babette-s-en-va-t-en-guerre

Non vraiment, il y en a qui ne doutent de rien … sur son blog Hervé Ryssen part en croisade, tel un Cid Campeador moderne :


« païens ont tort et chrétiens, eux, ont droit ».


Il a décidé tout simplement (prenez votre souffle pour lire la liste d’un trait …), que Louis Rougier, Alain de Benoist, Julius Evola, René Guénon, Savitri Devi, Robert Dun, Friedrich Nietzsche, Guillaume Faye, Oswald Spengler et Dominique Venner sont des cons … des cons et des salauds … des intellectuels « dont nous crevons »… et qu’il est prêt à jeter à la poubelle …


la raison ? Ces intellos n’ont rien compris à la psychanalyse, à l’histoire, à l’église catholique, au judaïsme surtout, n’ont rien compris à rien et , salauds de mécréants, mettent la décadence de la civilisation sur le dos du christianisme … alors que Ryssen, lui, qui a tout compris à tout, et qui voudrait surtout prendre leur place, sait que si nous mourons, c’est uniquement parce que nous avons été agressés par les juifs, que nous sommes agressés par les juifs, que nous serons agressés par les juifs et contre lesquels le seul rempart véritable est le christianisme …


Ryssen n’est pas seul, il se sent légitimé par Vincent Raynouard, ce taré, aspirant masochiste au martyr, père de famille nombreuse, dont la femme au moins n’est pas de ces chiennes abusées par les féministes qui croient que leur cul et leur ventre leur appartiennent : non, non, son cul et son ventre à elle, sont à Dieu et à La Cause : Raynouard, modèle de nombreux cathos tradis, ou pas forcément cathos d’ailleurs : 7 enfants à la maison ou comment avoir sa petite armée perso chez soi …ce pousse au meurtre qui ne rêve qu’être cloué sur la croix de ses idées en montant sur les cadavres de ceux qu’il aura envoyés au casse-pipe … ce grand penseur dont le mot d’ordre-maître tient en ces quelques mots: « nous accusons les païens de faire le jeu des juifs », que, bien sur, Ryssen applaudit bruyamment de toutes les mains …


Ryssen, brave petit va-t-en guerre, qui ne croit qu’en l’action et qui, du haut de ses quelques bouquins veut donner des leçons de combativité à ces vrais messieurs que sont Robert Dun (qu’il assimile à BHL !…) ou Dominique Venner qui se sont vraiment battus, eux … ce serait à chialer si on ne préférait en rire … et si c’était bien écrit, on pourrait y trouver quelque intérêt , mais c’est médiocre, c’est lourd, c’est pesant, c’est de mauvaise foi, c’est torchonné d’un ton faussement familier qui vous flanquerait facilement la gerbe et vous donnerait des envies de meurtre …


Ryssen le plumitif jette donc ces « boulets idéologiques » dont il crève mais dont il voudrait bien prendre la place, et leur préfère le seul Baltasar Gracian, un jésuite espagnol qu’il paraphrase en affirmant : plutôt sage avec les autres que fou sans compagnon … voilà donc l’idéal de Ryssen : mouton dans le troupeau, ou chasseur dans la battue, qui ne rêve que tuer le loup solitaire… entre Ryssen, hyène dans le désert parmi les hyènes et Merlin, l’homme sauvage, fou et seul dans le fond des bois, mon choix est vite fait …

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