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bougie_

Il y a aujourd’hui un an que j’ouvrais ce blog …

(peut-être un petit bilan dans les jours à venir, où j’aurai plus de temps …)

… en attendant, bon ben je vais pas me gêner, hein, parce qu’on n’est jamais si bien servi que par soi même :  longue vie au Chemin sous les Buis !!! … (et mort aux cons !!! …)

Il y a quelques temps, j’ai lu , au sujet du tournage d’un nouveau film mettant en scène Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr. dans le rôle du célèbre pensionnaire du 221b Baker Street, que cette adaptation allait faire date dans la mesure où, le chroniqueur insistait bien là dessus, on prenait « enfin » un mec viril pour jouer le détective. Je pense que Robert Downey Jr. peut effectivement être très bien, ce n’est pas le problème… le problème c’est qu’aujourd’hui, il se trouve de plus en plus de plumitifs, philosophes ou psychologues de comptoir, écrivains ou journaleux incultes à renverser le sens des mots, à fausser le sens des valeurs. Celui dont je parle n ‘hésitait pas à déplorer qu’on ait jusque là choisi des acteurs précieux, parfois même efféminés pour tenir le rôle phare. Efféminés Christopher Plummer ? Nicol Williamson ? Robert Stephens ? Michael Caine ? Peter Cushing ? Basil Rathbone ? efféminé Jérémy Brett ?… le meilleur Sherlock qu’on ait jamais vu …

jeremy-brett

C’t’un monde je trouve, qu’à notre époque, il faut bien le dire, de dévirilisation, on confonde paradoxalement le fait d’être efféminé avec la classe ou l’élégance … sans doute parce que c’est une des valeurs premières, fondamentales, basiques … si dangereuse sans doute qu’on cherche, tout en prônant des valeurs dévirilisatrices je le répète (mais je précise aussi que l’homme viril n’a rien à voir avec le bourrin-gros-con-macho) , à faire croire qu’avoir de l’élégance c’est être efféminé et n’est réservé qu’aux «tarlouzes»… pour ce qui est de la préciosité , souvent présente chez certains homos, elle n’a non plus rien à voir avec la classe ou l’élégance que je range dans le premier peloton des valeurs aristocratiques…on l’aura compris … Donc, en forme de conclusion, on peut se dire que le chroniqueur en question participe à son niveau à l’offensive généralisée de transmutation des valeurs, il a les traits alors d’un collabo … ou bien, c’est un con … ce qui est encore possible et ce qui n’est d’ailleurs pas contradictoire … élémentaire …

picsou

En 1993, la conscience morale universelle auto proclamée Elie Wiesel et le bienfaiteur de l’humanité, Jacques Attali, qui veut augmenter l’immigration et précipiter la mondialisation pour sauver le monde (lisez le capitalisme), se sont volés dans les plumes comme des vieilles catins hystériques (« touche pas au grisbi salope !!! ») pour des histoires de préséance et surtout de gros sous. L’un publiant des entretiens avec François Mitterrand, l’autre lui en déniant le droit car ils lui auraient appartenu …(les droits d’auteur, parfois, ça rapporte très gros …). Wiesel était allé jusqu’à pleurnicher à Attali : « Les nazis n’ont pas réussi à m’anéantir, toi tu l’as fait. » (plaies d’argent et d’égo surdémesuré, n’est-ce pas, si elles ne sont pas mortelles, font très mal …). Je ne sais pas trop comment s’était terminée l’histoire, mais j’apprends aujourd’hui en laissant traîner un oeil sur les actualités que la Fondation Elie Wiesel pour l’humanité avait donné en gestion “la quasi totalité de ses avoirs” à la société de Bernard Madoff : “Nous sommes profondément attristés et désolés d’être, comme de nombreux autres, les victimes de ce qui pourrait être la plus grande escroquerie aux placements de l’histoire” annonce l’organisation mais rassurons nous, elle se déclare apte et prête à poursuivre l’oeuvre de son fondateur … ouf, on a eu peur …quant à Elie Wiesel on peut se rassurer aussi pour lui, il doit avoir son fric placé ailleurs …

