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« Samhain ouvre la période sombre de l’année et annonce les nuits les plus longues. Alors les prés verdoyants brunissent et dans les bois chênes et hêtres perdent leurs feuilles. Avec Samhain commence le temps du gel et du feu de bois. C’est, dans une civilisation rurale, une date repère : les troupeaux abandonnent leurs pâturages d’été et sont conduits à l’étable; le foin destiné à les nourrir est entassé; les animaux destinés à la table sont tués (…)
Sur Samhain plane l’ombre de Morrigann (la « Reine fantôme »), furie des champs de bataille, dont le pouvoir d’enchantement peut provoquer brumes, nuages noirs, averses de feu et de sang. Apparaissant souvent sous la forme d’un corbeau, elle est forte protectrice de son peuple, déesse de la terre et de la fertilité (…)
Samhain est le jour où le monde des vivants et celui des morts se rencontrent (…) C’est pourquoi la visite des aïeux, quittant pour l’occasion leur tombe, n’était pas perçue comme inquiétante : l’Armée du Sid qui revient sur terre pour visiter les humains, à Samhain, était désignée dans l’ancienne Irlande, par le terme « les habitants de l’Autre Monde », cette appellation étant appliquée, selon les textes, aux anciens dieux, aux fées ou aux morts (…) Un clin d’œil donc, à ceux qui nous ont précédés, pour leur dire qu’on est content de les retrouver à l’occasion de Samhain. »

Pierre Vial, Fêtes païennes des quatre saisons.

Voir aussi : https://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2009/10/28/samonios-bonne-chair-et-banquet/

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En regardant les statistiques du Chemin, je m’aperçois que 4 946 visites ont été générées par la recherche « requin blanc » … donc, à ces 4 946 personnes, je me permets d’offrir ce requin que je viens de trouver ici.

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chrétien ? …..

ou païen ?…..

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« Nègres et fiers de l’être » (dixit une banderole), les tafioles, gougnottes, pédés double face et autres travelos afro-caribéens de l’association Tjenbé Rèd, accompagnés de Kollabos ont manifesté le week end dernier devant la parfumerie Guerlain suite aux propos wacistes tenus par Jean-Paul Guerlain qui les avaient vexés (« « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… » ) .

Un Congolais a porté plainte contre l’éditeur de Tintin au Congo au motif que l’ouvrage « laissait penser que les noirs n’étaient pas évolués ». Par ailleurs, depuis que la commission britannique pour l’égalité raciale a affirmé que la BD était insultante, elle est vendue accompagnée d’un avertissement, tandis qu’à la bibliothèque publique de Brooklyn, le livre n’est plus disponible que sur commande.

Sur un blog de cuisine : «Recette Têtes de choco – anciennement ‘ tête de nègre» et puis « recette Noir et blanc (anciennement nègre en chemise ) ».

Le Mrap qui reprochait à Nutrimaine de commercialiser des produits dérivés « Y’a bon Banania » a été, il y a quelques mois, débouté par la justice (bien fait) au prétexte que ce slogan ne trouble pas l’ordre public ni n’est contraire aux bonnes mœurs ! Le vindicatif Mouvement devait faire appel…

et pendant ce temps on trouve toujours ce café dans quelques moyennes surfaces … mais que font donc les associations anti-racistes ? que fait la police ? que fait Harlem Désir ? que fait Josiane Balasko ? que fait Yannick Noah ? que fait Cali ?

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J’ai succombé hier à la Table Ronde de Terre et Peuple à une véritable fringale d’achat de bouquins … n’ai plus qu’à bouffer que des patates pendant un certain temps …

Pierre Vial, La chevalerie, éditions DEFI, Prolégomènes.
Monté sur un puissant destrier, coiffé du heaume et caparaçonné d´acier, arborant fièrement ses couleurs et maniant l´épée d´estoc et de taille, le chevalier a depuis longtemps conquis une place de choix dans l´imaginaire européen. Belle et courageuse, loyale et fidèle, la chevalerie témoigne encore aujourd’hui de ce que fut réellement le Moyen Age. De la formation à l´adoubement, du tournoi à l´amour courtois, des Croisades aux ordres de chevalerie, l´auteur nous fait revivre dans un tour d´horizon érudit l´univers guerrier et mystique des chevaliers européens. Des origines profanes à la sublimation par la chrétienté, il dresse en historien un portrait fidèle et vivant de cette institution emblématique d´un ordre aujourd’hui révolu.

