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En 1863, pendant l’expédition française au Mexique pour soutenir Maximilien de Habsbourg devenu Empereur grâce à Napoléon III, l’armée française assiège Puebla. Un convoi français part du port de Veracruz le 29 avril 1863 chargé de vivres, matériel de siège et de 3 millions en numéraire. Le colonel Jeanningros, commandant le Régiment étranger, ayant eu des renseignements concernant l’attaque probable du convoi, décide d’envoyer la 3e compagnie explorer les abords de Palo Verde avant l’arrivée du convoi. Soixante-deux fantassins et trois officiers de la 3e compagnie du Régiment étranger de la Légion étrangère sont donc envoyés à la rencontre du convoi, à l’aube du 30 avril.

Les choses se gâtent et, assiégée dans l’hacienda de Camerone, la compagnie du capitaine Danjou résiste pendant toute une journée à deux mille Mexicains. Par leur sacrifice, ces soixante-deux légionnaires ont permis au convoi qu’ils devaient protéger de passer.

Maximilien sera fusillé le 19 juin 1867.

Chaque 30 avril, les héros de ce combat sont honorés dans tous les régiments et dans toutes les amicales de la Légion ; à cette occasion est lu, depuis 1904, le récit « officiel » du combat de Camerone. L’idée du « serment de Camerone » est là pour rappeler le courage et la détermination des légionnaires et le respect à la parole donnée accomplie jusqu’au sacrifice suprême. Chaque année depuis 1906, sur le front des troupes qui présentent les armes, est lue l’inscription du monument :

Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée.
Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone le 30 Avril 1863

perroquets

« Le « politiquement correct » n’est pas fondé sur des sentiments éthiques sincères, ni sur la peur physique d’une répression, mais sur un réflexe de snobisme intellectuel et de lâcheté sociale. Il s’agit en réalité d’un politiquement chic. Les journalistes et les « penseurs » du système actuel reproduisent de manière « soft » et bourgeoise le mécanisme de soumission de l’époque stalinienne : on ne risque plus d’être envoyé en camp, mais de ne pas être invité au restaurant, de n’être plus admis chez Castel, de se faire exclure des cénacles branchés et des médias, de déplaire aux jolies femmes, etc., en émettant des idées hors-système. Être politiquement correct, ce n’est pas une question d’idées, mais d’insertion sociale.
Le politiquement correct fonctionne sur le « simulacre du retournement » qui est une ruse extraordinaire : on dénonce le « politiquement correct », la « pensée unique », mais en réalité, on est totalement correct ; on fait semblant d’être politiquement incorrect -comme Jean-François Kahn-, alors qu’on est totalement possédé par l’idéologie hégémonique. Et l’on dénonce le politiquement correct ! Toute pensée rebelle est donc neutralisée par des simulacres de rébellion. Il faut savoir débusquer les « politiquement corrects » qui se cachent sous le masque des incorrects. De Benamou à Bourdieu, sans oublier l’ensemble de la rédaction de Charlie Hebdo. »

Guillaume Faye : « L’Archéofuturisme ». L’Aencre

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Auxquels il faudrait ajouter toute l’équipe de cloportes de Groland Magzine, les Guignols de l’Info, la plupart des émissions radio-télé dites « insolentes », les hommes/femmes politiques de tous bords (il n’y a pas de « fracture idéologique » pour « passer chez Drucker »…), un nombre important d’ « artistes  engagés », les journalistes , les personnalités publiques en général…etc.

