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Vient de paraitre :NRH 44

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fête Ganesh

Toutes les communautés hindoues du monde entier sont en liesse aujourd’hui pour célébrer la fête de Ganesh. Couleurs, défilés, chants et prières en l’honneur du dieu à la tête d’éléphant et au sourire paisible qui enlève les obstacles et protège les voyageurs…

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« L’Église a corrompu les fêtes : il faut être bien grossier pour ne pas sentir que la présence des chrétiens et des valeurs chrétiennes est une oppression funeste à tout ce qui constitue l’atmosphère morale d’une fête.

Une fête implique la fierté, l’exubérance, la gaieté, la raillerie à l’égard de tout ce qui est grave, bourgeois, une  divine affirmation de soi, née d’un sentiment de plénitude et de perfection animales -autant d’états que le chrétien ne peut pas approuver sincèrement.

Toute fête est païenne par essence … »

Friedrich Nietzsche

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J’ai trois livres qui sont mes guides dans le domaine du survivalisme:

manuel de la vie sauvageAlain Saury : le Manuel de la Vie Sauvage. Ed. Dangles . « Un ouvrage passionnant de 450 pages qui nous fait découvrir et nous enseigne mille et une chose utiles – voir indispensables – pour nous réconcilier avec la nature. Source inépuisable de renseignements sur le temps (prévisions, climats, nuages…). Se chauffer (allumer un feu dans n’importe quelles conditions, chauffer son logis, faire son charbon de bois…). Marcher, s’orienter, boire et trouver de l’eau (la filtrer, la stocker, creuser un puits, irriguer, construire une pompe…). Cueillir, identifier et récolter les plantes, conserver les aliments, les différentes formes de chasse, gibiers, et pêcher en mer ou en rivière. Se loger : différents types de construction. Replanter : techniques, compost… Soigner et sauver : plaies, brûlures, entorses, morsures, empoisonnements…»

vivre en pleine natureFrançois Couplan : Vivre en pleine Nature. Ed. Sang de la Terre . « Avec la civilisation, l’homme s’est sédentarisé et a pris l’habitude de vivre en milieu urbain. Isolé de son environnement naturel, il ne retrouve plus ses repères et se sent vite démuni. Pourtant, la richesse de la flore sauvage recèle toutes les ressources pour lui permettre de vivre de manière autonome en milieu naturel. Cet ouvrage est un véritable mode d’emploi pour se sentir en harmonie dans ce milieu qui est celui où nous nous sommes construits et qui nous a permis de devenir ce que nous sommes.

On y trouve tout ce qu’on doit savoir pour séjourner agréablement en pleine nature : apprendre à se nourrir en sachant reconnaître les plantes et les champignons comestibles de ceux qui sont toxiques, les rendre appétissants à l’aide de recettes simples, apprendre à faire un feu pour se réchauffer et cuisiner, à se procurer et à stocker l’eau, savoir s’orienter, s’ abriter, bivouaquer, mais aussi se soigner, se laver en se débrouillant avec les  » moyens du bord « . »…

protegor-front-coverGuillaume Morel et Frédéric Bouammache : « Protegor. Guide pratique de sécurité personnelle, Sel-Défense et Survie urbaine ». Ed. Amphora . »Contrairement aux autres ouvrages actuellement disponibles sur la sécurité, voici le premier manuel francophone à traiter en détail les trois aspects complémentaires que sont la sécurité personnelle, la self-défense et la survie urbaine.

Les auteurs détaillent ces thèmes en trois parties distinctes ponctuées d’encarts pratiques, et illustrées de nombreuses photos et de schémas explicatifs :

– la sécurité personnelle présente toutes les informations qui permettent d’éviter une situation dangereuse (comportement, communication gestuelle et orale, équipements spécifiques)

– la self-défense détaille les principes et techniques de combat, avec ou sans arme et sans ratachement à une école d’arts martiaux spécifique, à utiliser lors d’une situation d’agression

– la survie urbaine couvre deux aspects : d’une part la survie après une agression (premiers secours, survie psychologique et juridique), d’autre part l’ensemble des connaissances utiles dans des situations extrêmes, notamment lors de voyages à l’étranger (terrorisme, épidémie, guerre…). »

