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solstice été

J’ai reçu ce texte d’un île bienheureuse, avec lequel je suis pleinement en accord …

« Comme vous le savez sans doute, lors du solstice d’été dernier, le petit village de Saint Denis des Coudrais a été le lieu d’un fait divers sinistre. L’un des « nôtres » (ancien du Front, du MNR, Prévôt de Terre et Peuple… il ferait même parti des Identitaires…) a assassiné un jeune camarade pour, semble-t-il, une histoire de … barbecue et de musique trop forte…

Pour une fois, les réactions de notre grande famille sont unanimes : le silence le plus complet a été de rigueur sur les sites de tous les mouvements cités et de ceux considérés comme « amis ». Pas une condoléance publique n’a été adressée à la famille de la victime, pas un mot sur ce drame.

Personnellement, nous sommes écœurés qu’un tel acte ait pu survenir… et qu’il puisse survenir à nouveau.

Nos milieux sont remplis de gens aigris, de sociopathes jaloux, de mythomanes tristes, de ceux dont notre société a le secret de fabrication, et c’est un miracle si il a fallu attendre aussi longtemps pour qu’un événement aussi dramatique se produise. Pourquoi tolérons-nous que nos fêtes soient envahies, voire organisées par de telles personnes ? Pourquoi les gars viennent quasi systématiquement fêter le Soleil, ou toute autre manifestation communautaire, toujours seuls ? Pourquoi viennent-ils sans leurs compagnes et sans leurs enfants ?

Nous prétendons être une alternative au système et pourtant nous vivons selon ses règles. Païens, nous pratiquons les fêtes cycliques sans notre famille. Identitaires, au sens large, nous ne rassemblons jamais que nos petits egos d’occidentaux, jamais ceux qui nous sont chers.

Faites un effort, souvenez-vous de votre dernière cérémonie organisée par une association faf déclarée… Maillots noirs, slogans provocateurs, drapeaux désuets sont de rigueur, les chants (quand il y en a !) sont massacrés, inconnus ou incompris, la seconde GM (finie depuis plus de 60 ans !) est le sujet de prédilection des conversations, d’aucuns y vont de leur plus grande gueule !

Aucune société, si ce n’est celle des parias, ne vit comme cela. Nous sommes dans les poubelles de l’histoire et certains s’y complaisent! Il y fait chaud, il y a à manger, les frontières sont bien marquées… Comment peut-on se plaindre de notre peu d’écho avec l’image que nous renvoyions ?

Aujourd’hui dans notre pays il y a une mère seule et un orphelin. Son père était l’un des nôtres. »

Bon je sais, je me répète, mais je veux, une fois de plus, préciser :

Ma religion est celle de mes Ancêtres, qui sont établis ici, sur cette Terre, depuis des générations. Et je suis certain, chaque jour un peu plus, que ces hommes , ces paysages et cette terre qui sont liés, se modèlent les uns les autres .

Mes ancêtres, ce n’est pas seulement la chaîne familiale des générations (les ancêtres de sang qui peuvent aussi être des ancêtres du Lieu si la « famille » n’a pas trop bougé), ce sont aussi les Ancêtres spirituels : comme les proto-druides et chamans de la préhistoire .

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Ma religion est donc une religion du Sol et du Sang : du sol parce qu’étroitement liée à la terre sur laquelle je vis et ont vécu mes Ancêtres, et du sang parce que ce sont les corps, le sang et l’esprit de ces ancêtres qui, physiquement et spirituellement, « sont » et « font » cette Terre. Littéralement, la Terre est la chair de mes Ancêtres…

Si je me dis druidisant, c’est avant tout par commodité .. parce que ça « dit » tout de suite quelque chose aux gens, alors que je me considère plutôt comme un adepte du paganisme celte, ou, mieux encore, adepte de la religion des Gaulois. J’aime bien aussi « ceux de Gargan » parce que j’ai lu que les Bénédictins, dès le Haut Moyen Age, ont forgé le mot latin « gargantuates » = « ceux de Gargan » = « la bande à Gargan » pour désigner les païens. J’aime bien le côté « bande » de la chose, le côté Clan mais il faut avouer que si je dis à mon voisin que je suis un gargantuate, il y a des chances pour qu’il me regarde bizarrement. En fait, comme le « druidisme » était « assuré », au plan sacerdotal par les druides , le problème sémantique que je peux avoir n’est pas rédhibitoire … druidisant, pour les païens celtes c’est un peu l’équivalent de papiste pour les cathos … le principal est qu’on se comprenne.

