Je suis passé ce matin chez mon père où je continue à récupérer des bouquins. Aujourd’hui, c’était « J ‘ai tué pour rien », par Pierre Giacomoni (« un commando Delta à Alger »), « la Guerre à l’Est », par Von Kageneck, « La Division Nordland » et « Jersey sous l’Occupation », par Jean Mabire, « Un Soldat parmi les Soldats », par Von Choltitz,  « Front de l’Est, le Rêve éclaté », par  Philippe Randa, « Le Boqueteau 125 », par Ernst Jünger, et surtout « Le Soldat traqué » par Christian Malbosse.

Je dis « surtout » parce que, étrangement, ce bouquin (l’un des rares que je n’ai pas encore  lu  sur le sujet) semble vouloir faire écho à ma nouvelle passion : le survivalisme.

Le survivalisme est une doctrine selon laquelle l’homme doit se préparer à survivre dans un monde en passe de lui devenir hostile et qui désigne les méthodes utilisées pour se préparer à une hypothétique catastrophe locale ou plus globale dans le futur, voir une interruption de la continuité sociétale ou civilisationnelle au niveau local, régional, national ou mondial.

le soldat traque« Une section de Waffen SS français reflue vers les lignes américaines, à la fin de la guerre. Le sous-officier qui les commande abandonne : « Tout est perdu ! » Mais il n’est pas questionde se rendre aux Russes, et Christian , le héros du livre, va survivre pendant trois ans, caché dans les forêts allemandes. Pour manger, il accepte des besognes aussi insolites qu’héroïques, récupérer des instruments agricoles au milieu de champs de mines, faire passer la frontière des lignes russes à une vielle femme qui veut revoir son fils…Il devient « Robinson de terre ferme » : Les forêts sont pleines d’obus, de mines , de grenades. Christian prépare des pièges explosifs pour se procurer de la viande des sangliers et des cerfs qui n’ont pas été chassés depuis des années. Il retrouve un vieux fusil de guerre, qu’il répare et qui lui rendra la chasse plus aisée. On se prend à avoir faim, froid, avec lui, à dormir à ses côtés sous une raide toile de tente, au milieu d’un fourré…

Mais le tatouage du groupe sanguin qu’il porte sous le bras, comme la plupart des soldats d’élite de l’armée allemande, le rend vulnérable. Il est arrêté, s’évade, est repris. »

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Mon père est ronchon…

Pour le 15 août, jour du 65e anniversaire du débarquement en Provence, le correspondant du journal local a découvert qu’il était un des seuls survivants, voir le seul ancien combattant du département à avoir participé à trois débarquements : en Corse, puis en Italie puis à Toulon… Rendez vous pris, entretien, article dans le journal…ça donne quatre colonnes sous un gros titre « Mémoire du débarquement ». Mais papa n’est pas trop content : d’après lui le journaleux s’est emmêlé les pinceaux, et lui, l’ancien combattant, le vieux colonial de la 9e DIC, il estime que sur la photo, on ne le reconnaît pas … comme s’il n’y avait que les autres qui devaient vieillir…Pourtant l’article n’est pas si mal, il m’a même appris des choses sur mon père, entre sa fuite de la zone occupée en 41 et sa démobilisation quatre ans plus tard…

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