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18 octobre 1955 : mort du philosophe espagnol José Ortega y Gasset

Son ouvrage le plus connu est La révolte des masses, où il pose l’opposition fondamentale, dans la sphère politique, non pas entre possédants et démunis, à la mode marxiste, mais entre « masse » et « élite », où la masse, à laquelle peuvent appartenir un banquier inculte, un industriel ignare, un prolétaire abruti ou un ivrogne du lumpenproletariat, est dévoreuse d’énergies mais n’en produit aucune qui soit créative. L’élite ne se mesure pas au compte en banque mais au degré élevé des aspirations culturelles et à la volonté de marquer l’histoire. Un ouvrier cultivé fait partie de l’élite. Un banquier ignare fait partie de la masse. La masse est hédoniste, hisse l’hédonisme au rang d’objectif suprême, et fait appel à la machine administrative de l’État pour balayer tous les désagréments de la vie. Il s’ensuit une hypertrophie de la machine bureaucratique. Toute opposition, tout appel à la raison et au bon sens émanant de personnalités élitaires, sont dès lors considérés comme « inacceptables », comme la manifestation d’intentions méchantes et perverses de briser la course au bonheur final et total (les « derniers hommes » de Nietzsche, « qui clignent de l’œil »). Pour s’opposer à la raison vitale des êtres d’élite, la masse recourt à la terreur, aux procès d’intention, aux condamnations scélérates, à la violence politique.

(Métapédia)

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Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1946, les dix condamnés à mort du procès de Nuremberg (Göring s’est suicidé quelques heures auparavant) sont pendus. Les exécutions s’échelonnent entre 1 h.15 et 3 h.45. Il s’agit de Hans Frank, Wilhelm Frick, Alfred Jodl, Ernst Kaltenbrunner, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Fritz Sauckel, Arthur Seys-Inquart et Julius Streicher. L’exécution est mal préparée par le bourreau en chef de l’US Army, le sergent John C. Woods et Ribbentrop qui est le premier à monter sur l’échafaud met 17 minutes à mourir. Les onze morts ne reçurent pas de sépulture : dans la journée même, ils furent incinérés et leurs cendres répandues dans l’Isar.

Pour la petite histoire, quatre ans plus tard, le Master Sergeant  Woods , le bourreau qui avait procédé aux  exécutions, mourait lui-même en essayant une chaise électrique.

 » Le vrai fondement du procès de Nuremberg, celui qu’on n’a jamais osé désigner, je crains bien que ce ne soit la peur : c’est le spectacle des ruines, c’est la panique des vainqueurs. Il faut que les autres aient tort. Il le faut, car si, par hasard, ils n’avaient pas été des monstres, de quel poids ne pèseraient pas ces villes détruites et ces milliers de bombes au phosphore ? C’est l’horreur, c’est le désespoir des vainqueurs qui est le vrai motif du procès. Ils se sont voilé le visage devant ce qu’ils étaient forcés de faire et pour se donner du courage, ils ont transformé leurs massacres en croisade. Ils ont inventé a posteriori un droit au massacre au nom du respect de l’humanité. Étant tueurs, ils se sont promus gendarmes. A partir d’un certain chiffre de morts, nous savons que toute guerre devient obligatoirement une guerre du Droit. La victoire n’est donc complète que si, après avoir forcé la citadelle, on force aussi les consciences  (…)
L’écroulement de l’Allemagne ne suffisait pas aux vainqueurs. Les Allemands n’étaient pas seulement des vaincus, ils n’étaient pas des vaincus ordinaires. C’est le Mal qui avait été vaincu en eux : on avait à leur apprendre qu’ils étaient des Barbares, qu’ils étaient les Barbares. Ce qui leur arrivait, le dernier degré de la détresse, la désolation comme au jour du déluge, leur pays englouti comme Gomorrhe et eux seuls errants, stupéfaits, au milieu des ruines, comme au lendemain de l’écroulement du monde, on avait à leur apprendre  que c’était bien fait comme disent les enfants. C’était une juste punition du ciel. Ils devaient s’assoir eux Allemands, sur leurs ruines et se frapper la poitrine. Car ils avaient été des monstres. Et il est juste que les villes des monstres soient détruites, et aussi les femmes des monstres et leurs petits enfants. Et la radio de tous les peuples du monde, et des millions de voix de tous les horizons du monde, sans exception, sans fausse note, se mirent à expliquer à l’homme assis sur ses ruines pourquoi il avait été un monstre. »

Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise.

