famille_romaine

Il est difficile de dire si la déesse Libera eut jamais une existence propre et indépendante de celle de Liber, auquel elle est toujours associée. Liber et Libera (dont les noms dérivent du thème indo-européen leudh, que l’on retrouve dans le grec éleuthéros, libre, et l’allemand Leute, hommes, et qui signifie croissance, germination, développement) président à eux deux aux fonctions génératrices et ont rapport avec la fécondité aussi bien végétale qu’animale ou humaine. Le dédoublement en deux personnages de sexe opposé reproduit le souci courant dans la religion latine, au moment de la personnification d’un principe divin, de l’invoquer sous un aspect à la fois masculin et féminin afin que l’invocation ne manque pas son adresse (Faunus et Fauna, Maius et Maia, etc.). Liber et Libera sont fêtés à Rome le 17 mars aux liberalia.

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L’acte le plus intéressant de la journée était la prise de la toge virile pour les jeunes gens arrivés à l’âge de la puberté. Après avoir déposé sa bulla au cou des images des Pénates, le jeune homme allait, accompagné de ses parents et de ses amis, recevoir la toge dans quelque temple et même au Capitole, s’il appartenait à une grande famille. Puis on l’accompagnait en cortège au Forum. Le long des rues étaient assises de vieilles matrones de Bacchus, qui vendaient aux passants de petits gâteaux enduits de miel, seul présent que l’on fît au dieu.

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