En célébrant les cycles de la vie animale et végétale, les différentes fêtes païennes font apparaitre une profonde interdépendance entre la vie du corps et de la psyché et celle de la planète, du soleil et de la lune car chacun d’eux signale la puissante conjonction du temps et de l’espace.

Ces 8 Fêtes permettent d’accorder notre rythme personnel au rythme de la nature et du cosmos.

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rouesaisons En plus de la succession des saisons, la Roue offre aussi un tissu complexe de corrélations qui recouvre des niveaux de significations très divers. Aux phénomènes naturels annuels viennent s’ajouter des événements, des qualités et des faits d’ordre intérieur pour tisser une trame d’ensemble très complexe. La Roue renvoie à des significations en nombre presque infini : dates importantes, éléments, couleurs, vents, arbres, plantes, animaux, totems, etc.
La Roue devient alors le lieu magique dont la circonférence représente les parcours quotidiens et annuels de toute notre vie, inextricablement liés aux cycles quotidiens et annuels de la Terre ainsi qu’aux huit directions chargées de leurs significations et de leurs associations psychologiques et spirituelles. Elle est le symbole central qui matérialise une compréhension de la vie humaine, de la vie naturelle et de la relation entre les deux. Cette compréhension se traduit par une pratique spirituelle qui honore les saisons comme elle honore les étapes de notre croissance et de notre évolution.(source : John Matthews : « Le Chaman Celtique »)

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Le paganisme en général, et donc le druidisme peut se définir comme intégrant un certain animisme, le culte des Ancêtres, le culte des Divinités et la magie naturelle.

C’est pourquoi, pour revenir à la Roue, il faut se tourner vers chacune des directions, leurs significations, leurs symboles et leurs associations, en acceptant l’influence qu’ils peuvent exercer sur notre vie. En voir les limites et les effets négatifs comme la richesse et les bienfaits, et les envisager comme des réserves d’énergie. C’est se rattacher ainsi au courant vital des Ancêtres, au courant vital culturel de la Tribu, à la puissance du sol à travers l’esprit du Lieu, et à celle de son époque à travers l’esprit du Temps.

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Animaux associés

Les animaux associés aux diverses fêtes peuvent être classés en trois familles. Ce n’est qu’en les « fréquentant », en travaillantsur eux, en prenant contact avec eux (méditation, évocation,observation en milieu naturel quand c’est possible) que peut s’établir ce classement. Et ce n’est qu’après un tel classement qu’ils pourront aider à progresser dans la connaissance de nous-même et de l’Univers (source : Philip Carr-Gomm : « l’Oracle des Druides »)

Les animaux intérieurs : ce sont les symboles et les images de nos peurs et de nos besoins les plus profonds ou qui hantent les parties de notre psyché négligées, réprimées ou reniées.

Les animaux-puissance : ce sont les esprits qui nous visitent le temps de nous dynamiser, nous guérir, nous donner une inspiration ou un conseil.

Les animaux-totems : ce sont des animaux-puissance avec lesquels nous établissons un lien privilégié, dont nous pouvons avoir une conscience accrue de leur présence à nos côtés comme guides, maîtres et aides.

Il en va de même pour les Oiseaux, les Plantes et les Arbres associés.

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PSYCHOLOGIE :

Le Solstice d’Hiver représente l’époque d’ouverture aux forces de l’inspiration. L’intuition naît dans le silence immobile de la nuit. L’Equinoxe de Printemps représente le temps de la réceptivité à la sagesse et aux pouvoirs porteurs de lucidité (y naît la lumière). Le Solstice d’Eté est le temps de l’expression, de la réalisation de nos rêves et du travail dans le monde extérieur. L’Equinoxe d’Automne est le temps d’une énergie qui favorise l’évocation, la réflexion qui opère la synthèse des expériences.

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L’ESPRIT DES ANCETRES est placé au Nord Ouest, place de Samain et du soleil couchant en plein été. Il nous relie sur le plan génétique et c’est par lui que nous nous percevons comme un maillon de la chaîne qui, issue d’un passé lointain, se projette indéfiniment vers l’avenir.

L’ESPRIT DE LA TRIBU est situé sur l’axe Imbolc-Lugnasad car c’est en premier lieu entre l’enfant et sa famille que s’exercent les influences tribales et environnementales. Lors du Solstice d’Hiver, l’influence génétique due aux Ancêtres imprègne l’enfant qui naît avec cet héritage.

L’ESPRIT DU LIEU (puissante influence sur notre identité de notre lieu de naissance. En outre, certains points de la Terre considérée comme sacrée sont particulièrement reliés à divers aspects de la puissance divine). Il correspond à la ligne Est-Ouest car dans une certaine mesure, notre sens de l’espace est gouverné par la conscience du lever et du coucher du soleil. L’Est représente les terres lointaines d’où vient la Lumière, et l’Ouest, les « Iles des Bienheureux », refuge et lieu de repos et de plénitude.