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Marcel Aymé est mort le 14 octobre 1967

(avec son ami Céline)

En 1949, invité à se rendreà l’Elysée pour recevoir la Légion d’Honneur, il décline l’invitation en précisant :

« Si c’était à refaire, je les mettrais en garde contre l’extrême légèreté avec laquelle ils se jettent à la tête d’un mauvais français comme moi et pendant que j’y serais, une bonne fois, pour n’avoir plus à y revenir, pour ne plus me trouver dans le cas d’avoir à refuser d’aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu’il voulussent bien, leur Légion d’honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens.»

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Dans le dernier numéro de la Nouvelle Revue d’Histoire, Dominique Venner raconte que « c’est en prison pour longue durée (comme Julien Sorel) après quelques frasques pendables qu’Ernst von Salomon découvrit par hasard « Le Rouge et le Noir », ce qui éveilla sa vocation d’écrivain et l’envie de raconter ses propres aventures. Ainsi naquit « Les Réprouvés », l’un des chef-d’œuvre du XXe siècle aventureux ».

« L’homme aux tatouages ouvrit la porte violemment (…) nous nous élançâmes tête baissée, les bras en avant, prêts à nous défendre; nous nous sentions comme projetés contre cette foule bestiale (…)

Les gardes courent à côté de nous. A l’arrière, des détonations éclatent, des cris retentissent, la foule s’agite. D’une rue latérale, une nouvelle foule surgit, surtout des femmes. Les femmes sont pires que les hommes. Les hommes cognent, les femmes crachent en plus du reste et piaillent et quelque chose vous retient tout de même de leur flanquer votre poing en plein dans la trogne. Et puis, voilà une émouvante figure au milieu de toute cette confusion : une vieille bonne femme qui s’appuie sur son parapluie … Quel regard de bonne vieille sous la capote garnie de jais. Elle a du mal à se tenir debout, sérieuse elle regarde de notre côté et puis, d’un bras tremblant, elle lève son vieux parapluie et elle tape sur moi, elle tape sur moi ! Seigneur ! »

(Ernst von Salomon, Les Réprouvés)

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Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1970, Jean Giono meurt d’une crise cardiaque à Manosque.

« Ce qui importe, c’est d’être un joyeux pessimiste ».

 

 

 

 

 

 

 

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Condamné à mort le 3 octobre 1945, ayant refusé de signer son recours en grâce, Joseph Darnand est exécuté le 10 au fort de Châtillon. « Il était né pour le baroud et les armes, écrira le colonel Groussard. Son mépris du danger, sa science du coup de main, sa ruse, sa résistance physique lui eussent donné la gloire au temps d’un Du Guesclin. C’était, jusqu’à sa folie de courte cervelle, un preux. Il n’était pas fait pour ce siècle ».

 

 

 

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Jean Hérold-Paquis connu pour ses chroniques pro-allemandes sur Radio-Paris sous le régime de Vichy se réfugie en Allemagne durant l’été 1944. Arrêté l’année suivante, il fait front lors de son procès (« on n’abdique pas l’honneur d’être une cible »). Condamné à mort, il est exécuté le 11 octobre 1945, revêtu de la chemise bleue du PPF.

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extraits de presse :

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Cirque Romanes : Une pétition de soutien a réuni 13.000 personnes, dont Jane Birkin, Josiane Balasko et Clémentine Célarié.

En cas de qualification pour l’Euro 2012, les Bleus toucheront chacun une prime de 140 000 euros selon Le Parisien. Chaque joueur recevra également 10 000 euros par victoire, 5 000 euros pour un match nul et rien pour une défaite. Concernant le droit à l’image, les 23 joueurs convoqués recevront 10 000 euros pour chaque match.