Cette religion est mienne parce qu’elle parle à mon sang. Et mon sang est le même que celui qui coulait dans les veines de mes ancêtres gaulois qui étaient déjà ses adeptes. Aujourd’hui, le druidisme est sans doute ce qui se rapproche le plus de cette religion vécue par les Gaulois antiques qu’on commence à connaître mieux. Et pour ce qu’on connait moins, il est possible d’ établir des concordances avec les autres religions des peuples voisins et issus de la même famille indo-européenne (germains et scandinaves, grecs et romains …).

Et puisqu’on m’a posé la question, avoir expliqué pourquoi je me considère comme un druidisant, explique à contrario pourquoi je ne suis pas wiccan.

Je me suis intéressé intellectuellement à la wicca mais je ne la sens pas rouler dans mes veines si je puis dire, sans doute parce que, s’accorde-t-on, elle a été inventée il y a quelques dizaines d’années… je ne la sens pas comme faisant partie de mon héritage biologique ou culturel : j’ai du mal avec la prépondérance accordée au « sacré féminin » , j’ai du mal avec les tendances matriarcales qui  se dégagent avec peine  de l’esprit de revanche sur un patriarcat affaibli et qui flirtent bien souvent avec une sorte de néo-monothéisme tout autant haïssable, j’ai du mal avec l’androgynie originelle soutenue par certains wiccans, j’ai du mal avec son universalisme aujourd’hui affiché (me semble pourtant que ce n’était pas le cas avec Gardner ?…) qui semble aller de pair avec une mièvre notion d’amour tous azimuts qui me donne tout autant de mal, pour tout dire carrément envie de gerber …

On pourra me rétorquer qu’il n’y avait pas seulement des druides « importants », gardiens de l’orthodoxie « druidique » mais aussi des sorciers de villages, des « sages-femmes » dont les croyances et les pratiques se rapprochaient plus des croyances et pratiques wiccanes … je me suis aussi longtemps posé la question parce que j’ai toujours eu tendance à me sentir moi même plus proche de ces sorciers et de ces femmes sages que des druides se déplaçant entourés de leurs cours, de leurs courtisans et de leurs guerriers (surtout en Irlande il faut bien le dire, parce qu’en Gaule on ne sait pas trop)… pour finalement me persuader que non, que les uns et les autres pratiquaient le même paganisme gaulois, chacun à son niveau, comme le curé de campagne et l’archevêque chez les cathos …

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Je suis un peu en retard, ou plutôt je me suis un peu emmêlé dans les dates, certains disent que c’est le 25 juin 1804 que Georges Cadoudal a été guillotiné, d’autres le 28 … quoi qu’il en soit, Cadoudal, (1771-1804), est une figure emblématique de la chouannerie. Son nom est aussi synonyme en Bretagne de la résistance, jusqu’au martyre, au jacobinisme parisien.

Au bout de dix années de guérilla contre les armées de la république, Cadoudal refuse de se rendre au Premier Consul qui lui propose un commandement dans l’ouest au grade de général et une rente confortable. Arrêté et condamné à mort, il refuse encore, farouchement et par principe, toute idée de demande de grâce, alors que tout laisse à penser que Bonaparte était plutôt demandeur en la matière. Au conseiller d’Etat Réal, qui lui propose avec insistance de signer ce recours en grâce,Georges répond : « Me promettez-vous une plus belle occasion de mourir ? »

Cadoudal est guillotiné le 25 juin 1804. Le chef des condamnés demande à déroger à la règle voulant que le chef de bande soit exécuté en dernier afin que ses compagnons ne puissent douter de son engagement et penser qu’il pourrait accepter une grâce de dernière minute.

Il y a deux ans, l’ADSAV, le Parti du Peuple Breton http://adsav.org/index.php demandait:

180px-Georges_cadoudal«  Le 4 août 1789, il y a donc 218 ans aujourd’hui, l’assemblée constituante française proclamait l’ « abolition des privilèges » et des droits féodaux, mais aussi la suppression des « provinces ». En tant que corps constitué la Bretagne n’existe plus, supprimée d’un simple trait de plume et ce en violation du traité de 1532.