 

Pierre Gillieth, B.A.-BA Gaulois. Pardès.
Mieux connaître aujourd’hui nos ancêtres les Gaulois , c’est renouer avec notre plus longue mémoire. Arrivés vers 1500 avant notre ère, les Celtes ont insufflé un souffle civilisateur sur toute l’Europe de la fin de l’âge du bronze et, surtout, de l’âge du fer. Ils conquirent la Gaule, à l’orée du premier millénaire avant J.-C. C’est ainsi que naquit la civilisation gauloise, beaucoup plus riche et développée que certains le croient. Une civilisation avancée, culturellement et artisanalement brillante, différente de celles de la Grèce et de Rome en bien des points (oralité, religion, art non représentatif…), techniquement ingénieuse (les Gaulois ont inventé, notamment, la moissonneuse ou le tonneau). Le lecteur retrouvera dans la Gaule de nos ancêtres bien des traits de caractère qui perdurent aujourd’hui dans notre peuple. Ce B.A.-BA des Gaulois permet de s’initier à la riche civilisation gauloise, de découvrir les origines des Gaulois, leur Histoire, la geste de Vercingétorix, le premier héros de notre Histoire collective. Mais, également, leur langue, leur religion, leur vie quotidienne, leur art et leur manière de faire la guerre. On remontera le temps, dans les rues des antiques Bibracte et Lutèce. Et l’on terminera ce voyage de deux mille cinq cents ans par la fusion gallo-romaine. C’est aussi l’occasion de découvrir des pages méconnues de l’Histoire gauloise, comme l’ultime résistance d’Uxellodunum, la vérité sur les sacrifices humains, les mots gaulois qui existent encore dans notre langue, qui furent les empereurs gaulois, comment nos ancêtres étaient perçus par leurs voisins antiques ou quelle influence les Gaulois peuvent avoir dans la littérature, la bande dessinée ou le cinéma…

 

Christian Bouchet, Les Nouveaux Païens, Dualpha

Comment peut-on être païen ? En 12981, Alain de Benoist posait cette question et y répondait dans un ouvrage qui fit date. Tant la lecture de ce livre que celle de la revue Éléments ou que la fréquentation de l’association GRECE dont Alain de Benoist était un des principaux contributeurs et inspirateurs contribuèrent à créer plusieurs générations de « nouveaux païens ». Christian Bouchet a été à leur rencontre et a recueilli leurs témoignages dans ce livre. En lisant Les Nouveaux Païens, on apprend comment et pourquoi on le devient, à quoi l’on croit et comment on justifie son engagement. On fera ainsi connaissance avec les différentes familles du néo-paganisme et on l’appréciera dans ce qui fait son unité et sa multiplicité. Dans une seconde partie, sous la plume de philosophes, de sociologues et d’historiens, on découvrira la problématique du néo-paganisme, et son histoire, du XVIIIe siècle à nos jours, sa récente montée en puissance dans les pays de l’Est, ainsi que les critiques que formulent à son encontre les traditionalistes disciples de René Guénon ou de Julius Evola.
Les Nouveaux Païens fournira ainsi les pièces d’un dossier qui permettra à certains de s’interroger tant sur sur eux-mêmes que sur leur foi et qui proposera à d’autres le corpus nécessaire à une étude dépassionnée d’un courant particulier des nouvelles spiritualités occidentales.

 

Saint-Loup, Les Partisans, Irminsul.

L’édition originale avait paru en 1943. Le titre, Les Partisans, pouvait certes se liure à double sens. Au premier degré, il s’agissait des résistants russes, que les Soviétiques nommaient « héros », les Allemands « bandits » et les légionnaires français tout simplement « partoches » ou bien encore « Chleuhs » en souvenir de la guerre du Rif -mot qui peut se traduire par « Viets » oiu « Fells » selon l’évolution de notre ex-empire colonial et la date de notre passage dans les rangs de l’armée gauloise.
Au second degré bien entendu, il s’agit de ceux qui ont pris parti, et ce, nous précise superbement l’auteur « avec leur sang ou le risque de leur rang ». Écrit par un journaliste qui devait devenir romancier, ce livre n’apparut pas à l’époque comme une œuvre littéraire mais comme un témoignage et une sorte d’acte militant. Il faudra le recul du temps pour qu’il prenne d’autres couleurs, où l’indéniable valeur historique se trouve prise en relais par le style romantique. Son lyrisme irrépressible fera un jour du grand Saint-Loup un très singulier écrivain que peuvent aimer sans réserve ceux qui ont naguère été émus par les livres d’un André Malraux ou d’un Jean Giono, illustres devanciers dont il est plus proche qu’on ne croit.

