J’ai succombé hier à la Table Ronde de Terre et Peuple à une véritable fringale d’achat de bouquins … n’ai plus qu’à bouffer que des patates pendant un certain temps …

Pierre Vial, La chevalerie, éditions DEFI, Prolégomènes.
Monté sur un puissant destrier, coiffé du heaume et caparaçonné d´acier, arborant fièrement ses couleurs et maniant l´épée d´estoc et de taille, le chevalier a depuis longtemps conquis une place de choix dans l´imaginaire européen. Belle et courageuse, loyale et fidèle, la chevalerie témoigne encore aujourd’hui de ce que fut réellement le Moyen Age. De la formation à l´adoubement, du tournoi à l´amour courtois, des Croisades aux ordres de chevalerie, l´auteur nous fait revivre dans un tour d´horizon érudit l´univers guerrier et mystique des chevaliers européens. Des origines profanes à la sublimation par la chrétienté, il dresse en historien un portrait fidèle et vivant de cette institution emblématique d´un ordre aujourd’hui révolu.

 

Pierre Gillieth, B.A.-BA Gaulois. Pardès.
Mieux connaître aujourd’hui nos ancêtres les Gaulois , c’est renouer avec notre plus longue mémoire. Arrivés vers 1500 avant notre ère, les Celtes ont insufflé un souffle civilisateur sur toute l’Europe de la fin de l’âge du bronze et, surtout, de l’âge du fer. Ils conquirent la Gaule, à l’orée du premier millénaire avant J.-C. C’est ainsi que naquit la civilisation gauloise, beaucoup plus riche et développée que certains le croient. Une civilisation avancée, culturellement et artisanalement brillante, différente de celles de la Grèce et de Rome en bien des points (oralité, religion, art non représentatif…), techniquement ingénieuse (les Gaulois ont inventé, notamment, la moissonneuse ou le tonneau). Le lecteur retrouvera dans la Gaule de nos ancêtres bien des traits de caractère qui perdurent aujourd’hui dans notre peuple. Ce B.A.-BA des Gaulois permet de s’initier à la riche civilisation gauloise, de découvrir les origines des Gaulois, leur Histoire, la geste de Vercingétorix, le premier héros de notre Histoire collective. Mais, également, leur langue, leur religion, leur vie quotidienne, leur art et leur manière de faire la guerre. On remontera le temps, dans les rues des antiques Bibracte et Lutèce. Et l’on terminera ce voyage de deux mille cinq cents ans par la fusion gallo-romaine. C’est aussi l’occasion de découvrir des pages méconnues de l’Histoire gauloise, comme l’ultime résistance d’Uxellodunum, la vérité sur les sacrifices humains, les mots gaulois qui existent encore dans notre langue, qui furent les empereurs gaulois, comment nos ancêtres étaient perçus par leurs voisins antiques ou quelle influence les Gaulois peuvent avoir dans la littérature, la bande dessinée ou le cinéma…

 

Christian Bouchet, Les Nouveaux Païens, Dualpha

Comment peut-on être païen ? En 12981, Alain de Benoist posait cette question et y répondait dans un ouvrage qui fit date. Tant la lecture de ce livre que celle de la revue Éléments ou que la fréquentation de l’association GRECE dont Alain de Benoist était un des principaux contributeurs et inspirateurs contribuèrent à créer plusieurs générations de « nouveaux païens ». Christian Bouchet a été à leur rencontre et a recueilli leurs témoignages dans ce livre. En lisant Les Nouveaux Païens, on apprend comment et pourquoi on le devient, à quoi l’on croit et comment on justifie son engagement. On fera ainsi connaissance avec les différentes familles du néo-paganisme et on l’appréciera dans ce qui fait son unité et sa multiplicité. Dans une seconde partie, sous la plume de philosophes, de sociologues et d’historiens, on découvrira la problématique du néo-paganisme, et son histoire, du XVIIIe siècle à nos jours, sa récente montée en puissance dans les pays de l’Est, ainsi que les critiques que formulent à son encontre les traditionalistes disciples de René Guénon ou de Julius Evola.
Les Nouveaux Païens fournira ainsi les pièces d’un dossier qui permettra à certains de s’interroger tant sur sur eux-mêmes que sur leur foi et qui proposera à d’autres le corpus nécessaire à une étude dépassionnée d’un courant particulier des nouvelles spiritualités occidentales.

 

Saint-Loup, Les Partisans, Irminsul.