Lilian Thuram, ex joueur de football et néo chevalier blanc de l’anti-racisme a le coeur sur… le portefeuille. Son intervention a failli coûter 20 000 euros au contribuable alsacien.

En 2007 Yannick Noah avait déclaré que si Sarkozy devenait président il quitterait la France. Quelques mois après il revenait sur sa décision pour, finalement, décider de partir « pour raisons familiales ».

Zahia Dehar , la fameuse prostituée qui gagne 20 000 euro par mois, déclare dans le Daily Mail qu’elle aime les trois joueurs de l’équipe de France, avec une préférence pour Frank Ribéry qui était à ses côtés pour fêter les 18 ans de la jeune prostituée en février dernier.. « Ribéry, Benzema, Govou… Je les aime tous ! Ils m’ont traitée avec un respect absolu »

« Le Héros est une figure emblématique d’un personnage mythique ou réel représentant les valeurs supérieures d’un peuple, d’une nation, d’une civilisation, et s’étant sacrifié pour eux.

C’est sur la geste des héros que s’est historiquement fondée la civilisation européenne, avec son texte inaugural l’Iliade, puis l’Odyssée. Une société se juge évidemment sur ses héros et ses anti-héros. Aujourd’hui l’idéologie dominante tend à rejeter toute notion d’héroïsme, contraire à l’impératif d’individualisme narcissique. Les sociétés fortes et viriles, conquérantes, comme l’Islam, ont toujours le culte des héros-martyrs. Dans l’école française, les héros sont bannis et ne sont plus donnés en exemple (Jeanne d’Ard, Bayard, du Guesclin, etc. ne parlons pas de Charles Martel, probablement coupable de « racisme »); même les … héros républicains de la Révolution ne sont plus évoqués ! Il y eut bien quelques héros résiduels pour la génération de Mai 68 (Che Guevara, Mao, Castro, Franz Finon, etc.) mais ces personnages douteux ont fait long feu.
L’Église catholique post-conciliaire, dans sa rigoureuse entreprise de sabordage, n’insiste plus sur le culte des Saints, soupçonné de para-paganisme. Le refus du héros par l’idéologie égalitaire s’explique aussi par le fait que le héros est une personnalité supérieure qui s’élève au dessus de la masse et lui donne l’exemple, mais aussi parce que le héros suppose la notion dynamique de peuple comme communauté historique de destin, initiée par l’exemplarité de personnalités créatrices, conception totalement diabolisée. Le héros donnant l’exemple du sacrifice à son peuple : cette image est insupportable aux clercs contemporains.

Pourtant la société décadente et ethnomasochiste que nous connaissons ne peut s’empêcher de se forger des pseudo-héros ou des sous-héros : footballeurs, stars lancées comme des lessives, médecins humanitaires et tutti quanti.
Paradoxalement, les États-Unis, société que l’on présente encore plus décadente que l’Europe, ce qui demanderait à être démontré, entretiennent toujours le culte des héros patriotiques, à travers le cinéma et la littérature. C’est d’autant plus curieux que les États-Unis sont aussi la patrie de la création des pseudo-héros médiatiques du show-business, simples bouffons fabriqués par l’industrie du spectacle. Comme quoi, en matière d’analyse des États-Unis, les choses ne sont pas si simples. Ce culte populaire au premier degré du héros est chose impensable en Europe où l’héroïsme patriotique est ridiculisé comme « primaire » et où les élites culturelles s’adonnent à un négativisme blasé. Les « héros » du cinéma français des vingts dernières années sont la plupart du temps des détraqués, des bras-cassés, des psychopathes. Mieux ou pis : c’est le cinéma américain qui se charge de valoriser les héros européens. Voir par exemple les films The 300 Spartiats, Excalibur, Braveheart, etc.

Là encore, une régénérescence de l’Europe passe par une réhabilitation de ses héros au sein de la culture populaire. Il est dramatique que les médias ahurissent l’opinion par le culte démentiel de sportifs milliardaires, de vedettes du spectacle et de l’audio-visuel sans autre talent ni consistance que l’investissement industriel qui est provisoirement misé sur leur personne (culture-casino) ou de personnalités factices (toutes fardées d’humanitarisme) propulsées par les sondages d’opinion, et dont l’ « héroïsme » hypocrite consiste surtout en avantages financiers et en vanités cabotines. »

Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons.

