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« Ce qui compte, c’est d’avoir possédé en soi l’essentiel : la passion du grand, du pur, du beau, du juste et de l’avoir projetée amplement et fraternellement parmi les hommes »

Journaliste , homme politique belge, fondateur du rexisme et combattant de la Légion Wallonie., Léon Degrelle meurt le 31 mars 1994 à Malaga en Espagne. On a d’abord dit que ses cendres avaient été dispersées au lieu dit « Le Tombeau du géant » près de Bouillon par ses proches, malgré une interdiction sous forme d’arrêté royal signé par Albert II, mais il semble bien en fait qu’elles le furent à Berchtesgaden, magnifique paysage de neige et de forêts…

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http://rexlibris.hautetfort.com/

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Une société est un groupe d’êtres inégaux organisés pour faire face à des besoins communs.

Dans toute espèce fondée sur la reproduction sexuelle, l’égalité des individus est une impossibilité naturelle. L’inégalité doit donc être considérée comme la première loi des structures sociales, que ce soit dans les sociétés humaines ou dans les autres. La deuxième de ces lois doit être, pour les vertébrés, l’égalité des chances.. Les sociétés d’insectes peuvent comprendre des castes génétiquement déterminées; ce ne peut être le cas des vertébrés. Chacun de ceux-ci, sauf dans quelques rares espèces, est doté au départ d’une chance égale de manifester son génie ou d’être un raté..

Alors qu’une société d’égaux -qu’il s’agisse de babouins ou de choucas, de lions ou d’hommes- est une impossibilité naturelle, une société juste est un but accessible.

La société juste telle que je la vois, est une société dont un ordre suffisant protège les membres, quelle que soit la diversité de leurs dons, et où un désordre suffisant offre à chaque individu toutes les possibilités de développer ses dons génétiques. C’est cet équilibre entre l’ordre et le désordre, d’une rigueur variant selon les hasards de l’environnement, qui constitue à mes yeux le contrat social.

Robert Ardrey : La loi naturelle

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aux éditions L’Age d’Homme:

« Porte Louise »

roman de Christopher Gérard

Après trente-huit ans d’absence, Louise revient dans sa ville natale, Bruxelles, pour mener une enquête sur la disparition de son père, Charlie, séduisant Irlandais mystérieusement assassiné alors qu’elle n’était qu’une enfant.

Au cours de ses recherches dans la capitale, Louise découvre les multiples facettes d’une ville qu’elle croyait connaître et nous entraîne à sa suite d’endroits disparus en lieux bien réels où l’on se régale.

En quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse, Louise rencontre des interlocuteurs aussi variés qu’attachants: un commissaire de police, tombé amoureux d’elle à douze ans; Ingrid, la secrétaire et confidente de Charlie, qui s’est éprise de lui à Berlin en 1943; une avocate branchée à la vie compliquée; un espion français, libertin et amateur d’art; Lord Pakenham, l’ancien chef de l’Intelligence Service, qui a bien connu Charlie à Lisbonne pendant la guerre. A une Louise de plus en plus désemparée, chacun dévoile à sa manière un aspect de la vie complexe de Charlie et propose, non sans arrière-pensées, son hypothèse sur la mort d’un homme insaisissable.

Les continuels allers et retours entre Bruxelles et Dublin des années soixante à aujourd’hui, le balancement permanent entre humour, nostalgie, suspense et gourmandise constituent une mosaïque pleine de fantaisie.

Porte Louise est une sorte de polar, de roman d’espionnage. Plus encore, c’est le roman du souvenir et de la réminiscence, l’histoire d’une femme émouvante, lancée dans une quête progressant par cercles concentriques jusqu’au coup de théâtre final.