Ce que tous savent dans le pays d’Auray, c’est que cette Révolution française nivelleuse a ici

connu une vive résistance. Derrière l’emblématique figure de Georges Cadoudal, des Bretons se sont dressés, ont combattu et ont souvent péri pour préserver les droits du peuple breton, pourtant

concédés lors du traité de 1532, bafoués par les sectateurs de l’ « Une-et-indivisible ». Ici même à Quiberon, en juin 1795, aidé par un fort contingent d’émigrés royalistes, la chouannerie et ses chefs locaux, Cadoudal, Pierre Guillemot, Jean Rohu, Jean Jan, ont mené un important combat face aux  troupes de la république française menées, elles, par le général Hoche. Les Bretons et émigrés sont vaincus et pour certains massacrés malgré les promesses de clémence à Quiberon, Auray (« Champs des Martyrs ») et Vannes.

Il y a de cela maintenant trois ans, une association d’Auray a fait réaliser une statue de Georges Cadoudal. L’effigie de bronze du général chouan devait prendre place dans le parc attenant au mausolée, le jour du bicentenaire de son exécution. La mairie communiste d’Auray s’étant formellement opposée à l’installation de la statue, cette dernière attend toujours un endroit qui puisse l’accueillir, à la grande colère et frustration des Bretons privés d’une partie de leur histoire. Que signifie cette interdiction d’honorer la mémoire d’un héros dont le souvenir est encore très présent, particulièrement dans ce pays d’Auray si fortement marqué par les guerres de l’Ouest et la « Bretagne militaire » ? Comment ne pas voir deux poids deux mesures dans le fait que la statue du général républicain Hoche, elle, puisse y trôner ? Y a-t-il de bons et de mauvais morts ? L’histoire doit-elle être élective deux cent ans après une telle tragédie ? Adsav! s’insurge contre cette partialité et demande que justice soit rendue à Georges Cadoudal, ainsi qu’aux habitants du pays d’Auray traités en sous- citoyens à la mémoire gommée, comme dans les pires régimes totalitaires !  »

Il semble que cette justice n’ait toujours pas été rendue …

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« Né en 331 d’une vieille famille d’adorateurs de Sol Invictus, Julien assista à l’âge de six ans, au massacre de son père, de son oncle, de ses cousins, égorgés sous ses yeux sur l’ordre du chrétien Constance II. Seul survivant avec son demi-frère Gallus de ce carnage dynastique, il fut élevé dans la religion chrétienne qu’il connut donc de l’intérieur avant de la combattre. Le surnom insultant d’ Apostat (« renégat »), donné par les Chrétiens ne se justifie que dans une vision déformée de l’Histoire (parle-t-on de Constantin l’Apostat ?); il est donc plus juste de l’appeler Julien le Philosophe ou même Julien le Grand, comme ses contemporains. Car Julien, « l’immense Julien » (Gabriel Matzneff), ne fit que rejeter la religion des assassins de ses parents, qu’un baptême fort opportun avait, aux yeux du clergé, lavés de leurs crimes. Après une enfance cloitrée et studieuse, passée en Cappadoce dans l’amitié des livres, mais dans la crainte constante d’être à son tour liquidé, Julien étudia la philosophie et la littérature grecques qui achevèrent de le convaincre de l’imposture chrétienne. Dès 351, Julien est redevenu ce qu’il était depuis toujours : un adorateur des anciens Dieux et tout particulièrement d’Hélios. (…)

Le 26 juin 363 mourait l’empereur Julien, « le plus grand homme qui peut-être ait jamais existé » (Voltaire), tué à l’ennemi… mais par un javelot romain ! Nul ne sait qui arma ce bras qui priva l’Antiquité de son dernier grand capitaine (…)

Pour un Païen, contemporain, l’immense Julien demeure un modèle de droiture, de pureté, ainsi que le héros clandestin de notre culture. »

Christopher Gérard : Parcours Païen.

