« L’histoire de la République Sociale Italienne commence par le Grand Conseil Fasciste du 25 juillet 1943, cette « nuit des dupes » au cours de laquelle le roi, le comte Grandi et le comte Ciano (propre gendre de Mussolini) ourdirent le complot consistant à se débarrasser du Duce pour le remplacer par le maréchal Badoglio. Lequel s’empressa de faire emprisonner le fondateur du régime au Gran Sasso, d’où un coup de main aussi téméraire qu’héroïque du colonel Otto Skorzeny et de ses paras devait le délivrer le 12 septembre. Ce qui eut un effet immédiat : en quelques semaines, 270 000 Italiens adhéraient au nouveau Parti Fasciste Républicain (PFR) !

Mais nos voisins allèrent plus loin : 500 000 jeunes Italiens s’engagèrent aussi dans les forces armées mussoliniennes qui comptèrent en avril 1945 jusqu’à 800 000 hommes [Un film vient d’être publié, en DVD, de Laurent Berrafato, « Images du Fascisme », qui] permet de mesurer l’enthousiasme suscité par chaque déplacement de Mussolini en Lombardie et d’entendre plusieurs de ses discours, étrangement modernes puisqu’il s’y déchaîne contre le capitalisme et -déjà- contre le mondialisme. On comprend la haine et l’hostilité de la grande bourgeoisie et des communistes à l’égard du Duce : la première ne lui pardonnait pas de vouloir instaurer un ordre nouveau véritablement social, et les seconds redoutaient de devenir inutiles si le PFR parvenait à ses fins.

L’effondrement du Reich, entraînant la chute de l’Italie fasciste, et la mise à mort du Duce et de nombreux hiérarques fascistes allaient heureusement dissiper les craintes de l’une et des autres. »

Jacques Langlois (Rivarol 2965 du 10 septembre 2010)

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