(en attendant, je me marre … )

hiver

« Le gel a glacé les formes pour les transmettre intactes. L’ air est sec et froid. Voici l’hiver pour mordre la peau et conserver l’esprit. Voici la beauté du froid qui s’étend avant d’admettre le dégel. Voici, sur le sol rouillé, de lourdes ornières où le passage des hommes s’inscrit dans la glaise. Voici la terre durcie par où ils reviendront. Tout est attente, tout est promesse de joie, toute joie est éternité. Et tout est là. Un toit qui s’enveloppe de buée, la glace qui crisse et qui fond sous les dents, un roseau déjà plus vert, l’âtre du retour, les marques des bêtes, le souvenir des feux, tout est là. Notre monde attend ici. La Nature retient son souffle. Le son s’arrête et vibre lentement. Promesses du soleil bientôt tenues. Essoufflée de douze mois, la vie s’est arrêtée un instant. Elle s’émerveille, respire, reprend son souffle. L’année arrive : la voici de retour. »

Alain de Benoist.

diversite

Jean-François Copé, l’a promis : “La diversité sera l’un des grands thèmes de l’année 2009″

François Terrasson est un écolo aux antipodes de ces écolos médiatiques qu’on est habitués à voir un peu partout et qui ont pris prétexte de l’écologie pour poursuivre de tout autres buts que la préservation de l’environnement  dans l’intérêt des sociétés humaines. Hommes et femmes liges de l’économie marchande, VRP d’une espèce de cosmopolitisme à l’échelle mondiale et propagandistes zélés d’un modèle planétaire unifié de développement…

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François Terrasson, né le 3 juillet 1939 à Saint-Bonnet-Tronçais (Allier) et décédé le 2 janvier 2006 est un écrivain et naturaliste français.

Chercheur et maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle , il s’intéressait tout particulièrement au rapport qu’entretient l’homme avec la nature (la géonomie) sous l’angle philosophique, scientifique, politique et agricole.

La réflexion de Terrasson, non seulement embrasse l’ensemble des rapports entre l’environnement et l’humanité (géonomie), mais oblige ses lecteurs à interroger leur rapport individuel à la Nature. Son approche est tout à la fois naturaliste, sociale, économique, historique et psychologique, elle décrit aussi bien les mécanismes physiques, biologiques ou les aspects techniques, que les ressorts aussi bien rationnels qu’émotionnels, culturels ou idéologiques de notre compréhension et de nos décisions.

François Terrasson organisait des stages de « découverte de la Nature » : chaque stagiaire était déposé de nuit en forêt (par exemple de Fontainebleau), avec un duvet mais sans lampe de poche, pour passer isolé une nuit à la belle étoile. Le lendemain matin, après le petit-déjeuner, discussion collective sur la nuit précédente : comment cela s’est-il passé, qui a eu peur, qui s’est éclaté ? Réponse dans le chapitre intitulé “Tépamazo” du deuxième livre de Terrasson, «  La civilisation anti-nature ». En deux mots, le groupe des gens qui se sont inquiétés toute la nuit était beaucoup plus nombreux que celui des personnes qui avaient vécu le bonheur de fusionner avec « Mère Nature ». Ce second groupe existe pourtant. On évoquait aussi, sans faux-semblants, des aspects pratiques: confort, soif, miction et défécation, moustiques, fourmis, bruits… et les rapports de chacun à l’environnement, en ces circonstances, étaient décortiqués. Les « mieux à l’aise », les « mieux adaptables » n’étaient pas forcément les personnes d’origine rurale.

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Les stages, montages et livres conçus par Terrasson ont pour rôle d’illustrer sa thèse principale : à la question « pourquoi l’homme occidental détruit-il la Nature ? », sa réponse était : « parce qu’il en a peur ». Et ses livres donnent de nombreux exemples de la psychologie complexe de « l’homo occidentalis » dans son rapport à la Nature. Il citait volontiers René Jeannel: l’Homme est fils de la forêt et père du désert et Jared Diamond: l’Homme occidental a eu de la chance géographiquement, et prend l’avance technique qu’il doit à cette chance pour de la supériorité, mais les civilisations premières lui survivront peut-être ou bien reviendront, s’il ne prend pas conscience de ses préjugés et s’il ne réajuste pas son rapport à la Nature.