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Dernier carré d’une Europe qui va mourir
La 33e division SS de grenadiers volontaires Charlemagne dite Division Charlemagne, est l’une des 38 divisions de la Waffen-SS qui sert durant la Seconde Guerre mondiale. Elle est constituée de Français volontairement engagés sous l’uniforme Waffen-SS pour combattre le bolchevisme.
Au printemps 1945, quelques centaines de ces français, rescapés du piège de Poméranie où leurs camarades ont disparu dans des combats extrêmement durs, se voient offrir la possibilité d’abandonner le combat pour rejoindre un bataillon de travailleurs. Nombreux sont ceux qui décident de poursuivre la lutte jusqu’à la fin et prêtent à nouveau le serment de servir « avec fidélité et bravoure jusqu’à la mort ». Sur un ordre de la Chancellerie, trois cents d’entre eux seront dirigés sur Berlin et parviendront à rejoindre la capitale du Reich, au moment même où les forces soviétiques referment leurs tenailles sur la ville, que les volontaires français traversent en chantant au milieu d’une population stupéfaite. Les hommes du bataillon d’assaut Charlemagne parviennent à reprendre quelques pâtés de maisons, mais doivent se replier pour n’être pas encerclés. Ils sont alors organisés en commandos d’intervention contre les chars pour défendre les grandes artères qui mènent à la porte de Brandebourg et au Bunker de la Chancellerie où Adolf Hitler vit ses dernières heures. Dans une ville en ruines qui n’est plus défendue que par des vieillards et des enfants du Volkssturm et de la Hitlerjugend, il ne reste que quelques unités allemandes démantelées.
Pendant une terrible semaine d’héroïsme, de bruit et de fureur, du 24 avril au 2 mai, la poussée des forces soviétiques vers le centre de la capitale sera enrayée par les volontaires européens de la Waffen SS, notamment les Baltes, les Hollandais, les Britanniques, les Norvégiens et les Danois de la division Nordland, ainsi que les Français du bataillon Charlemagne qui ont, à leur tête, un Haupsturmfürher de 26 ans, Henri Fenet.
Après avoir mis plus de soixante chars russes hors de combat, ils seront les derniers à se battre encore au matin du 2 mai 1945, lors de la capitulation des forces allemandes.
Sur les trois cents Français, partis « mourir à Berlin » le 24 avril, il n’en reste plus qu’une trentaine qui voient s’écrouler l’univers national-socialiste dans le décor même du crépuscule des dieux.

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Pour en savoir plus : http://www.division-charlemagne.net/

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Patrick Pearse est une figure des plus emblématiques de l’Histoire irlandaise dans sa lutte pour l’indépendance. Il est membre de la Ligue Gaélique, fondée en 1893, qui mène un combat pour la renaissance culturelle de l’Irlande et la défense des valeurs de la civilisation celtique.

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Car, pour Pearse, comme pour beaucoup de membre de cette organisation, les combats culturels et politiques sont mêlés. Il ne peut y avoir de combat politique pour la libération de l’Irlande sans, d’abord, un combat culturel pour le renouveau de la nation irlandaise. Patrick Pearse et ses amis se veulent d’abord et sont avant tout, des militants identitaires .

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En 1910, Pearse rejoint une ancienne et clandestine organisation nationaliste irlandaise, l’« Irish Républican Brotherhood » (la Fraternité Républicaine Irlandaise). L’objectif de ce mouvement était de recruter une élite de militants révolutionnaires. L’IRB représente le cœur du nationalisme
irlandais, la fraction la plus convaincue.

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Homme d’action, il fut l’un des principaux leaders de l’Insurrection de Pâques de 1916, qui échoua quelques jours plus tard. L’insurrection éclate le 24 avril 1916, lundi de Pâques à Dublin. Un millier d’insurgés armés s’emparent de plusieurs bâtiments publics dont l’importante Poste Centrale. Cette action regroupe les militants nationalistes de Patrick Pearse et les militants socialistes de James Connolly. Ils proclament la République d’Irlande dont Pearse est à la fois commandant en chef des troupes et Président du Gouvernement provisoire.

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Les combats sont d’une extrême violence et les insurgés ne contrôlent bientôt plus que la Poste Centrale en ruines. Ils se trouvent contraints à la reddition le samedi 29 avril après cinq jours d’affrontements acharnés. Pearse, Connolly et les principaux responsables du soulèvement comparaissent devant une Cour martiale, sont condamnés à mort et fusillés. La guerre reprit avec plus de vigueur après 1918 et aboutit à l’ indépendance quelques années plus tard.

