Benoit Broutchoux était un drôle de syndicaliste, anarchiste et militant de la CGT d’avant 14, qui grimpait aux réverbères pour haranguer le populo, et qui se faisait tirer par les pieds par les flics pour redescendre …mais il n’était pas Ravachol, ni Bakounine,  ni dynamiteur, ni théoricien, alors il est un peu tombé dans l’oubli : « son anarchisme n’était pas doctrinaire. Il était fait de syndicalisme, d’anti-parlementarisme, d’amour libre, de néo-malthusianisme et de beaucoup de gouaille… ».

Sorte de Pied-Nickelé au service de la sociale, il fut pourtant toujours sur la brèche, payant de sa personne dans les coups durs contre l’ordre des compagnies minières et la mollesse des socialos réformistes.

Dans la misère, et malade, il est mort le   2 juin 1944 à Villeneuve sur Lot.

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