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Fand, épouse de Manannan qui lui rend sa liberté, s’éprend de Cuchulainn (vivent au Sid pendant un mois)

Bran : voyage jusqu’à l’Ile des Femmes après qu’une femme de l’Autre Monde soit venue lui laisser une branche d’argent. Quand il en revient, un de ses compagnons, qui a débarqué, tombe en poussière.

Coule le Beau préfère l’amour de la femme du Sid qui lui laissé une pomme, lors de sa visite, à la tendresse des siens et part avec elle pour la Terre des Vivants.

(Soleil = source de vie

Lune = régulatrice de nos existences)

Pwyll = Rhiannon lui apparait sur un cheval qu’il est le seul à pouvoir rattraper. Un mariage est prévu, mais lors du banquet, Pwyll est obligé de promettre de donner Rhiannon à un solliciteur. Au bout d’un an, comme prévu, nouveau banquet : muni d’un sac magique, Pwyll arrive, habillé comme un mendiant et demande que l’on remplisse le sac de nourriture. Le sac magique ne peut se remplir et Pwyll demande au prétendant de tasser la nourriture avec son pied et il le met dans le sac, qu’il ferme avec les lacets.

Pwyll et Rhiannon ont un enfant qui disparaît. Les suivantes jurent que c’est elle qui l’a tué. Elle est condamnée par son mari à porter pendant sept ans sur son dos tous les hôtes qui se présenteront. L’enfant est retrouvé = Pryderi.

Rhiannon, veuve, épouse Mananann : elle est prisonnière dans un château où elle doit porter les licols des ânes, et Prydéri doit porter les marteaux de la porte. Mananann les délivre.

Kernunnos = force fécondante

Kernunnos. Dans une première phase, il règne avec son épouse sur le monde souterrain. Dans une seconde phase, il est abandonné par la Reine mais devient le souverain de la nature régénérée, tandis que son rival a pris sa place sur le trône d’en bas. Mais il finit par triompher de ce rival et par reconquérir son épouse et son trône tandis que la Nature s’enfonce dans sa léthargie hivernale. Alors il perd ses cornes. Chaque hiver la vie de la nature se réfugie sous terre pour en resurgir au printemps. Quand, fécondée par la force créatrice, la Terre-Mère a accouché d’une vie nouvelle, elle commence à tromper la puissance créatrice pour la puissance destructrice. La ramure de cerf qui, à ce moment, pousse à l’époux trahi, symbolise à la fois l’épanouissement du règne animal et celui du règne végétal.

Finn. Le Guerrier Cumaill (Camulos ?) tombe amoureux de Muirné, fille du druide Tagd qui s’en plaint au roi Conn. L’armée royale tue Cumaill. Nait Deimné. Caché, élevé par des druidesses, il épouse Cruithné, la fille du forgeron Lochan. Il cherche son oncle et les Fianna survivants et doit aller s’instruire auprès du sage Finegas. Il fait cuire le saumon Fintan (=Connaissance) mais , lors de la cuisson, se brûle le pouce, qu’il suce. Il l’avoue à Finegas qui le nomme Finn.

Finn épouse aussi une biche et en a un fils : Oisin (faon). Il passe une partie de l’année chez l’habitant (=Kernunnos sous terre) et une autre en pleine nature. Finn est le dieu cerf et les Fianna, les génies cervidés de la forêt.

Finn épouse Grainné qui le hait. Elle impose un geis à Diarmaid, un Fianna, pour l’obliger à s’enfuir avec elle. Ils sont poursuivis pendant sept ans. Finn les retrouve et feint de se réconcilier mais s’arrange pour que Diarmaid soit tué lors d’une chasse au sanglier. Grainné s’allonge sur le corps de Diarmaid et meurt.