JulienConstance, contraint de reprendre la lutte contre les Perses, élèvera son cousin Julien II à la dignité de César pour les Gaules le 6 novembre 355. Ce dernier, faiblement doté en moyens militaires, parviendra à repousser les Germains au-delà du Rhin et à pacifier les campagnes gauloises.

L’empereur byzantin sollicitera alors son aide pour repousser les Perses. L’armée gauloise refusera d’apporter son concours à Constance et acclamera Julien empereur à Lutèce en février 360. La mort subite de Constance mobilisé sur le front Est, le 3 novembre 361, épargnera à l’Empire une nouvelle guerre civile.

Seul maître de l’Empire, Julien II s’installera à Antioche au début de 363 et abjurera le christianisme. Essayant de créer un syncrétisme païen, il rétablira le paganisme et la tolérance des cultes pour s’opposer à l’expansion chrétienne. L’empereur sera assassiné le 26 juin 363, alors qu’il avait entamé une brillante campagne contre les Perses.

« Toute sa vie, M. Dulaurier s’était persuadé que, conjuguant l’esprit d’aventure de d’Artagnan, la mélancolie byronienne d’Athos, l’amour des jeunes personnes d’Aramis (s’il avait eu aussi son goût de la théologie, ç’aurait été complet) et le fort coup de fourchette de Porthos, il était à lui seul, une réincarnation des quatre mousquetaires« .

Gabriel Matzneff:  Nous n’ irons plus au Luxembourg.

Trois mousquetaires

Ça fait longtemps que j’ai envie de relire les Trois Mousquetaires mais j’ai toujours été retenu par la crainte d’être déçu … j’ai surtout peur d’être déçu, oui je l’avoue, par madame Bonacieux dont j’ai gardé une image très précise … et incomparable ! Et donc, une fois de plus ce passage de Matzneff que je vais bien finir par savoir par coeur … cette fois il m’a fait franchir le pas et pour l’instant je me régale !…

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Je me souviens, quand on avait annoncé sa sortie, il avait fallu l’attendre vachement longtemps ce livre qu’on savait être une somme tellement il était cité partout en référence. Mais il avait fallu bien vite déchanter, le prix, à l’époque, était complètement prohibitif. Et tout à l’heure, je tombe dessus par hasard, d’occase, ce qui le fait à peu près au tiers du prix fort… J’aurais certainement pu m’en passer et le fait est que je culpabilise parce que si ça le fait beaucoup moins cher, c’est quand même 100 balles et je ne sais pas si j’ai vraiment les moyens, en cette fin de mois, de mettre ça dans un livre….
Je sais aussi que si je n’avais pas craqué, en ce moment, au lieu de culpabiliser, je serais en train de le regretter … et je sais aussi que si j’ai pas vraiment les moyens, je les aurai de moins en moins pour finir par ne plus les avoir du tout … alors, bon …tant que c’est encore faisable, autant en profiter … je mangerai que des patates jusqu’à la fin du mois …

Royaumes Celtiques« La civilisation des Celtes resta longtemps à la frontière des légendes. Les Royaumes Celtiques se dégagent avec fermeté, au-dessus de la mêlée des légendes, des déformations et des rêveries. Cette enquête magistrale sur l’histoire et la culture des Celtes couvre l’ensemble de la période qui va des origines préhistoriques à l’invasion de la Bretagne par les hommes du Nord. Les Peuples insulaires, Irlandais et Gallois, sont décrits à travers toutes les aventures de leur histoire : leur émergence des brumes, l’expansion de brillants royaumes, puis la défaite et la domination étrangère. De la mer du Nord à la Caspienne, le génie particulier des Celtes s’est manifesté non seulement par des expéditions guerrières, mais par la religion, la littérature et les arts.

Cette civilisation se révèle aujourd’hui dans toute son authenticité, avec ses caractères à la fois épiques et mystiques, qui l’élèvent au rang des grandes civilisations classiques.

L’intérêt de cet ouvrage est aussi de montrer l’étroitesse des liens qui unissaient, à l’aube de l’histoire, les Celtes des îles et ceux du continent; les guerriers irlandais ont le même idéal chevaleresque que l’aristocratie gauloise, les druides ont autant d’importance sociale et religieuse. Le droit, la langue, la religion, la structure sociale demeurent à peu près identiques de part et d’autre de la Manche. Les cours irlandaises et galloises du haut Moyen Âge, leurs poésies raffinées et subtiles, les monastères de l’Île des saints, par la brillante et universelle culture, tant classique que celtique, donnent peut-être une image approchée de ce que la Gaule aurait produit, sur une plus grande échelle si elle n’avait subi la conquête romaine.