Il ne faut pas croire pour autant que je me disperse … en fait, c’est même le contraire, c’est la continuation logique de ma démarche :  outre le fait que je suis persuadé qu’on aura, un jour où l’autre, besoin de maitriser certaines pratiques qui nous sont pour la plupart complètement inconnues aujourd’hui, les matières traitées dans le Saury et le Couplan recouvrent très exactement tout ce que j’ai besoin de savoir pour devenir un vate tout à fait honorable…

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Je suis passé ce matin chez mon père où je continue à récupérer des bouquins. Aujourd’hui, c’était « J ‘ai tué pour rien », par Pierre Giacomoni (« un commando Delta à Alger »), « la Guerre à l’Est », par Von Kageneck, « La Division Nordland » et « Jersey sous l’Occupation », par Jean Mabire, « Un Soldat parmi les Soldats », par Von Choltitz,  « Front de l’Est, le Rêve éclaté », par  Philippe Randa, « Le Boqueteau 125 », par Ernst Jünger, et surtout « Le Soldat traqué » par Christian Malbosse.

Je dis « surtout » parce que, étrangement, ce bouquin (l’un des rares que je n’ai pas encore  lu  sur le sujet) semble vouloir faire écho à ma nouvelle passion : le survivalisme.

Le survivalisme est une doctrine selon laquelle l’homme doit se préparer à survivre dans un monde en passe de lui devenir hostile et qui désigne les méthodes utilisées pour se préparer à une hypothétique catastrophe locale ou plus globale dans le futur, voir une interruption de la continuité sociétale ou civilisationnelle au niveau local, régional, national ou mondial.

le soldat traque« Une section de Waffen SS français reflue vers les lignes américaines, à la fin de la guerre. Le sous-officier qui les commande abandonne : « Tout est perdu ! » Mais il n’est pas questionde se rendre aux Russes, et Christian , le héros du livre, va survivre pendant trois ans, caché dans les forêts allemandes. Pour manger, il accepte des besognes aussi insolites qu’héroïques, récupérer des instruments agricoles au milieu de champs de mines, faire passer la frontière des lignes russes à une vielle femme qui veut revoir son fils…Il devient « Robinson de terre ferme » : Les forêts sont pleines d’obus, de mines , de grenades. Christian prépare des pièges explosifs pour se procurer de la viande des sangliers et des cerfs qui n’ont pas été chassés depuis des années. Il retrouve un vieux fusil de guerre, qu’il répare et qui lui rendra la chasse plus aisée. On se prend à avoir faim, froid, avec lui, à dormir à ses côtés sous une raide toile de tente, au milieu d’un fourré…

Mais le tatouage du groupe sanguin qu’il porte sous le bras, comme la plupart des soldats d’élite de l’armée allemande, le rend vulnérable. Il est arrêté, s’évade, est repris. »

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Mon père est ronchon…

Pour le 15 août, jour du 65e anniversaire du débarquement en Provence, le correspondant du journal local a découvert qu’il était un des seuls survivants, voir le seul ancien combattant du département à avoir participé à trois débarquements : en Corse, puis en Italie puis à Toulon… Rendez vous pris, entretien, article dans le journal…ça donne quatre colonnes sous un gros titre « Mémoire du débarquement ». Mais papa n’est pas trop content : d’après lui le journaleux s’est emmêlé les pinceaux, et lui, l’ancien combattant, le vieux colonial de la 9e DIC, il estime que sur la photo, on ne le reconnaît pas … comme s’il n’y avait que les autres qui devaient vieillir…Pourtant l’article n’est pas si mal, il m’a même appris des choses sur mon père, entre sa fuite de la zone occupée en 41 et sa démobilisation quatre ans plus tard…

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delivrance

Une question intéressante est posée sur un forum. Jean Rostand disait  » si l’homme est un animal territorial, les naturalistes ont beaucoup à nous apprendre sur la politique, la guerre et l’amour… » . Et l’on s’accorde bien, généralement, pour dire qu’individuellement aussi bien que collectivement, nous sommes soumis aux lois de la nature : lire à cet effet Konrad Lorenz, Robert Ardrey, Irenaüs Eibl-Eibesfeldt …

Mais alors que de nombreux « païens » font constamment référence à la nécessité de se rapprocher de la Nature pour tendre vers un retour à un hypothétique Age d’Or où les humains parlaient aux arbres, aux plantes, aux pierres comme aux animaux, il serait intéressant (d’autant plus que ces mêmes « païens » n’hésitent pas à signer leurs interventions du mot « peace ») de savoir jusqu’à quel point l’homme doit ou peut vivre en harmonie avec la nature.