 

Lucien Rebatet/P.A.Cousteau, Dialogue de « vaincuis », Berg
Rédigé en 1950 à la prison de Clairvaux par deux anciens collaborateurs, et demeuré à ce jour inédit, ce « dialogue »constitue un document essentiel. Ces deux anciens collaborateurs sont célèbres, puisqu’il s’agit de Lucien Rebatet et de Pierre-Antoine Cousteau, condamnés à mort à la Libération. Leur peine ayant été commuée en prison à perpétuité, ils rédigent ensemble une vingtaine de « dialogues » où ils s’expriment en totale liberté.
Ils mettent noir sur blanc des « vérités rescapées », car s’ils se considèrent comme « vaincus », leurs idées ne sont pas pour autant, selon eux, invalidées. Ils parlent de l’histoire de leur engagement, du nationalisme maurrassien au racisme hitlérien, et reprochent à Hitler d’avoir trahi ses propres principes, développés dans Mein Kampf. C’est pour eux l’explication de la défaite du nazisme. Ils évoquent de Gaulle, qu’ils haïssent, Staline, qu’ils admirent, car « depuis que le fascisme est mort, il n’y a plus d’ordre que chez les Rouges ».
Bref, « Staline est génial. Il ne fait pas de martyrs lui… « . Ils passent aussi cri revue l’histoire de la littérature, invectivent avec violence Jean-Paul Sartre,  » sorti du maquis des Deux Magots où l’on a terriblement peu risqué le crématoire ». Sartre représente pour eux l' » imposture résistantialiste ». lis vomissent Jean Genet, s’enthousiasment pour Marcel Aymé et Louis-Ferdinand Céline, discutent de la religion :  » Il me soulève le coeur ce sentiment absurde parce qu’il est bien la conséquence de cette monumentale entreprise de dévirilisation, de châtrage systématique…
Le Christ était un pisse-froid… « . Malgré le désaveu de l’Histoire, leur vision du monde repose toujours sur les valeurs qui les ont menés à s’engager dans le collaborationnisme le plus dur et qui conduiront d’autres anciens collaborateurs à se mettre au service de régimes dictatoriaux, l’Espagne franquiste par exemple, ou antisémites sous couvert d’antisionisme, comme l’Egypte de Nasser. Ces dialogues nous invitent donc à regarder l’adhésion au nazisme de certains intellectuels français, non pas comme un accident de parcours ou une parenthèse, mais comme l’accomplissement de ce qu’ils pensaient et de ce qu’ils ont continué à penser malgré la défaite de leur camp.

Jacques Roucolle, Werwolf, le dernier carré, Auda Isarn.
Ce livre est le premier en langue française à évoquer la page tragique du Werwolf.
Créé en 1944, sous l’impulsion d’Himmler, le Werwolf anticipait l’effondrement du Reich et préparait la résistance nationale-socialiste à l’occupation alliée et soviétique.
Il s’opposa d’abord à l’avancée de ces derniers puis rentra dans la clandestinité pour combattre les nouveaux envahisseurs du sol allemand.
Sabotage, assassinats politiques, propagande, survie, tel fut la vie de ce dernier carré hitlérien qui lutta jusqu’à la fin de l’année 1947.
Ce livre permet de découvrir l’héritage historique allemand qui a permis la naissance du Werwolf (et ses racines remontent au Moyen-Age), ses principaux acteurs, ses débuts et son existence sur les différents fronts, à travers mille témoignages. Donald Rumsfeld a récemment comparé la guérilla irakienne au Werwolf allemand. Ce livre passionnant et copieusement illustré (par un important cahier photo) a été écrit par un historien français qui a consacré dix ans de sa vie à des recherches approfondies, notamment dans les archives militaires de Berlin et de Moscou.

