Quelques notes en vrac, recueillies ce week end, qui, toutes, sont autant de pistes de recherche et de réflexion …

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Toute langue s’adresse aux dieux d’une ethnie particulière et nos ancêtres mettaient leur point d’honneur à parler correctement. C’est l’idéologie indo-européenne du « uek os tek », de la parole charpentée, élaborée, construite. La langue doit être parfaite et utilisée au mieux possible. Donc, en contradiction avec les affirmations de Jean Louis Brunaux, les gaulois parlaient la même langue du nord au sud car les druides étaient là pour leur faire respecter ce principe de la langue parfaite, commune à toute une ethnie.

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Dans l’Antiquité, on ne saluait pas tout le monde de la même manière. Ça changeait selon la qualité de l’interlocuteur. On ne salue que ceux qui appartiennent à la même ethnie (chez les celtes, les membres de la Touta ou de la Kenetl : voisins de même souche). Les tribus « étrangères » pouvaient se rencontrer, se saluer si les druides et les rois avaient auparavant créé des liens.

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Sunerto est probablement le « bonjour » gaulois: bonne force (pour parcourir la durée du jour sous l’oeil et la protection des divinités diurnes) limité aux membres des deux premières fonctions (il n’y a que les druides/rois et guerriers à être concernés par « Ner »: « Force »)

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Cosmogonie : Ulatis (en Gaulois: la Puissance. Une force qui n’est pas décrite : Prajapati Indien) crée l’Univers, mais en même temps la Parole, les Dieux, vers le haut, et les Hommes sur Terre (aux antipodes du dieu tout puissant créateur monothéiste). Et donc, on peut invoquer les dieux et les hommes (« j’ai besoin de l’aide des dieux et j’ai besoin aussi de l’aide des hommes »). Prajapati se sacrifie à lui même (se sacrifie pour permettre la création).

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Il faut travailler sur les contes et les légendes dans une vision dumézilienne (à partir des trois fonctions) sinon on passe à côté.

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On crée le mot français à partir du singulier : on part de 1 chêne pour arriver à des chêneS. Alors que c’est le contraire dans les langues celtiques (et donc le Gaulois) : on part des chênes « derw » pour arriver à 1 chêne « derwenn » (en français, on rajoute une ou des lettres pour parvenir au pluriel alors qu’en celtique, on rajoute une ou des lettres pour parvenir au singulier): le « poly » est la base de départ en quelque sorte… car si le pluriel existe avant le singulier, LES dieux sont antérieurs au dieu unique…

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Le mauvais roi est mis à mort, le mauvais druide (qui doit être au service de ce qui est dessous tout en étant au dessus) est chassé de la Touta.

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Taliesin représente la Parole vraie, la parole sincère d’un druide.

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S’adresser aux dieux sans paroles, c’est historiquement le plus haut degré de l’initiation.

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Dans notre société actuelle, on ne peut guère faire qu’ étudier la tradition druidique, la transmettre à des jeunes qui, eux mêmes … jusqu’à ce qu’un jour, les conditions fassent qu’il soit possible de …

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Il faut étudier la Tradition pour retrouver ce qui peut l’être et construire le reste sans faire d’erreurs pour pouvoir vivre notre paganisme au quotidien.

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