrey, Eibl-Eibesfeldt ont été mes précepteurs dans le même temps que je retrouvais le paganisme et les ancêtres qui ont peuplé ce territoire: les Celtes, les Gaulois…il n’y a rien d’anodin: jusqu’à « la Guerre des Boutons » du celte Louis Pergaud qui a contribué à me faire devenir ce que je suis ! et même, beaucoup plus récemment, Guillaume Faye et sa théorie séduisante d’une partie de la population revenue à une économie rurale, artisanale et pastorale de type médiéval répartie en communautés néo-traditionnelles…

Qu’on ne s’y trompe pas, on est toujours dans les « Patries Charnelles » même si je me suis aventuré dans des chemins de traverse : c’est ma manière habituelle d’avancer. Car pour chaque auteur, pour chaque sujet cité, il faut bien savoir que tout est prétexte à l’ouverture de nouveaux horizons , à de nombreuses lectures en amont comme en aval, à une dévorante curiosité pour les branches comme pour les racines, et c’est une véritable arborescence de savoir, de références qui s’élabore au fil des ans … Nouvel Arbre du Monde, nouvel Yggdrasil … Pour un auteur cité, il faudrait en voir dix, vingt, cent (et je m’aperçois que j’ai passé sous silence Nietzsche, Céline, Déon, Augiéras, Matzneff, et tant d’autres, Homère, Rabelais, Stendhal ou Dumas…)

Parents, si vous ne voulez pas que vos enfants tournent mal, surveillez leurs lectures …

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Le 15 octobre 1844 naissait Friedrich Nietzsche.

« Je pense que la solution à la crise culturelle contemporaine nous est donnée par Nietzsche: en parlant de solution j’entends bien ce terme dans son sens le plus positif, le plus actif; Nietzsche ne nous apporte pas seulement des explications sur tous les problèmes culturels, sur le mal de vivre contemporain, il nous offre aussi des remèdes individuels et collectifs (…) Pour tous ceux qui aspirent à une vérité sans équivoque, à une cohérence des valeurs, cette lecture sera un lavage de cerveau et d’âme suivi d’un fleurissement de potentialités souvent insoupçonnées. S’ils sont assez nombreux, Nietzsche aura déblayé pour l’Europe la voie royale révolutionnaire, jeté les tisons ardents de la plus puissante révolution culturelle dans l’histoire connue de la planète ».

Robert Dun

« Une fête implique la fierté, l’exubérance, la gaieté, la raillerie à l’égard de tout ce qui est grave, bourgeois, une divine affirmation de soi, née d’un sentiment de plénitude et de perfection animales -autant d’états que le chrétien ne peut pas approuver sincèrement. Toute fête est païenne par essence … »

14 octobre 1967: mort de Marcel Aymé

Elles sont mal foutues ces éphémérides et ce n’est que ce soir, quelques minutes avant demain que je me rends compte qu’aujourd’hui est le jour anniversaire de la mort de Marcel Aymé.

Marcel Aymé, grand parmi les grands, qui a toujours posé un gros problème aux cuistres puisqu’ils ne pouvaient pas le classer de quelque manière que ce soit … il a par exemple été attaqué par tous ceux qui s’insurgeaient de ce que ses romans décrivent avec réalisme la France des années quarante et celle de l’épuration, mettant sur le même pied les collaborateurs monstrueux et les revanchards sinistres, décrivant avec une exactitude désinvolte le marché noir, les dénonciations, les règlements de comptes (Uranus, le « salauds de pauvres » de la Traversée de Paris, Le Chemin des écoliers). Mais, surtout, il a soutenu jusqu’au bout Robert Brasillach, tentant de faire signer à des intellectuels de tout bord la pétition contre la peine de mort dont Brasillach était frappé. Camus, Cocteau, Mauriac, d’autres encore l’ont signée (j’aurai la charité de taire ceux qui n’ont pas voulu). Mais de Gaulle ayant rejeté sa grâce, Brasillach fut quand même fusillé. Les cloportes ont alors cru pouvoir faire de Marcel Aymé un abominable facho, infâme collabo, avatar de la bête immonde … et en plus il est un ami de Céline … las, ne se reconnaissant dans aucun courant politique, il se déclare partisan de l’indépendance de l’Algérie … quitte à faire tourner ses ennemis en bourrique…