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Selon Pierre Vial:”Patrick Pearse est d’abord et avant tout un héros de la cause des peuples. Un héros qui mérite d’être connu et révéré par la jeune génération des combattants identitaires. Il montre, par son action, le chemin. Il a su en effet unir les trois impératifs que peut exiger la survie d’un peuple : la révolution culturelle, la révolution politique, la lutte armée”.
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http://www.youtube.com/watch?v=b605qq7xBzM&feature=related

Quelques titres aux infos du jour :
Conférence de l’Onu sur le racisme sur fond de boycotts,
Patrons et syndicats divisés sur les séquestrations,
La polémique allumée par le « pardon » de Ségolène Royal enfle,
François Bayrou rejette la main tendue de François Hollande,
Un concours d’officiers de police annulé pour cause de discrimination raciale …

lire-wc« Le système n’utilise pas la censure brutale, sauf en quelques matières très limitées, mais le détournement mental, étymologiquement la distraction. Le système focalise sans cesse notre attention sur des questions inessentielles. Il ne s’agit pas seulement du classique abrutissement de la population par l’appareil mass-médiatique de la société du spectacle, de plus en plus sophistiqué, véritable « prozac audiovisuel », mais aussi du camouflage des questions politiques essentielles (immigration, pollution, politique des transports, vieillissement démographique, etc.) par des débats secondaires et superficiels : mariage homosexuel, PACS, parité obligatoire d’élus des deux sexes, dopage dans le sport, dépénalisation du cannabis, etc. Ces problèmes insignifiants évitent que les vraies questions urgentes et cruciales soient traitées. Constantinople est assiégée, mais on disserte du sexe des anges. »

Guillaume Faye : « L’ Archéofuturisme ». L’Aencre

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(source illustration : http://www.rapazfreres.ch/HK_fig_wc.htm )

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César a écrit :
« ce dont ils [les druides] cherchent surtout à persuader, c’est que les âmes ne périssent pas, mais passent après la mort d’un corps dans un autre : cela leur semble particulièrement propre à exciter le courage en supprimant la peur de la mort »(la Guerre des Gaules).
Ce qui m’agace toujours autant c’est qu’on argue de cette citation pour affirmer que les Gaulois, et par extension les Celtes croyaient en, et ne croyaient qu’en la réincarnation. Les textes antiques, sur le sujet, sont nombreux et contradictoires. N’en prendre qu’un et négliger les autres pour étayer une hypothèse ressort de l’à priori et ne démontre en fait qu’une profonde incompréhension du monde celte. Je ferais probablement un piètre enseignant car je crois que je ne pourrais pas m’empêcher de flanquer des coups de pied dans la tête à qui me resservirait l’antienne…

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Pourtant, on sait que César était peu enclin à la spiritualité -ses conceptions se limitaient au dualisme âme/corps- et l’on a donc quelques raisons de se méfier de son témoignage en matière de religions. Ne prête-t-il pas un seul calcul purement utilitaire aux druides et n’a-t-on pas le tort d’interpréter stricto sensu un texte déjà imprécis ? Dans cette optique, les druides auraient donc enseigné cette doctrine dans le seul but d’insuffler à leurs ouailles un grand courage guerrier ?…

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Mais, quand on confronte le témoignage de César à d’autres, la doctrine druidique semble se préciser. Pomponius Mela écrit:
« Une de leurs doctrines s’est répandue dans le peuple, à savoir que les âmes sont immortelles et qu’il y a une autre vie chez les morts, ce qui les rend plus courageux à la guerre ».(Géographie)
On aurait donc là une simple croyance survivaliste classique. Et le poète Lucain écrit à la même époque que selon les druides
« le même esprit anime un corps dans un autre monde, et, si leurs [enseignements] sont exacts, la mort est le milieu d’une longue vie, et non pas la fin ». (La Pharsale)
Le corps d’après la mort n’est donc pas un autre corps physique acquis par réincarnation, mais bien plutôt un « double » corporel (avéré dans nombre de cultures) qui survit à la mort physique pour entamer une vie nouvelle dans une autre dimension.