Cet ouvrage, mis à jour et augmenté par Ch.-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux d’un chapitre addsitionnel sur « Les royautés celtiques à l’époque de la protohistoire », condense plus d’un demi-siècle de recherche. Il constitue la synthèse la plus complète, à la fois historique, artistique et littéraire sur les Celtes insulaires et continentaux depuis la protohistoire jusqu’à la disparition des principautés celtiques au cours du Moyen Âge. »
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Les royaumes celtiques , Myles Dillon, Nora K. Chadwick, Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux , Editions Armeline.
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Après l’échec du soulèvement des Pâques sanglantes en 1916, la férocité de la répression en Irlande favorise un courant de sympathie pour les insurgés. En 1919, les élections sont favorables au Sinn Fein, dirigé depuis les Etats Unis par Eamon de Valera, qui constitue alors un gouvernement parallèle.
Sous la direction du jeune Michaël Collins (30 ans), l’IRA, l’armée républicaine, dispose de 15 à 20.000 hommes, pour la plupart des paysans qui travaillent le jour et se mobilisent le soir. Le fer de lance est constitué par des colonnes volantes de Volontaires, fortes d’une trentaine d’hommes.
IRA flying-column
L’insurrection est déclenchée le 21 juin 1919 par l’attaque d’un convoi de munitions.
Pour y faire face, le gouvernement britannique constitue sur une proposition de Churchill deux forces spéciales : les «Black and Tans» qui se signaleront vite par leurs exactions (ils sont 16.000 au total), et les Auxiliaires (ou Auxies) qui les encadrent.
C’est une véritable guérilla que mènent les volontaires de l’IRA pour l’indépendance et l’identité jusqu’à l’ouverture en 1921 des négociations dont sortira le traité anglo-irlandais du 6 décembre 1921.
Alors que les six comtés d’Irlande du Nord (Ulster) restent au sein du Royaume-Uni, les Britanniques évacuent l’Irlande du Sud au cours du 1er semestre 1922, et la constitution de l’État libre d’Irlande est établie en décembre 1922.

Une partie des irlandais ne se contenteront pas de cette solution et la guerre d’indépendance sera suivie d’une cruelle guerre civile …

