Alors que la racine chrétienne semble être de plus en plus tendance : revendiquée tout à la fois par le mari de la chanteuse (pas bien pourtant le divorce …), le Front National (ou ce qu’il en reste), Alain Soral (gazaoui déçu, rival évincé de Marine), Christian Bouchet (compère du précédent), Carl Lang (sécessionniste groupusculaire du Front), la Nouvelle Droite Populaire de Robert Spieler et sa soeur hérétique, elle aussi sécessionniste, Nouvelle Droite Républicaine de Jean François Touzé .. tous mouillent pour les racines chrétiennes de la France ou de l’Europe… et j’en oublie sans doute.

Dans le dernier numéro de Terre et Peuple nous vient un autre air, pur, tout droit d’en haut des cimes sous la plume de Jean Patrick Arteault qui insiste sur la nécessité de faire le choix de l’Europe contre l’Occident et détaille les grands thèmes d’un socle sur lequel pourrait s’édifier une démarche globale de libération de l’Europe.

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Premier d’entre eux : « le choix du recours aux valeurs de la tradition indo-européenne ou boréenne selon la belle appellation de Dominique Venner et le refus symétrique des valeurs bibliques qui en sont, point par point, l’opposé. Ce qui implique bel et bien, il faut oser le dire, la rupture avec le christianisme sous toutes ses formes. Celui ci, héritier direct du judaïsme, est inconcevable sans lui, même s’il l’a trahi d’une certaine manière, et a pu sembler s’opposer à lui à certaines périodes de l’histoire. Mais il ne s’agissait, pourrait-on dire, que d’un défaut de jeunesse : pour s’imposer à l’Europe, le christianisme a du composer (inconsciemment ou consciemment, peu importe) avec la tradition indo-européenne au point de donner l’illusion de lui être lié. Aujourd’hui, les choses sont plus claires: le protestantisme dès le XVIe siècle, a renoué avec les origines juives du christianisme; le catholicisme romain a suivi au XXe siècle (…). Sur le fond, bien des analystes d’horizons différents ont souligné la parenté matricielle entre le christianisme et l’Occident. L’Occident, c’est le christianisme laïcisé. Il appartient maintenant aux européens chrétiens qui se veulent identitaires, de faire leur examen de conscience et leur choix : on ne peut à la fois assumer un état et son contraire sans mentir à l’un ou à l’autre comme à soi même ».

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