 

Philippe Martin, A la recherche d’une éducation nouvelle, éditions du Lore.
L’histoire de la jeunesse allemande des temps modernes est celle d’un élan émotionnel, d’une rébellion face au monde des machines, du rejet des villes de béton sans espace avec leurs désordres frelatés. Si l’Allemagne voulait survivre, il lui fallait mettre en oeuvre des formes nouvelles d’éducation et de formation de ses élites. La société allemande, monde fermé des affaires et de la technique, ne comprit pas le problème, ou le nia.
Livrée à elle-même, aidée par quelques éducateurs lucides, la jeunesse allemande partit à la recherche d’un homme nouveau, d’un modèle, « image, -dit le poète-, d’un temps meilleur ». La jeunesse, qui est elle-même sa propre société, trouva spontanément les voies de son éducation. Ce furent ses années d’apprentissage, mûries après 1918 par la pensée lancinante des soldats morts.
Dans le monde artificiel et déréglé d’une raison vouée à l’abstaction et à l’utopie, la jeunesse des sociétés industrielles connaît l’abandon. Elle est pourtant la force naturelle appelée à accepter le poids de la discipline que finiront par imposer les lois du monde vivant, sans lesquelles il n’est destin ni individuel ni collectif. Encore aujourd’hui l’homme ignore tout des lois biologiques, malgré le travail resté inconnu de quelques chercheurs. L’expérience de la jeunesse allemande apporte des exemples significatifs. Elle apporte surtout un immense champ de réflexion.

Du soulèvement étudiant contre Napoléon en 1813 à la jeunesse nationale-socialiste apparue dès 1922, en passant par l’éclosion des groupes randonneurs en 1895, cette étude qui sort des sentiers battus est d’un intérêt capital à l’heure où une société déliquescente laisse sa jeunesse, victime d’un système éducatif en faillite, dans l’abandon le plus tragique.


Wilhelm Landig, Combat pour Thulé, Auda Isarn.

Hiver 1945, alors que les bombes américaines achèvent de détruire les villes allemandes et que les troupes russes entrent dans Berlin, un mystérieux dernier carré se replie sur la base SS du point 103 en Antarctique. S’appuyant sur les ultimes découvertes des scientifiques nazis de Peenemünde, les aviateurs du Reich expérimentent les premiers avions à propulsion verticale. Ces véritables ovnis apparaissent ainsi, ici ou là, dans les ciels de la planète. Premier romancier à oser marier l’uchronie et l’anticipation avec la Tradition, l’ésotérisme et le national-socialisme, Wilhelm Landig nous conte ici l’histoire d’une poignée d’aviateurs SS qui va participer au combat de ces derniers Européens contre l’empire judéo-américain.Leur base, le point 103, se trouve au cœur du Nord polaire, de l’antique Thulé. De curieuses connections et nouvelles alliances vont voir le jour, dessinant de manière prophétique une nouvelle donne géopolitique eurasiste. Nous suivons ainsi les aventures mouvementées de ce groupe nazi, bientôt renforcé par un Occitan, à travers l’Europe et le monde. De Montségur à Thulé, de Cordoue à Téhéran, du golfe d’Aden à Srinagar, c’est toute une géographie sacrée et mystérieuse qui réapparaît ainsi. Ce livre est le premier tome de la trilogie Thulé.

Chard, Sarko Prézydent ! Éditions des Tuileries.
Le Petit Nicolas fera-t-il regretter le grand jacques ? C’était la question que posait Rivarol le 13 avril 2007. Et à laquelle répond sans ambiguïtés ce nouvel album de Chard recueil d’une septantaine de dessins inédits ou déjà publiés dans notre hebdomadaire. Le nouveau chef de l’État y apparaît dans toute sa vérité : ce n’est pas triste, c’est sinistre, terme à prendre dans son acceptation actuelle et dans son sens premier. (Camille Galic).

et enfin… last but not least :



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Henri Béraud est mort le 24 octobre 1958.