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« Le crépuscule lutte victorieusement contre la faible nuit. Un soleil rouge baisse lentement sur les forêts très roses. Dans une lumière chaude et dorée, le voici donc le vaste Sarladais, tout incliné, ce soir, vers le proche soleil de l’équinoxe d’été. Le monde est beau plus qu’à l’accoutumée ! Les Hommes quant à eux, ne le regardent pas,, occupés qu’ils sont à bâtir sur une place un bûcher, avec une morne joie de bourreaux de funèbres bois de justice.
Et pourquoi donc seraient-ils gais ces lâches ? Des bas quartiers de la ville monte une sale rumeur de 14 juillet ; un prêtre viendra, tout à l’heure, bénir, sanctifier, tolérer… une discrète fête en l’honneur de l’apogée des Forces du Monde. Quand on accepte d’être à ce point berné, trahi par une religion étrangère à l’Europe, je comprends qu’on soit triste. Que des gens qui sont, pour la plupart, des paysans, ou des villageois restés proches de la terre, liés par toutes les fibres de leur être à la terre-Mère, aux moissons, aux noces, aux accouplements… le plus souvent très libres, à l’élan de la végétation, acceptent que leur fête à eux, celle des valeurs qui sont les leurs, soit travestie en fête d’un Évangéliste à moitié fou qui vaticina dans l’île de Patmos est un spectacle affligeant qui me porte à la haine.
astresLancés par des gamins, des pétards claquent sur le pavé des rues; on va vers le bûcher dans une sale odeur de poudre à bon marché. Pauvres gens, braves bougres dépossédés par le Christianisme de toutes les croyances qui furent leur raison d’être, leur joie, leur dignité, et au profit de quelle religion ! Celle d’un Christ qui n’a jamais existé que dans l’imagination de quelques névrosés. Jésus : un menuisier qui aborde les gens dans les rues de Jérusalem, en leur soufflant à l’oreille : tu viens, tu m’aimes… comme un Nord-Africain sans travail faisant le tapin, à la tombée de la nuit, dans les ruelles de Marseille ! Une sagesse antique lentement, saintement élaborée en plusieurs millénaires, le très ancien message des Dieux du Ciel détruits, discrédités par une religion résiduelle, qui n’est qu’une Reader’s Digest des grandes initiations. La race blanche saignée à blanc dans ses valeurs profondes; une sagesse antique, un message primordial sauvés partiellement, de siècle en siècle, par les juifs initiés, par Nous, par les alchimistes et les sorciers de village, torturés à mort, brûlés vifs, réduits au ghetto ! Toutes les archives jetées au feu, les dolmens renversés ou surmontés d’une croix sacrilège, le souvenir de la primhistoire divine des Hommes Anciens et des Fils des Astres perdu volontairement, toute connaissance des mystères sacrés frappée d’interdit ! Et , le plus triste, c’est que « ça » a réussi ! Le Christianisme partout en régression et qui s’achève lamentablement de Concile en Concile, a réussi, en deux mille ans, à pourrir la race blanche, à lui faire perdre le sens du Sacré, à le couper définitivement de l’Univers-Divin, à le rendre bassement athée, matérialiste, vulgaire, à l’empêcher de poursuivre son évolution cosmique. Le Christianisme a châtré la race blanche dans ses rapports avec les Forces du Monde. Il a fait de l’homme blanc un eunuque face à l’Univers ! Quand on parle des tabous sexuels chrétiens et des multiples interdits qu’il inventa du fait de sa nature foncièrement névropathe, jointe à sa filiation avec la pensée puritaine hébraïque, on pense à son mépris de la femme, à sa condamnation de l’amour des garçons ; on se souvient vaguement de la condamnation de la « bestialité » dont le souvenir s’estompe dans les brumes du moyen-âge. Mais le plus grave interdit sexuel chrétien est absolument ignoré; il est cependant sous-jacent, invisible, inconnu mais présent. Le plus grave interdit sexuel judéo-chrétien est celui-ci : tu n’auras pas de relations amoureuses avec les Forces du Monde, tu n’aimeras pas l’Univers ! Car, jadis, les humains ont aimé l’Univers… Le nécessaire a été fait pour qu’ils en perdent à jamais le divin souvenir. Le : tu n’auras pas d’autre Dieu que Iaveh, tu n’adoreras pas les étoiles, tu seras soumis à la Loi, fût-elle, dans le cas du message de Jésus de Nazareth, composée de vin aigre et de fiel jetés dans de vieilles outres sales qui dataient de Moïse, toute la pensée judéo-chrétienne n’a qu’un but : interdire toute relation cosmique, nier le caractère vivant de l’Univers, interdire la sexualité sacrée, effacer à jamais le souvenir du passage des Fils des Astres, et de leurs amours avec les Filles des Hommes : tu n’auras pas d’enfants à la ressemblance des Dieux du Ciel. L’Islam continua ce même travail haïssable : isoler l’humanité, la réduire à n’être que terrestre… jusqu’au désespoir.
feuPar curiosité je me suis mêlé à la petite foule qui s’agglutine sans joie autour du bûcher. Le plus triste à voir, à entendre, ce sont les essais de gaîté; des drilles, qui se veulent joyeux, lancent de sottes plaisanteries qui ne rencontrent aucun écho; des rustres, qui ont à défendre une solide réputation de boute-en-train, datant des années trente, n’ont pas meilleur succès. On a l’impression que ces pauvres gens s’efforcent vainement de se souvenir du temps où les feux du solstice d’été chantaient les noces de la terre et des astres, le retour des morts et les futures naissances, le souvenir des Dieux ! La foule est morne; on attend monsieur le Curé. Des enfants courent ici et là en riant, bousculent les gens; ils sont brutalement rappelés à l’ordre; des claques sonnent; j’ai l’impression de les recevoir en plein visage, elles me font mal. J’ai la certitude, un instant, le temps d’une lueur, qu’on tape sur les gosses pour les empêcher de se souvenir de quelque chose, qu’ils sont sur le point de retrouver ce soir, qu’ils savent d’instinct : que l’Univers est vivant, que Jésus n’a jamais existé, que l’Univers, c’est Dieu. »
François Augiéras : « Domme ou l’essai d’occupation »
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lama02Ces mômes qui crachent par terre, ça me dégoûte … mais il n’y a pas que les mômes d’ailleurs. L’autre jour devant le lycée Victor Hugo, ce branleur boutonneux qui a glavioté quand j’arrivais, je me suis arrêté ostensiblement en lui lançant le regard aimable que je réussis bien … là, il a hésité une seconde et puis il s’est excusé…parce que si j’avais marché plus vite je me le prenais en pleine poire … lui c’était un môme …qui mériterait une paire de baffe… mais ce matin à la gare, arrêté au feu dans sa bagnole, ce nègre qui mollarde par sa fenêtre, ce n’était plus un môme, lui…et c’est pas qu’une paire de baffes qu’il devrait se prendre dans la gueule…Dans les arrêts de bus, les glaviots qui maculent le sol … et les trottoirs devant les collèges…
Il paraît que c’est lié à deux phénomènes de société majeurs : les sportifs qu’on voit à la télé (150 crachats par match de foot !…cette brêle de Barthez en est, parait-il un spécialiste incontesté…) et que copient les ados d’une part… et d’autre part, ce qu’on appelle gentiment le « brassage des populations », c’est à dire l’immigration, les allogènes en conquérants, qui importent leurs habitudes dégueulasses…mais rien à dire : c’est une « chance pour la France ». En attendant, on note en parallèle le retour chez nous de la tuberculose : plusieurs milliers de nouveaux cas apparaissent chaque année en France.
Et pourtant c’est puni par la loi, un décret du 22 mars 1942, qui interdit de « cracher ailleurs que dans les crachoirs disposés à cet effet »… seulement voilà, ça date de Vichy et ça nous rappelle donc les heurlesplusombreusdenotrhistoire, alors on l’applique pas beaucoup … d’autant qu’il n’y a plus de crachoirs et qu’il n’y aurait pas assez de flics pour suffire à la tâche …
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Corsaire Alabama
La guerre de Sécession fait rage. Les corsaires sudistes portent des coups redoutables au commerce du Nord : l’issue de la guerre est incertaine. Maîtresse des mers, la Confédération peut espérer la victoire. La décision finale dépend peut-être d’un seul bateau et d’un seul homme : le croiseur de guerre Alabama, au sillage jonché d’épaves et de prises yankees, et son pacha, le commandant Semmes, un corsaire à l’âme chevaleresque.