Une signature de Porte Louise sera organisée

au Salon du Livre de Paris

le samedi 27 mars de 16 à 18 heures

au stand U44 de L’Age d’Homme

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4ème de couverture :  « Ce livre est destiné à donner des outils permettant de mieux vivre les confrontations et les agressions que la vie ne manquera pas de mettre sur votre chemin, il vous aidera aussi à comprendre les épreuves passées et à établir des stratégies de défense efficaces. L’agression physique, base même de notre réflexion, est bien sûr très largement abordée, mais nous avons voulu élargir notre exposé, avec les agressions dites psychologiques et notamment l’inhibition de l’action, responsable de nombreuses maladies et cause de décès dans de nombreux pays. Ce livre, cet essai littéraire s’adresse à tous, dans un langage le plus accessible possible pour les non-spécialistes, il est le résultat d’une recherche, d’un essai de compréhension d’un système complexe, puisque vivant, et en évolution permanente. L’auteur de ce livre ne prétend pas détenir la vérité mais, évoque la réalité, il ne propose pas de recettes miracles pour apprendre à se défendre mais, simplement fournir des éléments capables d’alimenter votre propre réflexion avec l’espoir de faire de vous des chercheurs, capables de découvrir des voies inexplorées et plus particulièrement celles qui sont enfouies au plus profond de votre cerveau ».

L’auteur, à propos de son livre :

« L’anthropologie du combat est composée de deux tomes. Le premier est intitulé « Le combat défensif de survie, le mental au combat », le suivant à paraître s’intitulera certainement « L’homme au combat ».
Le tome 1 est une invitation à comprendre les mécanismes mentaux de l’homme au combat, avec des introductions à la génétique, à la cybernétique. Il ouvre des portes sur des domaines qui seront développés dans le tome 2, pour lequel il me reste environ une bonne année de travail. J’ai voulu parler du mental au combat car mon expérience personnelle, mais également les tests réalisés auprès de mes étudiants, montrent que plus l’on a conscience de son propre fonctionnement, plus on est efficace lorsque cela est nécessaire.
Il faut donc comprendre comment fonctionne la machine avant de l’utiliser. »

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Ostara est la fête du Printemps, de l’Éternel Retour de la vie qui avait semblé menacée de disparaitre sous les rudes coups de l’hiver. Avec l’équinoxe, le recul des neiges et un soleil redevenant de plus en plus vif font éclore fleurs et bourgeons. Les prairies se couvrent d’une herbe nouvelle et drue, gorgée de sève. C’est la renaissance de la fertilité, de la fécondité pour les plantes, les animaux et les hommes, la régénérescence de toutes les forces vitales.

La fête d’Ostara remonte à la haute antiquité indo-européenne. Quand arriva la christianisme, elle devint la fête de Pâques, la célébration de la résurrection du Christ -élément central des croyances chrétiennes- se greffant, subtilement, sur la célébration de la résurrection de la nature. Une trace linguistique très claire en est restée : Pâques (mot d’origine hébraïque) se dit en allemand Ostern et en anglais Easter.

Comment interpréter cela ? Bède la Vénérable, auteur monastique du VIIIe siècle, fournit une clé importante lorsqu’il écrit : « le mois d’avril chez les Anglo-Saxons se dénomme eosturmonath, d’après le nom d’une déesse Eostre en l’honneur de laquelle on organise des fêtes durant ce mois ». A l’époque, les Anglo-Saxons, installés en Bretagne (l’actuelle Grande-Bretagne), sont, officiellement, devenus chrétiens.

La phrase de Bède a suscité interrogations et recherches chez les historiens et les philologues. Ceux ci ont établi que cette déesse Eostre (appelée aussi Erce chez les Angles, ou encore Eostur ou Eastur) est désignée en allemand (forme restituée) sous le nom d’Ostara (le mois d’avril étant dénommé en vieil-haut-allemand ôstarmânôth). La toponymie apporte ses témoignages avec des noms de lieux caractéristiques (Osterberge, Osterkopf, etc.)

Ostara serait le nom d’une déesse du printemps, dont le souvenir aurait été encore bien présent dans la mémoire collective des Anglo-Saxons au temps de Bède. Cette déesse du printemps serait liée à l’aurore et, donc, au symbole du soleil levant, dont l’apparition déclenche la vitalité de toutes les formes du vivant. On notera à cet égard que le lieu du soleil levant, c’est à dire l’Est, s’appelle east en anglais et ost en allemand. Une déesse du printemps et de l’aurore, montée sur un char de lumière tiré part des chevaux d’or, se retrouve chez tous les peuples indo-européens (Eos en Grèce -où Homère chante « l’Aurore aux doigts de rose »-, Ushas dans l’Inde védique, Aurora à Rome, etc.) Symboliquement donc, l’aube du jour et l’aube de la renaissance de la vie sont intimement liées à Ostara, comme le blanc et le jaune de l’œuf qui vont donner la vie.

