Albert Spaggiari , né en 1932, est le cerveau du « casse du siècle » survenu à la Société générale de Nice, en 1976. Ancien soldat de la guerre d’Indochine, partisan de l’OAS, écrivain et photographe, il aura nargué la police française durant sa cavale qui durera 12 ans, jusqu’à sa mort, après une évasion spectaculaire.
Il meurt le 8 juin 1989, à 56 ans, d’un cancer de la gorge alors qu’il se trouve en exil en Italie. Sa compagne remonte en France en caravane sans éveiller les soupçons des douanes et dépose son corps à Hyères (Var), chez sa mère le 10 juin. Son pied de nez aura continué même après sa mort … Il est enterré à Laragne-Montéglin (Hautes-Alpes)
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Albert-Spaggiari« Jean-Paul Rouve doit être obsédé par les « Robin des bois » (…)
Cette fois-ci, il ressuscite dans son premier film, un vrai Robin de Bois, Albert Spaggiari, photographe de ville le jour et génial égoutier-cambrioleur de banque la nuit qui trente ans avant Jérôme Kerviel avait mis en défaut la sécurité de la Société générale.
A partir d’une évasion chevaleresque du palais de justice de Nice, les aventures de ce personnage facétieux et décalé avait entraîné les Français amusés dans une cavale sud américaine ponctuée de provocations médiatiques bon enfant et de sympathiques pieds de nez à la machine policière.
En promo chez Fogiel pour vendre son film et visiblement incapable d’assumer la personnalité d’un héros dont le panache l’a contre son gré séduit, Jean-Pierre Rouve, réalisateur-acteur explosa littéralement en vol. Comment expliquer qu’un personnage si attachant qu’Albert Spaggiari, si gentiment désinvolte, si radicalement insolent fut aussi un soldat courageux en Indo, un militant nationaliste fraternel, un ami au grand cœur et, pour l’intelligentsia bien pensante, un « fasciste » de la pire espèce? Pris au piège du direct et de ses coupables affections, il fallait s’en désolidariser en vitupérant contre le colonialisme le racisme, l’extrémisme de son personnage et les idées prétendument honteuses de ses amis.
Maurice Rollet, ancien de l’OAS, qui était venu parler de son camarade sur le plateau, essuya avec calme et une sereine autorité les pathétiques assauts d’un Rouve moralisateur qui se décomposait au fil des minutes. Hier soir, Jean Pierre Rouve, échevelé par sa violence verbale, avait pour seule arme, la haine.
Du panthéon des nationalistes, notre camarade Albert a bien du se marrer d’avoir encore foutu la merde. »

Olivier Carer (Altermedia. Info)
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