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Il y a 64 ans, le 19 janvier 1945,  à l’issue d’une journée de procès, Robert Brasillach est condamné à mort .

Dans son Journal, en date du samedi 20 janvier 1945 Paul Léautaud écrit:

« Hier, Robert Brasillach devant la Cour de Justice. Les journaux rendent compte aujourd’hui. Belle attitude de sa part. Rien renié de son action, de ses écrits, de sa tendance politique pendant l’occupation. Lecture de lettres en sa faveur de Valéry, Claudel, Mauriac, les forcenés devenus bénins, bénins… Son avocat a adjuré les jurés de ne pas envoyer à la mort un poète et de se souvenir d’André Chénier. Voilà un nom qui a dû être bien lettre morte pour ces coquins. Revenus de leur délibération au bout de vingt minutes, avec la condamnation à mort. Vingt minutes pour décider de la vie d’un homme! Il y a eu dans la salle des cris: « Assassins! » Brasillach avant de disparaître, a eu ce mot: « C’est un honneur que d’être condamné. » Quand on se doute de ce que doivent être les magistrats (ambitieux, arrivistes, aux ordres pour l’avancement), quand on sait ce que sont les jurés, soigneusement choisis, être condamné est, en effet, un honneur.

Si je ne me redressais, si je ne faisais un effort de volonté, je retomberais, devant une telle suite d’abominations, dans mon désespoir moral du mois d’août de l’année dernière ».

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