Une autre notation permet de cerner plus précisément la signification d’Ostara : ce mot, ainsi qu’Eostre (mentionnée par Bède), serait, d’un point de vue philologique, un pluriel.. Et désignerait, du coup, des « divinités du printemps ». Robert de Herte (in Alain de Benoist : les Traditions d’Europe) rappelle que divers auteurs ont fait le rapprochement entre Ostara et des figures bien connues de la mythologie germanique : Njördhr, Freyr, Freya, Berchta, Holla et Frija.

Njördhr, divinité de troisième fonction (que les auteurs latins, en particulier Tacite, appellent Nerthus) est en charge de la force vitale qui anime tous les éléments de la nature.. Holda qui a survécu dans les contes et légendes sous le nom de Frau Holle, bonne fée protégeant tout spécialement les jeunes enfants, est proche de Berchta, déesse de fécondité.. Quant à Freyr et Freya, enfants de Njördhr, ils patronnent la fertilité de la nature.

Ostara est à mettre en relation avec la lune, selon certains chercheurs.. En particulier Wilhelm Teudt, s’appuyant sur l’étude d’un site archéologique, l’Oesterholz, qu’il interprète comme un lieu d’observation astronomique consacré aux mouvements de la lune, estime qu’il y avait là un sanctuaire à la déesse Ostara (qui aurait donné son nom au site). Celle ci aurait été assimilée à un personnage bien connu des légendes indo-européennes : la vierge lunaire qu’un héros solaire vient délivrer lors de l’équinoxe (moment de rencontre de la lune et du soleil, jour et nuit étant de même durée). Les histoires emblématiques d’Ariane délivrée par Thésée, de Brunhilde, délivrée par Siegfried, de la Belle au bois dormant délivrée par le Prince charmant renvoyant à cette thématique mythologique.

La référence lunaire se retrouve dans la christianisation d’Ostara en fête de Pâques, laquelle est fixée au premier dimanche suivant la pleine lune la plus proche de l’équinoxe de printemps. Ma is il est révélateur que l’abbaye de Corvey (en Saxe, fondée en 822) important centre missionnaire chargé d’éradiquer le paganisme ait conservé un manuscrit où figure une prière bien curieuse … puisqu’elle est adressée à Ostara : « Ostara, Ostara, Terre-Mère, accorde à ce champ de croître et de prospérer, de fleurir, de porter des fruits, protège-le, que la terre repose et qu’elle soit féconde, comme les saints qui sont dans les cieux ». Les saints mobilisés pour mettre en valeur Ostara : bel exemple de syncrétisme. Une bonne question étant : les moines de Corvey étaient-ils conscients ou non de l’ambiguïté d’un tel texte ?

Toujours est-il qu’il était d’importance vitale, pour le christianisme, de récupérer à son profit la fête d’Ostara, en lui donnant bien sur un habillage « convenable ».

Fêtes païennes des quatre saisons -sous la direction de Pierre Vial

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« Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse. Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même. Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d’ Italiens, d’Espagnols, de Polonais et de ressortissants d’autres nations de l’Est. Ceux-ci s’assimilent peu à peu, par le biais de l’école, du service militaire et de la guerre -certaines institutions exerçant une force intégratrice : l’Église catholique, les syndicats, et même le Parti communiste. A partir de 1946, la seconde vague migratoire vient d’Algérie. Sous la IVe République, contrairement à ce qui se répète, ce n’est pas le patronat qui fait venir cette main-d’œuvre : ce sont les pouvoirs publics, afin de trouver une issue à l’explosion démographique de la population musulmane d’outre-Méditerranée. Après 1962, l’Algérie indépendante, le flux migratoire reprend en vertu de la libre circulation stipulée par les accords d’Evian. Si l’immigration est officiellement interrompue en 1974, le regroupement familial, autorisé en 1975, accroît dans les faits le nombre d’arrivants. D’autres courants migratoires apparaissent, issus d’Afrique noire ou d’Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française. »

Jean Sévillia : Le terrorisme intellectuel

(dessin de Chard)

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Article intéressant dans le dernier numéro de Rivarol sur Kevin MacDonald, professeur de psychologie à l’Université d’Etat de Californie-Long Beach, et qui serait en train de devenir une des personnalités américaines les plus en vue.