François Terrasson faisait la part des choses entre « Hominisation » (qu’il définissait comme la capacité à échapper à la tyrannie de l’instinct et à inventer de nouveaux comportements, de nouvelles règles, et qu’il attribuait à la néoténie humaine) et « Humanisation » (qu’il définissait comme la capacité à échapper à la tyrannie de l’agressivité, de la violence, de la prédation et à inventer des comportements et des règles de respect et de coopération, à l’intérieur de notre espèce, avec les autres espèces, et avec la nature). Il pensait l’hominisation achevée il y a environ un demi-million d’années, et l’humanisation en cours d’émergence, et pensait que notre survie passée est due à l’hominisation, tandis que notre survie future est conditionnée par le succès de l’humanisation.

Travaillant dans le domaine de la mise en place d’aires naturelles protégées, parcs nationaux ou régionaux et autres réserves, il fut également un expert dans le domaine de l’aménagement de l’espace rural, participa à des études d’impact avant remembrement, et voyagea beaucoup en tant qu’expert en reconstruction écologique, voyages qui l’amenèrent aux quatre coins du monde et jusqu’aux Îles Galapagos.

Très actif, il s’est littéralement épuisé à la tâche.

Bibliographie: «  La Peur de la nature », Sang de la terre. « La Civilisation anti-nature », Éditions du Rocher. «  En finir avec la nature », Le Rocher .

Source: Wikipédia.

J’inaugure aujourd’hui une série de portraits. Portraits d’hommes et de femmes. Grandes figures, éveilleurs,  maîtres à penser,  précurseurs et  visionnaires … en commençant par John Toland.

