29 novembre 1881 : Naissance à Diersburg dans le Pays de Bade du Capitaine Hermann Ehrhardt, officier de marine allemand.En 1919, il crée un Corps Franc, la Brigade Ehrhardt, qui participe au putsch de Kapp et à d’autres initiatives visant à abattre la nouvelle république. En 1922, il est arrêté, emprisonné à Leipzig et s’évade dès 1923. Après avoir voulu coopérer avec le nouveau régime de Hitler en 1933, il entre rapidement en conflit avec lui et doit se retirer sur les terres autrichiennes de sa seconde épouse, la Princesse Margarethe von Hohenlohe-Oehringen. Après l’Anschluß, on le laisse en paix, mais, dès le démantèlement du réseau Canaris (un marin qui avait fait partie de sa Brigade), il se cache dans les montagnes, finit par se rendre et reste emprisonné jusqu’à l’automne 1944. Il meurt en 1971 en Autriche, âgé de 91 ans.

Métapédia

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« Pour nous qui étions accourus vers ces provinces baltiques, ce mot « marche en avant », prenait une signification grosse de mystère et délicieusement dangereuse. Dans l’attaque nous espérions trouver une délivrance, une suprême exaltation de nos forces; nous espérions trouver la confirmation que nous étions à la hauteur de notre destin, nous espérions sentir en nous les véritables valeurs du monde. Nous marchions, nourris par d’autres certitudes que celles qui avaient cours dans notre pays. Nous croyions aux instants où toute une vie se trouve ramassée, nous croyions au bonheur d’une prompte décision. « Marche en avant » ne voulait pas dire pour nous la marche vers un but militaire, vers un point de la carte, vers une ligne qu’il fallait conquérir. « Marche en avant », c »était pour nous la naissance d’une force nouvelle qui pousse le guerrier vers un sommet plus haut, c’était la rupture de tous les liens qui nous attachaient à ce monde corrompu, à ce monde à la dérive, avec lequel un véritable guerrier ne pouvait plus rien avoir de commun ».

Ernst von Salomon : Les Réprouvés

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« Les hommes des corps-francs sont les fils de la guerre, de la défaite et de la révolution de novembre. Ils sont directement apparentés aux arditi de Fiume et aux squadristes qui surgissent un peu plus tard en Italie, constituant un type d’homme bien spécifique qu’on ne reverra plus. Ils ont été façonnés d’abord par les combats des tranchées de la guerre. Celle-ci avait trié entre les hommes que l’épreuve a nerveusement ou moralement écrasés, et ceux qui en sont sortis plus forts et plus durs qu’avant. Parlant d’eux, Jünger les comparera aux lansquenets d’autrefois qui n’avaient plus d’autre patrie que leur drapeau. Ce sont des hommes chez qui la guerre a aboli toute différence sociale, les égalisant selon un standard sans support avec celui de la vie civile. Ils ont remplacé les distinctions de classe par celle de l’audace et du courage. Et cette nouvelle échelle de valeurs, ils voudront plus tard la transposer dans la vie civile d’après-guerre. A leur façon ce sont des socialistes. Mais leur socialisme est militaire, sans lien avec la recherche de la sécurité et du bonheur matériel. Ils ne reconnaissent plus d’autre hiérarchie que celle du mérite. Tous partagent la même foi dans le pouvoir de la volonté et un goût évident pour les méthodes expéditives.

En eux ne se résume sans doute pas toute l’essence du fascisme et du national-socialisme, mais ils en portent une part fondatrice dans la mesure où ils incarnent la révolte la plus radicale contre le monde bourgeois de leur temps ».

Dominique Venner : Le Siècle de 1914.

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