Adepte de la psychologie évolutionniste (Konrad Lorenz, Karl von Frisch, Nikolaas Tinbergen), Il a eu l’audace de l’appliquerà l’un des super-tabous contemporains : le judaïsme.

« Sa thèse définit les juifs comme un « groupe stratégique évolutionniste » qui aurait, au cours des millénaires, développé une intelligence verbale hors du commun et un ethnocentrisme auquel les Blancs n’ont pas accès. En même temps qu’ils sont parvenus par un eugénisme endogamique pointilleux, lui aussi interdit aux autres, à surclasser les peuples blancs dans la quête des richesses, tout en instillant chez eux mauvaise conscience et doute d’une culpabilité dont on les a persuadés qu’elle était la rançon de leur barbarie historique. Avec une telle rhétorique, partout claironnée par l’hydre médiatique dont ils ont la totale maîtrise, ils ont imposé deux mécanismes qui accélèrent la disparition biologique des majorités blanches d’Europe et d’Amérique : le métissage et l’immigration de masse ».

Selon MacDonald, « l’alternative à laquelle sont confrontés les Européens dans l’ensemble du monde occidental les place dans une situation d’une extrême vulnérabilité dans laquelle leurs destinées seront dictées par d’autres peuples, dont beaucoup entretiennent à leur égard des haines historiques viscérales. La promotion par les Européens eux-mêmes de leur propre dépossession est le summum de la folie -un égarement historique de dimension cataclysmique ».

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Il semble que les gaulois de l’époque indépendante affectionnaient de décorer leurs maisons et prenaient tout particulièrement soin des portes, pour souligner l’importance et le symbolisme du franchissement du seuil, que ce soit celle de la clôture extérieure dont les piliers étaient ornés de sculptures et portaient un arceau, lui même décoré, ou celle de l’habitation proprement dite pourvues d’inscriptions ou de motifs symboliques. Dans la maison, on suppose que le foyer constituait la partie centrale : on a retrouvé des chenets représentant des animaux (têtes de bêliers surtout) et on sait que beaucoup de chaudrons, et pas seulement les chaudrons cultuels, étaient minutieusement décorés …

On sait aussi qu’à l’époque gallo romaine les particuliers possèdent dans leur foyer un lieu sacré : dans le laraire (petit autel ou niche en pierre en forme de temple) séjournent les dieux Lares, génies protecteurs de la maison, et autres divinités : déesses-mères, Epona, Hercule, Mercure…Ils leur rendent un culte et leur offrent des libations sur un autel installé devant le laraire…

Mais quid de la religion familiale dans la Gaule indépendante ?

Si elle existait de manière certaine, des auteurs pensent qu’elle avait peut être, à une époque historique (IIème – Ier siècle av. J.-C.), une importance moindre que dans les religions grecque ou romaine. Les textes antiques (Poseidonios, fin IIème siècle av. J.-C., dont nous conservons des résumés chez César et Strabon) suggèrent que la tendance à la hiérarchisation de la religion gauloise autour des trois sacerdoces principaux (bardes, vates et druides) a non seulement réduit du même coup les manifestations non publiques mais aurait facilité aussi l’intervention de prêtres même dans le domaine domestique, où le père de famille n’aurait ainsi pas eu le rôle de prêtre privé qu’il avait à Rome.

Le terme « druide » pose pourtant problème : en effet, parallèlement au druide Diviciacos, César, dans sa Guerre des Gaules parle de Gutuater qui serait à l’origine des troubles survenus chez les Carnutes et qui ont mis le feu aux poudres.

