Les chrétiens nous ont sciemment coupés de notre antiquité. Il ne nous est parvenu qu’un dixième de l’œuvre d’Eschyle, presque rien de Pythagore. Les transmetteurs possibles ont été assassinés, comme les Pythagoriciens d’Alexandrie, brûlés vifs, comme la mathématicienne et prêtresse Hypatie déchiquetée à coups de tessons de verre par la racaille chrétienne excitée par l’évêque Cyrille (canonisé). Ceux qui nous sont parvenus : Socrate, Platon, Aristote notamment, sont en fait des pré-chrétiens, négateurs de la réalité du monde sensible et de la valeur de la vie, ou des impasses de l’évolution comme les stoïciens dont l’héroïsme se situe sur fond de désespoir et de recours au suicide (il est dur d’être asservi à la nécessité, mais je ne vois pas la nécessité d’y rester asservi). Tout ce qui pouvait gêner l’implantation du judéo-christianisme, l’essentiel de notre âme a été anéanti.

[mais aujourd’hui] nous assistons à la phase finale de l’échec total de toute la philosophie judéo-chrétienne, tant dans sa version religieuse que dans sa version athée, tant au plan culturel qu’économique et politique.

Être révolutionnaire de nos jours, ce n’est pas seulement vouloir un changement socio-politique. C’est surtout savoir qu’il n ‘y a plus de solution pré-catastrophique, qu’il n’y a rien à attendre d’aucune idéologie, d’aucune proposition autorisée par le système, qu’il ne faut plus compter sur l’école pour instruire nos enfants, que l’appareil médiatique, tout autant que le politique, ne peut compter que des carpettes des lobbies, complices même à travers leurs infectes chamailleries, que le corps médical est gangrené et le lobby pharmaceutique des plus dangereux, que l’EDF est un État dans l’État, fauteur de gaspillage systématisé, d’information truquée, de danger atomique, que tout ce sur quoi on feint de nous informer est en fait un système qui consiste à nous faire raisonner sur des problèmes dont les données sont falsifiées, une comédie montée pour nous faire croire que c’est nous qui nous trompons lors de nos choix électoraux, alors que tous les candidats sont complices pour taire et falsifier les données fondamentales des plus graves problèmes.

Il n’y a plus de salut général possible, mais reste la possibilité des radeaux de sauvetage. C’est précisément ce que veut empêcher la crapulocratie (…). Il faut passer outre [et créer des réseaux de survie, en précisant] que la survie ne signifie pas une agonie plus lente que celle des autres, mais un nouveau départ optimiste selon une perspective millénaire (…). Tout est encore possible pourvu que nous soyons lucides et de volonté inébranlable.

Robert Dun

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