Jacques Doriot. 26 septembre 1898-22 février 1945.

Né dans une famille ouvrière d’origine paysanne, il est dans sa jeunesse le principal espoir du parti communiste et du Komintern. D’une personnalité forte et indépendante, il s’oppose à la servilité de Maurice Thorez, est exclu par Staline et fonde le Parti Populaire Français en 1936, qui se pose en défenseur exclusif des « masses » et de leurs préoccupations élémentaires. Pendant l’ Occupation, il adopte d’abord une ligne prudente en retrait par rapport à l’Allemagne et puis, à l’entrée en guerre de l’Allemagne contre l’URSS, il lance l’idée d’une Légion des volontaires français et se battra lui même pendant près de deux ans sur le Front de l’Est.

Pourtant, dans ses directives à Abetz, Hitler avait spécifié qu’il « n’y a aucun intérêt à soutenir des forces nationalistes en France », et l’Amabassade s’est fait une règle d’empêcher la formation et le développement d’un mouvement de masse de type fasciste que le PPF serait le seul à pouvoir incarner.

En 1944, réfugié dans l’île de Mainau, sur le lac de Constance, Jacques Doriot annonce la création d’un « Comité de Libération ». Le 22 février 1945, alors qu’il se rend à un rendez-vous avec Darnand et Déat pour convenir de leur participation à ce Comité, sa voiture est prise sous les tirs de deux avions, vraisemblablement britanniques. Il est tué sur le coup. Inhumé au cimetière de Mengen, sa tombe sera profanée à l’arrivée des troupes françaises.

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