Seulement, le hic, c’est que même si Gutuater signifie « maître des invocations » (dictionnaire Delamarre), donc prêtre, il est ici employé comme un nom propre et on ne sait donc pas trop à quoi s’en tenir …

en revanche, rien n’interdit de penser qu’il y avait peut être une caste de sacerdotes plus « basse » que celle des druides à proprement parler, en contact plus étroit avec le petit peuple, se rapprochant plus, dans une certaine mesure, de l’image qu’on peut se faire du « sorcier de village » mais en incluant un rôle sacerdotal plus ou moins marqué…

Et ce sont peut être eux qui intervenaient dans le domaine domestique même si la maison forme un espace d’indépendance où le propriétaire est maître absolu. Car les Gaulois étaient considérés comme formant un peuple s’adonnant  « de façon immodérée aux choses de la religion« , et je m’étonne de ce que les cultes privés aient eu une importance moindre que dans les religions grecque ou romaine.

Je m’étonne aussi de ce que le père de famille n’avait peut être pas le rôle de prêtre privé qu’il avait non seulement à Rome mais aussi chez les germains et les nordiques … les Gaulois se seraient ils singularisés à ce point au milieu d’une Europe quand même relativement homogène au niveau cultuel ?

Je ne me fonde naturellement sur aucune « preuve » historique mais le fait qu’on ne retrouve pas de textes traitant du culte domestique ne signifie pas pour autant qu’il n’y avait pas un culte domestique développé…

j’ai lu récemment (mais où, je n’arrive pas à me rappeler), une thèse selon laquelle la non écriture des druides n’était qu’un mythe, qu’ils écrivaient mais qu’ils le faisaient sur des supports périssables (bois, etc…) et que c’est pour cette raison qu’on n’a pas retrouvé d’écrits… est-ce qu’on ne pourrait pas envisager (ce ne sont là que des pistes de réflexion…) que les Gaulois de l’époque indépendante, avaient aussi des laraires chez eux, mais qu’étant en bois ils n’ont pas résisté au temps ?…

Les actes cultuels les plus importants et les plus pratiqués étaient le sacrifice et l’offrande … encore une fois, je trouve difficilement concevable que le Gaulois, lambda mais tellement religieux, n’ait pas eu chez lui, une structure (simple laraire ou à la limite mini « chapelle », coffre réservé à cet usage -comme pour y mettre les têtes coupées ou « coin dans le jardin » …) pour y pratiquer ces sacrifices et y faire ces offrandes quotidiens aux dieux de la famille, de la maison, etc, au milieu des siens, et au gré des circonstances, comme les autres peuples de tradition indo-européenne…

Ces sacrifices n’étaient pas forcément sanglants, mais pouvaient consister, comme à Rome, à faire brûler un peu de nourriture ou de boisson dans le foyer familial (au centre de la maison gauloise ), au début de chaque journée.

Quoi qu’il en soit, on voit bien qu’on ne sait en fait pas grand chose du culte domestique que pratiquaient nos ancêtres gaulois et les découvertes archéologiques n’ont pas, dans ce domaine, pu nous faire remonter à la période indépendante. En revanche, à l’époque gallo-romaine, Il semble qu’il se présentait sous l’aspect de deux traditions différentes, l’une directement issue de l’influence romaine, l’autre exprimant peut être un conservatisme religieux gaulois et les deux exercées selon trois modalités particulières. De la même manière que leurs « occupants », les gaulois honorent les Lares et les Pénates, qui sont des divinités protectrices de la maison et du foyer, et qu’on installe dans des laraires, petits sanctuaires domestiques pouvant prendre la forme d’une petite niche dans l’atrium, ou d’une petite construction surélevée ou directement peinte sur un mur. On place donc dans ces laraires classiques les Lares et les Pénates mais aussi des figurines, souvent en bronze qui peuvent représenter Jupiter, Mars, Mercure ou Junon, et dont on a retrouvé un certain nombre (à Rouen, à Avenches en Suisse, etc …)