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D’ailleurs l’interprétation « réincarnationniste » du texte de César est largement abusive et s’appuie sur un malentendu au sujet du sens du mot « corps » : que les âmes « passent d’un corps dans un autre » peut simplement vouloir dire qu’elles revêtent un corps spirituel dans l’Autre Monde.

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La coutume des Celtes était d’enterrer les morts avec toutes sortes d’objets ce qui tendrait à témoigner aussi d’une croyance dans la vie corporelle des morts. Dans cette optique, César, encore, sans aucune ambiguité cette fois :
« les funérailles des Gaulois sont magnifiques et somptueuses eu égard à leur degré de civilisation. Tout ce que, dans leur opinion, le mort aimait est jeté au bûcher, même les animaux, et il y a peu de temps encore, il était d’usage dans une cérémonie funèbre complète, de brûler les esclaves et les clients qui lui avaient été chers en même temps que lui ».(Guerre des gaules)
A quoi, Pomponius Mela ajoute:
« c’est pour cette raison aussi qu’ils brûlent ou enterrent avec leurs morts tout ce qui est nécessaire à la vie » et « jadis, ils remettaient à l’Autre Monde le règlement des comptes et le paiement des dettes. Il y en avait même qui se jetaient sur le bûcher de leurs proches comme s’ils allaient vivre avec eux ».

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Diodore de Sicile, quant à lui, évoque l’immortalité de l’âme et nous apprend :
«c’est pourquoi aussi, pendant les funérailles, il en est qui jettent dans le bûcher des lettres écrites à leurs morts, comme si les morts devaient les lire ».
D’ailleurs, cette coutume de confier aux mourants des lettres ou des messages pour les morts est signalée encore en Irlande à la fin du XIXème siècle et elle est aussi présente dans la pratique magique des tablettes d’éxécration (plomb du Larzac et de Rom et Tablettes de Chamalières notamment : http://lamainrouge.wordpress.com/2007/11/11/la-tablette-de-plomb-de-rom-79/ )

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Valère Maxime, de son côté, précise:
« on raconte qu’ils [les Gaulois] se prêtent les uns aux autres des sommes qu’ils se rendent aux Enfers, parce qu’ils sont convaincus que les âmes des hommes sont immortelles. Je dirais qu’ils sont stupides si les idées de ces barbares vêtus de braies n’étaient pas celles auxquelles a cru Pythagore vêtu du pallium ».(Faits et dits mémorables)
Il est malheureusement évident que c’est Valère Maxime, dans son mépris inné des « barbares » qui est stupide et qu’il n’a absolument rien compris à la mentalité des Gaulois. Et qu’il n’y a là encore aucun argument en faveur de la réincarnation puisque les morts sont sensés se rembourser des sommes une fois dans les Enfers (qui d’ailleurs, n’existent pas chez les Celtes). La remarque semble uniquement indiquer une simple croyance survivaliste, sans retour ici-bas.

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La prudence étant ce qui doit être la caractéristique principale du travail du chercheur… il est certainement plus prudent d’être moins affirmatif en l’absence de témoignages directs sur les croyances celtes. Pourtant, Guyonvarc’h et Le Roux, à plusieurs reprises, sont catégoriques : « la métempsychose est absente du monde celtique »*, ou encore « il faut affirmer avec force malgré quelques auteurs anciens et beaucoup trop de modernes, qu’elle est absente des doctrines druidiques ». Et pour être tout à fait clair : « Nous n’avons aucune raison de douter -qui plus est nous devons affirmer- que la seule doctrine traditionnelle à l’usage du commun des hommes a été celle de l’immortalité de l’âme et de la vie continuée indéfiniment dans l’Autre Monde. Ce que montrent les textes insulaires, c’est que l’immortalité de l’âme et la métempsychose ont eu deux sphères d’application distinctes : l’immortalité était le destin normal et général de l’âme humaine, tandis que la métempsychose était le sort d’un ou deux individus exceptionnels, mythiques et « missionnés » ».
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* métempsychose : certains auteurs anciens et beaucoup d’auteurs modernes ont confondu, en un même concept vague l’immortalité de l’âme et la métempsychose, confondant encore sous ce nom la transmigration, la métamorphose et la réincarnation… Nos auteurs entendent ici métempsychose en son sens strict : « passage d’éléments psychiques d’un corps dans un autre ».
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Pour en savoir plus:
Laurent Guyénot : Les avatars de la réincarnation. Ed. Exergue
F. Le Roux/ C.J. Guyonvarc’h : Les druides. Ouest France

