« De même que le capitalisme ravage, pille et pollue la nature et la terre et le ciel, il décompose les cultures pour les anéantir en les digérant vivantes et anesthésiées par l’argent.

L’exploitation capitaliste a un besoin vital des cultures pour se développer, mais en même temps, son développement même détruit les cultures comme le parasite détruit le corps dont il vit. Peu à peu, nous voyons les nations devenir des zones d’occupation américaines (ZOA) soumises aux seuls impératifs économiques du système cosmo-capitaliste déguisé en capital-démocraties. Une grande partie de l’Europe occidentale n’est plus qu’une ZOA en vente libre à n’importe quel offrant.

De même que les Etats Unis se sont d’abord constitués contre leur culture et pour des raisons commerciales, de même une certaine Europe marchande est prête à abdiquer son identité culturelle pour conserver ses bénéfices quitte à subir une triple colonisation : celle d’en haut, par l’argent et l’ hégémonie des cosmopolites, celle d’en bas part l’importation massive d’une main d’œuvre bon marché et qui s’installe dans le peuple, celle du milieu à l’encouragement à la consommation sans reproduction, parasite de parasite. Au bout du processus, la logique du désastre nous conduit à la mort culturelle avant la mort tout court.

Il faut montrer que le monde libre n’est plus cette big happy family de l’idéologie USAïque, ni cette fraternité de l’idéologie bourgeoise, ni cette égalité de l’ idéologie cosmopolite, car la famille serait plutôt celle des Atrides, et la fraternité, celle qui commence comme Abel pour finir comme Caïn. L’immense camp de consommation rempli par des masses d’acheteurs réduits à l’état d’êtres humains totalement déculturés sous la présidence du Président Directeur Général M. Personne qui veille au bonheur tranquillisant de M. Tout Le Monde comme le psychiatre-chef d’un grand magasin que l’on prendrait pour Dieu au Paradis, c’est la république de la pub et du fric, la Répubfric ».

Henri Gobard : « La guerre culturelle »

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Ce texte date de 1979. pas grand changement depuis, si ce n’est qu’on a progressé allègrement vers la déculturation et que l’homme est en passe de devenir un individu isolé, proie toute désignée pour les études de marché, pour le travail à la chaîne et les achats conditionnés

Les salauds, propagandistes de la mondialisation et leurs innombrables Kollabos mettent les bouchées doubles depuis quelques temps et pour accélérer les choses prônent un métissage à tout va et nous promettent un nouveau capitalisme … à croire que la crise, ce sont eux qui l’ont provoquée afin de pouvoir imposer des lois encore plus dures, un universalisme encore plus gerbatoire sous prétexte de « reconstruction » …

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