« Le nom même de Béraud reste lié à toute une époque disparue du journalisme, une époque où l’on n’envoyait pas n’importe qui, pour cinq minutes, aux quatre coins du monde, où les retours à Paris se faisaient dans la joie et les festins de l’amitié (…). Béraud est un attachant témoin. Devenu polémiste, il ne cessa de faire pendant la dernière guerre ce qu’il avait fait toujours : attaquer l’Angleterre à propos de n’importe quoi. Cela lui valut une ahurissante condamnation à mort. Béraud fut gracié, puis libéré à la nuit tombée, dans l’île de Ré, par des geôliers qui le croyaient à peu près mort. La douleur lui avait pris sa plume et son papier ».

Kléber Haedens, Une histoire de la littérature française.

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Savitri Devi, de son vrai nom Maximine Portas, née le 30 septembre 1905 à Lyon, est morte le 22 octobre 1982 à Sible-Hedingham (Essex, Angleterre)

« Je me souvins de ma visite à la Godafoss, dans le nord de l’Islande, en juin 1947.

On m’avait dit que quelque temps après l’an 1000, un homme nommé Thorgeir, qui était un «godi» — un prêtre des dieux nordiques — dans la région de Ljosvatn, au nord de l’Islande, devint un chrétien. Et que, comme démonstration spectaculaire de son allégeance à la nouvelle foi étrangère — et peut-être, dans son esprit, comme un «exemple» — il avait pris les images des anciens dieux et les avait publiquement jetées dans la chute d’eau de la rivière Skjalvantaflyot, connue depuis lors sous le nom de Godafoss: la Chute d’Eau des Dieux.

Profondément émue, je m’étais rendue sur les lieux, et je me tenais devant la chute d’eau et je pensais à ces dieux — Odin, et Thor, et Baldur le Beau et les autres, que mes ancêtres vikings adoraient jadis — gisant, depuis plus de neuf cents ans au fond des eaux glacées de la Skjalvantaflyot, attendant l’aube des temps nouveaux, la grande Renaissance Païenne; nous attendant nous, m’attendant moi. J’avais apporté avec moi un papier sur lequel j’avais copié les paroles que le poète français Leconte de Lisle avait mis dans la bouche d’un dieu nordique s’adressant au doux Jésus, venu pour renverser son pouvoir:

… Tu mourras à ton tour:
J’atteste par neuf fois les Runas immortelles.
Tu mourras comme moi, Dieu des âmes nouvelles,
Car l’homme survivra! Vingt siècles de douleurs
Feront saigner sa chair et ruisseler ses pleurs
Jusqu’au jour où ton joug, subi deux mille années
Fatiguera le cou des races mutinées;
Où tes temples, dressés parmi les nations,
Deviendront en risée aux générations;
Et ce sera ton heure!

–Leconte de Lisle, Poèmes Barbares, «Le Runoïa»

Mon bras droit tendu vers l’Orient, j’avais récité ces vers, et ensuite jeté le papier dans la cataracte grondante. Et ensuite — bien que je n’avais pas encore repris espoir; bien que le désastre [de 1945] avait, à mes yeux, retardé, peut-être pour des années et des années, la grande Renaissance païenne de mon rêve — j’avais parlé aux anciens dieux. «Dieux du Nord, frères des dieux védiques que l’Inde vénère encore», avais-je dit, «dieux aryens, dieux de ma race, vous savez que pendant toute ma vie j’ai défendu les valeurs que vous incarniez jadis dans le cœur de vos adorateurs. Oh, quel que soit le destin que vous me réservez, vous que les ancêtres de ma mère invoquaient au milieu des éclairs et du tonnerre, sur les vagues furieuses de la Mer du Nord, aidez-moi à ne jamais cesser de combattre pour nos grands idéaux; à ne jamais cesser de combattre pour le culte de la jeunesse, de la santé, de la force, pour le culte du Soleil — pour votre vérité, notre vérité — où que ce soit dans le monde, jusqu’à ma mort!»