toland1

« John Toland va populariser le panthéisme en Angleterre et le rendre plus accessible en tant que vision du monde à vivre. Il est né à Londonderry (Irlande) en 1670 d’une famille catholique ; ses parents l’éduquent aussi dans les légendes de son pays. Elève doué, il fit ses études en Écosse à Édimbourg et à Glasgow. Rejetant son patrimoine clanique irlandais qu’il prenait pour des niaiseries, il se dirige vers la théologie et se convertit au protestantisme. A Leyde, il rencontra les fameux cercles d’études fondés par Spinoza ; ses options panthéistes, ainsi que leur nette formulation encore à venir, trouvent ici leur source. A Oxford, fervent lecteur de la Bodleian library, il y rencontra John Aubrey qui fit partie des universitaires oxfordiens qui engendrèrent la Royal Society. Il fut surtout le 1° archéologue des temps modernes et le 1° scientifique à identifier avec certitude la civilisation celtique en tant que culture patriarcale des îles de Bretagne à la suite de ses gigantesques travaux qu’il accomplit sur le site de Stonehenge, entre autres. Cette découverte fut un coup de tonnerre culturel qui eut de nombreuses conséquences dans de nombreux domaines, y compris sur le plan politique. John Aubrey, souvent critiqué pour son amour immodéré de l’ancienne religion des Celtes, le druidisme, se disait le filiateur d’un très ancien nodule celtique qui transitait depuis des siècles au sein des collèges d’Oxford dont le nom était Mount Haemus. Lorsque l’on sait qu’un des Bosquets du futur Druid Order (Grove) – l’équivalent d’une loge – prendra le nom de Mount Haemus, et qu’il s’y trouve toujours de nos jours, nous comprenons mieux comment John Aubrey peut être considéré comme le grand-père du Druid Order et que ses vues transitèrent par John Toland, mais aussi par les frères Gale et Pierre Desmaiseaux, futurs fondateurs de ce néo-druidisme et intimes d’Aubrey, tous membres, sauf Toland, de la Royal Society.
De retour à Londres, polémiste vigoureux, Toland se fait reconnaître dans le milieu des philosophes anglais. Il apparaît que ce dernier fut bien en contact avec les éléments humains et universitaires qui furent au centre de la conversion de l’Invisible Collège en Royal Society en 1660 à Oxford… Les héritiers philosophiques de ce groupe travaillèrent à la mise en place de la maçonnerie de 1717 et, avec l’aide des Antiquarians, du Druid Order de la même date (Oxford au XVIIe siècle, 2 tomes, Jardin des Dragons, Les Éditions du Prieuré, Rouvray, 1994). Nous pouvons en déduire très sereinement que Toland était déjà très imprégné dans la décade 1690 par les idées et les buts très progressistes de l’aile marchante de la Royal Society.
Affrontant violemment tout ce qui est catholique et aristotélicien, il est rapidement obligé de fuir l’Irlande. De 1700 à 1707, il est à Londres au contact de cercles philosophiques locaux plus panthéistes qui vont profondément l’amener à condenser ses concepts en des oeuvres écrites. C’est à cette période qu’il inventa d’ailleurs le mot « panthéisme » qui se répandit comme une traînée de poudre pour caractériser tous les mouvements platoniciens réactivés par les oeuvres et la pensée Spinoza. Lesdits mouvements se cristallisent en salons et banquets socratiques très inspirés de l’épicurisme de Saint-Évremond. Il affiche politiquement un républicanisme qu’il appuie sur les pensées des penseurs antiques chantant les valeurs de ladite république (Platon, Cicéron, Caton, Xénophon, etc.).
Les polémiques incessantes de Toland le font quitter Londres en 1707 et il commence une traversée du désert en Europe germanique où il se mélange à tous les mouvements panthéistes et affronte des philosophes comme Leibniz. L’inimitié qui opposa ce dernier à Spinoza se réincarna au contact de Toland avec lequel il eut des débats contradictoires des plus vigoureux. C’est à lui que Toland aurait énoncé cette profession de foi panthéiste en réponse à une question lui demandant sa patrie d’origine:
« Le Ciel est mon père, la Terre est ma mère, le Monde est ma patrie et tous les hommes sont mes parents. »
En 1710, il revient. Panthéiste convaincu et militant, il propose au monde anglo-saxon une reprise éthique de type pythagoricien et platonicien qui, selon lui, est la seule voie religieuse possible dans les années à venir pour vaincre les confrontations religieuses de son temps. Il soutient que seule la liberté de religion peut amener la paix sociale et que la voie panthéiste dans sa tolérance et son non-dogmatisme doit s’imposer aux Églises constituées qu’il juge trop séparatrices et mères de toutes les souffrances humaines.
Il participe activement à la préparation maçonnique de 1717, mais aussi de la druidique de 1717, par des apports philosophiques non négligeables que l’on isole fort bien dans l’article Ier des Constitutions d’Anderson de 1723.
Fut-il maçon? probable mais non prouvé ; il fut le 1° Grand Druide du Druid Order en 1717 en compagnie de William Stukeley et de Pierre Desmaiseaux, ce dernier étant un enfant de la 2° génération de la Révocation de l’Edit de Nantes comme Jean-Théophile Désaguliers. Un mariage dans ce Druid Order philosophique est très clair entre les thèses uniquement panthéistes et philosophiques de Toland et celles uniquement celtiques de William Stukeley, l’archéologue de Stonehenge, membre de la Royal Society. Toland, toujours marqué par les « niaiseries » irlandaises de ses parents qu’il juge superstitieuses, concède à Stukeley un panthéisme druidique non sans émettre quelques réserves sur le réalisme des traditions celtiques. Il l’écrira en clair dans son testament philosophique, le Panthéisticon, en 1720.
« Il n’est pas nécessaire d’en dire davantage sur la façon dont les panthéistes s’ornent l’esprit. Les panthéistes peuvent être justement regardés comme prophètes et d’une nature mystique. Car de même qu’autrefois les druides qui avaient l’esprit plus élevé, étaient liés par des sociétés (suivant en cela les règles de Pythagore), se sont élevés par l’étude des choses les plus cachées et les plus obscures, de même les associés socratiques s’appliquent à toutes les recherches où se sont illustrés les druides et les disciples de Pythagore. Les uns et les autres ont établi des sociétés. Les nôtres n’admettent pas cependant tout ce qu’ont dit et fait les premiers, car lorsqu’ils s’éloignent de la vérité, nous nous éloignons aussi d’eux, mais nous louons beaucoup ce qui nous en paraît digne, rendant grâce à ceux par le moyen desquels nous profitons en quelque chose, de quelque manière que ce soit. » Cette oeuvre peu connue va être au centre de la Relation apologique de 1738 et il semble aussi qu’elle aura un impact non négligeable sur la version des Constitutions d’Anderson de 1723 – Art.Ier, « concernant Dieu et la Religion ».
Ce qu’il faut noter dans la vie de Toland, c’est qu’il fut reçu et protégé en 1697 par Sir Thomas Molyneux à Dublin et que celui-ci aurait été détenteur d’un écrit maçonnique daté de 1711 laissant apparaître déjà l’esquisse d’un troisième grade.
En ce qui concerne John Aubrey (prof. de Toland à Oxford ,mort en 1697) il eut des contacts répétés et fructueux avec Inigo Jones – l’architecte de Charles Ier – dans les années 1660, alors qu’ils faisaient des fouilles et des recherches sur le site mégalithique de Stonehenge et d’Avebury. Les thèses développées par eux à cette époque attribuaient la mise en place de ces mégalithes aux druides; ce fut leur seule erreur qui engendra une « celtomanie druidique » à cette époque et qui continua au 17e siècle. Si les traditions spirituelles celtiques honorèrent les mégalithes, il est clair que lesdits Celtes n’en sont pas les maîtres d’oeuvre et que ce rôle doit être attribué à une civilisation antérieure, les mégalithiques, dont les restes affaiblis semblent littéralement se fondre dans la grande vague indo-européenne de 1500 av. J.-C.
Ceci posé, nous comprenons mieux comment le panthéisme de Toland, en se mariant aux recherches celtiques d’Aubrey et de Stukeley, aboutit à la naissance d’un panthéisme celtique sous la forme de ce Druid Order de 1717 qui fusionne en sa naissance avec la maçonnerie londonienne et que les rapports, tant culturels que humains, entre ces deux mouvements ne sont pas accidentels ni hasardeux. Les oeuvres « apologiques » en seront la preuve puisqu’elles mettent en évidence une maçonnerie panthéiste et pythagoricienne citant des pans entiers de l’oeuvre de Toland, et qu’il faut considérer non pas comme une maçonnerie marginale mais plutôt comme le reflet d’un mouvement suffisamment étendu pour que le Vatican fasse des autodafés de sa littérature et fulmine des bulles d’excommunication à son encontre. Toland mourra en 1722, non sans avoir marqué irrémédiablement toutes les personnes qui l’auront approché. Arrogant jusqu’au bout, voici son épitaphe:
« Ci-gît John Toland qui, né en Irlande près de Londonderry, étudia en Écosse et en Irlande, et également à Oxford devenu adolescent, et ayant été plus d’une fois en Allemagne, passa son âge d’homme aux environs de Londres. Il cultiva toutes les littératures, et sut plus de dix langues. Champion de la Vérité, défenseur de la Liberté, il ne fut ni le partisan ni le client de personne; ni les menaces et les maux ne le détournèrent d’aller jusqu’au bout de la route choisie, subordonnant l’intérêt au Bien. Son âme est réunie au Père céleste dont il sortit autrefois. À coup sûr, il ressuscitera pour l’éternité, mais jamais il n’y aura un autre Toland. Il naquit le 30 novembre. Le reste, cherche-le dans ses écrits.
« Veritatis propugnator! Libertis assertor! »

