A l’âge où l’on étudiait au lycée « le Grand Meaulnes » ou les pièces d’auteurs classiques, telles le Cid et autres Bourgeois Gantilhomme, et pour autant que j’en sache, ce sont peut être maintenant les merdes de Pierre Perret, le menteur mythomane ou de Serge Ginsburg, le taré au talent très surfait, je me souviens être tombé chez Gibert sur un bac d’occasions où s’empilaient des bouquins de poche à la couverture bleue que j’avais déjà repérés dans la bibliothèque paternelle au rayon des livres de guerre… Parmi ceux ci, deux titres « Journal dun pilote » et « Pilote de stukas » d’un dénommé Hans Ulrich Rudel que j’ai dévorés et souvent relus, complètement admiratif devant le courage de l’auteur et son respect constant de l’honneur et de la fidélité (Devise : « Verloren ist nur, wer sich selbst aufgibt » : « Sont perdus, uniquement ceux qui s’abandonnent eux-mêmes ». )

Hans-Ulrich Rudel (2 juillet 1916 – 18 décembre 1982) a été le pilote allemand de Stukas le plus décoré durant la Seconde Guerre mondiale.

Il a réalisé un total de 2530 missions de combat, représentant toujours un record mondial, détruisant près de 2000 cibles au sol (dont 519 chars), mais on compte également parmi ses « victoires » un cuirassé, deux croiseurs et un destroyer ainsi que 9 victoires aériennes homologuées. Il a été abattu 32 fois (derrière les lignes ennemies), mais est toujours parvenu à s’échapper malgré les 100 000 roubles de récompense que Staline en personne avait placés sur sa tête. Blessé, amputé de la jambe, il passe outre aux ordres et continue de voler jusqu’à la capitulation. Il se rend aux forces alliées le 8 mai 1945 .

En 1948 il émigre en Amérique du Sud où il fonde, à Buenos Aires, le « Kameradenwerk » , une organisation d’aide aux nationaux socialistes, fugitifs ou emprisonnés. Même avec une jambe en moins, il reste un sportif actif, joue au tennis et goûte aux joies du ski. et de l’escalade sur les plus hauts sommets… Fidèle à ses idées, il soutient divers groupements politiques en Allemagne de l’Ouest et se présente même à des élections parlementaires.

Il meurt à Rosenheim en le 18 décembre1982, et est enterré à Dornhausen.

————————————————————————————–

Publicités