Et ayant dit cela, j’avais senti courir un frisson glacé le long de mon dos, et j’avais été submergée par la conscience d’une solennité infinie, comme si je venais d’être l’instrument d’un rite préparé et attendu depuis longtemps; comme si les dieux nordiques, rejetés par leur prêtre Thorgeir, avaient réellement attendu mon geste symbolique. Il était 10h30 du soir mais il faisait plein jour, comme c’est naturel en juin sous cette latitude. Et je m’étais soudain souvenue que c’était le 9 juin, le septième anniversaire du jour où, également à 10h30 du soir, un brahmane, représentant de l’aryanité la plus à l’Est, avait pris ma main dans la sienne au-dessus du feu sacré et m’avait donné son nom et sa protection. Et j’avais senti que ma visite à la Chute d’Eau des Dieux, et mon geste symbolique en un tel jour, avaient un sens dans l’invisible; qu’il y avait là davantage qu’une simple coïncidence. Maintenant, je me souvenais de cet épisode, qui prenait, à la lumière de l’histoire entre ces deux années, une valeur symbolique plus grande que jamais. «Dieux du Nord, dieux des forts», pensais-je, «dieux aryens, enseignez-moi ce détachement sans lequel il n’y a pas de force véritable, pas d’efficacité durable! Faites de moi un témoin digne de votre vérité — de notre vérité. Débarrassez-moi de toute faiblesse!»

Savitri Devi.


« Une histoire sans bons ni méchants.

Avec ce Hors-Série consacré à L’Afrique, de la colonisation aux indépendances, La Nouvelle Revue d’Histoire inaugure une nouvelle formule. Notre intention est de publier périodiquement des dossiers hors-série qui s’ajouteront à nos six numéros habituels.
Si nous avons choisi ce sujet « colonial », c’est qu’il coïncide avec la commémoration des cinquante années écoulées depuis l’indépendance accordée en 1960 par la France à ses anciennes possessions africaines.
Ce sera pour nous l’occasion d’un vaste bilan, mais aussi d’une réflexion sur le passé. Je vais l’inaugurer par un souvenir personnel, celui de l’écolier que j’étais à une époque où l’on célébrait sans complexe l’Empire colonial français. C’est un atout pour l’historien d’avoir connu l’avant et l’après.
Donc, vers l’âge de dix ans, mon livre de lectures scolaires me faisait découvrir ce que la République considérait alors comme son œuvre la plus glorieuse et la plus estimable. »

Dominique Venner, premières lignes de l’Éditorial.

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Le 20 octobre 1919, « le Sénat des Etats-Unis fait voter la loi sur la prohibition, proscrivant la vente et la consommation de « boissons enivrantes » sur tout le territoire de l’Union. Cette mesure, dictée par un puritanisme indécrottable, par une volonté maladive d’améliorer l’humanité pour en faire un troupeau atone et docile, engendrera paradoxalement l’essor de la lèpre mafieuse, au départ de la diaspora sicilienne des États-Unis, chassée d’Italie par le renouveau apporté par le fascisme de Mussolini.
La loi sur la prohibition montre que le puritanisme protestant, en voulant faire l’ange, fait en réalité la bête ; cet esprit borné, qui jette un injuste soupçon sur toutes les propensions de l’homme à s’amuser et se détendre après le travail, est simultanément la source d’une calamité qui, des années 20 à nos jours, n’a fait que s’amplifier, en passant du trafic des boissons alcoolisées, et peu dangereuses, au trafic de drogues plus dures et réellement mortelles pour l’homme, trafics multiples à l’origine de fortunes colossales, de fonds et de dépôts blanchis, etc. Aujourd’hui, la mafia fait partie des pouvoirs occultes et achète le personnel politique véreux, toujours en quête de fonds.
Armin Mohler,  le théoricien germano-suisse de la Nouvelle Droite, avait prédit, dès 1981, que l’avenir serait soit à l’enseigne du goulag (mais le communisme et le « goulagisme » dénoncé par Soljenitsyne n’existent plus) soit à celle de « l’agonalité » (en utilisant ce néologisme, Mohler entendait un retour à l’hellénisme d’un Thucydide ou d’un Eschyle) soit à celle de la mafia, état sur lequel nous avons effectivement débouché, les diasporas multiples de l’ère multiculturelle accentuant le tableau jusqu’au paroxysme, jusqu’à la nausée. Au puritanisme protestant américain s’ajoute désormais le puritanisme wahhabite saoudien, véhiculé dans nos quartiers, dits « défavorisés », par les fameux « imams de garage », couverture « sublime » et religieuse des activités douteuses des mafias diasporiques. »

(Métapédia)

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