Pour le dédommager d’une blessure à l’œil, Oengus Mac Oc part en quête d’une femme pour Midir, son père adoptif. Il ramène Etaine, la plus belle fille d’Irlande que celui ci épouse. Mais son autre femme, Fuamnach, jalouse, transforme Etaine en mouche pourpre et la propulse dans les airs avec son souffle/vent druidique. Au bout de sept ans, elle est recueillie dans la frange du manteau d’Oengus. Quand Fuamnach l’apprend, elle récidive et la transforme en un petit ver. Avalée dans une coupe par la reine d’Ulster. Elle est « accouchée » puis épouse le roi suprême d’Irlande. Mais Midir vient la chercher et ils s’envolent tous les deux, transformés en cygnes.

Llew Law Gyffes (Lug Lamfada) a été maudit par sa mère Arianrhod : jamais il n’aura de femme humaine. A partir de fleurs Gwydyon (le Dagda gallois qui l’a élevé) et le roi Math créent Bloddeuwedd qui épouse Llew. Infidèle, elle le fait tuer par son amant. Gwyddyon le ramène à la vie et il tue à son tour l’amant. Bloddeuwedd est métamorphosée en chouette.

Cuchulainn et Emer se promettent l’un à l’autre, mais le père d’Emer, Forgall ne veut pas la lui donner avant qu’il n’ait reçu l’initiation guerrière de Scatach. A son retour, au bout de dix lunes, Cuchulainn trouve le château de Forgall barricadé, mais il saute par dessus la triple enceinte et enlève Emer.

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(Enlèvement d’Europe d’après Véronèse © Palais des Doges)

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Relayée par Rivarol, lancée par la Nouvelle Droite Populaire ( http://ndp-infos.over-blog.com/ )et Synthèse Nationale, une pétition circule contre l’Europe de Bruxelles : appel national à la sécession

Partisans de l’Europe de la puissance ou partisans de l’Europe des Nations, il ne nous est plus possible d’accepter ce qu’est devenue aujourd’hui l’Europe.

Les récents propos d’une arrogance inouïe de la commissaire poli­tique luxembourgeoise quant à l’affaire des Roms sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

■ Sur le plan économique, l’Europe n’est rien d’autre qu’une zone de libre-échange sur le modèle anglo-saxon, incapable de défen­dre les intérêts  de ses peuples face à la mondialisation, incapable d’ériger les nécessaires frontières commerciales qui permettraient de protéger les industries et les emplois européens.

■ Sur le plan financier et bancaire, l’Europe a abandonné toute indépendance face aux intérêts de la finance internationale et s’est placée sous le contrôle d’une Banque centrale qui ne tire sa légiti­mité que d’elle-même.

■ Sur le plan militaire, l’Europe, dont la plupart des membres ap­partiennent à l’OTAN, est une vassale des Etats-Unis.

■ Sur le plan identitaire, l’Europe se révèle incapable de protéger la substance de ses peuples et accepte, voire encourage l’invasion de notre terre.

■ Sur le plan culturel, l’Europe subit la pire des déculturations au profit d’une sous-culture cosmopolite et américanisée.

■ Sur le plan diplomatique, l’Europe, à la remorque des Etats-Unis, ne pèse rien.

■ Sur le plan institutionnel, des nains bruxellois hautains préten­dent dicter leurs décisions aux peuples, relayés par des politiciens complices qui méprisent souverainement la volonté populaire, comme nous l’avons constaté en France avec le traité de Lis­bonne.

Dans le même registre anti-démocratique, Bruxelles prétend dres­ser les peuples européens en imposant une « charte des droits de l’homme européen » parfaitement liberticide.

Cette situation ne peut perdurer. L’Europe de Bruxelles trahit les peuples et les Nations qui la composent. Pour paraphraser Caton l’Ancien, Europa Brusselis delenda est, l’Europe de Bruxelles doit être détruite. La raison, l’honneur et la survie de nos peuples exi­gent que nous entrions en sécession.

Nous voulons que la France fasse sécession et se retire de l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui et souhaitons qu’elle entreprenne aux côtés des forces saines des nations européennes la reconstruction d’une nouvelle Europe respectueuse de ses iden­tités et des intérêts de ses peuples.

