Un jour, sur un forum dit « nationaliste »,  j’avais lu que le seul trait d’union possible, dans la « mouvance », entre les cathos tradis et les païens était Julius Evola … et bien c’est faux, ou alors les cathos sont encore plus masos qu’on ne le craignait …

 

« Il en est pourtant qui croient que le « vrai » christianisme n’est pas le christianisme originel, mais celui qui, après avoir triomphé du paganisme et de l’Empire, a dû se transformer pour tenir compte des valeurs éternelles du génie européen. Ce sont les intégristes, partisans d’un « Occident » chrétien dont leur Église ne veut plus. Dans leur façon de penser, Julius Evola voit une véritable « perversion ». « Ces catholiques, observe-t-il, à supposer qu’ils se maintiennent, sur le plan doctrinal, dans une position juste, devraient prendre clairement conscience du caractère tout-à-fait « privé » de leurs initiatives. Pour qu’ils puissent être prise au sérieux au point d’amener à modifier les jugements négatifs que nous avons formulés plus haut, il faudrait que la décision vint des hiérarchies supérieures de l’Église investies de l’autorité. Mais il est bien évident que ce n’est pas du tout le cas, l’Église s’étant engagée dans une direction descendante et anti-traditionnelle, de modernisation et d’adaptation au monde moderne, à la démocratie, au socialisme, au progressisme et à tout ce qui s’ensuit. Ces particuliers, simples mouches du coche dont il n’est fait nul cas, ne sont aucunement autorisés à parler au nom du catholicisme, ni à lui attribuer cette dignité qu’il refuse. L' »Église éternelle », à laquelle certains voudraient se référer, en la distinguant de l’Église réelle qui agit dans l’histoire, n’est qu’une divagation aux relents d’hérésie ».

 

Julius Evola, le visionnaire foudroyé. Éditions Copernic

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