L’ESPRIT DU TEMPS (de l’époque mais aussi du temps qui se déroule) est associé à la verticale Sud-Nord traversant la ligne horizontale de l’Espace et reliant les deux solstices. A leur interaction se situe l’instant de transformation de l’Infini et de l’Eternité car les esprits du temps et du lieu sont respectivement, dans le monde physique, des manifestations des esprits de l’Eternité et de l’Infini. (source : Philip CARR GOMM).C’est l’endroit où se trouve l’Axis Mundi, le Chêne de la Tradition Celtique ou l’Yggdrasil des nordisants, le lien qui relie le ciel à la terre, et qui nous relie aux dieux.

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ASTROLOGIE -SYMBOLIQUE

astrologieLes signes astrologiques du Zodiaque qui influent sur le caractère de chacun des natifs d’entre eux, peuvent aussi, quand on voyage chronologiquement de l’un à l’autre, constituer symboliquement un véritable « chemin de vie »(source pour les caractéristiques de chaque signe: André Barbault « Traité pratique d’astrologie ») :

Le SCORPION :

Il symbolise le glas de la végétation, la chute et la décomposition des feuilles, expression de la destruction des valeurs objectives et des formes extérieures à la faveur d’un processus de fermentation, de putréfaction, de désagrégation. Ce signe d’Eau Fixe est celui de l’eau immobile, fétide des marais, comme celui de l’eau de vie ou de la lave volcanique. Ce signe est sous la tutelle de Mars et de Pluton, « le Prince des Ténèbres » symbole des profondeurs et des ténèbres de notre nuit originelle, surtout de nos régions infernales.

Le SAGITTAIRE :

Depuis l’épreuve du Scorpion, la végétation n’est plus. Le signe est sous les auspices planétaires de Jupiter, principe de cohésion, de coordination, de globalisation.

Le CAPRICORNE :

Il est le dépouillement, le recroquevillement, le silence, la concentration de l’hiver dans sa sévère grandeur. Signe de Terre Cardinal, il marque le stade de la graine enfouie au sol, amorce d’une lente maturation sans éclat en vue d’une ultime conquête à lointaine échéance. Symbole d’un minuit céleste, le Solstice d’Hiver se présente comme un stade de conception, de racine, de souche. Le Capricorne tend à l’impersonnel, à la dématérialisation, à la délivrance du terrestre. En cela, il est le signe de Saturne auquel s’adjoint (exaltation) Mars.

Le VERSEAU :

Il est la première assimilation de la graine nouvellement semée qui s’intègre au milieu terrestre. Ce signe d’Air Fixe ne représente ni le lien de l’esprit des Gémeaux, ni le lien du cœur de la Balance, mais celui de l’âme, révélé par le monde des affinités électives dont l’aboutissement est celui de la fraternité universelle. Il représente l’accès au stade supérieur de la Personne par l’acceptation d’autrui et jusqu’à la destination à l’appartenance universelle. La Tradition a fait de Saturne la planète directrice de ce signe.

Les POISSONS :

Etat transitoire entre l’hiver qui finit et le printemps qui se prépare, monde de l’imprécision où tout demeure dans l’informe, sans frontières bien tracées. L’Eau Mutable qu’elle représente est aussi bien ces crues hivernales, déluge purificateur où les liens sont déliés, les forces de cohésion effacées, que la masse mouvante et anonyme des eaux marines dans quoi tout se jette. Eau dissolvante mais aussi eau fécondante dont les fonds inépuisables du milieu marin sont l’exemple. Les Poissons apparaissent comme le monde de l’ensemble, du global, de l’illimité, de l’infini, du virtuel, du latent, de l’insaisissable où l’irrationnel et le sur-rationnel règnent sans partage. Les astres de fécondité y règnent : Jupiter y trône et Vénus y est exaltée. Archétype de la dissolution et de l’intégration universelles, Neptune y figure comme nouveau maître.

Le BELIER :

Il symbolise le Feu originel qui se manifeste à l’entrée du Printemps, le jaillissement des forces brutes de la vie (éclatement des bourgeons, sortie des pousses de la terre, rut des animaux…) Le rythme vital, sous ce signe, est celui d’un bond en avant, d’une accélération : commencement, renouvellement, propulsion, impulsion, jet, éclatement, explosion…C’est le souffle du feu prométhéen, à la fois créateur et destructeur, aveugle et généreux, chaotique et sublime, capables de fuser dans toutes les directions. C’est la décharge irruptive, fulgurante, indomptable de la foudre, une libération de forces nouvelles, inclassables et inadaptées, aux généreuses promesses, portées vers leur essor. Cette nature est d’essence martienne, mais apparaît aussi l’exaltation solaire, symbolisée par la victoire des jours sur les nuits, de la chaleur et de la lumière.