Il n’y a rien à jeter dans son oeuvre, avec, en ce qui me concerne, une prédilection pour « la Vouivre » bien sur, mais aussi « la Table aux Crevés », « Uranus », « le Chemin des Ecoliers », « le Confort intellectuel », « la Jument Verte » … et s’il a flanqué un urticaire carabiné à tous ses détracteurs, Antoine Blondin a raison, qui dit de lui : «  Il disposait de beaucoup d’indulgence pour l’humanité tout entière. Sa fréquentation vous améliorait. »

Dans son numéro de Juin 2008, Sciences et Avenir annonçait que des restes d’enfants-guerriers celtes venaient d’être étudiés par Yannick Ricard, chirurgien paléopathologiste (CHU d’Amiens), dans le cadre de recherches menées sur le site de Ribemont-sur-Ancre, dans la Somme. Une dizaine de milliers de Gaulois Ambiens et Armoricains s’y sont affrontés en 260 avant J.-G, (lire Sciences et Avenir n° 662 avril 2002). 10% des vestiges humains retrouvés dans un enclos rituel de 40 mètres de diamètre se sont révélés être des os d’adolescents âgés de 12 à 15 ans.

«Nous avions déjà des soupçons sur la participation de très jeunes hommes dans les batailles, mais ces résultats nous en apportent la preuve. Une dépouille d’enfant-guerrier, inhumé avec des armes adaptées à sa taille, avait déjà été exhumée en Seine-et-Marne, à Barbey, en 2000», précise Jean-Louis Brunaux, archéologue du CNRS en charge du gisement de Ribemont.

Si cette estimation ne concerne pour l’instant que l’étude limitée d’un sanctuaire sacré d’une quarantaine de corps, les travaux d’analyses doivent être prochainement étendus à l’ensemble du site «où ont été mis au jour des constructions macabres de tibias, d’os iliaques et autres témoignages de démembrements violents».

D’après Plutarque et Xénophon, à Sparte, jusqu’au IIe siècle avant J.-C., «obéir, supporter, vaincre» était le mot d’ordre selon lequel les enfants mâles étaient éduqués. Entrés à 7 ans dans la vie militaire, ils étaient envoyés à 12 ans au combat. Cette pratique aurait donc été aussi en usage chez les Celtes.

Et ce, probablement même jusqu’à la romanisation puisque dans une sépulture collective de Gondole, près de l’antique Gergovie, dans les environs de Clermont-Ferrand, on a retrouvé Sept adultes et un adolescent qui y avaient été inhumés avec leur huit chevaux, au Ier siècle avant notre ère. Des cavaliers morts lors la bataille de Gergovie ? Dans tous les cas, cette sépulture remarquable montre le souci d’offrir au défunt ce dont il peut avoir besoin dans l’Autre Monde.

Lucien Rebatet: « les Deux Etendards ». Gallimard

Dans son « Histoire de la Littérature Française », Kléber Haedens estime que « les Deux Etendards » de Lucien Rebatet, est beaucoup trop long, « alourdi par des discussions théologiques entre deux jeunes provinciaux un peu niais ». personnellement je trouve Haedens un peu dur, car les deux personnages ne sont pas si niais que ça et s’entretiennent de sujets dont, à l’époque de la lecture, je me délectais, avide de me repaître de tout ce qui pouvait conforter mon anti-christianisme. Car à mon sens, les Deux Etendards sont conçus comme une violente et terrifiante entreprise de démolition du christianisme … si tant est qu’on puisse résumer ce bouquin de 1300 pages, écrit en prison, voilà ce qu’on peut lire en 4ème de couverture :