bibliographie tirée de l’oeuvre de R.Blanchet »

(source : http://www.carboneria.it/Tolandfr.htm )

« Une foule livrée à ses instincts ne peut manquer de déshonorer même le patriotisme, le courage et la justice. Je me demande si une foule livrée à ses goûts -vulgarité agressive, culture de la sottise et de la médiocrité, fainéantise, vanité, béatitude grégaire- ne pousse pas encore plus loin l’ignominie ».

Robert Poulet : « Contre l’amour, la jeunesse, la plèbe ».

tondue

Je suis tombé hier sur une vidéo montrant des femmes tondues à la Libération… quelle honte … ce qui m’a le plus frappé, c’est la dignité des victimes, en opposition à la bassesse crasse et vulgaire des bourreaux, leur laideur …

X.  qui l’autre soir sur un forum païen, sous le prétexte que je donnais un lien pour un entretien avec Alain de Benoist sur la décroissance, m’ a violemment agressé, me traitant de « branquignol nazillon », en me classant à l’extrême droite, dans cette « peste brune qui progresse », prétendant que dans mon blog je me bats contre « les ennemis de l’Occident » (ce qui n’appartient en aucune manière à mon vocabulaire, pas plus que « les pourrisseurs de notre belle jeunesse »: désolé mais ça m’a toujours fait rigoler…), mettant en doute mon paganisme, et appelant au lynchage contre moi, pour me flanquer « à la poubelle »,  X.  celui là même qui, voulant montrer que l’humour ne lui est pas étranger mais ne sachant pas ce que peut bien pouvoir signifier « reductio ad Hitlerum », confirme : « l’écologie est de droite, la preuve Hitler était végétarien », attendant qu’on s’esclaffe… X. dis-je, aurait été l’ un de ceux qui tenaient les ciseaux, je n’en doute pas un instant …