A côté de ces laraires abritant des divinités de bronze spécifiquement romaines, on a retrouvé aussi des petits sanctuaires ou autels domestiques conservant des figurines en terre blanche et en calcaire qui sont d’un type gallo-romain beaucoup plus marqué, et représentant, comme à Langon en Ille et Vilaine une Cérès, des Vénus anadyomènes, un Mercure, des Déesses-Mères, un cheval…

A Rezé en Loire Atlantique, c’est aussi un laraire se rattachant à la tradition romaine qu’on a découvert mais dont les figurines et les divinités qu’il abrite, à savoir, un chien, gardien de la maison, un porc, symbole de fertilité et trois déesses protectrices, en font un petit sanctuaire privé entièrement consacré à des croyances indigènes.

On s’est demandé si ces laraires « mixtes » de type gallo-romain étaient l’expression d’un processus de romanisation en cours ou bien au contraire de retour aux traditions gauloises. On peut citer à l’appui de cette dernière thèse, le sanctuaire dédié à Mithra à Mackwiller dans le Bas Rhin qui fut en partie ruiné à la fin du IIIe siècle et au lieu d’être reconstruit fut remplacé alors par un « sanctuaire de source », construit sur un plan indigène, ce qui corroborerait le retour, à cette époque, aux traditions religieuses indigènes les plus anciennes.

Enfin, on a aussi découvert quelques niches ou édicules aménagés dans des caves, comme à Argentomagus (Argenton sur Creuse en 1986), où ont été mis à jour les vestiges d’un édicule maçonné renfermant deux statues et un phallus disposés derrière une petite table circulaire.

Les deux statues pourraient être les figurations du dieu Kernunnos et d’une divinité de la prospérité familiale, le phallus représentant la fertilité… C’est Joël Le Gall, qui fut le directeur des fouilles sur le site d’Alésia où l’on trouva, dans le sous sol de la « maison à la Mater » et dont l’escalier s’ouvrait dans la cour de la propriété, une statuette de déesse-mère au pied d’une niche, qui donna à ces sanctuaires le nom de « caves sanctuaires ». « Si elles présentent les mêmes caractéristiques que les caves utilitaires, précise Gérard Coulon (« à la rencontre des Dieux gaulois »), elles comportent en plus une ou plusieurs niches aménagées assez haut, dans les parois, qui abritent une ou plusieurs statues de déesses-mères ou de dieux domestiques ». En outre, les « caves sanctuaires », pour lesquelles Coulon préconise de substituer l’expression d’ « oratoire privé en sous sol » présentent aussi la particularité d’abriter un guéridon de pierre à un seul pied, parfois décoré.

Ces détails sont rares dans les découvertes afférentes à la tradition romaine: pratiquement pas de laraires aménagés dans un sous-sol, extrême rareté des tables. Il semblerait donc bien que ces oratoires privés souterrains soient spécifiquement gaulois et Joël Le Gall est catégorique: « ces chapelles n’avaient aucun rapport avec les laraires romains, les dieux qu’on y honorait étaient les dieux nationaux de la Gaule ». La localisation souterraine peut s’expliquer de différentes manières: on a pu dire que la cave était l’endroit idéal pour honorer les divinités familiales de la fécondité et de la prospérité puisqu’elle est tout à la fois fondement de la maison, lieu sombre à l’abri des regards du public, resserre à provisions, et donc lieu privilégié pour demander à ces divinités les bienfaits matériels de leur protection, de la prospérité et de la sécurité . Raison supplémentaire, selon Joël Le Gall, si les gallo-romains pour accueillir leurs dieux dotaient leurs maisons d’un sous sol, c’est parce qu’il «leur rappelait les huttes à demi enterrées que les hommes partageaient jadis avec eux. Sans doute pour se rapprocher davantage encore de ce souvenir, on eut soin que l’escalier de ce sous sol débouchât toujours à l’air libre dans la cour de la maison ».

