You are currently browsing the daily archive for mars 5, 2010.

Comme les choses sont bizarres : cela fait déjà un bon moment que j’ai envie d’écrire quelque chose sur Jean-Claude Valla, en fait depuis que j’ai lu sa contribution à « Païens », il y a quelques mois, qu’il avait écrite à la demande de Pierre Vial et que j’avais trouvée fort intéressante … Je l’avais croisé à Paris, dans les années 70 quand j’étais « monté » m’inscrire au GRECE …

… et puis, je tombe par hasard sur cette info dans NovoPress :

Jean-Claude Valla est décédé le 25 février dans son village d’Arthez Asson, dans le Béarn, emporté par un cancer contre lequel il se battait avec un immense courage depuis plusieurs années. Il était âgé de 65 ans.

« Cofondateur, en 1968, du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grece), Jean-Claude Valla fut l’un des journalistes les plus importants de sa génération. C’est à lui que l’on doit, en 1978, en compagnie de Louis Pauwels, la création du Figaro Magazine, dont il assura la direction de la rédaction jusqu’en 1980. De même fut-il le directeur de Magazine Hebdo (1983-1985) avant de diriger La Lettre de Magazine Hebdo puis le mensuel Le Choc du mois et l’hebdomadaire Minute.

Ce passionné d’histoire, qui collaborait à La Nouvelle Revue d’Histoire de Dominique Venner, laisse aussi de nombreux ouvrages, dont une collection, Les Cahiers libres d’histoire, marquée, comme tous ses textes, par son constant souci de la précision et une liberté d’esprit dont il ne s’est jamais départi, et dont témoignait son regard toujours vif et malicieux. »

En janvier 1991, il s’était déclaré favorable au révisionnisme, estimant que toute véritable recherche historique entraîne la révision des acquis de la connaissance, mais sans se reconnaître pour autant dans « la caricature du révisionnisme que constituent certaines thèses dites négationnistes. »

Cette sale nouvelle assombrit un peu cette journée ensoleillée.

Que les divinités l’accueillent et le couronnent…

Ainsi chantaient les guerriers à la veille d’une bataille difficile:

Voyez cela, je vois mon père… Voyez cela je vois ma mère… Voyez cela je vois tous mes ancêtres… Ils sont assis, morts, m’entourent et me regardent. Et les voilà qui m’appellent et me demandent de prendre place à leur côté, dans la terre d’éternelle jeunesse, le Tir Na Nog où tout est si beau, si vert, et où les braves vivent à jamais.

—————————————————————————————-

Publicités

« Sachons être suspect. C’est le signe, aujourd’hui, d’un esprit libre et indépendant, surtout en milieu intellectuel. Il faut, en effet, choisir entre la flatterie de l’idéologie dominante et la suspicion dont les parangons de cette idéologie accablent ceux qui refusent de se plier à la nouvelle mode. Vous n’êtes pas satisfait de l’explication jargonnante par la lutte des classes, l’aliénation et la distinction entre la structure et la superstructure : eh bien ! Vous n’êtes qu’un petit esprit ! On vous fera grief de vos analyses les mieux fondées même si vous indiquez clairement leurs limites, et l’on essaiera de démontrer qu’elles ont une source idéologique souterraine, dont vous n’avez pas conscience ou dont vous ne voulez pas prendre conscience, par conséquent que vous êtes le jouet de déterminations sociales de classe ou bien un être de mauvaise foi qui renonce à reconnaître ces déterminations. De la suspicion à la culpabilité il n’y a qu’un pas, vite franchi, surtout quand l’accusation se fait au nom des bons sentiments de la conscience dite mondiale.

L’institution de la censure est certes supprimée dans nos pays, mais les censeurs subsistent et l’hypocrisie aussi. Pour obtenir les faveurs des chapelles, proclamez à tort et à travers votre attachement à la cause de la paix et manifestez hautement votre horreur de la guerre, en prenant soin au moment d’un conflit de ne pas examiner les choses de près. Au contraire prenez immédiatement parti pour le camp désigné à l’avance comme le porteur du sens de l’histoire et considérez-le sans autre forme de procès comme le partisan de la paix, même s’il a pris l’initiative de l’agression et s’il déclare ouvertement mener une guerre révolutionnaire. La dialectique est suffisamment ingénieuse pour confirmer votre choix après coup en découvrant les raisons souterraines de la guerre et en démasquant les véritables fauteurs : la guerre révolutionnaire est une « guerre pour la paix »! »

Julien Freund (préface à Carl Schmitt : « la notion de politique »)

——————————————————————————————

pour me contacter

mars 2010
L M M J V S D
« Fév   Avr »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 280 702 hits
Publicités