« Michel est un garçon de vingt ans, ancien élève des Pères, ardent, intelligent et pauvre qui débarque à Paris dans les années vingt pour y terminer ses études. Il découvre Paris : musique, peinture, théâtre, littérature, et le plaisir. Il y a de quoi l’enivrer quand intervient un événement qui le fait changer de direction. Son ami Régis, demeuré à Lyon, lui apprend qu’il veut devenir prêtre, et même jésuite, et en même temps qu’il aime une jeune fille nommée Anne-Marie. Quand Régis entrera au Séminaire, Anne-Marie commencera son noviciat dans un ordre féminin. L’évocation de l’amour mystique et pur, mais brûlant qui les unit bouleverse si bien Michel qu’il tombe à son tour amoureux d’Anne-Marie sitôt qu’il la rencontre. Le seul moyen de rejoindre Anne-Marie lui paraît être de rejoindre à la fois Régis et Anne-Marie dans leur aventure spirituelle. Michel essaie donc de se convertir mais vainement. Il n’ose pourtant avouer la vérité et son amour à Anne-Marie que le jour où Anne-Marie et Régis se séparent. La soumission de Régis à un ordre purement extérieur paraît à Anne-Marie une trahison. Elle se rejette vers Michel, et se laisse finalement enlever par lui. Mais Michel est un être à qui la terre suffit, Anne-Marie une de ces créatures qui sont perdues lorsqu’elles ont perdu leur Dieu . Après un étonnant voyage en Italie et en Turquie , où des lettres de Régis disputent Anne-Marie pourtant amoureuse à l’amour de Michel, tout semble sur le point de s’arranger. Les familles sont prêtes à marier les jeunes gens. Mais Anne-Marie refuse et rompt avec Michel. Elle ne retrouvera pas la foi, cependant elle en garde la nostalgie, et la marque profonde. Elle dit elle-même que le christianisme est une « drogue », mais qu’elle en a pris « une trop forte dose » et « qu’elle ne s’en remettra jamais ». Régis et son Dieu triomphent, mais sur les ruines de tout bonheur humain ».

dans ces conditions, non, je ne crois pas que les discussions théologiques soient superflues, mais au contraire servent à rendre compréhensibles les démarches des différents personnages, qui ont pour habitude de siffloter les premières mesures du Sigfried de Wagner pour se reconnaître (la musique est aussi l’un des thèmes importants du livre) et pour ainsi dire éclairent leurs respectives visions du monde tout en les préservant, justement, de cette niaiserie dont Kléber Haedens les accuse… Je n’ai, en revanche, rien à objecter à la suite de la critique :

« ce livre raconte avec une fougue splendide l’aventure d’un esprit, la création d’un être qui se heurte à toutes les tentations de la pensée et de la vie. La peinture de la vie lyonnaise, la satire terriblement efficace des milieux catholiques et bourgeois, certaine poursuite d’une jeune fille sur les pavés nocturnes couronnés par des scènes d’un érotisme prodigieux, les allées et venues frénétiques de l’auteur, ses emportements, ses éclats de rire furieux, tout cela s’installe dans la mémoire et y subsiste avec une extraordinaire netteté ».

Personnellement, je classe ce livre fabuleux parmi les chef-d’oeuvres de la littérature du XXè siècle.