Le TAUREAU :

Dans la nature, c’est la condensation de l’élan du bélier, la matérialisation des forces créatrices qui se concrétisent dans l’abondance des formes, cette seconde tranche du printemps étant celle de la végétation massive et de l’apparition des premiers fruits. A l’image du bovidé, le rythme nouveau est à la lenteur, et à la stabilité par la lourdeur, l’épaisseur et la densité de la matière. Mais cette incarnation est riche : elle s’assimile à la Terre nourricière, à la mère-nature, féconde par excellence. Sa nature est d’essence vénusienne : c’est la paix, la joie de vivre dans l’enivrement des sens, les valeurs d’une Vénus charnelle, toute pleine et vibrante d’émotions terrestres.

Les GEMEAUX :

Symbole dans la nature après l’éclosion du Bélier (éclatement des bourgeons) et l’incarnation du Taureau (la plante s’est enfoncée au sol pour s’enraciner) de la conquête aérienne de la végétation par le branchage et le feuillage, cette troisième tranche printanière étant celle de la plénitude de la fonction chlorophylienne. Sa nature est de l’essence adolescente , hermaphrodite de Mercure, principe de liaison, d’échanges, de mouvement, d’adaptation, de communication, d’interpénétration, de cérébralisation.

Le CANCER :

Le premier stade de l’été qui correspond à la formation des graines et marque le triomphe des forces génératrices maternelles. Conception, gestation, maternité, tel est le processus cancérien. Symbolise aussi l’eau originelle, les eaux mères au moment de l’année où la sève végétale gonfle les tissus de la nature en pleine fécondité. Cette nature est d’essence lunaire, la Lune étant le symbole de la Mère et de l’enfant, de l’eau, de la croissance, de l’alimentation, de la fécondité, de la vie végétative, instinctive, crépusculaire, inconsciente.

Le LION :

La culmination végétale, la plénitude du fruit, toute magnificence ou maturité sous le plus éclatant soleil de l’année. Il est le signe de la pleine affirmation de l’individualité, de la volonté et de la conscience du « Je ».Le Feu Fixe du Lion est l’expression d’une force maîtrisée, d’une énergie lumière disciplinée, d’un feu individualisé, consacré aux puissances du Moi, de la volonté dirigée, force centrale régulatrice et irradiante de vie, de chaleur, de lumière et d’éclat. C’est un signe solaire.

La VIERGE :

C’est l’aboutissement d’un lent processus : semé au Capricorne, le grain donne ici l’épi mûr, prêt à être fauché ; c’est la moisson, l’engrangement. Sous ce signe de Terre Mutable, pour un temps stérile, tout, dans la nature se dessèche (le grain se détache de l’épi en se détachant de sa graine), se différencie, se sélectionne, se particularise, se réduit, s’assigne des limites précises. L’élan vital est à son déclin, les forces s’amenuisent, les formes s’amincissent, mais l’appauvrissement de la vie brute est compensé par un ordre de l’esprit : c’est l’apparition de la raison, l’homme cherchant sa mesure dans la logique. Signe de Mercure, il est en affinité avec l’astre dans la répression de la vie sensible, dans l’intellectualisation et la socialisation au profit des usages et des conventions soumis aux règles du bon sens.

La BALANCE :

C’est l’équilibre des jours et des nuits marqué par la remontée du monde nocturne, égalisé par le déclin du monde diurne, de la lumière et de la chaleur (chute du Soleil). Les derniers fruits mûrs se détachent des arbres ; c’est la préfiguration d’une ère de repos, de détente, de paix, où les formes extérieures s’effacent progressivement devant la vie intérieure. Signe de la moyenne, de la mesure, des demi-tons, des nuances, il est un signe d’Air à la nature subtile et éthérée, sous la tutelle de Vénus l’apaisante, la Vénus-Aphrodite des roses de l’automne, ordonnatrice céleste de l’amour, du beau, du juste, inspiratrice des arts.

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la triple déesse de la lune

triple déesseLa Déesse jeune (Brigantia) correspond à la Lune croissante : elle symbolise la naissance et l’expansion (période de préparation)

La Déesse femme (Bélisama) correspond à la Pleine Lune : elle symbolise la maturité et l’épanouissement (période de développement « extérieur » de la personnalité et de l’individualité)

La Déesse vieille (aspect « clair » : Rosmerta ; aspect « sombre » : Rigantona) correspond à la Lune décroissante et à la Lune Noire : elle symbolise l’enseignement ou la révélation de la sagesse acquise (période de développement « intérieur » et des réalités universelles).

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LES ELEMENTAUX :

LES SYLPHES (Air) représentent l’intellectualité, la vitesse, la communication, le détachement et l’adaptabilité.

LES ONDINES (Eau) représentent les émotions, la sensation, la réceptivité, la compréhension et la sympathie.

