gournay

Pas de foutu péché originel pour nous plomber dès le départ et nous culpabiliser tout au long d’ une vie. Pas de foutu décalogue dont la lecture de chaque article fait crisser sous les dents le sable du désert … Pas de foutu bon dieu pour nous punir ou nous récompenser en fonction d’hypothétiques « bien » et « mal »…

simplement :

Honore les dieux, sois brave, ne fait rien de bas.

Et si l’éthique de l’honneur n’est pas assez forte pour commander de transmettre un nom sans tache, d’être fidèle à la parole donnée et de respecter les contrats, la faute se paie toujours au prix fort.

Les trois fautes du Druide sont la satire injuste, le mensonge (car il ne doit pas faire de tort indûment), l’usurpation du pouvoir temporel (car il doit rester à sa place) et l’adultère (car il doit être exemplaire de bonne moralité). A la troisième faute la mort est le châtiment.


Le Roi est puni de mort s’il ne réussit pas à défendre son peuple contre l’ennemi ou s’il tente de s’emparer des biens de son peuple (par l’institution du Vergobret, il échappera à cette dernière responsabilité et les terres, à l’origine propriété des dieux deviendront, par appropriation, propriété des rois et des chefs et d’usufruitier, celui qui l’exploitait deviendra plus tard un serf). La punition peut sembler lourde mais il faut bien avoir conscience que dans la conception celtique, le Roi, en enfreignant les règles, est allé contre l’ Ordre de l’Univers, il a rompu l’ordre humain et l’ordre social et ce désordre a des retentissements aussi sur les saisons et la fécondité : « les terres ne portent plus de moissons, les rivières ne donnent plus de poissons, les forêts de glandées ».


Le Chef ou le Guerrier risque la mort ou l’exil s’il fait preuve de lâcheté devant l’ennemi ou/et devant la mort. L’abus de pouvoir, la cupidité, l’accaparement personnel (du butin par exemple) et la luxure (quand elle est « débauche débilitante ») sont les autres fautes qu’il lui vaut mieux éviter.


Le producteur enfin s’expose a de graves châtiments s’il se laisse aller au vol ou à l’intempérance.


Et pour terminer, quand leur sentence arbitrale n’était pas suivie d’effets, les druides interdisaient aux coupables le droit de sacrifier aux dieux, punition suprême qui les retranchait de la société et coupait tout lien entre eux et la divinité.

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