Pour signer : http://faisonssecession.hautetfort.com/

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« … la colonne [allemande]avait repris sa marche normale, et même accélérée par la descente. Mais le dernier homme était resté là, sur le chemin. Il posa son fusil par terre, déboucla son ceinturon d’un geste fébrile, s’empêtra quelques secondes dans ses buffleteries et posa culotte. Sans même nous consulter du regard, Polard et moi prîmes nos dispositions pour épauler.

Un vilain réflexe, mais conforme au métier de franc-tireur qui doit mettre un peu de lâcheté au service de la patrie. L’homme se présentait à nous de trois-quarts, c’est-à-dire que, les fesses encore protégées par le sillage de la patrouille, il faisait face instinctivement au chemin parcouru, comme si les égorgeurs de traînards et les terreurs de la montagne eussent marché à pas de loup, dans l’empreinte des bottes. Tout en lui respirait l’urgence, mais, à dire vrai, le temps qu’il se déboutonnât, impossible d’affirmer si les grimaces de son visage tenaient plus à la peur qu’au travail des boyaux. Il avait une grosse figure plutôt pâle, une figure de paysan en mauvaise santé, mais sans ruse et même un peu simplet, un peu ridicule aussi avec son casque trop petit et couronné de piteux feuillages comme un gros luron bucolique en train de payer ses orgies. Sitôt accroupi, les traits se détendirent brusquement et je garde la vision d’une espèce de béatitude à la sauvette qui est l’une des images de guerre les plus importantes de ma modeste collection. Il arrive un moment où ces choses-là comptent plus que tout au monde, et il y a des gens qui bravent la mort plutôt que de faire dans leur pantalon. L’homme avait une terrible chiasse, une vraie chiasse d’Ostrogoth, qui faisait une pétarade lugubre à travers le vent et la pluie. Je peux même dire que le bruit nous fit une grosse impression et nous ne tirions toujours pas. Le détachement avait pourtant pris de l’avance en bas du chemin, et nous pouvions lâcher impunément notre coup de feu jumelé avant de nous barrer dans les replis de la montagne. Mon fusil était posé, bien immobile, sur un gros caillou, et je tenais l’homme au quart de poil dans ma ligne de mire, en plein dans le ventre, et j’en avait mal au ventre et le cœur sur les lèvres à le prévoir basculant le derrière dans sa crotte ou le nez dans la boue et le fessier au vent. On ne tire pas sur un homme qui débourre ; pas besoin de convention de La Haye pour expliquer la chose. C’est un interdit qui vient du fond des entrailles. Une fois reculotté, l’homme était peut-être un salopard, je ne veux pas le savoir, et cela m’étonnerait parce que les francs salauds s’arrangent toujours pour ne pas se mettre dans des cas pareils, mais, pour l’instant, nous étions liés par une fraternité à l’état brut, une solidarité sans phrase, et bien peu s’en fallut que je n’allasse lui offrir un bout de papier au nom de la condition humaine.

D’un œil en biais, je vis que mon, Polard avait reposé tout doucement son fusil, et maintenant il croisait les mains sous le menton, en homme décidé à profiter de l’aubaine. Tout à l’heure nous avions échangé un sourire furtif, comme deux écoliers ricaneurs sous leur pupitre. Dans le civil, on perd un peu l’habitude de rigoler à propos d’étrons et de conchiage, mais quand on se retrouve dans la nature, entre copains, et surtout entre soldats, la fraîcheur de l’enfance vous revient. Mais Polard avait maintenant un regard plus grave et semblait découvrir les aspects rares de la question. La posture, certainement immémoriale, se présentait sous un angle nouveau qui donnait à réfléchir. L’homme fit alors trois pas en canard pour arracher une touffe d’herbe et s’en torcher prestement, puis il ramassa le fusil, et tout en rajustant son froc et bouclant son fourbi, démarra au pas de course avec une agilité incroyable.

– C’était un mauvais escient, dit Polard en se mettant debout.

Le ton exprimait l’évidence et ne sollicitait même pas de confirmation. Il se baissa pour ramasser une grenade tombée de sa ceinture et reprit :

– Qu’est-ce qui tenait, le gars !

Et, ce disant, Polard avait un air personnellement soulagé, comme s’il n’eut cessé de compatir avec l’ennemi ».

Jacques Perret, Bande à part.

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