Je suis tombé sur l’info un peu par hasard et j’ai voulu en savoir plus en cherchant sur Google, mais en tapant les noms des généticiens, j’ai bien eu 1510 réponses mais seulement 2 en français. Alors je me pose la question : est-ce que tout le monde s’en fout ? Ou on ne veut pas que ça se sache, à une époque où le maître mot est « métissage » ? de manière tellement compulsive d’ailleurs qu’on en arrive à des aberrations du genre que pour saluer le prix Nobel attribué à Le Clézio, on loue son cosmopolitisme et son goût du métissage dans le même temps qu’on encense son combat pour la reconnaissance et la préservation des peuples premiers… et personne ne s’aperçoit que c’est complètement incohérent ? En fait je crois qu’on se fout de la cohérence ou de l’incohérence des choses du moment qu’elles aillent dans le sens du poil…

Quoiqu’il en soit, cette info confirme ce dont j’ai toujours été intimement persuadé, à savoir que je n’ai pas grand chemin à faire pour répondre à la question « à quoi pouvait bien ressembler mon ancêtre, celui qui marchait dans l’armée de Vercingetorix ? », tout simplement, à moi, il ME ressemblait…

elle est à rapprocher de l’article « une vieille histoire de famille » (voir supra) avec le même avertissement : pour répondre à tous ceux qui nous dénient le droit et la fierté de prétendre à une identité européenne sous prétexte qu’un métissage tous azimuths aurait depuis longtemps effacé toute trace de nos origines …

Il y a 28000 ans, l’Européen avait un ADN similaire au notre.

Un groupe de généticiens, coordonné par Guido Barbujani et David Caramelli de l’université de Ferrare et de Florence, a montré qu’un individu Cromagnoïde qui vivait dans le sud de l’Italie il y a 28000 ans était un européen moderne, et partageait non seulement les caractéristiques anatomiques de l’homme moderne mais également ses traits génétiques.

Toutefois, l’obtention d’une séquence d’ADN fiable d’une Cromagnoïde était techniquement difficile.

«Le risque dans l’étude des anciens hommes est d’attribuer à un fossile l’ADN laissé là par les archéologues ou les biologistes qui l’ont manipulé», explique Barbujani. « Pour éviter cela, nous avons suivi toutes les étapes depuis l’extraction des os fossiles et saisi les séquences d’ADN de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec eux. »

Les hommes Cromagnoïdes coexistaient en Europe avec d’autres hommes, les Néanderthaliens, dont l’anatomie aussi bien que l’ADN sont clairement différents des nôtres. Les résultats démontrent donc, pour la première fois, qu’aux différences anatomiques entre Néanderthaliens et Cromagnoïdes s’ajoutent des différences génétiques. Ce qui laisserait à penser que l’homme de Cro-Magnon et l’homme de Néanderthal ont coexisté en Europe sans qu’il y ait métissage, et que les hommes de Néanderthal qui ont vécu en Europe près de 300000 ans, ne sont pas les ancêtres des Européens…