L’édition originale avait paru en 1943. Le titre, Les Partisans, pouvait certes se liure à double sens. Au premier degré, il s’agissait des résistants russes, que les Soviétiques nommaient « héros », les Allemands « bandits » et les légionnaires français tout simplement « partoches » ou bien encore « Chleuhs » en souvenir de la guerre du Rif -mot qui peut se traduire par « Viets » oiu « Fells » selon l’évolution de notre ex-empire colonial et la date de notre passage dans les rangs de l’armée gauloise.
Au second degré bien entendu, il s’agit de ceux qui ont pris parti, et ce, nous précise superbement l’auteur « avec leur sang ou le risque de leur rang ». Écrit par un journaliste qui devait devenir romancier, ce livre n’apparut pas à l’époque comme une œuvre littéraire mais comme un témoignage et une sorte d’acte militant. Il faudra le recul du temps pour qu’il prenne d’autres couleurs, où l’indéniable valeur historique se trouve prise en relais par le style romantique. Son lyrisme irrépressible fera un jour du grand Saint-Loup un très singulier écrivain que peuvent aimer sans réserve ceux qui ont naguère été émus par les livres d’un André Malraux ou d’un Jean Giono, illustres devanciers dont il est plus proche qu’on ne croit.

 

Lucien Rebatet/P.A.Cousteau, Dialogue de « vaincuis », Berg
Rédigé en 1950 à la prison de Clairvaux par deux anciens collaborateurs, et demeuré à ce jour inédit, ce « dialogue »constitue un document essentiel. Ces deux anciens collaborateurs sont célèbres, puisqu’il s’agit de Lucien Rebatet et de Pierre-Antoine Cousteau, condamnés à mort à la Libération. Leur peine ayant été commuée en prison à perpétuité, ils rédigent ensemble une vingtaine de « dialogues » où ils s’expriment en totale liberté.
Ils mettent noir sur blanc des « vérités rescapées », car s’ils se considèrent comme « vaincus », leurs idées ne sont pas pour autant, selon eux, invalidées. Ils parlent de l’histoire de leur engagement, du nationalisme maurrassien au racisme hitlérien, et reprochent à Hitler d’avoir trahi ses propres principes, développés dans Mein Kampf. C’est pour eux l’explication de la défaite du nazisme. Ils évoquent de Gaulle, qu’ils haïssent, Staline, qu’ils admirent, car « depuis que le fascisme est mort, il n’y a plus d’ordre que chez les Rouges ».
Bref, « Staline est génial. Il ne fait pas de martyrs lui… « . Ils passent aussi cri revue l’histoire de la littérature, invectivent avec violence Jean-Paul Sartre,  » sorti du maquis des Deux Magots où l’on a terriblement peu risqué le crématoire ». Sartre représente pour eux l' » imposture résistantialiste ». lis vomissent Jean Genet, s’enthousiasment pour Marcel Aymé et Louis-Ferdinand Céline, discutent de la religion :  » Il me soulève le coeur ce sentiment absurde parce qu’il est bien la conséquence de cette monumentale entreprise de dévirilisation, de châtrage systématique…
Le Christ était un pisse-froid… « . Malgré le désaveu de l’Histoire, leur vision du monde repose toujours sur les valeurs qui les ont menés à s’engager dans le collaborationnisme le plus dur et qui conduiront d’autres anciens collaborateurs à se mettre au service de régimes dictatoriaux, l’Espagne franquiste par exemple, ou antisémites sous couvert d’antisionisme, comme l’Egypte de Nasser. Ces dialogues nous invitent donc à regarder l’adhésion au nazisme de certains intellectuels français, non pas comme un accident de parcours ou une parenthèse, mais comme l’accomplissement de ce qu’ils pensaient et de ce qu’ils ont continué à penser malgré la défaite de leur camp.

Jacques Roucolle, Werwolf, le dernier carré, Auda Isarn.
Ce livre est le premier en langue française à évoquer la page tragique du Werwolf.
Créé en 1944, sous l’impulsion d’Himmler, le Werwolf anticipait l’effondrement du Reich et préparait la résistance nationale-socialiste à l’occupation alliée et soviétique.
Il s’opposa d’abord à l’avancée de ces derniers puis rentra dans la clandestinité pour combattre les nouveaux envahisseurs du sol allemand.
Sabotage, assassinats politiques, propagande, survie, tel fut la vie de ce dernier carré hitlérien qui lutta jusqu’à la fin de l’année 1947.
Ce livre permet de découvrir l’héritage historique allemand qui a permis la naissance du Werwolf (et ses racines remontent au Moyen-Age), ses principaux acteurs, ses débuts et son existence sur les différents fronts, à travers mille témoignages. Donald Rumsfeld a récemment comparé la guérilla irakienne au Werwolf allemand. Ce livre passionnant et copieusement illustré (par un important cahier photo) a été écrit par un historien français qui a consacré dix ans de sa vie à des recherches approfondies, notamment dans les archives militaires de Berlin et de Moscou.