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Quand on réfléchit un peu sur la Connaissance, il est quasiment inévitable de tomber dans le vieux débat antagoniste entre l’inné et l’acquis qui m’a, à plusieurs reprises, passionné au long des années… Il fut un temps où l’ on trouvait sans problème les bouquins des éthologistes Konrad Lorenz, Robert Ardrey, Irenaüs Eibl-Eibesfeldt traitant des lois naturelles qui régissent notre comportement individuel ou collectif. Mais tous ces auteurs de par leurs réflexions sur les notions d’agressivité notamment, et de territoire, avaient subi les foudres de la bien pensance de l’époque (sensiblement la même qu’aujourd’hui d’ailleurs), qui, dans son constant souci de cataloguer les choses et d’imposer sa pensée unique, les avait classés de manière complètement arbitraire dans le camp des fascistes, et donc du Mal…ils ont du gagner le combat car les livres, à part ceux de Lorenz sont aujourd’hui introuvables …

Il n’empêche, les années ont passé et pourtant je ne fais pas amende honorable : je crois toujours que l’inné a la prédominance sur l’acquis, que la Nature a la prédominance sur la Culture ! Et pour ce qui est, donc, de la Connaissance par rapport à mon paganisme, je crois que nous avons un héritage génétique -qui participe de notre immortalité-, héritage païen dont des bribes ressortent au gré des circonstances : je suis toujours frappé par le fait que de nombreux païens, en retrouvant leurs dieux, disent « rentrer à la maison »… Ressortent donc des tas de choses que nous connaissons de toute éternité, même sans le savoir, mais dont certaines ont été masquées par la Culture (conditionnement familial, éducatif, social, religieux qui a modelé notre « ressenti »). Il ne s’agirait pas d’engranger une Connaissance mais il faudrait donc apprendre à la retrouver : et la Connaissance serait donc apprendre à retrouver la Nature ? À « dé-tailler » la pierre, faire sauter les angles bien polis mais artificiels de la pierre taillée pour retrouver la pierre brute ? Parce que quand on taille une pierre, on ne la voit plus telle qu’elle est (Nature) mais telle qu’elle est taillée (Culture)…

Il est absurde d’affirmer que le Druide était membre de la classe guerrière comme je l’ai lu récemment car c’est faux, comme d’ utiliser le mot en terme générique et de définir le barde et l’ovate comme deux de ses spécialisations, ce qui n’est qu’une hypothèse.

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C’est en partie à cause de Jules César que nous faisons une fixation sur le Druide, le barde et le vate ne devenant donc que les deux spécialités d’un même grand prêtre omnipotent et omniscient. Pourtant les autres auteurs comme César compilateurs de Poséidonios, et qui parlent des druides, Diodore de Sicile, Strabon et Ammien Marcellin laissent bien à penser que ces différentes fonctions correspondent bel et bien à des personnages différents et que les druides ne constituent pas, à eux seuls, l’ensemble du personnel religieux. Strabon, par exemple : « chez tous les peuples gaulois d’une manière générale, il y a trois catégories d’hommes qui sont exceptionnellement honorés : les bardes, les vates et les druides ».