J’aime pas tellement les chaînes … on dirait pourtant qu’il vient d’y en avoir un gros lâcher ces jours derniers … on en voit pas mal fleurir sur le Net … J’aime pas tellement les chaînes mais en fait ça vient principalement de souvenirs d’enfance pas très agréables … parce que les chaînes, il fut un temps où elles n’étaient pas soft du tout … on vous menaçait de tous les maux, toutes les tortures, toutes les morts si vous aviez le malheur d’interrompre la circulation de la missive … interdit d’arrêter le truc … verboten … ça touchait à tous les domaines : santé, amour, intelligence : envoie cette lettre à quatorze de tes amis et tu seras guéri, tu rencontreras l’amour de ta vie, tu te coucheras moins con … c’est bizarre, j’ai beau essayer de me souvenir, je ne me rappelle pas qu’il y en ait eu qui touchaient le religieux : envoie cette lettre à quatorze de tes amis et le petit Jésus t’enverra un cadeau personnel …envoie cette lettre à quatorze de tes amis et le pape priera pour le salut de ton âme … non, les curés ils avaient d’autres moyens mais toujours avec le même genre de menaces à la clé … à croire qu’ils suivaient les mêmes cours de formation que les créateurs de chaînes … ça faisait jouer la peur ou la culpabilisation : si tu n’envoies pas cette lettre tu risques d’avoir un accident très grave (si, si …), ou bien si tu n’envoies pas cette lettre pour sauver la petite Conchita qui souffre d’une maladie très grave, elle mourra … vous imaginez le pauvre gamin qui recevait un truc comme ça, la trouille … et les parents n’étaient la plupart du temps pas à la hauteur … en tout cas, les miens, je ne me souviens pas qu’ils m’aient aidé en quoi que ce soit pour ce sujet précis … démerde toi bonhomme, prend tes responsabilités : on décide de continuer la chaîne et quand même on se sent un peu floué quelque part … sans compter qu’à l’époque, on n’avait pas des masses d’argent de poche (si, même, on en avait …) alors, trouver quatorze timbres … et puis recopier quatorze fois le truc à la main parce que pas de photocopieuses à tous les coins de rue … pfffff ….. ou bien on décide d’être courageux, on casse la chaîne, on renvoie rien du tout, et on crève de trouille que les menaces se réalisent … ce que je me demande, c’est pourquoi ils faisaient ça … ceux qui commençaient les chaînes … le simple plaisir de faire chier ? Une manière pour eux d’exercer un « pouvoir » ? en fait, je vais vous dire, je suis presque sur que c’était la « maman-catéchisse » qui envoyait les chaînes … je sais pas si ça existe encore cette sale race, mais quand on était môme, oh vers les 10 ans je dirai, on allait une fois par semaine chez une dame, une voisine, la « maman-catéchisse », qui était censée vous apprendre les rudiments du catéchisme … et c’est là qu’on apprenait ce qu’on avait le droit de faire et ce qui était strictement interdit … sous peine de tous les maux, toutes les tortures, toutes les morts …Par exemple, il était interdit de ne pas avaler illico l ‘ hostie qu’on vous fourrait périodiquement dans la bouche … je me souviens encore de cette histoire que nous avait racontée la « maman-catéchisse » d’un mec à Lourdes, qui avait gardé son hostie pour la couper ensuite en deux et voir ce qu’il y avait dedans (faut être taré, non ? Pour inventer des trucs comme ça …) … et bien, en rentrant après chez lui, le sacrilège s’était tué en voiture … édifiant, non ? Et nous, on avait peuuuuuur …. il y avait aussi une autre histoire du même genre qui avait cours: toujours à Lourdes, toujours un mec qui coupait une hostie en deux (c’est marrant que ce soit récurrent comme ça …), mais cette fois, il en sortait du sang, des flots de sang, qui finissaient par noyer le sacrilège … vraiment peur …. saloperie … quelle horreur … donc, à la réflexion, oui je suis sur maintenant que la maman catéchisse était aussi celle qui envoyait les chaînes : le même vice, la même méchanceté, la même méthode, les mêmes punitions …espèce de mère MacMiche catho … c’est caractéristique, ça, avec un enfant, de jouer avec la mort et la peur et la peur de la mort … c’est comme ça que l’église catho s’est créée une clientèle … enchaînée …merci petit Jésus père fouettard …

J’ai donc été tagué (c’est comme ça qu’on dit sur le Net) par une petite Faëlle-Fée pour énumérer six de mes douces manies, il est maintenant temps de m’y mettre :

– Je vérifie souvent plusieurs fois si j’ai bien éteint la lumière et fermé la porte

– Je sale souvent ce que j’ai dans mon assiette avant de goûter

– J’aime bien avoir le dernier mot (comme tout le monde)

– Je ne supporte rien des betteraves rouges ou de Christophe Mahé

– Je marque les pages de mes livres avec des vieilles enveloppes pour pouvoir, aussi prendre des notes

– Je me précipite, à la pause pub des séries policières américaines, pour me préparer un thé

« Comment peut-on être rebelle aujourd’hui ?