Il semblerait donc bien établi que ces oratoires privés ne participent en rien à la tradition romaine. En revanche, on ignore s’il s’agit d’une vieille coutume indigène dont ne nous serait, pour une raison ou pour une autre, parvenu aucune trace de la période indépendante et qui continuerait à avoir cours sous l’Empire dans un nouveau cadre de vie; ou s’il s’agit de la transposition en Gaule intérieure, du laraire classique. La première hypothèse fait son chemin et Jean Louis Brunaux dans ses travaux sur les religions gauloises note que « l’autel dans la maison n’est à priori pas à rejeter » même si sa réalité ne pourra être prouvée que par l’archéologie . A l’heure actuelle, malheureusement, les découvertes sont encore trop peu nombreuses pour pouvoir juger de la place de ces sanctuaires souterrains dans la religion privée. En revanche, on peut se demander, comme Gérard Coulon, si « la coexistence de ces deux traditions religieuses d’expression bien différentes ne pourrait pas contribuer à appréhender une certaine dualité de la société gallo-romaine ? »

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André BAYLE, ancien volontaire Français (provençal aurait-il dit…) de la Sturmbrigade Frankreich puis de la division Charlemagne et auteur de deux ouvrages autobiographiques,« de Marseille à Novossibirsk » et « San et Persante », est mort hier matin.

Il était membre de la HIAG (Association d’anciens combattants de la WSS) et président d’honneur d’Histoire et Traditions, association qu’il avait lui même créée.

Ceux qui le connaissaient savent que finalement, il aura accompli son vœu le plus cher, celui de rejoindre Angèle, son épouse, et ses nombreux« kameraden » de la grande Armée, car son Honneur s’appelait Fidélité !

Il avait écrit : « Mais j’ai surtout de la fierté, et je n’éprouve aucun regret
quant à mes actions et à mes choix passés, d’autant que les derniers
évènements nous donnent raison. Je n’ai rien à renier,

« Mon Honneur, c’est la Fidélité »

et lorsque tous trahiront nous resterons fidèles.
Nous ne sommes pas parmi les derniers d’hier, mais nous seront parmi les
premiers de demain. L’Europe turbulente, s’était levée, docile, et
unie, au signal du danger, pour repousser les limites du bolchevisme
au-delà de la Volga, et il me semblait qu’il allait être vaincu jusque
dans les glaces. Mais la nature n’a pu être domptée en cette grande
circonstance, et les forces ont manqué pour remonter la pente. Ce sol
et ces espaces, ce climat, cette nature âpre et gigantesque, nous
eussions pu en triompher, mais quelques fautes furent punies par de
grands malheurs. L’Europe reste, envers et contre tous, la seule
réponse aux drames qui ont marqué notre siècle. C’est une réponse
splendide aux guerres civiles d’antan, et les évènements le prouvent
tous les jours un peu plus.

Ce sera un bonheur que d’être Européen, comme nous le souhaitions tellement avec l’idéal de notre
jeunesse. J’ai vécu une Europe réelle, et la période la plus exaltante
de ma vie, au cours de cette croisade moderne de l’antibolchevisme.

J’ai fait ce que j’ai pu, et ferais encore tout ce que je pourrais, mais
maintenant c’est à vous, mes fidèles camarades de combat, de rendre
témoignage à la vérité de ce récit. Ses couleurs pourront paraitre
pâles à vos yeux et à vos cœurs, encore tout remplis de ces grands
souvenirs ! Mais qui de vous ignore qu’une action est toujours plus
éloquente que son récit ?
Si ma main n’a pas suffi à cet ouvrage, du moins aurais-je fais connaitre certains faits et exhaussé notre idéal,
afin que ceux qui viendront après nous puissent apercevoir les périls
et les éviter !

« A vous maintenant les JEUNES D’EUROPE » !

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Nous ne l’oublierons pas …

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à ne pas rater :

Au sommaire :

– La belle histoire de Bran Vendigeit et de la Blanche Colline
– Le Grand Corbeau
– La Fée Morgane
– Les mystères d’Ynys Môn
– Découverte de Celtes en armes au Blanc-Mesnil
– Un oppidum gaulois revisité
– Centre de l’Imaginaire arthurien
– Archéologie : les boucliers gaulois
– Les épées légendaires
– Littérature : rencontre avec Colum McCann

+ Bretagne, musique, infos, livres, bd, jeux vidéos…

http://www.keltia-magazine.com/index.php

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