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D’ailleurs les trois auteurs qui font cette distinction vont même jusqu’à respecter cet ordre précis… est-ce à dire que le druide serait le moins honoré d’entre eux ? Georges Dumézil affirme : «  [les bardes] forment à côté des druides une corporation non moins prestigieuse et souvent rivale ». Il est fort probable que le barde faisait partie intégrante de la société celtique depuis la nuit des temps pour la simple raison qu’il remplissait là une mission primordiale dans une société guerrière bien plus que le simple rôle de gentil troubadour qu’on veut bien d’ordinaire lui accorder : « vanter les vertus guerrières des vivants et des morts et prôner les valeurs héroïques » face aux hommes et face aux dieux. Le vate, selon Strabon, s’occupait  des cérémonies religieuses et pratiquait les sciences de la nature (incluse celle de la médecine) tandis que Diodore, plus précis, en fait un sacrificateur et un devin, doué sans doute du don de prophétie, ce qui permet là encore de situer sa présence quelque part dans la nuit des temps, auprès des rois quand ils perdirent à son profit, la pratique cultuelle.

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D’habitude si précis dans les détails, César semble, là, vouloir expédier le sujet en vitesse et cumule ces différentes fonctions dans les seules mains du druide. Ce qu’on appellera procéder par simplification… En revanche, il leur octroie le droit et la justice (et par extension les pouvoirs de « légitimité » et de « caution morale »)qui n’ont pas l’air de trouver leur place dans les attributions des bardes et des vates, tout ce qui concerne la vie publique et politique ainsi que l’enseignement et tout ce qui fait intervenir l’écriture …et il semble bien que là soient les attributions effectives du druide…

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Le druide n’est pas membre de la classe guerrière : c’est méconnaitre complètement le modèle tri-fonctionnel sur lequel fonctionne la société celtique que de le croire. Le roi et le druide se partagent les honneurs et les devoirs de la première fonction (« administration mystérieuse et régulière du monde, souveraineté, puissance sacerdotale, magie droit, politique, science, sagesse, qualités de l’homme mûr »), mais le druide n’est pas le premier personnage de la société celtique, c’est le roi, même si ce dernier ne parle qu’en second lieu et s’il a impérativement besoin de la présence du premier. Tandis que les membres de la classe guerrière sont ….. les guerriers… C’est là un fonctionnement typiquement indo-européen.

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De son côté, César est formel : les druides ne vont pas à la guerre, ils sont exempts du service militaire… mais rien n’indique que se battre leur est interdit. On sait qu’ils pouvaient, entre eux, en venir aux armes en cas de désaccord sur la désignation du Grand Druide. Mais pour ce qui est des guerres, il est probable, au contraire, qu’ils intervenaient avant la bataille pour essayer de réconcilier les parties (sauf peut être dans des conditions extrêmes comme la révolte des Gaulois derrière Vercingetorix où il est usuel de présenter l’Arverne comme « l’homme des druides »: pourtant César écrit qu’il se fait livrer Gutuater comme « principal coupable et auteur responsable de la guerre » en l’employant comme si c’était un patronyme alors qu’il semble bien que « Gutuater » désignait le personnage procédant aux sacrifices). S’ils n’y parvenaient pas, les bardes, endossaient alors le rôle qui était le leur dans la coutume pour un combattant de se mettre en valeur par rapport à son adversaire, et, à côté des insultes des belligérants, devaient réciter les arbres généalogiques glorieux et chanter les louanges de leurs « maîtres »…

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Le druide se devait quand même de porter une arme s’il était une personnalité publique et Diviciacos, le seul druide cité par César, et donc le seul druide de l’Antiquité dont l’existence est avérée, n’y manque pas quand il se présente devant le Sénat romain : c’est parce qu’il est en même temps le chef politique des Eduens et qu’une coutume veut que les Gaulois traitent des affaires publiques en armes …