LES SALAMANDRES (Feu) représentent la créativité, l’ardeur, la valeur, la loyauté et l’énergie brute.

LES GNOMES (Terre) représentent la cérémonie, les acquisitions et les biens de toutes sortes et sous toutes formes, la conservation et le sens pratique.

LE PETIT PEUPLE ET LES FEES, qui ne sont pas vraiment des élémentaux, sont actifs à l’occasion de chacune des 8 fêtes mais plus particulièrement au retour du Printemps, au Solstice d’Eté ainsi que les nuits de pleine lune.

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LES VENTS :

Le Vent est synonyme du Souffle et, en conséquence, de l’Esprit, de l’influx spirituel d’origine céleste. Les vents sont une manifestation d’un divin qui veut communiquer ses émotions, de la douceur la plus tendre aux courroux les plus impétueux (dictionnaire des Symboles) : ils trahissent donc les intentions des dieux (pour comprendre les messages de Zeus il fallait interpréter les bruissements du vent dans les feuilles d’un chêne). Par ailleurs on croit souvent à la campagne que l’air est rempli d’esprits. On comprend alors pourquoi les Vents sont associés aux diverses directions et à leur symbolisme ainsi qu’à leurs autres associations..

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LES DIVINITES :

À part les associations traditionnelles (Brigantia à Imbolc, Belenos à Beltaine, Lug à Lugnasad) un grand nombre de combinaisons sont possibles.

On peut par exemple les associer systématiquement en couples pour démontrer la dualité des principes divins (Cernunnos et Rosmerta à Samain, Esus et Brigantia à Imbolc, Belen et Belisama à Beltaine et Lug et Rigani à Lugnasad).

chaudron de Gundestrup Une divinité peut également apparaître plusieurs fois sur la Roue si on l’honore dans tout ou partie des trois modes cultuels grâce à son triple aspect : Sagesse, Force et Prospérité. Et si l’on suit l’interprétation du chaudron de Gundestrup par J.J.Hatt, la distribution des divinités autour de la Roue est encore différente : Esus pour Imbolc quand il peut réapparaitre sur la terre, dépouillé des bois de Cernunnos grâce au sacrifice du cerf par Smertrios, Rigantona pour l’Equinoxe de Printemps qui peut reprendre sa forme de déesse (de ce monde ci cette fois) grâce au sacrifice du taureau, Esus et Rigani pour leur mariage lors de la fête de Beltaine, Rigani abandonnant Esus à la Lugnasad pour rejoindre son amant céleste Taranis, Esus alors redevenu Cernunnos, dieu de la Nature, de la terre et de ses productions et redescendant dans l’Autre Monde à la Samain car chaque hiver la vie de la nature se réfugie sous terre, bientôt rejoint par Rigantona, grande Reine de l’Autre Monde et fêtée lors de la Modra Necht .

Cernunnos est également un cas particulier : il peut être honoré pour Beltaine dans son aspect abondance, fécondité, beauté de la nature et puissance sexuelle, mais aussi, on l’a vu, à Samain quand il redescend pendre possession de son Autre Monde. Mais en tant que « lumière nouvelle », on le fête aussi lors du Solstice d’Hiver et lors du Solstice d’Eté en tant que « lumière renouvelée » : il représente ici symboliquement l’homme cherchant à s’élever à l’image du cycle du blé : le grain enfoui dans la terre et devant mourir en Hiver pour renaître au Printemps et porter les épis de l’Eté. Rappelons aussi que la chèvre cornue escaladant une montagne est l’image astrologique du Capricorne ce qui renforce encore l’analogie.

De leur côté, Lug et Ana, lors de la Lugnasad, illustrent l’union des deux grands principes originels : la Création provient de l’union du principe lumineux et du principe sombre. On assiste ici à une hiérogamie du ciel et de la terre dont les récoltes étaient le fruit. La Terre, alors, épuisée après son accouchement (les moissons) redevient « vierge » et il faudra attendre la fête opposée, Imbolc, après la longue période de stérilité de l’hiver, pour que la Terre et la Déesse redeviennent fécondables. Car c’est un trait caractéristique : chacune des fêtes a son opposé symétrique, son vis à vis qui vient l’équilibrer 6 mois plus tard. L’union de Lug et d’Ana vient aussi illustrer l’élection ou la confirmation du Roi terrestre qui tire sa souveraineté de son mariage avec la Reine, image de la Déesse.

On peut aussi penser qu’il y avait un autre cycle entre Cernunnos (apparence mi-homme mi-animal) Esus (aspect humain terrestre), peut être Lug (aspect sur-humain céleste) et le Dagda/Dagodevos/Sucellos (vieux dieu incapable de féconder la terre) associé au cycle de la Déesse pour expliquer symboliquement l’évolution du grain de blé .

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