(où ,il est question, après Bernard de Clairvaux, d’un autre infect salopard…)

Lorsque « le très bienheureux Martin commença à prêcher dans les Gaules », ce fut, selon Grégoire de Tours, comme si « notre lumière et de nouveaux rayons lumineux » éclairaient soudain la Gaule. Martin, troisième évêque de Tours, qui vécut de 316 à 397, devait s’attaquer fortement et avec la plus parfaire intolérance, à tout ce qui représentait le culte ancien.

Ce saint homme était un ancien officier romain qui avait été touché par la grâce, mais la grâce n’avait pas transformé l’homme et le légionnaire était resté ce qu’il était, un soudard. Selon Grégoire de Tours, « il fit reculer l’incrédulité des Gentils ». Les moyens employés étaient simples. Puisque l’édit de l’Empereur, depuis le début du siècle, faisait du Christianisme la religion officielle, les autres n’avaient plus qu’à se retirer et à lui laisser le champ libre.

Le même Empire, qui avait persécuté les Chrétiens devait maintenant les soutenir et supprimer tout ce qui était « païen ».

« Le même également détruisit des temples, étouffa l’hérésie, édifia des églises et en même temps qu’il s’illustrait par d’autres nombreux miracles ».

Ordonné évêque la dix huitième année du règne de Valérien et Gratien, il « …convertit beaucoup de païens, démolit leurs temples et leurs statues… »

Le fait est avéré. Sulpice Sévère, qui fut le disciple de Martin, nous conte comment, après avoir détruit « un temple très ancien », il abattit l’arbre sacré, un pin, qui l’accompagnait. Ailleurs, il met le feu à « un très ancien et très célèbre sanctuaire ».

A Levroux, dans l’actuel département de l’Indre, il en supprime, non sans peine, un autre. Au cours d’une prédication au pays des Eduens, il en abat encore un et détruit des idoles. Une autre fois, il s’attaque de nouveau à une idole, une colonne que surmonte une statue, peut-être un Cavalier à l’anguipède, et il commande à un serpent.

Il semble avoir mené une véritable campagne de destruction. Avec l’habitude, il ne s’en occupe plus lui même, mais il commande aux paysans de procéder à l’opération.

Sulpice Sévère précise que là où passa Martin, le nom du Christ se répandit tellement que grâce à lui « maintenant toute la contrée est remplie d’églises et de monastères. C’est que, partout où il avait détruit des temples, il construisait aussitôt des églises et des monastères ».

Gwenc’hlan Le Scouëzec, Les Druides.

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