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Malgré l’imprécision du texte de Pline, certains « spécialistes » situent la cérémonie de la cueillette du gui au solstice d’Hiver… Mais, à mon sens, on peut tout aussi bien envisager de le cueillir à Saman…

« On ne doit pas oublier, dans ces sortes de choses, la vénération des Gaulois; les druides, car c’est ainsi qu’ils appellent leurs mages, n’ont rien de plus sacré que le gui et l’arbre qui le porte, supposant toujours que cet arbre est un chêne. A cause de cet arbre seul, ils choisissent des forêts de chênes et n’accompliront aucun rite sans la présence d’une branche de cet arbre […] Ils pensent en effet que tout ce qui pousse sur cet arbre est envoyé par le ciel, étant un signe du choix de l’arbre par le dieu en personne. Mais il est rare de trouver cela, et quand on le trouve, on le cueille dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la lune, car c’est par la lune qu’ils règlent leurs mois et leurs années, et aussi leurs siècles de trente ans; et on choisit ce jour, parce que la lune a déjà une force considérable, sans être encore au milieu de sa course. Ils appellent le gui par un nom qui est: « celui qui guérit tout ». Après avoir préparé le sacrifice sous l’arbre, on amène deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Vêtu d’une robe blanche, le prêtre monte à l’arbre et coupe avec une faucille d’or le gui qui est recueilli par les autres dans un linge blanc. Ils immolent alors les victimes en priant la divinité qu’elle rende cette offrande propice à ceux pour qui elle est offerte. Ils croient que le gui, pris en boisson, donne la fécondité aux animaux stériles et constitue un remède contre tous les poisons. Tel est le comportement d’un grand nombre de peuples à l’égard de choses insignifiantes ». (Pline, Histoire Naturelle, XVI, 249-251)

Donc, Pline parle bien du sixième jour de la Lune mais rien ne vient préciser de quelle lune il s’agit.

On peut penser qu’à Saman il reste encore pas mal de feuilles tandis qu’au solstice d’hiver elles sont presque toutes tombées. Le gui se voit alors de très loin puisque c’est tout ce qui reste de vert sur les arbres : c’est joli et le côté symbolique du « toujours vert » est intéressant. Ce qui pourrait plaider pour le solstice.

En revanche, comme la lune dont parle Pline, qui n’est pas « encore au milieu de sa course », il semble que le Gui ne soit pas arrivé tout à fait à maturité à Saman mais est-ce que ce n’est pas à ce moment que la magie est la plus forte ?… Avant la maturation, le gui est comme la « soupe primordiale », plein de potentialités.. tout est en devenir, rien n’est figé ce qui ne me parait pas être le cas quand les boules sont mûres… d’ailleurs de ces boules, on fait de la glue… qui sert à capturer (figer) et non plus à accueillir (l’année nouvelle, la saison sombre …) ce qui est en devenir.

En ce qui concerne la cueillette à proprement parler, certains pensent que le rituel gaulois a peut être son prolongement dans une ancienne tradition écossaise des Basse Terres rapportée par Frazer… Un rameau de gui, coupé par un membre du Clan des Hay la VEILLE DE LA TOUSSAINT (donc à l’époque de Saman) , avec un poignard neuf, après que l’on avait fait trois fois le tour de l’arbre dans le sens du soleil et qu’on avait prononcé une incantation, passait pour un charme très sur contre toute magie et sorcellerie, et une protection infaillible un jour de bataille.

La première cueillette du Gui de l’année celtique (la plus bénéfique puisque pleine des promesses de l’An Neuf), pourrait donc bien s’effectuer lors de la grande fête de Saman. Le gui fleurit de Mars à Mai, fructifie d’Aout à Novembre et renouvelle son feuillage peu après.

gui

Son fruit globulaire d’une transparence ambrée, comme la lumière lunaire, représente la Lune. Sa baie écrasée peut être comparée à la semence masculine. Sa tige et ses feuilles sont la terre réceptrice (courbe des feuilles), source de toute fécondité. Et l’on retrouve, associées dans le Gui, les deux notions inséparables d’éternité et de fécondité.