Aux trousses de l’Alabama, le puissant Kearsarge battant pavillon nordiste, chargé de le couler coûte que coûte. Les deux navires feront le tour du monde pour, au terme d’une extraordinaire odyssée maritime, livrer bataille sur les côtes normandes : le 19 juin 1864, devant des milliers de spectateurs rassemblés sur la rade de Cherbourg, le Kearsarge enverra l’Alabama par le fond, consacrant le naufrage des idéaux sudistes…

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Corsaire AlabamaJean-Pierre Deloux, qui fut rédacteur en chef de la défunte et prestigieuse revue Polar, historien du cinéma et directeur de diverses collections policières ou ésotériques, était aussi passionné par la guerre de Sécession. Dans son ouvrage « Le Corsaire Alabama », Editions Edite, 2001, au-delà du récit de cet extraordinaire épisode, il suggère que la guerre de Sécession n’est pas terminée et qu’elle concerne directement l’Europe contemporaine, menacée par les rêves mondialistes de l’impérialisme yankee.
Il est mort le 23 janvier dernier : mauvaise nouvelle pour le polar sur l’avenir duquel il s’interrogeait avec justesse dans un entretien qu’il donnait à Michel Marmin dans le n°100 -mars 2001 de la revue Éléments.
Il m’avait envoyé son « Vacher l’Assassin », fort gentiment dédicacé .
« Personnage généreux, entier, excessif, tourmenté, pessimiste, grand amateur de bonne chère et de bons vins, Jean-Pierre Deloux laisse une œuvre atypique », qui aura, comme on dit, marqué ceux qui l’ont connu.
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