Je me demande surtout comment on pourrait ne pas l’être ! Exister, c’est combattre ce qui me nie. Etre rebelle, ce n’est pas collectionner des livres impies, rêver de complots fantasmagoriques ou de maquis dans les Cévennes. C’est être à soi-même sa propre norme. S’en tenir à soi quoi qu’il en coûte. Veiller à ne jamais guérir de sa jeunesse. Préferer se mettre tout le monde à dos que se mettre à plat ventre. Pratiquer aussi en corsaire et sans vergogne le droit de prise. Piller dans l’époque tout ce que l’on peut convertir à sa norme, sans s’arrêter sur les apparences. Dans les revers, ne jamais se poser la question de l’inutilité d’un combat perdu ».

Dominique Venner

« Ce qui nous semble surtout à redouter aujourd’hui, c’est moins la disparition du paganisme que sa résurgence sous des formes primitives et puériles, apparentées à cette religiosité seconde dont Spengler faisait, à juste titre, l’un des traits caractéristiques des cultures en déclin. La floraison des groupes néo-païens à laquelle on assiste depuis quinze ans n’a fait que me renforcer dans ce sentiment. A elle seule, l’extrême diversité de ces groupes laisse songeur. Pour les uns le « paganisme » se ramène essentiellement à des réunions joyeuses, à des soirées sympathiques où l’on célèbre, avec quelques rituels appropriés, la vie communautaire et les plaisirs de l’existence. D’autres se regroupent au sein de véritables « Églises » ou de communautés religieuses, dont les cérémonies tiennent plutôt de l’intériorisation protestante ou néopiétiste. D’autres encore tirent le « paganisme » vers la transgression pure, allant de la « magie sexuelle » à la messe noire. Le tout s’assortit presque invariablement de rituels compliqués, d’invocations grandiloquentes, de titres ronflants. Ce qui fait que les « cérémonies païennes » peuvent aussi bien ressembler à la fête communautaire bien arrosée qu’à la méditation austère, à la « tenue » de maçonnerie de marge, à la partouze ou au bal costumé. De toute évidence, nombre de ces mouvements n’ont strictement rien à voir, sinon l’usage du mot, avec le paganisme. Quant aux groupes à vocation plus strictement religieuse, leur mode de fonctionnement les apparente souvent à des sectes. Tout en réprouvant l’hystérie antisectes à laquelle on assiste aujourd’hui, hystérie qui ne fait que rajouter à la confusion en raison des amalgames qu’elle pratique, je dois dire que je me sens personnellement assez étranger à tout cela. J’y vois beaucoup de pastiche, beaucoup de parodie, mais fort peu de paganisme !

La confusion atteint son comble avec les groupes « néopaïens », surtout anglo-saxons, qui s’inscrivent dans la mouvance du New Age. Plus ou moins issue du mouvement hippie et de la contestation californienne des années soixante, cette mouvance a pour principale caractéristique son caractère syncrétique et composite : « anything goes ». Ses thèmes principaux sont l’écoféminisme, le millénarisme du « Verseau », un penchant invincible vers toutes les formes d’occultisme et de paranormal, une aspiration à la transformation personnelle permettant à l’individu de vibrer à l’unisson de l’ « âme du monde ». Ses références sont éclectiques : la « voie du Nord » et l’ »astrologie runique » y font bon ménage avec le soufisme, la Kabbale, les spiritualités orientales, le spiritisme (rebaptisé channeling), la théosophie ou le « voyage astral ». L’idée centrale est que nous rentrons dans l’ère du Verseau qui se caractérisera par la fluidité des rapports humains et l’émergence d’une conscience planétaire. Les groupes « néopaïens », extrêmement nombreux, qui évoluent dans ce milieu, échappent rarement à ce syncrétisme, en fait un patchwork de croyances et de thèmes de toutes sortes, où l’on voit se mêler les tarots et les « charmes » karmiques , l’interprétation des rêves et les invocations à la Grande Déesse, les traditions hermétiques égyptiennes et les Upanishads, Castaneda et le Roi Arthur, Frithjof Schuon et la psychologie jungienne, le marteau de Thor et le Yi-King, la « magie thélèmite » et le yoga, l’Arbre de vie et la « transe chamanique », etc.