 

Philippe Martin, A la recherche d’une éducation nouvelle, éditions du Lore.
L’histoire de la jeunesse allemande des temps modernes est celle d’un élan émotionnel, d’une rébellion face au monde des machines, du rejet des villes de béton sans espace avec leurs désordres frelatés. Si l’Allemagne voulait survivre, il lui fallait mettre en oeuvre des formes nouvelles d’éducation et de formation de ses élites. La société allemande, monde fermé des affaires et de la technique, ne comprit pas le problème, ou le nia.
Livrée à elle-même, aidée par quelques éducateurs lucides, la jeunesse allemande partit à la recherche d’un homme nouveau, d’un modèle, « image, -dit le poète-, d’un temps meilleur ». La jeunesse, qui est elle-même sa propre société, trouva spontanément les voies de son éducation. Ce furent ses années d’apprentissage, mûries après 1918 par la pensée lancinante des soldats morts.
Dans le monde artificiel et déréglé d’une raison vouée à l’abstaction et à l’utopie, la jeunesse des sociétés industrielles connaît l’abandon. Elle est pourtant la force naturelle appelée à accepter le poids de la discipline que finiront par imposer les lois du monde vivant, sans lesquelles il n’est destin ni individuel ni collectif. Encore aujourd’hui l’homme ignore tout des lois biologiques, malgré le travail resté inconnu de quelques chercheurs. L’expérience de la jeunesse allemande apporte des exemples significatifs. Elle apporte surtout un immense champ de réflexion.

Du soulèvement étudiant contre Napoléon en 1813 à la jeunesse nationale-socialiste apparue dès 1922, en passant par l’éclosion des groupes randonneurs en 1895, cette étude qui sort des sentiers battus est d’un intérêt capital à l’heure où une société déliquescente laisse sa jeunesse, victime d’un système éducatif en faillite, dans l’abandon le plus tragique.


Wilhelm Landig, Combat pour Thulé, Auda Isarn.

Hiver 1945, alors que les bombes américaines achèvent de détruire les villes allemandes et que les troupes russes entrent dans Berlin, un mystérieux dernier carré se replie sur la base SS du point 103 en Antarctique. S’appuyant sur les ultimes découvertes des scientifiques nazis de Peenemünde, les aviateurs du Reich expérimentent les premiers avions à propulsion verticale. Ces véritables ovnis apparaissent ainsi, ici ou là, dans les ciels de la planète. Premier romancier à oser marier l’uchronie et l’anticipation avec la Tradition, l’ésotérisme et le national-socialisme, Wilhelm Landig nous conte ici l’histoire d’une poignée d’aviateurs SS qui va participer au combat de ces derniers Européens contre l’empire judéo-américain.Leur base, le point 103, se trouve au cœur du Nord polaire, de l’antique Thulé. De curieuses connections et nouvelles alliances vont voir le jour, dessinant de manière prophétique une nouvelle donne géopolitique eurasiste. Nous suivons ainsi les aventures mouvementées de ce groupe nazi, bientôt renforcé par un Occitan, à travers l’Europe et le monde. De Montségur à Thulé, de Cordoue à Téhéran, du golfe d’Aden à Srinagar, c’est toute une géographie sacrée et mystérieuse qui réapparaît ainsi. Ce livre est le premier tome de la trilogie Thulé.

Chard, Sarko Prézydent ! Éditions des Tuileries.
Le Petit Nicolas fera-t-il regretter le grand jacques ? C’était la question que posait Rivarol le 13 avril 2007. Et à laquelle répond sans ambiguïtés ce nouvel album de Chard recueil d’une septantaine de dessins inédits ou déjà publiés dans notre hebdomadaire. Le nouveau chef de l’État y apparaît dans toute sa vérité : ce n’est pas triste, c’est sinistre, terme à prendre dans son acceptation actuelle et dans son sens premier. (Camille Galic).

et enfin… last but not least :



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