Ces chiffres sont bruts, je n’ai pas fait d’efforts de présentation après les avoir relevés au fur et à mesure de ma lecture du livre de Dominique Venner « Le Siècle de 1914 ». A quoi bon, ils parlent d’eux mêmes et s’entendent, il faut le préciser « hors-guerre »…

En Russie

Le « Koulak » est un paysan qui manifeste la moindre opposition à la collectivisation. En 1930-1931, 30 000 sont déjà fusillés, tandis que 1 680 000 sont déportés avec leurs familles.

En 1932-1933, c’est le grand génocide par famine provoquée (réquisitions de toutes les récoltes qui ont été particulièrement prospères) pour forcer à la collectivisation de l’agriculture: en 9 mois, on compte environ 6 millions de morts. L’Ukraine, grenier à blé de l’URSS paye le plus lourd tribut : 10 millions de morts. On dit qu’au plus fort de cette famine, 33 000 personnes mourraient de faim chaque jour en Ukraine.

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A partir de 1934, c’est la Grande Terreur (purges staliniennes). En sont les victimes, plus de 30 000 officiers parmi les plus hauts grades. Mais aussi les « ennemis du peuple »: entre 1936 et 1938, 1565 000 personnes sont arrêtées, 668 305 fusillées et les autres envoyés dans les camps de concentration qui existent depuis 1919.

(ce qui n’empêche pas Paul Eluard d’ écrire en 1950 son Ode à Staline (qui, en même temps que bien d’autres appréciations, est un véritable chef d’oeuvre de nullité…):

« Staline dans le coeur des hommes

Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris

Brulant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes

Staline récompense les meilleurs des hommes

Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir

Car travailler pour vivre est agir pour la vie

Car la vie et les hommes ont élu Staline

Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.

Et Staline, pour nous, est présent pour demain

Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur

La confiance est le fruit de son cerveau d’amour

La grappe raisonnable tant elle est parfaite »)

En Italie

En dehors de l’assassinat du socialiste Matteoti en 1924, de rares actions imputables aux services secrets, des violences de rue et des faits de guerre, il n’y a en Italie fasciste, de 1923 à 1940 que 9 (neuf) éxécutions politiques (et 17 autres de 1940 à 1943).

En Allemagne

La Nuit des Longs Couteaux en 1934 se solde par 83 éxécutions « officielles » (reconnues). Les opposants avancent le chiffre de 116.

En Allemagne nationale-socialiste, on estime à environ 3000 le nombre de détentions arbitraires à la fin de 1933. A titre de comparaison, on chiffre au minimum à 600 000 le nombre d’arrestations arbitraires en France lors de l’Épuration de 1944-45.

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