Est-ce qu’on ne pourrait pas penser aussi au fait que le gui qui se nourrit de la sève de l’arbre qui le porte, serait donc le modèle de la solidarité (humaine, sociale, familiale), en même temps que le symbole de l’union (des sexes, de l’esprit et du corps, des générations). Dans le même ordre d’idées, son mode de multiplication et de propagation pourrait enseigner que tous les êtres dépendent étroitement les uns des autres (y compris quelque soit leur genre, animal, végétal ou minéral)… Et ces points renvoient tous à mon sens aux Ancêtres (solidarité, union, interdépendance) qui sont précisément honorés lors de Saman…

En outre, par sa forme de touffe et celle de ses baies, il est un monde en soi, clos, force concentrée, perfection, puissance. En anglais, un des surnoms du gui est « Starchild », l’enfant des étoiles. Sa symbolique est alors due au fait qu’il pousse en hauteur et sans racines dans la terre. Il pousse a mi-chemin entre le ciel et la terre et c’est aussi une des (la ?) seule(s) plante(s) à pousser la tête en bas…

Et le Gui est aussi Rameau d’Or : s’il est cueilli en FIN D’AUTOMNE, son feuillage étant vert et ses baies blanches, il va acquérir progressivement cette jolie teinte dorée de soleil hivernal qu’il aura pleinement lors du Solstice d’Hiver, lors de la re-naissance de l’Astre invaincu.

Une quinzaine de femmes catholiques, réunies au sein du « comité de la jupe », ont porté plainte contre le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), pour propos sexistes.

Cette plainte, ont-elles précisé dans un communiqué diffusé mercredi, a été déposée devant le tribunal ecclésiastique de l’Officialité, le tribunal ecclésiastique du diocèse. L’Officialité, qui s’appuie sur le droit canonique, s’occupe par exemple des annulations de mariage religieux.

L’affaire remonte au 6 novembre : Mgr Vingt-Trois, interviewé à Lourdes par Radio Notre-Dame en marge de l’assemblée plénière de la CEF sur le rôle des femmes dans la célébration des offices, avait répondu : « Le plus difficile, c’est d’avoir des femmes qui soient formées. Le tout n’est pas d’avoir une jupe, c’est d’avoir quelque chose dans la tête ».

Le propos avait été relevé par Le Canard enchaîné et avait suscité des réactions outrées sur le site de la radio.

Le cardinal Vingt-Trois a répondu directement, dans un courrier dont copie a été transmise à l’AFP, à plusieurs personnes qui lui avaient fait part de leur indignation. Il a regretté « la maladresse de (son) expression » et assuré que « dans l’exercice de (sa) responsabilité », il « n’hésite jamais à appeler des femmes à des responsabilités quand elles sont en situation de les exercer ».

Le « comité de la jupe » a porté plainte devant l’Officialité en se référant à deux points précis du droit canonique : l’égale dignité des baptisés et la poursuite des fauteurs de scandale, a précisé à l’AFP Christine Pedotti, porte-parole du comité.

Elle a précisé que, pour le moment, le comité comptait « une quinzaine » de femmes. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Le livre des prières en famille » et d’une encyclopédie catholique pour les jeunes.

Il y a quelques jours, la fédération des « Réseaux du parvis » avait envoyé une lettre ouverte au cardinal Vingt-Trois, disant sa « stupéfaction » et son « indignation » : « Même sous couvert d’humour, tout mépris à l’encontre des femmes met en péril l’équilibre de la société tout entière ».

Le « comité de la jupe » souligne qu’il ne s’attend pas à un traitement rapide de sa plainte, ni à une condamnation sévère du cardinal. « On a bien conscience qu’on veut traduire le roi devant la justice du roi », plaisante Mme Pedotti.

(source : Yahoo Actualités)

jubilation

hahahahahaha …….. pour moi c’est la jubilation totale ….. quand les rombières cathos en mal de considération se mettent à bouffer du curé …

(comité de la jupe …réseaux du parvis … ça vous a un p’tit air de sociétés secrètes issues des Catacombes, je trouve …)

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