Nous sommes à peu près tous d’accord pour condamner son exploitation irraisonnée, justifiée par la Bible, et qui mène à sa destruction, il n’est pas sur pour autant que tout le monde accepte une société aussi violente et prédatrice que la nature ou soit capable de s’y intégrer…

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« En Inde, c’est comme si toute l’âme de la vieille Europe oubliée, de l’Europe païenne et classique, étouffée depuis longtemps était là, immortelle, transposée dans une civilisation de pays chaud. A quelque chose près, voilà à quoi cela devait ressembler, les processions de la Grèce antique et ses fêtes ! Sans doute, des défilés de femmes et de jeunes filles, drapées avec la même élégance que celles-ci, dans la demi-obscurité d’une salle aux piliers sculptés, dans laquelle flotte un parfum d’encens; portant des offrandes comme celles-ci, et à peu près les mêmes offrandes; belles, sans doute -comme celles-ci ! Voilà ce qu’il devait être, plus ou moins, ce culte aboli que l’empereur Julien, venu trop tard, fit d’inutiles efforts pour rétablir ! »

Savitri Devi Mukherji

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C’est exactement ce qu’on se disait avec O. pour la rencontre de la Lugnasad, en évoquant les petits temples indiens dans lesquels s’activent les fidèles, les odeurs et les couleurs, les étals croulant sous les offrandes, encens, couronnes de fleurs, les grains de poussière jouant dans les rayons de lumière qui trouent la semi pénombre … comme tout cela fait paraître bien vaines nos préoccupations d’aujourd’hui, nos démonstrations d’égotisme … l’Inde, où il n’est nul besoin d’avoir recours aux citations d’auteurs classiques pour sentir que les dieux vivent encore, là…

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Ces quelques lignes tirées de l’introduction au livre de Jean Paul Savignac (« Merde à César ») sur les écrits retrouvés des Gaulois:

Entrelacs« Ce que les Gaulois ont laissé en héritage, avant les Grecs et les Latins puisque l’Europe fut leur fief, c’est une certaine forme de jeu. Le jeu avec l’Univers, sa vénération attentive, son imitation en vue d’en épouser l’intime structure. Leur propos ne fut pas de corriger la Nature, pour l’idéaliser ou l’asservir, mais d’en cueillir religieusement les valeurs, d’en interpréter la force vitale par la reproduction ornementale de son fouillis fruité vibrant de rythmes, d’éclosions et de révérences, et de déboucher dans un autre monde, surnature obtenue par raffinement d’extase, dans laquelle la frontière entre rêve et réel est abolie. Cette intensification de la vie engendrait un bonheur trop âpre pour ce monde, qui n’en a pas voulu ».

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Trouvé sur Götterdämmerung, chez l’ami Jeep qui semble être parti en vacances, cet excellent texte qui date d’ une bonne quinzaine d’années, n’a pas pris une ride …

oeufs

LES NAZIS DE CARNAVAL SONT NOSTALGIQUES D’UN MONDE DONT ILS NE CONNAISSENT RIEN

« Les Nostalgiques, ce fut le titre d’un livre du romancier Saint-Loup. On y découvrait quelques figures d’aventuriers qui après avoir participé à la dernière guerre dans le camp des vaincus, ne cherchaient pas, bien au contraire, à oublier les élans de leur jeunesse.

Ceux qui avaient eu 20 ans en 1943 sont aujourd’hui largement septuagénaires. Ce ne sont pas des  » néo-nazis « , mais des anciens combattants sans drapeaux ni médailles qui refusent d’oublier leurs camarades tombés en Poméranie ou à Berlin. Comment pourraient ils se reconnaître dans les provocations des jeunes au crâne rasé se réclamant d’un monde dont ils connaissent uniquement ce qu’en racontent les médias partis à la chasse de la Bête immonde?