Dans ce fatras, tout n’est évidemment pas à rejeter, à commencer par des thèmes comme l’écoféminisme, la vision holistique des choses, le non-dualisme, etc. Mais ces thèmes sont noyés sans la moindre rigueur dans un confusionnisme débridé, fondé sur le postulat implicite de la compatibilité, voire de la convertibilité, de toutes les croyances, de toutes les sagesses et de toutes les pratiques. S’y ajoutent une débauche de bons sentiments, qui verse souvent dans l’optimisme niais dont les Américains sont coutumiers, et surtout cette croyance naïve que l’expérience individuelle est le seul critère de validation du cheminement intérieur et qu’on peut recourir à des spiritualités ready made comme à autant de recettes de bonheur et d’ »épanouissement ». En fin de compte, avec ses modes et ses engouements successifs (Hildegarde de Bingen, la divination runique, les « anges gardiens ») le New Age constitue une subculture   évoquant irrésistiblement ces croyances composites que l’on vit se développer à Rome sous l’antiquité tardive, en marge des rites officiels, et qui associaient sans plus de discernement spéculations égyptiennes ou chaldéennes, fragments de cultes orientaux, théories astrales, pratiques superstitieuses, « gnoses » d’origine iranienne ou babylonienne, oracles de toutes provenances. »

Alain de Benoist

« Alors Cuchulainn se leva et prit la parole:

Lugaïd, mon fils, tu seras le roi suprême. Tu dois connaitre tes devoirs. Les voici: ne sois pas excitateur de querelles stupides. Ne sois pas fougueux, vulgaire ou hautain. Ne sois pas peureux, violent, prompt, téméraire. Ne sois pas un de ces ivrognes, qui détruisent et qu’on méprise. Prends garde de te faire comparer à une puce qui gâterait la bière des cinq rois provinciaux. Ne fais pas de longs séjours sur la frontière des étrangers. Ne fréquente pas des hommes obscurs et sans puissance. Ne laisse pas expirer les délais de la prescription contre une injustice. Que les souvenirs soient consultés pour savoir à quel héritier doit revenir la terre contestée. Exige conscience ainsi qu’équité de la part des jurisconsultes que tu appelleras. Que les enfants soient régulièrement inscrits sur les arbres généalogiques. Que les héritiers deviennent riches, si tel est leur juste droit. Que les détenteurs étrangers aux familles s’en aillent, et cèdent la place à la noble force des successeurs légitimes.

« Ne réponds pas avec orgueil. Ne parle pas bruyamment. Evite la bouffonnerie. Ne te moque de personne. Ne trompe pas les vieillards qui ne peuvent défendre leur droit. N’aie de prévention contre personne. Ne demande rien qui outrepasse le pouvoir de celui qui t’obéit. Ne renvoie aucun solliciteur sans réponse. N’accorde, ne refuse, ne prête, ne promets rien sans de bonnes raisons. Reçois humblement les enseignements des sages. Souviens-toi qu’un loi ancienne qui a fait ses preuves est meilleure qu’une loi nouvelle. Vénère nos ancêtres. Aie le coeur chaud pour tes amis. Sois sans pitié pour tes ennemis. Veille qu’en toutes circonstances ton honneur soit sauf. Ne sois pas un conteur qui ne sait pas s’arrêter. Ne persécute persone. N’amasse rien qui ne soit utile. Le reste, donne- le. Ne laisse pas une iniquité sans réprimande. Que ta justice ne soit pas corrompue par les passions des hommes. Respecte le bien d’autrui. Ne sois pas querelleur pour ne pas être haï. Ne sois pas paresseux pour ne pas être faible et dédaigné. Ne t’agite pas sans raison, si tu veux être considéré. Consens-tu à suivre ces conseils, mon fils ? »

Lugaïd promit de s’y conformer, baisa son père trois fois et s’en fut avec les députés de Tara. »

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Des racines et des elfes

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