Corsaire Alabama
La guerre de Sécession fait rage. Les corsaires sudistes portent des coups redoutables au commerce du Nord : l’issue de la guerre est incertaine. Maîtresse des mers, la Confédération peut espérer la victoire. La décision finale dépend peut-être d’un seul bateau et d’un seul homme : le croiseur de guerre Alabama, au sillage jonché d’épaves et de prises yankees, et son pacha, le commandant Semmes, un corsaire à l’âme chevaleresque.

Aux trousses de l’Alabama, le puissant Kearsarge battant pavillon nordiste, chargé de le couler coûte que coûte. Les deux navires feront le tour du monde pour, au terme d’une extraordinaire odyssée maritime, livrer bataille sur les côtes normandes : le 19 juin 1864, devant des milliers de spectateurs rassemblés sur la rade de Cherbourg, le Kearsarge enverra l’Alabama par le fond, consacrant le naufrage des idéaux sudistes…

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Corsaire AlabamaJean-Pierre Deloux, qui fut rédacteur en chef de la défunte et prestigieuse revue Polar, historien du cinéma et directeur de diverses collections policières ou ésotériques, était aussi passionné par la guerre de Sécession. Dans son ouvrage « Le Corsaire Alabama », Editions Edite, 2001, au-delà du récit de cet extraordinaire épisode, il suggère que la guerre de Sécession n’est pas terminée et qu’elle concerne directement l’Europe contemporaine, menacée par les rêves mondialistes de l’impérialisme yankee.
Il est mort le 23 janvier dernier : mauvaise nouvelle pour le polar sur l’avenir duquel il s’interrogeait avec justesse dans un entretien qu’il donnait à Michel Marmin dans le n°100 -mars 2001 de la revue Éléments.
Il m’avait envoyé son « Vacher l’Assassin », fort gentiment dédicacé .
« Personnage généreux, entier, excessif, tourmenté, pessimiste, grand amateur de bonne chère et de bons vins, Jean-Pierre Deloux laisse une œuvre atypique », qui aura, comme on dit, marqué ceux qui l’ont connu.
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