10 mars 1793

Vendée : Ce jour, les paysans vendéens se soulèvent à la suite de la levée en masse de 300 000 hommes promulguée ce même jour par la Convention. Leur action se porte contre les villes : le 11 mars, les révoltés massacrent les citoyens de Machecoul et prennent Cholet le 14. Ils se groupent autour de chefs issus du peuple (Stofflet, Cathelineau) ou de la noblesse (Lescure, d’Elbée, La Rochejacquelein). Sous l’influence du clergé réfractaire à 80 %, et de la noblesse, une armée royale est créée. Ses 40 000 hommes sont placés sous le commandement unique de Cathelineau. Malgré son armement de fortune et son indiscipline, l’armée vendéenne s’empare de Parthenay en mai, de Saumur et d’Angers en juin. Sa progression est arrêtée le 29 juin par les républicains nantais. Le 1er août, la Convention déclaré la guerre totale à la Vendée et y dépêche l’armée de Mayence menée par Kléber, qui bat les Vendéens à Cholet le 17 octobre. Les insurgés espèrent une aide anglaise qui ne vient pas. Ils cherchent alors à rentrer en Vendée, mais les Bleus protègent Angers, et la Loire est infranchissable. L’armée royaliste est définitivement battue à Savenay le 23. La Vendée militaire n’existe plus sauf dans le marais breton, où Charrette résiste. Cartier à Nantes et les « colonnes infernales » de Turreau exercent une répression sanglante jusqu’en mai 1794. Mais les survivants se lancent dans une guérilla qui subsiste encore, le feu couvant sous la cendre, jusqu’en 1815 .

(source : http://www.lodace.net/ephlod/0310.htm )

chouans-joubert

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j’ai baigné dans ma pré adolescence et pendant de longues années dans ces guerres de Vendée. J’ai avalé des tonnes de bouquins sur le sujet et quand mon père, grand amateur d’Histoire et représentant de commerce, allait en tournée pour la journée dans cette région, je lui demandais parfois de m’emmener, moi et mon guide de la Vendée militaire et mon appareil photo instamatic. Les dieux savent combien j’ai pu prendre de photos depuis un bord de route, de ce que je pensais être le bocage : champs coupés de haies et sillonnés de chemins creux, qui me servaient de support par la suite, dans mes longues rêvasseries, pour bâtir les décors de mes évocations guerrières … j’ai appris à imiter le cri des chouettes, comme les chouans, en soufflant entre mes mains…la Virée de Galerne me faisait rêver… Aujourd’hui encore, l’évocation des noms prestigieux, Charrette, Stofflet, La Rochejaquelein, Cathelineau et, plus loin, La Rouerie, Cadoudal, Jean Cottereau ne me laisse pas insensible… et loin d’y voir une révolte de bouseux cul-bénits conduits par une poignée de curés et d’aristos fanatiques, j’y vois bien plus un nouveau soulèvement de populations gauloises, qu’auraient tout aussi bien pu mener les druides, dans une résistance comme il est dit justement dans Wikipédia , qui « trouve  son origine dans la sociologie et les mentalités collectives des populations, dont les solidarités traditionnelles sont mises à mal par la Révolution « .

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C’est une vision tout à fait partisane des choses, j’en conviens mais j’attends encore qu’on vienne me dire qu’elle est fausse …et je reste avec mes rêves …

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