…Le néo-nazi fait partie du paysage audiovisuel. Ressemble parfaitement à ce qu’on voudrait qu’il soit bête et méchant.

Très bête et très méchant. Et partout semblable à lui-même, comme un parfait clone du Diable devenu diablotin.

Avant la guerre, les grands magasins proposaient à l’approche des fêtes des  » panoplies « . Les petits garçons se déguisaient en Peaux-Rouges et les petites filles en infirmières. Cet amusement a disparu, comme les découpures et les soldats de plomb. Aujourd’hui, la seule panoplie qui fait encore prime sur le marché est celle du  » néo-nazi « , modèle international, dont la presse assure gratuitement la promotion.

Si l’on attache quelque importance aux symboles et aux signes, on ne peut qu’être frappé chez les néo-nazis de particularités fort peu en usage sous le régime dont ils se réclament.

D’abord, l’inévitable crâne rasé. C’était alors la caractéristique des bagnards plutôt que de leurs gardiens ; la coupe de cheveux caractéristique étant  » courts sur les côtés et plus longs sur le dessus « , très différente de la  » brosse  » à la mode dans l’armée française. Le crâne rasé évoque bien davantage les Marines que les Waffen SS…

…Il y a toujours des gens pour croire que l’habit fait le moine et la chemise le fasciste, surtout rehaussée de quelque brassard. Ainsi naquit ce qui n’était que mauvais folklore.

Au fur et à mesure que ce folklore vestimentaire disparaissait pour péniblement survivre dans quelques groupuscules squelettiques, indispensables viviers pour les provocateurs et les indicateurs, on vit apparaître une nouvelle mode. Elle ne nous vint pas d’outre-Rhin mais d’outre-Manche et porte le nom de skinheads, têtes de peau, ou l’on préfère crânes rasés…

Des skins aux néo-nazis il n’y a qu’un pas, ou plutôt un geste, le bras tendu et l’autre poing fermé sur la pinte de stout. Puisque les Allemands hurlent dans les films, on hurle aussi. Yeah et Heil, ou n’importe quoi. L’essentiel, c’est de scandaliser l’establishment et de cogner sur les policemen. Défendez à un gamin de toucher aux confitures. Il n’aura de cesse avant d’avoir trouvé un escabeau et dévalisé la dernière étagère du placard interdit.

La mode des skinheads lancée, elle se révéla vite, à l’inverse de ce que disait Mussolini du fascisme, un article d’exportation. Le Channel franchi, le public des stades français subit la contagion. Mais que sont les quelques centaines de skins français à côté des milliers d’Allemands qui allaient désormais fournir les gros bataillons du mouvement sur le continent?

On ignore trop la fascination qu’éprouvent les Allemands pour les Britanniques. Il y avait dans le IIIe Reich une nostalgie secrète de l’empire victorien et du grand mythe raciste de l’homme blanc régnant sur les sept mers du monde. En déferlant sur le continent, la mode skin ne pouvait qu’attirer nombre de jeunes Teutons en rupture de respectabilité.

L’ATTRAIT IRRÉPRESSIBLE DU MAL ABSOLU

Les skinheads britanniques leur ont fourni, plus qu’on ne l’imagine, leurs défroques, leur musique, leur brutalité. Tout est anglo-saxon dans le background culturel des émeutiers que nous montre la télévision. Ils ne copient pas leurs grands-pères, mais l’image qu’en a donnée la propagande antifasciste ce ne sont pas les SA du capitaine Rohm mais les SA de Rohm vus par Visconti dans Les Damnés. Et encore plus pédés que les fusillés du 30 juin 1934! …

La mise en valeur par les médias des groupuscules les plus folkloriques contribue largement à multiplier les actes de violence qui s’enchaînent par contagion morbide, dans l’attrait irrépressible du Mal absolu, d’autant plus séduisant qu’il est inlassablement dénoncé. »

Jean Mabire – Le Choc du Mois juillet-août 1993 N°66

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