« Barbares nourris d’hellénisme, Burgondes, nous gardons une double nostalgie : celle du Nord et celle du Sud. Nous aimons d’un égal et mélancolique amour et les eaux sombres du Rhin et les eaux claires du Rhône. Notre cœur cherche   la patrie primitive, hyperboréenne, et nos yeux quêtent la patrie promise, vers la Méditerranée. Ainsi nous attirent les batons-bourgogne2hommes du Nord et les choses du Sud. C’est pourquoi nous aimons si fort le soleil et si profondément nous pensons aux choses de Germanie. Fervents de l’azur, nous sommes inconsolables des brumes. Mais nous savons unir ces contrastes : Nous faisons du soleil avec le vin et notre tristesse nous est un brouillard plus précieux et plus fort que celui des rives scandinaves. Ainsi placés sur l’axe du monde, entre la mer divine et les saintes forêts, nous portons l’inquiétude des pensées qui oscillent entre deux certitudes. Nostalgie des âmes du Nord, des mers vêtues de brumes, de la neige nue des montagnes, des sommets aux tombantes épaules de glace, des forêts humides, de la lèvre froide des étangs. Espoir du soleil méridional, de la chair blanche des rochers, de la nudité divine des mers, des vibrantes cigales, du rude torrent de la lumière. Tout à tour nous charment les mélèzes, les bouleaux, les oliviers et les pins, la neige pure et la mer éclatante. Et nous suivons avec une égale mélancolie et le Rhin brumeux et le Rhône bruissant. »

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Johannès Thomasset (cité in Saint Loup : « les SS à la Toison d’Or « . PC)

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je me sens bien leur frère en Europe, à ces Burgondes là, moi …

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« Dans l’aube dorée du 12 avril 1861, éclate le premier obus de la guerre de Sécession. De part et d’autre, on croit à une guerre courte, fraîche et joyeuse. Ce conflit durera quatre ans. Ce sera le plus sanglant de toute l’histoire américaine. Les pertes seront supérieures d’un tiers à celles des Américains durant la Seconde Guerre mondiale, 618.000 contre 407.000 pour une population sept fois moins nombreuse.

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Détruit par la guerre et la Reconstruction, le vieux Sud se survivra dans son mythe, dans l’image d’un passé idéal projetée sur l’avenir. Ce message dans sa condamnation d’une société dominée par le seul profit et les seuls impératifs économiques, a des accents étrangement actuels.
Le Sud se survivra également dans ses enfants perdus, les grands hors-la-loi de l’Ouest, les Jesse James, Cole Younger, John W.Hardin, Bill Doolin et même les Dalton. Dénoncés au Nord comme de cruels bandits, ces anciens guérilleros confédérés, contraints de continuer la guerre pour leur compte personnel, seront chantés dans le Sud comme autant de Robin des Bois.

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Son idéal chevaleresque se perpétuera dans le Western. Le cow-boy est un Sudiste. Il en a la fougue, l’amour de la vie libre et des grands espaces, le sens pointilleux de l’honneur, le mépris de l’hypocrisie puritaine et le respect sans borne de la femme.

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C’est peut être le film de Griffith, « Naissance d’une nation » (1914), l’un des monuments du cinéma, qui donnera au Sud sa première revanche. De son côté toute une génération de romanciers transmettra la légende dorée du vieux Sud, que ce soit Thomas Nelson Page ou Joel Chandler Harris. Le Sud deviendra le lieu inspiré de la littérature américaine. Caldwell, Faulkner, Melville, Adams, Henry James, Pen Warren y trouveront l’aliment de leur œuvre.

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Puis viendra en 1936 « Autant en emporte de vent » de Margaret Mitchell et son succès foudroyant aux États Unis et en Europe. Ce livre fera renaître les blanches plantations dans leur écrin de magnolias et de chèvrefeuille, les jeunes filles à crinoline, les planteurs galants et les gentilshommes saisis par l’angoisse d’un destin inexorable. Mais au-delà de l’évocation fidèle d’une époque terrible, et de la trame romanesque attachante, ce qui attire dans ce livre, c’est la nostalgie frémissante qui sourd tout au long des pages. Nostalgie d’un monde qui devait disparaître, d’un monde irrémédiablement condamné, mais auquel on ne cesse de rêver comme à un paradis perdu. Car si le Sud est mort, il continue de vivre dans le cœur des hommes généreux. »

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Dominique Venner : « Le blanc soleil des vaincus ». La Table Ronde.

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